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mercredi 3 mars 2021
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Un quarantième anniversaire confiné pour le Westfield Les 4 Temps

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Le centre commercial Les 4 Temps fête ses quarante ans ce 3 mars 2021 - DR

C’est un bien triste anniversaire pour l’un des temples du shopping français. Inauguré le 2 mars 1981, le centre commercial Les 4 Temps, rebaptisé Westfield Les 4 Temps en septembre 2019 fête ses quarante ans ce mercredi. Retour sur l’histoire de ce mall, un pionnier du genre en France.

La question d’un équipement commercial dans l’agglomération parisienne et de sa maîtrise par les acteurs publics n’émerge que relativement tard, seulement autour de 1965, à la suite d’innovations dues à des acteurs privés, comme l’invention de l’hypermarché par Carrefour à Sainte-Geneviève-des-Bois et l’importation du shop­ping mail étasunien par Robert de Balkany et Jean-Louis Solal à Parly 2. C’est donc pour cette simple raison, en un temps où le petit commerce de proximité est encore roi en France, que le plan de masse de 1964 de La Défense ne propose encore aucun centre commercial. Le thème n’apparaitra que l’année suivante.

Pour répondre aux sollicitations du Printemps et des Galeries Lafayette, ainsi que de leurs filiales Monoprix et Uniprix, l’EPAD, l’établissement chargé d’aménager le jeune quartier d’affaires lance en 1965 des études pour une éventuelle implantation commerciale. L’emplacement envisagé, dès cette époque, est à proximité du rond-point, mais il est alors en concurrence avec un centre culturel. La même année, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (IAURP) publie, à côté du premier Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (SDAURP), une première étude proposant une planification régionale de l’équipement commercial. La Défense est choisie pour l’implantation d’un Centre Commercial Régional (CCR), au même titre que ceux des villes nouvelles qui viennent d’être décidés. Les résultats d’une première étude sont présentés en 1967, sans que le sujet apparaisse pour autant comme une priorité de l’aménageur, alors dirigé par André Prothin.

Saisi par André Prothin en janvier 1969, Paul Delouvrier, alors préfet de la région parisienne, est chargé de lancer les études de la grande tour PB1, qui doit être implantée en face du CNIT. Delouvrier répond en janvier 1969 en insistant sur la nécessité d’y adjoindre un programme de centre commercial.

Mais c’est Jean Millier, le nouveau président-directeur général de l’EPAD qui lance l’étude du secteur au début de son mandat après avoir été le bras droit de Delouvrier à l’IAURP. En confiant la programmation en juin 1969, non pas à un maître d’œuvre français concepteur de bâtiments publics, mais à un architecte américain expert en centres commerciaux, Victor Gruen, il change complètement l’orientation de celle-ci. Lorsqu’il est appelé à La Défense, Gruen, en plus d’être un spécialiste des centres commerciaux aux États-Unis, n’est pas un inconnu en France. Dès la fin 1967, Jean Millier, alors secrétaire général de l’IAURP, lui avait confié une mission de consultant à propos des centres commerciaux mais aussi, plus généralement, des centres urbains des villes nouvelles. Gruen sera ainsi le premier à proposer un centre à Evry. Sa mission est ambigüe, car il pense qu’on lui propose une vraie mission d’urbanistique alors qu’il est employé surtout comme expert des centres commerciaux.

Le plan du projet du centre commercial de Victor Gruen en novembre 1969 – Archives Paris La Défense

Lorsque le contrat pour l’étude d’un centre commercial régional associé à la tour PB1 est signé entre l’EPAD, Victor Gruen et d’autres consultants dont Larry Smith, la place n’est pas encore au doute. Le rôle de cette étude est de constituer en un temps court un dossier de consultation pour choisir les promoteurs de la tour PB1 et du centre commercial. A la fin novembre le nouveau plan de masse est proposé. Si la réflexion autour du centre commercial est très aboutie la partie tertiaire reste très floue. Déçu par le travail de Gruen, Jean Miller et le promoteur de la tour PB5, la SEFRI de Jean-Claude demande en décembre 1969 à un autre architecte américain, Ieoh Ming Pei, de proposer un nouveau plan de masse pour ce qui sera le projet « Tête Défense ».  Son associé Araldo Cossutta, architecte d’origine Croate, et Pei ont des expériences solides en immobilier d’entreprise mais faibles pour les centres commerciaux. Jean Millier décide alors de rappeler Gruen en l’associant à la nouvelle étude avec une mission de consultant ainsi que son ami Guy Lagneau pour suivre localement le travail. Mais tout ne se passe pas très bien. Régulièrement en désaccord avec Pei et Cossutta mais également avec Jean Miller, Gruen jette l’éponge.

