Délaissant son 12, la tour Opus va s’offrir une nouvelle jeunesse

L’ancienne tour du Crédit Lyonnais, entièrement restructurée au début des années 2000, va se mettre au goût du jour.

C’est l’un des plus vieux gratte-ciels du quartier d’affaires de La Défense. Érigée au début des années 70 selon les plans des architectes Jean Dubuisson et Jean-Pierre Jausserand, la tour PB12 (c’est son nom de code), qui a abrité des bureaux du Crédit Lyonnais jusqu’au début des années 2000 avant de subir une lourde restructuration menée par le tandem Cogedim et Bouygues Construction, va de nouveau se mettre au goût du jour.

BNP Paribas Asset Management (AM), l’ex-AXA IM, vient d’enclencher la modernisation du building, dont la fin des travaux, menés par le groupe Legendre, est attendue au second semestre 2027. Pour donner un nouveau souffle à cette tour directement connectée à l’esplanade, l’asset manager d’Opus 12 s’est entouré du cabinet Valode & Pistre, déjà à la manœuvre lors de la première restructuration entre 2002 et 2004, ainsi que du spécialiste de l’aménagement Saguez & Partenaires.

Vingt ans après sa grande transformation, la tour Opus 12, rebaptisée simplement Opus, va adopter les standards actuels des immeubles de bureaux, sans toucher à sa façade. Pas de révolution pour ce projet donc, mais de nouveaux services vont être ajoutés. Opus va également davantage s’ouvrir sur l’extérieur.

Le socle d’Opus va ainsi évoluer, délaissant un peu son aspect minéral pour adopter une allure plus chaleureuse. Le hall et le vaste patio du bâtiment vont être repensés, tandis que la conciergerie, l’espace fitness et le business center seront également revus.

Le hall de la tour Opus va être entièrement repensé – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire

L’offre de restauration sera, elle aussi, totalement repensée. Deux nouveaux restaurants vont prendre place au rez-de-dalle d’Opus. Le « Rift » viendra remplacer l’ancien centre Point Vision, occupé auparavant par la galerie des projets de l’Epadesa, devenue Paris La Défense (ex-Epad), qui avait implanté son siège sur deux étages de la tour. Le restaurant s’ouvrira sur l’extérieur avec un petit jardin aménagé du côté de la place de la Pyramide. Le restaurant « Solé » viendra, lui, se nicher à l’étage supérieur. Le niveau -1 sera, quant à lui, dédié au restaurant « Le Ledge ».

Au sommet d’Opus, le vingt-sixième étage de bureaux sera transformé. Le Twenty-Six y sera aménagé, avec un skybar et une terrasse végétalisée de 275 mètres carrés.

Le patio sera également entièrement rénové – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire

Un business club est également projeté au sommet, avec cinq salles de réunion accessibles à l’ensemble des occupants du bâtiment, dont une salle d’une capacité de vingt-cinq personnes bénéficiant d’un accès direct à la terrasse.

Opus va également conserver ses espaces de mobilité. Le building intègre à sa base un parking de 139 places ainsi que 84 emplacements pour les vélos.

Cette refonte du building va également permettre de remplacer d’anciens équipements techniques, comme des modules CTA, et d’améliorer les performances énergétiques de l’édifice.

Un nouveau restaurant sera aménagé au sommet de la tour – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire

Avec tous ces nouveaux espaces, les propriétaires d’Opus espèrent bien conserver les actuels locataires (Attijariwafa Bank, Albioma, Deloitte, Deodis, Moody’s, Yara…), qui resteront durant les travaux, mais aussi en attirer d’autres afin de remplir les quelque 11 000 mètres carrés d’espaces de travail vacants dans ce bâtiment d’environ 34 000 mètres carrés (dont près de 30 000 mètres carrés de bureaux), réparti sur vingt-six étages et quatre niveaux en infrastructure.

Une terrasse sera également créée au dernier niveau du building – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire
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