L’artiste israélien Yaacov Agam est décédé le 21 juin 2026 à l’âge de 98 ans, a-t-on appris lundi. Figure majeure de l’art cinétique, il laisse derrière lui des œuvres importantes, exposées dans de nombreux pays.
À La Défense, son nom reste indissociable de la Fontaine monumentale qui porte son nom. Cette installation colorée, inaugurée en 1977, fait partie des œuvres emblématiques du quartier d’affaires.
Né en 1928 à Rishon LeZion (actuel Israël), Yaacov Agam s’installe à Paris en 1951 après des études influencées notamment par le Bauhaus. Il développe un travail fondé sur le mouvement, la lumière et la participation du spectateur. Considéré comme l’un des pionniers de l’art optique et cinétique, il a contribué à renouveler les formes artistiques au XXe siècle.
La Fontaine Agam, située sur l’axe historique de La Défense, a été conçue en 1975. Elle se compose d’un bassin rectangulaire de 57 mètres sur 26, recouvert de 86 nuances d’émaux fabriqués à Venise. L’ensemble est animé par 66 jets d’eau pouvant atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur.
Pensée comme une œuvre en mouvement, elle varie selon les points de vue et la lumière, fidèle aux principes développés par l’artiste. Devenue un repère du quartier, la fontaine s’inscrit dans la collection d’art en plein air de La Défense et a accueilli plusieurs installations et événements au fil des années.
Yaacov Agam a également réalisé de nombreuses œuvres publiques à travers le monde. Il a notamment exposé au Centre Pompidou à Paris et au musée Guggenheim de New York. En avril 2026, il avait reçu le Prix Israël des arts plastiques, la plus haute distinction civile du pays.
Âgé de 97 ans et se déplaçant alors en fauteuil roulant, l’artiste avait été honoré lors d’une cérémonie exceptionnelle organisée au musée Agam de Rishon LeZion, le gouvernement israélien lui ayant évité un déplacement à Jérusalem. Le jury avait salué une œuvre ayant « repoussé les frontières de l’art visuel traditionnel » et ouvert « de nouveaux langages dans l’art cinétique et l’op art ». Lors de cette cérémonie, Yaacov Agam avait affirmé que « la créativité est le fondement du judaïsme ».