Le duo présente en novembre 1971 un plan de masse qui s’éloigne grandement de celui qu’imaginait Gruen. Le centre commercial n’est pas un bâtiment dissocié mais devient un socle pour deux tours. Le projet est fortement contesté car les doubles tours sont accusées d’altérer la perspective depuis la capitale. Lagneau et son associé Jean Dimitrijevic participent avec d’autres architectes conseils de l’EPAD à un contre-projet. Mais c’est la proposition d’Emile Aillaud, sollicité par Jean Miller qui l’emporte. Le projet est approuvé officiellement par le ministre de l’équipement en juillet 1973. La proposition revient sur le projet d’origine : un centre commercial planifié comme une boite fermée.

Avant même que le plan de masse Tête Défense ne soit fixé, l’aménageur avait défini la forme que devait prendre la maîtrise d’ouvrage du centre commercial. Lors de la mise au point du premier plan de masse de Gruen, un promoteur français de centres commerciaux, Cenco, aidé d’un bureau d’études spécialisé, la Serete, avaient été chargés des études foncières.

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Mais en juin 1970, du fait de la grande imbrication entre le centre commercial et les infrastructures du quartier, l’État décide de prendre en charge la promotion du centre. L’opération étant commerciale et de grande dimension, l’EPAD ne peut faire appel comme habituellement à la Caisse des dépôts et Consignations pour le préfinancement et se tourne alors vers le Crédit Lyonnais, qui a été nationalisé en 1945 et est dirigé depuis 1967 par François Bloch-Lainé. Pour la constitution du groupe d’investisseurs dans les commerces, l’État s’adresse à une petite société considérée comme très dynamique, la Société privée de gestion financière de Jean-Luc Gendry.

Jean Millier confie dès 1972 les études préalables du centre commercial à l’agence de Guy Lagneau et celle de Jean Dimitrijevic et à l’atelier d’études architecturales (Atea) qui pour ce dernier vient de signer le petit centre commercial Buref qui compte commerces et bureaux autour d’un patio, dans le quartier des Corolles.

En juin 1972, la Société civile immobilière SCI du Centre Commercial de La Défense est constituée. Les parts sont réparties comme suit : l’EPAD à hauteur de 25 %, le Crédit Lyonnais à 20 %. Une filiale de ce dernier, la Société Rhodanienne mobilière et immobilière pour la France et l’étranger, obtient les parts restantes soit environ 55 % en attendant l’arrivée de nouveaux investisseurs.

Au mois de septembre 1975, le financement est ficelé, la Caisse des Dépôts et des Consignations rejoint le projet à 7,5 %, le Crédit Foncier de France à 5 %. Les 1 % restants sont investis par la SERETE Aménagement qui a été choisie par la SCI pour être le promoteur-constructeur du centre. La SERETE Aménagement signe en septembre 1974 avec la Samaritaine et le Printemps des implantations ce qui marque une avancée significative pour le centre.

Un voyage d’étude est organisé au États-Unis en 1973 où des centres commerciaux sont visités dont le Galleria, conçu par l’agence HOK pour le promoteur George D.Hines à Houston au Texas. Deux autres acteurs importants du secteur de l’architecture commerciale sont choisis comme conseillers, le promoteur Ernest W. Hahn et l’architecte Charles M. Kober, alors qu’Atea continue de travailler avec les consultants américains employés depuis l’époque de Gruen.

L’agence s’entoure alors d’une équipe française : les architectes d’intérieur Jean-Louis Guinochet et Anne Hamon, assistés du cabinet Trouvin et enfin le graphiste-coloriste, Jean-Philippe Lenclos.

C’est en 1974 que le projet est réellement défini, et il est ambitieux : Être le plus grand centre commercial en Europe avec 125 000 mètres carrés et proposer tout un tas de loisirs sous un même toit. Le projet enjambe la ligne du Transilien, comme le proposait la version de Gruen. Le centre dispose de quatre niveaux de parkings répartis en deux parc le Pa et le Pb, reliés entre eux et il est directement rattaché à la nouvelle gare RER de La Défense. L’EPAD profitera d’ailleurs des travaux du centre commercial des Quatre Temps pour créer une grande « boite » en béton sous les quatre niveaux de parkings. Cette grande réserve est destinée à accueillir la station de métro de la ligne 1 que l’aménageur attend. Sur les quatre niveaux de parkings prend ainsi place le centre commercial.

La Samaritaine et le Printemps, les deux grands magasins, ambitionnent de s’installer dans la moitié ouest du centre autour d’un vaste espace intérieur, nommé la Grand’place. A l’est c’est le pôle loisirs qui prend place avec une discothèque le « Midnight Club » et chose très novatrice une patinoire ou plutôt : une piste de patins à roulettes, inspirée de la piste de patins à glace du Galleria de Houston. Ces deux zones sont réunies par un grand « mail » : « la rue des Arcades » également inspirée du centre Galleria.

