Depuis son inauguration il y a une cinquantaine d’années, la Fontaine Agam, signée de l’artiste israélien Yaacov Agam (décédé le 21 juin 2026), est un lieu prisé pour la baignade lors des épisodes de forte chaleur. Avec un thermomètre flirtant avec les 40 degrés ce mardi et alors qu’une grande partie de la France suffoque, ce bassin de la taille d’une piscine olympique, avec ses 57 mètres de long sur 26 de large et une profondeur d’eau d’une trentaine de centimètres, est pris d’assaut par les baigneurs venus se rafraîchir.
« Il fait trop chaud, on souffre. À la piscine, il y a trop de monde et ici c’est gratuit », confie Housiana, habitante de Nanterre, qui a pris l’habitude de venir régulièrement se baigner avec ses trois jeunes enfants depuis le début de la canicule.
« C’est tranquille de se baigner ici et en plus c’est gratuit. Ce n’est pas profond pour les enfants, c’est très bien », rajoute Mohamed, qui admet que l’eau n’est pas très propre. Natif de Courbevoie mais habitant de Nanterre, ce père de famille n’a pas découvert ce lieu aujourd’hui. « Ça fait vingt ans que je viens ici quand il fait chaud », dit-il.
Eux sont un peu plus grands. Antoine et Quentin, deux habitants de Courbevoie âgés de 25 ans, disent avoir renoncé à se rendre dans une piscine publique. « Il y avait trente minutes de queue pour entrer à celle de Courbevoie », affirme Antoine, qui juge le cadre « incroyable ». Si l’eau est un peu fraîche, Quentin tempère : « Je ne mettrais pas ma tête dans l’eau. »
Si la baignade dans ce plan d’eau a toujours été plus ou moins tolérée au fil des décennies, Paris La Défense rappelle cependant que la pratique reste interdite et qu’un affichage va être remis en place pour rappeler les règles. D’autant qu’outre une eau qui n’est pas forcément très propre car non-potable, une cascade de plusieurs mètres de haut se trouve à l’extrémité du bassin, avec un risque de chute mortelle à la clé.





