Accueil Blog Page 702

La fermeture du tunnel de Neuilly cause une belle pagaille

0
Le pont de Neuilly complètement saturé le vendredi 2 octobre 2015 - Defense-92.fr

Pagaille monstre aux abords du Pont de Neuilly. Vers 17h30, ce vendredi 2 octobre, le tunnel de Neuilly situé en amont du pont, en direction de la capitale a dû être fermé en raison d’un problème technique. L’origine du souci est la cause d’un système de ventilation défectueux qui a entrainé, par mesure de sécurité, la fermeture de l’équipement par la Dirif (Direction Interdépartementale des Routes d’Ile-de-France). La fermeture de ce tunnel de 400 mètres, qui voit passer chaque jour quelques 160 000 véhicules et qui comporte quatre voies et aucune bande d’arrêt d’urgence, aura donc causé de grosses perturbations notamment sur le boulevard circulaire sud en cette fin de journée de travail et début de weekend. L’important flot de véhicules a alors dû se reporter sur la rue adjacente longeant le tunnel de Neuilly qui n’est pas habituée à une telle quantité d’automobiles d’autant plus qu’elle comporte plusieurs carrefours et feux tricolores. Pour ne rien arranger, trois pannes de véhicules se sont succédées dès 19h30 en l’espace d’une heure et demie au niveau de l’A14, direction Paris.

Cette fermeture qui doit durer jusqu’à dimanche soir, voire lundi matin, a causé l’annulation de la course de Neuilly qui devait se dérouler le dimanche 4 octobre. « Compte-tenu de la saturation du trafic dans les contre-allées qui servent d’itinéraire de déviation, il n’est pas possible de bloquer ces voies dimanche matin pour le passage de la course, expliquent les organisateurs sur le site internet de la ville. Les frais d’inscription seront remboursés à tous les participants inscrits ».

La Banque Postale et pbb Deutsche Pfandbriefbank financent par crédit-bail la tour Séquoia

0
La tour Sequoia - Defense-92.fr

Challenges avait révélé l’info le 23 juillet dernier. Ce jeudi 1er octobre la Banque Postale (mandataire et co-chef de file) et pbb Deutsche Pfandbriefbank (co-chef de file) ont annoncé dans un communiqué commun avoir été sélectionnés par le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, et le ministère du Logement, de l’Egalité des Territoires et de la Ruralité pour financer par crédit-bail immobilier l’acquisition de la tour Séquoia auprès de Tishman Speyer (l’actuel propriétaire) à la suite d’un appel d’offres. Le contrat a été signé avec France Domaine le 30 juin 2015.

La tour Séquoia, qui développe 53 600 m² de bureaux répartis sur 33 étages a été construite au début des années 90 et a abrité successivement les sièges de Bull, Cegetel et jusqu’à la fin 2013 celui de SFR. Après le départ de l’opérateur téléphonique, la tour avait été rénovée afin de pouvoir accueillir les agents des deux ministères qui ont quitté la paroi sud de la Grande Arche (dont l’Etat est également propriétaire) pendant sa restructuration. A l’issue de la rénovation de l’Arche, les fonctionnaires quitteront les tours Pascal pour l’intégrer. Les deux ministères seront alors implantés à la Grande Arche et dans la tour Séquoia.

Son financement d’un montant d’environ 480 M€, réalisé à parité par chacune des deux banques, permettra aux ministères, tout en payant un loyer de marché, de se rendre acquéreur de l’immeuble en levant l’option d’achat, pour un euro, au terme du crédit-bail. Ce crédit-bail qui permet à l’Etat d’éviter de devoir débourser la somme cash en une fois, sera étalé sur 18 ans, selon l’article de Challengers de juillet dernier qui parlait d’un loyer mensuel moyen s’établissant à près de 2,27 M€.

« Cette première opération de crédit-bail immobilier de pbb en France démontre notre capacité à faire jouer les synergies entre nos deux métiers, le financement immobilier et le financement des investissements publics ainsi que la capacité de nos équipes parisiennes à répondre aux besoins du secteur public » explique Jean Christophe, le responsable de l’activité de financement des investissements publics de pbb Deutsche Pfandbriefbank et directeur général de la succursale française.