On doit aussi y retrouver un cinéma climatisé comprenant neuf salles allant de 80 fauteuils pour la plus petite à 451 pour la plus grande. La décoration d’époque est signée par Bernard Ceyssac. La gestion du lieu est, elle confiée à la famille Edeline.

A son extérieur, sur le Parvis, le centre commercial apparait comme une grande boite verte. Entre le Parvis et la Place de La Défense un bâtiment carré avec une façade constituée d’un treillis en béton est imaginé. Il abritera un restaurant, au premier étage, une cafétéria au deuxième étage et la direction du centre au dernier étage.

Un soin particulier sera donné aux couleurs dans le centre par Jean-Philippe Lenclos qui utilise une dominante de vert à l’extérieur et dans les arcades et du rouge pour le pôle loisirs. Les trois puits d’accès vers les parkings et les transports en commun sont également très soignés. Le logo symbolise lui les arcades du centre, désormais nommé « Les Quatre Temps ».

Le premier logo du centre commercial Les Quatre Temps – DR

Le chantier colossal débute en 1976. Onze grues à tour sont nécessaires ainsi que cinq grues automotrices et ce sont près d’un millier d’ouvriers qui sont mobilisés pour couler 120 000 mètres cubes de béton ou placer 12 000 tonnes d’armatures métalliques.

Mais quelques temps après le début des travaux les développeurs du projet font face à des premiers tracas. Si aux USA les grands magasins fonctionnent bien, les enseignes françaises sont plus fragiles. Elles réagissent assez mal à la l’annonce de la SCI en 1977 de l’ouverture du centre commercial en 1979 alors que l’achèvement de la Tête Défense n’est plus envisageable à cette date. La Samaritaine reste mais le Printemps jette l’éponge. Alors que les travaux étaient bien entamés, les responsables durent trouver un nouveau locataire pour le plus grand local commercial du centre. C’est finalement la chaine d’hypermarchés Auchan qui prend l’emplacement, mais la conception n’est pas adaptée. Il fallut donc percer les dalles de béton fraichement coulées pour faire passer les nombreux travelators servant à faire passer les caddies d’un niveau à l’autre de l’hyper, mais aussi aux quatre niveaux de parkings sans oublier le niveau intermédiaire.

La construction du centre commercial Les 4 Temps – DR

Le projet encaisse un nouveau revers avec le souhait de désengagement de l’EPAD du projet à travers la SCI. La SERETE-Aménagement accepte de reprendre une partie des parts de l’aménageur, elle récupère ainsi la cogérance de la SCI avec le Crédit Lyonnais.

A l’origine un grand hôtel 4 étoiles devait être construit, conçu par l’Atea pour héberger Hyatt Internationnal. Mais les difficultés financières auront raison de ce projet dont les fondations en « Y » et les premiers murs avaient été construits. C’est finalement la tour PB5 qui prendra la place.

La construction du centre commercial Les 4 Temps en 1978 – DR

Le centre commercial est enfin inauguré officiellement le 2 mars 1981 par les architectes et par Raymond Barre, le premier ministre de l’époque qui en profite pour se rendre juste avant au siège de l’EPAD basé à la tour Fiat. La presse de l’époque est émerveillée par les lieux. Le Figaro y voit là une « concentration de genres différents » tandis Le Monde détaille ce nouveau mall français.

L’inauguration du centre commercial Les Quatre Temps le 2 mars 1981 avec le Premier ministre Raymond – DR

Les clients doivent eux, attendre le lendemain pour découvrir ce centre futuriste qui ouvre le 3 mars. Ils y découvrent un centre à la hauteur des attentes offrant des prestations jamais proposées en France avec un complexe de neuf salles de cinéma climatisées, une discothèque le Midnight Express, une piste de patin à roulettes, une ludothèque avec atelier pour les enfants, un jazz club d’une capacité de 300 places, une école de danse de l’artiste Carolyn Carlson, de nombreux restaurants et une offre de commerces riches et variés comme un hypermarché Auchan, un Darty, un Go Sport, un Sephora, un C&A, une Samaritaine.

Le cinéma qui deviendra un UGC dans le courant des années 90 projette à son ouverture plusieurs films dont « Le roi des cons », « Une sale affaire », « Viens chez moi, j’habite chez une copine », « Le dernier métro », Racing Bull » ou encore « Le Chinois ». Sa fréquentation reste stable tout au long de sa vie avec 599 623 spectateurs en 1982, 612 522 en 1985 et 639 926 personnes en 2005, la dernière année pleine (chiffres ComScore/Ciné-Chiffres).

