Après avoir vécu une période très difficile sur fond d’un endettement critique, le groupe Casino, qui s’est délesté de son activité historique des hypermarchés, va réorganiser sa présence immobilière tertiaire.
Le groupe auvergnat a annoncé qu’il allait rassembler ses équipes franciliennes à La Défense d’ici la fin de l’année. Selon nos informations, l’entreprise posera ses cartons dans les 26 000 mètres carrés de la tour Blanche, l’un des plus anciens gratte-ciel du quartier d’affaires.
Ce regroupement concernera les sièges des enseignes Monoprix et Naturalia basés à Clichy, celui de Franprix à Vitry-sur-Seine (regroupant la direction des achats du groupe), les directions de la communication, une partie des ressources humaines ainsi que la direction générale du groupe basée le long du boulevard Haussmann à Paris. Toujours selon nos informations, cela concerne environ 2 000 personnes. La transaction a été réalisée par BNP Paribas Real Estate.
Le groupe, né il y a 128 ans, a réuni le 15 janvier dernier les instances représentatives du personnel concernées afin de les informer et de les consulter sur ce projet de regroupement des sites administratifs franciliens.
Le siège social officiel du groupe va perdurer à Saint-Étienne (42), où l’on retrouve les services chargés de la paie et les directions des enseignes Casino, Vival et Spar. Le siège du site de vente Cdiscount restera à Bordeaux (33).
Pour Casino, ce projet, qui symbolise un nouveau départ après des années noires, « vise à renforcer l’unité du groupe et de ses marques » afin de « renforcer la cohésion, les échanges et le partage de savoir-faire entre les équipes, au service de la performance ».
Construite durant les années 60, la tour fut rénovée dans les années 2010 après le départ de l’assureur américain AIG pour accueillir l’électricien Enedis. Vidée depuis un peu plus d’un an après l’installation d’Enedis dans Altiplano, l’avenir de la tour Blanche semblait mal embarqué. Mais le gestionnaire d’actifs allemand DWS aura réussi à séduire le groupe de distribution, dans un contexte immobilier très concurrentiel, en relouant l’intégralité de son gratte-ciel. De quoi soulager la firme allemande, qui pourrait ainsi lancer son projet de la tour Monge, dont le permis de construire fait toutefois l’objet d’un recours de l’un de ses voisins. Contacté, DWS n’a pas voulu s’exprimer pour le moment sur le sujet.