« Après Garance et le Millénaire III, cette troisième opération de crédit-bail immobilier avec l’Etat démontre la confiance que ce dernier place en nos équipes. Notre savoir-faire sur ces opérations a été reconnu » a ajouté Serge Bayard, le directeur des entreprises et du développement des territoires de la Banque Postale.

Dans cette opération, l’Etat était conseillé par le groupement Seban et Finance consult et l’Etude Allez & Associés ; La Banque Postale et Pbb Deutsche Pfandbriefbank par l’Etude Rochelois-Besins & Associés.

Orange a commencé à démanteler ses cabines téléphoniques à La Défense

0
Le démontage d'une cabine téléphonique sur le parvis de La Défense - Defense-92.fr

Elles font partie du paysage de La Défense et plus généralement de la France et d’ici quelques mois elles auront totalement disparu. Depuis quelques semaines l’opérateur téléphonique Orange a débuté le démontage des cabines téléphoniques qui étaient installées un peu partout dans le quartier. Les premières cabines à disparaitre ont été celle implantées sur le parvis et l’esplanade de La Défense. Une disparition qui fait suite à un amendement à la loi Macron adopté pour améliorer la couverture en téléphonie mobile des “zones blanches » et notamment le démantèlement des cabines téléphoniques.

A La Défense ce sont environ 16 cabines (soit 34 combinés téléphoniques), qui étaient toujours présentes à la fin août. Depuis ces dernières années plusieurs cabines ont déjà été démontées dans le quartier. Lors de la rénovation des 4 Temps, Orange (alors France Télécom) avait supprimé l’ensemble des téléphones publics du centre commercial. Les cabines qui étaient implantées dans la gare de La Défense et à la station de La Défense ont également disparu.

Portes et vitres manquantes, tags, affiches, téléphones hors-service, cela fait déjà un long moment que Orange a cessé d’entretenir son parc régulièrement vandalisé. L’opérateur avait toutefois tenté de relancer le concept de la cabine téléphonique en implantant à La Défense (au pied de la tour EDF), dans le cadre de la première Biennale du Mobilier Urbain de Defacto en 2012 et 2013, un poste permettant de téléphoner et d’avoir un accès à internet grâce à un écran tactile de 17 pouces. Des terminaux similaires avaient été installés dans des lieux touristiques à Paris notamment sur l’avenue des Champs Elysées en 2010, mais, cette expérimentation n’avait pas été poursuivie.

Le téléphone portable qui a émergé au milieu des années 90 aura donc été fatal à cet instrument historique de la télécommunication. « Actuellement le taux d’utilisation est de moins d’une minute par jour par cabine » explique l’opérateur Orange qui avait jusque-là l’obligation, dans le cadre du service universel d’entretenir environ 32 000 cabines téléphoniques dans plus de 27 000 communes (Il y en avait 300 000 dans les années 90). L’ex-opérateur historique avait également 40 000 autres cabines exploitées à des fins commerciales, qu’il avait d’ailleurs commencé à démanteler progressivement. En 2015, l’usage des cabines téléphonique représentera seulement moins de 1% par rapport à ce qu’il représentait en 2000. Une fois démontées les cabines seront recyclées par Véolia Environnement.

Le Pouce de César se cache derrière les échafaudages

0
Le Pouce de Cesar en cours de rénovation en septembre 2015 - Defense-92.fr

« Excusez-moi, mais savez-vous où est le grand Pouce ? » demande un touriste à un passant. Déception pour lui, le fameux Pouce de César qui est exposé sur la place Carpeaux près du Cnit est depuis plusieurs jours entièrement recouvert par les échafaudages. Et pour cause, Defacto, l’établissement de gestion et d’animation de La Défense a entrepris des travaux pour restaurer cette œuvre majeure créée en 1965 et installée dans le quartier d’affaires en 1994.

Pendant environ deux mois Philippe de Viviès, Anne-Cécile Viseux, Laura Caru et Arnholdt vont redonner un nouveau souffle à l’œuvre de douze mètres de haut et de dix-huit tonnes en le polissant et vernissant l’ongle pour redonner à l’œuvre de l’éclat et de la visibilité.

Le sculpteur français a signé de nombreuses versions de son Pouce de différentes dimensions qui sont notamment exposées sur un rond-point à Marseille, devant l’hôtel de ville de Nice ou encore à la Fondation Giannadda à Martigny en Suisse.

