Les circonstances du meurtre ultra-violent de Roberta, 36 ans, tuée dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 septembre dans la résidence Neuilly-Défense, se précisent. D’après le témoignage d’un voisin recueilli par Le Parisien, la femme, particulièrement effrayée, aurait alors lancé aux voisins : « Il dit que je l’ai empoisonné », avant de décéder sur le palier du septième étage de l’immeuble.
Arrivés rapidement sur les lieux du drame, les policiers ont fait face à son cousin, qui était particulièrement agité. Il a alors dû être maîtrisé à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique. Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par Le Parisien, le jeune homme de 25 ans aurait fourni aux enquêteurs une explication au passage à l’acte. Il aurait affirmé avoir été malade après avoir consommé un thé préparé par sa cousine la veille des faits.
Une dispute aurait alors éclaté entre les deux membres de la famille. Le suspect aurait accusé Roberta de vouloir l’empoisonner. Selon sa version, la victime aurait ensuite pris un couteau et l’aurait menacé. Il affirme être parvenu à la désarmer avant de retourner l’arme contre elle.
Le suspect se serait ensuite montré particulièrement violent envers sa cousine. Plus d’une trentaine de coups de couteau auraient été portés à la victime, tandis que des traces de sang étaient visibles sur le sol et les murs des parties communes de l’immeuble.
Un autre homme, qui occupait le logement où séjournaient la victime et son cousin, avait également été interpellé et placé en garde à vue après l’intervention des policiers. Il a depuis été remis en liberté et ne fait, à ce stade, l’objet d’aucune poursuite.
L’enquête a été confiée au service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine (SDPJ 92). Les investigations doivent notamment permettre de déterminer précisément le déroulement des faits et de vérifier les déclarations du suspect.
Selon les informations du Parisien, les trois protagonistes sont originaires de la République du Congo. Roberta avait passé une partie de sa jeunesse entre Pointe-Noire et Brazzaville avant de rejoindre la région parisienne il y a plusieurs années pour travailler dans une clinique.



