Face à un siège barricadé, protégé par des dizaines d’agents de sécurité, le tout accompagné de CRS, plusieurs manifestants se sont réunis ce vendredi matin à La Défense en marge de l’assemblée générale des actionnaires de TotalEnergies. Si aucune action violente ou marquante n’a eu lieu durant cette journée, deux rassemblements distincts ont été organisés a proximité du siège de l’entreprise.
En début de matinée, une trentaine de militants des organisations écologistes et altermondialistes Avaaz, Action Justice Climat Paris, Attac et 350 ont dénoncé les « super-profits » du géant français de l’énergie, qui a réalisé un bénéfice de 4,96 milliards d’euros au premier trimestre 2026, profitant de la guerre en Iran. « Nous demandons des comptes vis-à-vis de la société française », s’est exprimée Fanny Petitbon, responsable de l’ONG 350, qui demande une transition plus importante vers les énergies renouvelables, devant être financée par les profits de TotalEnergies.
Ce 29 mai, des militant·es ont organisé une action sur le parvis de La Défense, le jour de l’AG de TotalEnergies, pour dénoncer le soutien financier et politique dont continue de bénéficier le groupe malgré ses profits massifs et ses projets fossiles.https://t.co/I7RCkgBjVt
— Attac France (@attac_fr) May 29, 2026
En milieu de journée, c’est le Parti communiste français (PCF) qui s’est rassemblé face à l’imposante tour de TotalEnergies pour dénoncer les profits du groupe. « Nous demandons le blocage des prix, la baisse de la TVA, mais aussi le contrôle des marges », confie Fabian Gay, sénateur PCF de la Seine-Saint-Denis et directeur du journal L’Humanité. Mais ce n’est pas tout : le communiste ambitionne de nationaliser TotalEnergies pour le fusionner avec EDF et Engie afin de former le groupe « GEDF ».