Pour accompagner les travaux, Defacto va déplacer dans les prochaines semaines l’œuvre chantier éphémère d’Alain Bublex actuellement installée devant la statue de La Défense, face au Pouce.

La restauration du Pouce s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet mené actuellement par Defacto qui a entrepris la réfection de plusieurs œuvres d’art du quartier dont les Signaux Takis (Vassilakis Panayotis Takis), la statue de La Défense (Louis-Ernest Barrias), la Cheminée Moretti (Raymond Moretti), Les Doubles Lignes Indéterminées (Bernar Venet), After Olympia (Anthony Caro) et l’araignée Rouge (Alexander Calder).

Le concert d’Eric Clapton diffusé à l’UGC des 4 Temps

0
Eric Clapton - DR

Il n’y a pas que du cinéma à l’UGC Ciné Cité des 4 Temps. Alors que depuis plusieurs années le réseau UGC diffuse chaque mois des opéras et ballets, le cinéma de La Défense va projeter un concert. Le célèbre chanteur et guitariste anglais Eric Clapton va être à l’honneur dans plusieurs cinémas du réseau UGC dont celui des 4 Temps. Le multiplex de La Défense va diffuser simultanément en exclusivité son concert “Live at the Royal Albert Hall – Slowhand at 70”, le vendredi 9 octobre prochain à 20 heures.

Ce concert enregistré le 21 mai dernier au Royal Albert Hall de Londres, immortalise l’un des plus grands guitaristes de rock au monde célébrant ses 50 ans de carrière avec plus de 200 concerts donnés dans cette salle mythique. Les spectateurs pourront entendre Eric Clapton interpréter les standards et morceaux préférés des fans, du Mississippi blues de Robert Johnson, source de son inspiration, au son de Cream et Derek & the Dominos, ainsi que les nombreux temps forts de sa longue carrière solo.

Le prix d’entrée pour assister au concert est de 19 euros en tarif normal et de 16 euros pour les titulaires de la carte UGC Illimité et de la carte de fidélité.

Pour réserver vos places: ugc.fr

Dans les parkings de La Défense, Izyscoot prend soin des deux roues

0
Le service de réparation Izy Scoot - Defense-92.fr

C’est un nouveau service qui est proposé depuis la fin novembre 2014 dans les parkings de La Défense. La jeune société Izyscoot créée en septembre 2013 par Louis-Charles Kiener, trente ans, propose aux possesseurs de scooters et motos un service de révision, de lavage et de vente d’accessoires au sein de certains parkings de La Défense, dont le parking Villon, Cœur Défense, Coupole-Regnault ou encore le parking Iris, en alternance du lundi au vendredi de 8h30 à 18h.

Après cinq ans passés au Crédit-Agricole, où Louis-Charles Kiener officiait en tant que trader pendant deux ans puis trois ans à l’inspection générale, il décide de tout lâcher pour monter sa société Izyscoot. L’idée lui est venue alors qu’il travaillait dans la banque « Quand je travaillais j’avais le souci de l’entretien de mon véhicule et n’avais pas le temps d’aller dans un garage, explique- t-il. Je me suis dit qu’il y avait un besoin mais pas d’offre ». N’ayant pas de connaissances en mécanique, il passe un CAP pour se former. Aujourd’hui sa jeune société emploie deux mécaniciens. En plus d’être présent dans des parkings du quartier d’affaires de La Défense, Izyscoot propose ses services dans plusieurs parcs de stationnement d’entreprises d’Issy-les-Moulineaux dont Microsoft, TF1 ou encore Canal +. Et Louis-Charles Kiener a des ambitions pour sa société. Il espère s’implanter dans d’autres parkings de la région pour proposer ses services.

Côté tarifs pour les scooters: il faut compter 65 euros pour une révision intermédiaire pour un 50 cm3, 95 euros pour un 125 cm3, 99 euros pour 200 à 500 cm3. Pour une révision complète les tarifs sont respectivement à 155 euros, 229 euros 329 euros et 399 euros (pour les 500 cm3 et plus).

Les motards devront débourser pour une révision intermédiaire 69 euros pour une moto de 125 cm3 et 95 euros pour une plus de 125 cm3. Pour une révision complète les prix sont respectivement de 125 euros et à partir de 159 euros.