Les Quatre Temps c’est des commerces, des restaurants, des loisirs et aussi de la culture avec de nombreuses œuvres d’art. Une volonté d’Henri Fremiot, le gérant de la SCI du centre mais aussi de l’architecte Jean Dimitrijevic. Le sculpteur Raymond Moretti bien connu à La Défense avec son Monstre signe le pendule. Une sculpture mesurant six mètres de haut. Béatrice Casadesus installe une fresque de 450 mètres carrés dans une coursive lumineuse au niveau de la sortie des salles du cinéma. Claude Lhoste déploie « L’envol », un oiseau en bronze patiné qui domine la patinoire tandis que Claude Torricini présente « La colonne oiseau », une sculpture en bois sur la place des pyramides.

Mais la vie du centre va vite connaitre des premières tuiles. La Samaritaine ne fera pas long feu et fermera seulement deux ans après l’ouverture du centre. Prenant une place importante dans le centre, sur trois niveaux, elle sera remplacée par plusieurs commerces reliés par une nouvelle allée baptisée « la Colonnade » sur le niveau 1 et 2. Le troisième niveau restera sans affectation durant une petite décennie avant que l’enseigne de jouets Toys ‘R’ Us n’arrive en 1992.

Le mobilier du centre commercial Les 4 Temps – DR

La piste de patin à roulettes aussi ne tardera pas à fermer deux ans également après l’inauguration. Les propriétaires de l’époque trouvaient qu’elle attirait trop de jeunes « désœuvrés » et des « marginaux ». Elle fût alors remplacée par un espace d’exposition comme à Parly 2.

La Patinoire du centre commercial Les Quatre Temps – DR

Le 12 septembre 1986, à 12h30 une explosion se produit dans la cafétéria Casino du centre commercial des Quatre Temps. L’attentat qui ne fera aucun mort, comptera tout de même 41 blessés et engendrera d’importants dégâts. La bombe avait été placée dans une boite en fer blanc le tout déposé sous un banc. Face à l’importante déflagration, une cliente fut soulevée et projetée dans les vitres du restaurant. Le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua se rendit sur place pour condamner l’attentat revendiqué à Beyrouth d’une part par « Les partisans du droit et de la liberté » et d’autre part par le CSPPA.

 

Dans les années 90, le Midnight Express, qui était situé à l’emplacement actuel de l’ex-Castorama dans le centre commercial des Quatre Temps au niveau 1, est de plus en plus mal fréquenté. La boite de nuit connaîtra un premier drame en juillet 1990 quand un jeune d’une bande, nommé Omar Touré perd la vie après avoir reçu un violent coup à la tête donné avec un gourdin de bois par Mamadou Drame, d’une bande rivale. Un second drame se produira le 14 décembre 1997 dans un des parkings de La Défense. Une altercation entre deux jeunes filles provoque une bagarre générale opposant une vingtaine de personnes à la sortie de la boîte de nuit. Quelques minutes plus tard, Fabrice Catalan, un Nanterrien alors âgé de 22 ans, était retrouvé gisant dans le sang dans un recoin du parking, la tête transpercée par une balle de revolver. Une blessure à laquelle il a, par miracle, survécu. La discothèque sera connue également sous le nom de Diamant Noir ou encore Opéra Défense. Cette boite sulfureuse coupera définitivement la musique à la fin des années 90.

Dix ans après son inauguration au début des années 90, le centre des Quatre Temps connait une grosse première extension. Le « roi » de l’immobilier de La Défense, Christian Pellerin, PDG de la Sari édifie sur le toit de l’hypermarché Auchan, une Cité de l’automobile combinant un musée et un showroom ainsi qu’une grande salle Imax de 467 places qui prendra le nom de Dôme Imax. Le Dôme Imax diffuse notamment le film Fantasia 2000 qui attire un large public. En quatre mois, le dessin animé avait réalisé les meilleures recettes jamais enregistrées par le dôme. Cependant le reste de la programmation, consacrée essentiellement à la faune aquatique, ne recueille pas le même succès. Le musée de 6 000 mètres carrés, qui expose quelques 110 voitures de collection, est lui aussi trop peu fréquenté.

Deux ans plus tard, la SERET Aménagement qui est devenu Espace Expansion passe dans le giron d’Unibail. La foncière née en 1968 acquiert en 1992 le centre commercial avec plusieurs projets en tête et de grosses ambitions.

Le nouveau propriétaire d’Unibail, et son président, Léon Bressler, qui ont acquis les lieux décident la fermeture définitive du Musée de l’Automobile et du Dôme Imax le 24 décembre 2000. Au sein même du complexe de la Colline de La Défense, le conseil général reste encore en quelque sorte « propriétaire » du musée de l’Automobile même si, depuis fin 1999, Unibail a racheté la société ainsi que les actifs immobiliers de l’opération Colline de l’automobile. A la place le groupe immobilier a la volonté d’y installer un grand multiplex UGC Ciné Cité.

