Chez Deloitte, des terminales d’Argenteuil révisent les mathématiques le samedi matin

Chaque samedi matin, des salariés du cabinet d’audit Deloitte viennent aider des élèves de terminale d’un lycée d’Argenteuil.

Au sommet pour viser le bac. Les week-ends sont plutôt calmes à la tour Majunga. Pourtant, tous les samedis matin, un ballet de lycéens s’engouffre dans le gratte-ciel qui héberge Deloitte. Non pas pour contempler la vue, mais pour préparer leur baccalauréat.

Après avoir lancé en 2008 le programme « Capital Filles » au lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles (95), la fondation du groupe accompagne depuis une dizaine d’années des élèves de terminale du lycée Georges-Braque d’Argenteuil (95). Chaque samedi matin, durant un peu plus de trois heures, une poignée d’élèves est accompagnée par des collaborateurs bénévoles de Deloitte pour réviser les mathématiques.

« Nous accompagnons une soixantaine de lycéens d’Argenteuil chaque année. L’idée, ce n’est pas de faire leurs devoirs, mais de les aider », confie Guilène Bertin, déléguée générale de la Fondation Deloitte. Basé sur le volontariat, le dispositif permet aux élèves de venir chaque semaine pour obtenir une aide en mathématiques. « Nous avons une dizaine de collaborateurs qui se relaient pour accompagner les élèves », précise-t-elle.

« Je me sens utile. On ne fait pas que des cours de mathématiques. On accompagne également les élèves sur Parcoursup. On les renseigne aussi sur les classes préparatoires », glisse Sofiane, salarié de Deloitte depuis le début de l’année. Fabien, lui, a beau avoir quitté le groupe, sa motivation pour donner un coup de pouce aux lycéens d’Argenteuil n’est jamais retombée. « Peut-être qu’un jour j’arrêterai, mais en fait ça me plaît trop », ajoute celui qui a lancé sa société dans la data et l’intelligence artificielle.

Cette aide matinale est particulièrement appréciée des lycéens. « Ça me permet de revoir les détails que j’ai mal compris en cours. Ici, j’ai plus de facilité à comprendre », admet Riad, 17 ans. « Je suis en mathématiques complémentaires. Mon rêve est de faire de l’architecture. Comme je voulais exceller dans mes notes pour être prise, je viens à ces cours », ajoute Kamelia, également âgée de 17 ans. « J’ai toujours été fasciné par les maths. Je viens ici au cas où j’aurais des lacunes. Cette aide m’est vraiment utile. Ça nous motive de travailler le samedi matin plutôt que de se lever tard », poursuit Nour, 17 ans, qui espère aussi s’orienter vers l’architecture.

Mais alors que l’intelligence artificielle est aujourd’hui omniprésente, la tentation de faire ses devoirs avec elle ne semble pas convaincre ces lycéens. « Je trouve que c’est mieux d’avoir une personne à côté de soi. C’est plus vivant. ChatGPT peut se tromper », estime Nour. Un avis partagé par Riad : « Avec un professeur, c’est plus vivant qu’avec une IA qui n’a pas de côté humain. » Si Kamelia juge que les explications d’une intelligence artificielle peuvent être utiles, elle préfère elle aussi « l’aspect humain » de ces séances du samedi matin.

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