Infos sur izyscoot.fr

Un voleur arrêté en flagrant délit sur le chantier de l’Arena 92

0
Le chantier de l'Arena 92 le 28 septembre 2015 - Defense-92.fr

Il a été pris la main dans le sac ou plutôt dans le conteneur. Dimanche 27 septembre, vers 22 heures les policiers du commissariat de Nanterre sont alertés par le déclenchement d’une alarme silencieuse provenant du chantier de l’Arena 92. Les forces de l’ordre visualisent alors en direct les images des caméras et repèrent une silhouette. Une patrouille est envoyée sur place et pénètre en toute discrétion sur l’immense chantier pour tenter d’appréhender l’intrus. Les fonctionnaires tombent sur un homme en train de « tirer » un conteneur à ordure dans lequel il avait entreposé plusieurs machines outils. Agé de 18 ans, l’habitant de La Garenne-Colombes a été immédiatement interpelé et placé en garde à vue.

L’Arena 92 qui doit être livré en décembre 2016 accueillera les rencontres du club Racing Métro 92 en Top 14 mais aussi d’autres rencontres sportives ou des événements comme des concerts ou spectacles. Sa capacité variera de 32 000 places en mode rugby à 40 000 places en mode spectacle.

Consolis quitte le quartier Valmy pour s’installer dans la tour Europe

0
La tour Europe en septembre 2015 - Defense-92.fr

La tour Europe continue à se remplir. Quelques mois après l’arrivée de Dalkia dans l’édifice, le groupe industriel européen Consolis, vient d’y entrer. En tout ce sont 120 salariés du groupe qui ont depuis le 21 septembre dernier quitté l’immeuble Le Village dans le quartier Valmy pour prendre possession de leurs nouveaux locaux dans la tour Europe, quartier des Corolles. L’entreprise titulaire d’un bail  de six ans est désormais installée sur 2 130 m² répartis sur le 13ème et 14ème étage de l’édifice ainsi que sur une partie du 2ème sous-sol.

Consolis est un groupe industriel européen du secteur de la construction, des travaux publics et de l’infrastructure ferroviaire, spécialisé dans la conception d’ouvrages et de bâtiments hautes performances en béton. Présent dans une trentaine de pays, principalement en Europe et autour du bassin méditerranéen, Consolis emploie près de 10 000 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 1.3 milliard d’euros en 2014. Le groupe français intervient dans de grands projets architecturaux en béton, dont le MuCEM à Marseille, le stade Jean Bouin à Paris et la Fondation Louis Vuitton dans le Bois de Boulogne, mais aussi pour la fourniture des dalles béton du parvis de La Défense.

Dans cette transaction KanAm Grund le propriétaire était conseillé par JLL tandis que Consolis était conseillé par Amsycom.

La tour Europe, l’une des plus anciennes de La Défense, livrée en 1969 selon les plans des architectes Chesneau, Delb et Verola a fait l’objet d’une importante rénovation par son propriétaire allemand KanAm Grund (également propriétaire de la tour Egée à La Défense) à la fin des années 2000. Le bâtiment qui développe 28 000 m² répartis sur 28 niveaux et 8 sous-sols (depuis la dalle) dispose encore de 13 921 m² de bureaux disponibles. En plus de Consolis, la tour Europe héberge Dalkia sur 8 324 m² répartis entre les 18ème et 26ème étage, Trans Actis au 17ème étage, la Maaf au 16ème étage ainsi que le cabinet JB et ARC M.O.E dans une partie du second sous-sol (en partage avec Consolis).

Dimanche 4 octobre, les chineurs ont rendez-vous à la brocante du Faubourg de l’Arche

0
La brocante du Faubourg de l'Arche en 2014 - Defense-92.fr

C’est la dernière brocante de l’année à Courbevoie. Le dimanche 4 octobre prochain entre 8h et 19h se tiendra la dixième édition du vide grenier du Faubourg de l’Arche, dans les rues du quartier, au pied des tours, principalement sur l’avenue Leonard de Vinci. Cette édition regroupera cette année quelques 350 vendeurs, en grande majorité habitants du quartier.

Cette brocante est organisée comme les quatre autres de Courbevoie par l’association Passé-Présent.