L’ancien cinéma UGC du centre commercial avant sa fermeture en avril 2006 – Defense-92.fr

Le mercredi 3 janvier 2001, surprise pour les 49 employés du Bricorama des Quatre Temps. En arrivant sur leur lieu de travail, le personnel découvre de grandes palissades blanches scellant les portes du magasin, posées à 6 heures du matin par des huissiers mandatés par Espace Expansion. La raison de cette fermeture soudaine réside dans une décision de justice du tribunal de Grande Instance de Nanterre du 17 octobre 2000 en faveur du propriétaire du centre qui n’a pas renouvelé le bail avec la chaine de bricolage. Le litige entre les deux parties trainait depuis 1995. Ce jour-là Thierry Scordel, directeur administratif et financier du groupe Bricorama furieux s’exprime dans l’édition Hauts-de-Seine du Parisien : « C’est très rare de voir de tels comportements dans le monde du commerce. Je considère que leurs méthodes s’apparentent à celles de brigands ». Michel Dessolain, président d’Espace Expansion, lui, se défend « J’estime que nous nous sommes montrés suffisamment patients pour que le magasin puisse s’organiser et quitter la surface à temps ». Malgré la requête déposée par les responsables de Bricorama pour tenter de faire rouvrir le magasin, le Bricorama des Quatre Temps restera définitivement fermé. Le personnel sera réaffecté à d’autres points de ventes du groupe. L’enseigne Extrapole, devenu Virgin en profitera pour s’agrandir et par la suite le Go Sport prendra le reste du local en s’étendant désormais sur deux niveaux.

Ouverte en 1994, au second niveau du centre commercial, l’enseigne de distribution anglaise Marks & Spencer ferme ses portes en 2001 comme sur les dix-sept autres points de vente en France qui pour certains seront repris par les Galeries Lafayette.

En ce samedi 27 janvier 2001, des bandes rivales se sont violemment affrontées. Des centaines de clients du centre se retrouvent pris au piège. En début d’après-midi 300 jeunes de trois bandes rivales de Mantes-la-Jolie, les Mureaux et Chanteloup-les-Vignes se retrouvent au pied de la Grande Arche à la sortie de la gare du RER. Ils entendent régler leurs comptes entre eux. Lors de cet affrontement, sept des jeunes seront blessés dont un sérieusement et une trentaine interpelés. Cet affrontement dans l’un des plus grands centres commerciaux de France portera pendant de longues années un préjudice d’honorabilité et de fiabilité au centre. L’information qui aura marqué les esprits entrainera une méfiance pour le centre et plus généralement pour La Défense. Pour bon nombre de franciliens et de parisiens le quartier est un lieu mal fréquenté et dangereux.

Devenu vieillissant, souffrant d’une réputation de plus en plus mauvaise, Unibail décide de lancer le projet de rénovation de son centre phare. C’est l’agence d’Anthony Belluschi qui suite à un concours international est chargé d’imaginer la nouvelle vie du mall. Ce dernier s’associe avec l’agence française SRA. Les travaux seront un défi : rénover entièrement le centre commercial, très daté des années 80, et l’agrandir de 22 000 mètres carrés (15 000 mètres carrés pour les espaces de loisirs et restaurants et 12 000 mètres carrés pour le cinéma) sans le fermer et en limitant au maximum la fermeture de boutiques.

L’extension des Quatre Temps se fait par la place du Dôme et surtout par l’ancien musée de l’automobile fermé le 24 décembre 2000. Destiné à accueillir le nouveau Pôle loisirs du centre commercial, un nouveau bâtiment est construit sur la quasi intégralité de la place du Dôme.

En réponse à ces enjeux, les architectes ont cherché à donner une image claire et lisible du centre par rapport à son environnement. La façade Nord, le long du Parvis, a été traitée sous la forme d’une longue « boîte de lumière » remplaçant les anciens panneaux de couleurs vertes. Constituée de 108 éléments vitrés verticaux de 8 mètres de hauteur et de 1,30 mètre de largeur, elle est éclairée de l’intérieur par des projecteurs chromatiques LED pilotés informatiquement, donnant de jour comme de nuit un sentiment de transparence et de profondeur et permettant de multiples scénarii de lumière. Les vitrines en façade ont été avancées à l’alignement du bâtiment, insufflant plus de présence à l’activité commerciale sur le parvis, tandis qu’une marquise continue, en verre, permet aujourd’hui de longer les boutiques tout en étant à l’abri. Les nouvelles entrées ont été agrandies et théâtralisées offrant des perspectives sur le quartier de La Défense.

