C’est un point d’observation privilégié pour contempler leur passage. Cette année encore, il devrait y avoir foule tout le long de l’esplanade de La Défense (le Toit de la Grande Arche n’est plus accessible car fermé) ainsi qu’à Garden Parvis (qui ouvrira pour l’occasion dès 8 heures), mais aussi sur le pont de Neuilly, pour admirer le ballet des aéronefs dans le ciel du quartier d’affaires à l’occasion du défilé aérien du mardi 14 juillet 2026.
Le défilé aérien, qui survolera l’axe historique de la Grande Arche de La Défense à la pyramide du Louvre, se déroulera, comme toujours, en deux grandes phases : d’abord avec le passage des avions, puis, environ une heure plus tard, avec celui des hélicoptères. Cette année, toutefois, les deux types d’aéronefs seront « un peu mélangés ».
Cette première partie, constituée de quatre-vingt-quatre avions français (soixante-huit de l’Armée de l’Air et de l’Espace et seize de la Marine nationale) et onze avions étrangers, sera découpée en sept tableaux. Les appareils évolueront à environ 305 mètres d’altitude (1 000 pieds). Les avions à réaction voleront à près de 555 km/h, tandis que les appareils à hélices évolueront à environ 330 km/h. Les formations seront espacées d’une quarantaine de secondes, soit environ 5,5 kilomètres, avec seulement trois mètres entre les avions évoluant en patrouille serrée.
L’ouverture du défilé débutera à 10 h 21 (attention, cet horaire est susceptible d’évoluer en cas d’aléas) avec la Patrouille de France, qui évoluera en formation « Big Nine », composée de neuf Alphajet laissant derrière eux les traditionnels fumigènes bleu, blanc et rouge dans le ciel parisien. Ils seront accompagnés de deux Mirage 2000 B de l’armée de l’Air ukrainienne.
Le premier tableau mettra en avant « la capacité à entrer en premier et à conduire une campagne aérienne complète ». Présenté par la brigade aérienne de l’aviation de chasse, il rassemblera quatre Rafale de la trentième escadre de chasse, trois Rafale des Forces aériennes stratégiques, huit avions des partenaires européens (F-35, Gripen, Eurofighter, F-4, F-16, F-18 et Tornado) de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la Suède, du Danemark, de la Pologne, de l’Espagne, de la Grèce et de l’Italie, un Rafale du Centre d’expertise aérienne militaire, dix Mirage 2000D, deux Mirage 2000-5, deux Rafale de la cinquième escadre de chasse ainsi que trois MRTT, illustrant ainsi « la diversité et la complémentarité des moyens de l’aviation de chasse française ».
Le deuxième tableau, intitulé « Posture permanente de sûreté aérienne » et présenté par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes de l’Armée de l’Air et de l’Espace, démontrant les capacités de protection et de surveillance de l’espace aérien national, réunira un E-3F AWACS, avion de détection et de commandement aéroporté, escorté par deux Mirage 2000-5 et deux Rafale de la cinquième escadre de chasse.
Le troisième tableau mettra à l’honneur la mission de dissuasion nucléaire aéroportée des Forces aériennes stratégiques, mission permanente de l’armée de l’air et de l’espace. Il s’agira de la mission de haute intensité par excellence. Il comprendra un A330 MRTT Phénix, avion ravitailleur, accompagné de sept Rafale des FAS, capables d’emporter le missile nucléaire air-sol moyenne portée amélioré. Cette mission constitue l’un des piliers de la dissuasion française et contribue directement à la crédibilité et à la protection des intérêts vitaux de la Nation.
Le quatrième tableau sera dédié à la Marine nationale et à son groupe aérien embarqué. Il comprendra 1 E-2C Hawkeye, avion de guet aérien et de commandement, escorté par douze Rafale de la Marine, illustrant la capacité de projection de puissance depuis le porte-avions et la maîtrise des espaces aéromaritimes.