La Cnil dit « non » au projet de JCDecaux, de traçage des piétons par wifi pour la mesure d’impact de ses écrans publicitaires

0
Les écrans numérique de JCDecaux à La Défense - DR

JCDecaux va devoir revoir sa copie. La société de publicité qui a obtenu par Defacto, l’établissement de gestion de La Défense la concession du marché publicitaire des espaces public du quartier, a déployé il y a un an, en septembre 2013 son réseau. Doté de panneaux classiques, de toiles MUPI, de colonnes Wilmotte, JCDecaux a également installé des panneaux numériques sur la dalle et le boulevard circulaire. En tout ce sont 55 écrans qui ont été répartis dans le quartier d’affaires avec 21 écrans de 2 m² doubles faces montés sur mats, 8 écrans de 2 m² montés sur mât simple et 5 grands écrans de 8 m². Ces écrans numériques LED diffusent à temps égal de la publicité et des informations pour Defacto.

Pour convaincre les annonceurs d’acheter des espaces sur ce réseau digital outdoor, JCDecaux souhaite leur présenter des statistiques très précises sur le nombre de piétons qui passent devant les dispositifs avec un comptage individualisé. Pour y parvenir le numéro un mondial de la publicité extérieur souhaitait le faire en comptant les smartphones des passants ayant leurs connexions wifi activées en les détectant via leur adresse MAC unique lorsqu’ils croisaient une borne wifi installée sur les mâts.

Mais la Cnil a vu rouge et s’est opposée à ce projet de comptage dans une décision prise le 16 juillet dernier et rendue publique en ce mois de septembre, au titre de la loi du 12 juillet 2000. En effet, le code de l’environnement impose que « tout système de mesure automatique de l’audience d’un dispositif publicitaire ou d’analyse de la typologie ou du comportement des personnes passant à proximité d’un dispositif publicitaire [doit être] soumis à autorisation de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (Cnil) ». Cette dernière a estimé que les garanties d’anonymisation des données apportées par JCDecaux et Fidzup son sous-traitant n’étaient pas suffisantes.

Pour palier le risque d’un traçage individuel d’un individu, l’entreprise outdoor avançait que les hotspots wifi ne collecteraient que les adresses MAC présentes dans un rayon de 25 mètres. Les adresses devaient ensuite être envoyées toutes les deux minutes dans leur intégralité à un serveur basé à Francfort en Allemagne avec un cryptage en « HTTPS » accompagné de l’horaire exact de détection et de la puissance d’émission permettant ainsi pour évaluer la distance du piéton par rapport à l’écran. Chacune de ces adresses devait alors être diminuée du dernier demi-octet, puis hâchées pour créer un identifiant propre à JCDecaux. Après cette étape, l’adresse MAC qui aurait servi à la création de cet identifiant serait alors effacée des archives.

Une méthode qui n’a pas convaincu la Cnil. « Pour qu’une solution d’anonymisation soit efficace, elle doit empêcher toutes les parties d’isoler un individu dans un ensemble de données » écrit-elle dans sa décision. Mais pour la commission « le procédé présenté ne saurait être qualifié de technique d’anonymisation » car le même code sera généré à chaque passage d’un smartphone et son adresse MAC. Problème c’est l’objectif de JCDecaux de savoir combien de fois une personne passe devant ses panneaux numériques.

Pour la Cnil c’est une « technique de pseudonymisation » et non d’anonymisation qui est proposée par JCDecaux et les données collectées et traitées restent des « données personnelles » au sens de la loi de 1978. Pour informer les passants, le publicitaire français proposait d’afficher sur chaque mât une affiche au format A4. Or pour la Cnil cette solution, n’est pas viable puisque des passants peuvent être identifiés jusqu’à 25 mètres et qu’il « ne peut être assuré que l’ensemble des personnes concernées aient effectivement connaissance de cette information ».

La Cnil a également estimé que la collecte et le traitement des données seraient pour une large mesure opérés à « l’insu des personnes qui ne disposeraient pas de la possibilité d’exercer leurs droits, et notamment de s’opposer à ce traitement, sauf à renoncer à la possibilité de se connecter à un réseau de communication électronique » mais également que « les personnes concernées ne seraient pas non plus informées de manière satisfaisante de la mise en œuvre de ce traitement ».

Seule solution qui peut s’offrir désormais à JCDecaux pour être en règle avec la loi de 1978 : Renoncer à savoir combien de fois passe un même individu avec smartphone devant ses écrans mais juste réaliser un simple comptage. Un passant serait alors compté à plusieurs reprises vidant en grande partie l’intérêt du dispositif de JCDecaux.