Le Dôme est traité avec le même vocabulaire que la façade sur le parvis avec une paroi largement vitrée donnant une grande luminosité et une transparence à l’intérieur du bâtiment, tandis que la toiture se prolonge au-dessus de l’entrée par un vaste auvent. La pièce maîtresse de cette transformation est une coupole spectaculaire qui s’inscrit dans un cercle de 31 mètres de diamètre et que traverse un « javelot de lumière » de 35 mètres de long pour atteindre un petit bassin en contrebas, geste architectural fort, alliant « audace et technicité ». À son extrémité, un rayon de lumière le prolonge en s’élançant vers le ciel. À l’intérieur du centre, les architectes ont cherché à redonner une plus grande fluidité entre les différentes allées de circulation qui s’articulent de façon systématique autour de places circulaires, renvoyant les unes vers les autres. Enfin, la scénarisation des espaces intérieurs participe à la nouvelle image des Quatre Temps, celle d’un lieu de découvertes multiples foisonnant d’idées. Au Dôme, quatorze restaurants ouvrent : Hippotamus, Yo, Le Paradis du fruit, Rosso Café, Bert’s, Elefanto, Helixir, Starbucks Coffee, Viagio, Ching N’Ling, Flo Prestige et Mc Donalds.

L’inauguration du Dôme du centre commercial Les Quatre Temps le 25 avril 2006 – Defense-92.fr

L’une des pièces maîtresses de cette extension du centre commercial des Quatre Temps est le nouveau cinéma UGC. C’est à l’architecte Alberto Cattani qu’UGC confie la réalisation du nouveau complexe. L’architecte n’est pas un novice pour le groupe UGC puisqu’il a déjà signé plusieurs réalisations comme l’UGC Ciné Cité Bordeaux ou encore l’UGC Ciné Cité les Halles… Alberto Cattani a travaillé en étroite collaboration avec les équipes d’Anthony Belluschi et celles de l’agence de design global Saguez & Partners afin de réaliser ce nouveau temple de cinéma. Leur mission commune était de réfléchir à la nouvelle image du centre élargi à travers son identité, sa signalétique, son design mobilier et la mise en avant de ses services. Seize salles de 163 places à 394 places composent ce cinéma. La salle 16, l’ancien Dôme Imax, conserve une grande partie de son aspect intérieur et passe de 467 places à 394 places dont 10 places pour PMR (Personne à Mobilité Réduite). La salle bénéficie d’un grand écran de 135 mètres carrés.

La salle 16, dite « Dôme » de l’UGC Ciné Cité de La Défense – Defense-92.fr

 

Cette extension du centre ainsi que le nouveau cinéma UGC Ciné Cité La Défense sont inaugurés officiellement par Unibail-Rodamco le 26 avril 2006. L’ancien cinéma ferme lui après vingt-cinq d’existence le 23 avril 2006. Le lendemain le 27 avril, Tom Cruise immortalise l’évènement par son arrivée en hélicoptère qui se pose sur le parvis de La Défense. L’acteur remonte une petite partie d’un long tapis rouge de 1 200 mètres installé sur le parvis devant des centaines de personnes pour l’avant-première mondiale du film « Mission Impossible III ». Dans ce nouveau complexe, 1 200 mètres carrés sont consacrés aux espaces d’accueil, de service et d’exposition.

La seconde tranche des travaux de rénovation se poursuit jusqu’en avril 2008. Absente depuis l’expulsion de Bricorama en janvier 2001, une enseigne de bricolage fait son retour dans le centre au grand bonheur des bricoleurs. Mais cette fois-ci c’est Castorama qui ouvre un magasin de 9 000 mètres carrés répartis sur deux niveaux prenant la place de l’ancien cinéma UGC et de la discothèque Midnight Express. Ce Castorama, le plus grand d’Ile-de-France à son ouverture est également le premier à s’implanter dans un centre commercial. La Place des Terrasses qui a accueilli les deux premières années la patinoire, devient « La Clairière » : un espace de verdure, lumineux consacré à l’équipement de la maison. Le choix des matériaux (le bois et la terre) et les couleurs à dominante de marron et de vert font de ce grand espace repos du centre, un véritable poumon vert de 120 mètres carrés d’espace planté. Un parquet d’une surface de 1 200 mètres carrés revêt le sol de la clairière. Des jardinières avec différents types de plantations (arbres, arbustes, fleurs) sont réparties dans cet espace. Un mobile suspendu au plafond tapissé de bois forme une pluie de lames de bois. Les toilettes sont habillées de visuels nature et de placages en chêne clair. C’est de la pierre de Bourgogne, la même qu’au Louvre qui recouvre les autres sols.