Le cinquième tableau mettra en avant les capacités de renseignement et de surveillance de l’Armée de l’Air et de l’Espace, indispensables à la planification et à la conduite des opérations. Il réunira un Rafale de la trentième escadre de chasse doté d’un pod de reconnaissance NG, deux Mirage 2000D équipés du pod de renseignement électromagnétique ASTAC, un Falcon 50, un avion léger de surveillance et de reconnaissance (ALSR) et deux Atlantique 2.
Le sixième tableau, présenté par la brigade aérienne d’assaut et de projection, doit démontrer la coopération et la capacité de projection stratégique et logistique de l’Armée de l’Air et de l’Espace française et de ses alliés européens. Il comprendra six A400M français, suivis d’un A400M allemand. Cette formation sera complétée par deux C-130J allemands, deux C-130J français et quatre CN235 CASA français, appareils essentiels au transport tactique, aux évacuations sanitaires et au soutien des opérations.
Enfin, le septième tableau, consacré aux Forces spéciales Air de l’Armée de l’Air et de l’Espace, viendra clore la formation des troupes mises à l’honneur. Il comprendra un A400M escorté par deux hélicoptères Caracal, spécialisés dans l’infiltration, l’extraction, le posé d’assaut en zone hostile, le ravitaillement en vol ainsi que les missions de recherche et de sauvetage au combat, ainsi qu’un Twin Otter et un C-130H.
Il faudra ensuite attendre environ une heure pour contempler le passage des hélicoptères, qui survoleront l’axe historique à une altitude d’environ 330 mètres (1 000 pieds) à une vitesse de 150 km/h. Les blocs seront séparés d’environ 800 mètres.
C’est à travers quatre tableaux que l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE), l’Armée de Terre, la Marine nationale, la Gendarmerie, la Sécurité civile, la Douane et la Direction générale de l’armement présenteront trente-et-un hélicoptères (auxquels s’ajoutent les deux Caracal du défilé des avions) à partir de 11h30.
Le défilé sera ouvert par un tableau présentant les moyens aériens de l’Armée de l’Air et de l’Espace mobilisés pour la protection du territoire national. Chargée de la protection aérienne du territoire, l’AAE assure, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, la détection, l’identification et l’interception des menaces aériennes grâce à un maillage territorial de plus de soixante-dix radars et de centres de détection et de contrôle. Pour cette première séquence évolueront un Puma, un Caracal et trois Fennec, mettant en avant le rôle essentiel de la posture permanente de sûreté aérienne, autrement dit la « police du ciel ».
Suivront six NH90 Caïman, un Cougar AS532, deux Dauphin et un Panther AS565 de l’Armée de Terre et de la Marine nationale, illustrant l’engagement dans des missions allant du combat aéromaritime à la surveillance des approches maritimes, en passant par le sauvetage et l’interception en mer comme dans les airs.
L’Armée de Terre présentera ensuite sa composante d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque, avec trois Tigre, trois Gazelle et trois Fennec.
Dans un tableau placé sous le signe de l’interministériel et de l’innovation, la Gendarmerie nationale défilera avec plusieurs hélicoptères indispensables à l’accomplissement de ses missions : un H145-D3, un EC145 et un EC135. L’EC145 est principalement engagé dans les opérations de secours, notamment lors d’accidents ou de sauvetages en mer, tandis que l’EC135, léger et polyvalent, est employé pour des missions de secours, de transport, de police ainsi que pour certaines opérations militaires.
La Sécurité civile prendra part à ce tableau avec un H145, destiné à renouveler les appareils plus anciens et à renforcer la performance globale du groupement d’hélicoptères de la Sécurité civile, ainsi qu’un EC145. Enfin, la Douane française participera avec un EC135, appareil qui renforce les capacités opérationnelles de la Douane et des administrations partenaires dans leurs missions terrestres et maritimes : lutte contre les trafics illicites, le terrorisme, la pollution maritime ou encore le sauvetage de personnes.
Le défilé se clôturera par le passage d’un H160 DGA EV de la Direction générale de l’armement, chargé d’effectuer des essais en vol et illustrant les capacités d’innovation et de modernisation aéronautique françaises.
Le dossier de presse est à retrouver ici.









