Il y a vingt-cinq ans, le monde vivait avec stupeur et effroi les attentats du 11 septembre 2001. À 8h46, un premier avion de ligne détourné par des terroristes d’Al-Qaïda s’écrasait contre la tour nord du World Trade Center, à New York. À 9h03, un second appareil percutait la tour sud. À 9h37, un troisième avion frappait le Pentagone, près de Washington, tandis qu’à 9h59 puis 10h28, les deux tours jumelles s’effondraient. Le quatrième avion détourné s’écrasait quant à lui à 10h03 en Pennsylvanie, après que des passagers eurent tenté de reprendre le contrôle de l’appareil. Au total, 2 977 personnes ont été tuées durant cette tragique journée.
Deux jours plus tard, le jeudi 13 septembre, le plus grand complexe immobilier de bureaux d’Europe, Cœur Défense, dont les travaux venaient tout juste de s’achever, devait être inauguré en grande pompe. Mais après l’horreur de ces attaques, les responsables de la foncière Unibail, alors propriétaire du complexe, avaient décidé de reporter l’inauguration de quelques semaines, pour des raisons de sécurité mais aussi, et surtout, par respect pour les milliers de victimes. Car il faut le dire, célébrer l’ouverture de ces deux tours reliées entre elles aurait été particulièrement indécent après cette attaque inédite. Surtout qu’à La Défense, comme dans de nombreux grands quartiers d’affaires aux quatre coins du monde, chacun redoutait alors de nouveaux attentats similaires.
« Aucune tour au monde n’est prévue pour résister à des chocs frontaux d’engins volants ou de missiles », avait alors expliqué l’architecte Jean-Paul Viguier au site Art aujourdhui.info. L’ensemble, d’une superficie de 182 000 mètres carrés, était alors composé de deux tours de 39 étages culminant à 132 mètres et de trois immeubles de huit étages, reliés entre eux par un atrium de verre de 40 mètres de haut. Conçu par Jean-Paul Viguier, Cœur Défense fut finalement inauguré six semaines plus tard, le jeudi 25 octobre 2001.