La Clairière du centre commercial Les Quatre Temps le 1er avril 2008, jour de son inauguration- Defense-92.fr

« L’entrée de Paris » est marquée par une faille aux parois composées de visuels feuille et bois. Sur les façades intérieures de l’entrée, l’artiste Patrick Blanc a planté deux murs végétaux. Un écran géant d’une soixantaine de mètres carrés, situé sur la paroi du Castorama (Place de La Défense) diffuse divers programmes dont de la publicité. Il est opéré par TF1 Outdoor et Clear Channel, puis par Clear Channel seul.

A l’entrée « Porte de Courbevoie » un panneau vertical noir reprend les principales enseignes du centre, remplaçant les anciennes enseignes lumineuses situées auparavant juste à côté. Ce mat noir avec l’inscription des enseignes noires est beaucoup plus sobre et finalement les rend plus visibles. Les deux parties donnant sur le boulevard circulaire et les accès à l’autoroute ont vu remplacer leurs bardages verts en forme de demi-cercle, par un nouveau bardage métallique gris clair.

Le logo des Quatre Temps évoque désormais les quatre zones du centre avec quatre couleurs (espace Kiwi, espace Mandarine, espace Framboise et espace Cassis) mais aussi quatre périodes de la journée (matin, midi, soir et tard). Le mobilier est lui aussi design, avec l’exemple des bancs « Mikado », composés de bandes multicolores. Des chaises et des bancs sont installés dans les différentes zones du centre, pour que les visiteurs puissent se reposer librement. Dans le quartier Framboise au niveau 2, depuis deux ans une moquette a été installée, « elle nécessite beaucoup d’entretien, notamment contre les chewim-gum » souligne Xavier Ramette en avril 2008. Le centre devient aussi plus écologique, avec plus de lumière naturelle pénétrant dans le centre, ce qui permet donc une consommation moindre d’éclairage artificiel.

C’est le 1er avril 2008 que Guillaume Poitrinal, PDG d’Unibail devenu Unibail-Rodamco en 2007, inaugure la seconde tranche des Quatre Temps, marquant plus globalement la fin des travaux du centre.

L’équipe dirigeante d’Unibail-Rodamco le 1er avril le jour de l’inauguration du centre commercial Les Quatre Temps rénové – Defense-92.fr

Depuis sa rénovation, le centre commercial les Quatre Temps accueille de nouveaux concepts et de nouvelles enseignes comme Uniqlo qui ouvre le 27 novembre 2008 son tout nouveau point de vente en France avant de l’agrandir sur 2 000 mètres carrés le 28 octobre 2011. Mc Donalds avait lancé fin 2004 un nouveau concept de restaurant en rénovant son unité du centre commercial et en y intégrant le premier Mc Café français.

Annoncé lors de l’inauguration du centre en 2008 comme le premier en France, l’Apple Store des Quatre Temps, très attendu par les fans, n’ouvre finalement que le 25 mai 2012. La boutique est située dans le mail Framboise au niveau 1 du centre et se situe entre le Go Sport et la boutique Smart Box. Cette onzième boutique de la marque à la pomme à ouvrir en France se développe sur une surface de 1 000 m². Pour accompagner cette arrivée le centre commercial rénove la zone en installant un parquet, un nouveau plafond avec de nouveaux éclairages et du nouveau mobilier.

Depuis octobre 2010, suite au classement du quartier de La Défense en zone touristique, les boutiques des Quatre Temps ainsi que du CNIT ont l’autorisation d’ouverture tous les dimanches.

Cinq ans après, le centre change son logo. Le nom « 4 Temps » est maintenant inscrit dans quatre cercles se superposant. Ce nouveau logo conserve les quatre couleurs faisant référence aux quatre zones du centre. Mais fini le slogan « Matin, midi, soir, tard » le centre opte désormais pour le message « Les Quatre Temps, prenez de l’avance ». Cette nouvelle identité visuelle a été conçue par l’agence Saguez & Partners, qui était également à l’origine de l’ancien logo.

Le logo des 4 Temps utilisé dès 2011 – DR

Un an après la mise en place de son nouveau logo, remplaçant le précédent datant de 2006, le centre de shopping améliore sa façade donnant sur le parvis. Le nouveau logo rond remplace l’ancien situé au-dessus de chaque entrée. Chaque logo se décline avec la couleur de la zone d’entrée concernée du centre. La façade de verre éclairée la nuit, est désormais également éclairée le jour. Des petits carrés lumineux sont posés tout le long de la façade. Au début de l’année 2013 ils animent par des jeux de couleurs toute cette paroi du centre.

Le centre commercial est rebaptisé Westfield Les 4 Temps en septembre 2019 – Defense-92.fr

Six ans plus tard, Unibail-Rodamco qui a racheté en 2017 le géant des centres commerciaux Westfield décide de rebaptiser plusieurs de ses malls français dont celui des Quatre Temps. Et c’est le 12 septembre 2019 que la galerie marchande devient officiellement « Westfield Les 4 Temps » au lendemain d’une grande fête où le chanteur américain John Legend donne un concert très privé sur la place de La Défense.

Tout semble alors aller pour le mieux au Westfield Les 4 Temps. Un premier coup dur touche le centre. En difficulté l’enseigne Castorama décide de jeter l’éponge et de fermer son immense magasin de 9 000 mètres carrés dans le courant de l’année 2020. Unibail-Rodamco-Westfield va devoir s’atteler à trouver un remplaçant. Plusieurs noms circulent et c’est finalement Zara qui jette son dévolu, mais uniquement sur le premier niveau. Le second, de taille quasi-identique au premier n’a à ce jour pas trouvé preneur.

Ce départ va pousser Unibail-Rodamco-Westfield à enclencher une nouvelle modernisation de son centre. Celle-ci débute en 2020 par la Clairière, dont les travaux doivent s’achever bientôt. Les matériaux utilisés se veulent plus nobles pour la zone qui est réorganisée. Les restaurants sont tous localisés au second niveau, tandis que le premier n’accueille plus que des commerces.

Le chanteur américain John Legend a donné ce jeudi soir un showcase pour célébrer le changement de nom centre commercial de La Défense – Defense-92.fr

De l’autre côté, quinze ans après son ouverture le Dôme bénéfice aussi d’un coup de jeune. La diminution de surface de l’ex Toys ‘R’ Us devenu PicWicToys, entraine un agrandissement de l’espace qui va accueillir désormais une petite dizaine de restaurants supplémentaires.

Mais le second gros coup dur arrive il y a un an, en mars 2020 lorsque Emanuel Macron annonce un confinement de la France à cause de la pandémie du Coronavirus. Le plus grand mall de France en termes de fréquentation avec 44,3 millions de visiteurs annuel doit brutalement fermer le samedi 14 mars. Le mall ne rouvrira que le 4 juin avant de refermer pour un second confinement entre le 31 octobre et le 28 novembre 2020. Après avoir passé une période de Noël inédite et accueilli une version réduite du Marché de Noël exilé à cause de la pandémie, le Westfield Les 4 Temps est de nouveau contraint de fermer ses portes suite au rebond des contaminations le samedi 30 janvier. Seul l’hypermarché Auchan et quelques enseignes alimentaires sont alors autorisés à rester ouverts.

« Le site a beaucoup évolué. En 1981, les Quatre Temps était dans l’air du temps et on considère qu’en 2021 le centre l’est toujours », explique Dominique Hautbois, directeur de l’Operating Management, des Extensions/Rénovations et de l’Investissement, Retail France. Pour l’avenir Unibail-Rodamco-Westfield entend faire revenir les services, mais aussi les loisirs. « Notre avenir c’est de continuer sur ce type d’activité », poursuit Dominique Hautbois qui envisage de faire revenir un rooftop, notamment sur le toit de l’ancien Castorama. « Nos centres sont devenus des lieux de vie où les gens ont envie de s’y retrouver », estime pour sa part Thibault Desmidt, le directeur du centre.

L’avenir du Westfield Les 4 Temps pourrait aussi passer par une extension. Évoqué depuis une quinzaine d’années, le mall pourrait s’agrandir soit en gagnant un niveau ou bien du côté de la Demi-Lune à l’emplacement de l’échangeur en déshérence. « On est toujours ouverts pour discuter avec Paris La Défense. Nous même on pense que c’est important de s’ouvrir vers la ville. Il y a des idées et des schémas directeurs », indique Dominique Hautbois qui précise que si ce projet devait aboutir l’objectif serait de venir accompagner la ligne 15 du Grand Paris Express en 2030.

Le centre commercial Westfield Les 4 Temps est fermé depuis fin janvier à cause de la pandémie du Covid-19 – Defense-92.fr

Unibail-Rodamco-Westfield veut de la visibilité pour la réouverture de ses centres

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Unibail-Rodamco-Westfield demande au Gouvernement une date de réouverture pour ses centres commerciaux dont ceux du quartier d'affaires - Defense-92.fr

Alors que la courbe des contaminations au Covid-19 entame une lente décrue, les professionnels du commerce demandent au Gouvernement de la visibilité pour la réouverture des centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés fermés depuis le 30 janvier.

Dans un communiqué commun plusieurs fédération de commerces dont l’Alliance du Commerce, Procos, le Conseil du commerce de France, et le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) souhaitent que le gouvernement « indique rapidement aux entreprises » un calendrier de réouverture de tous les commerces, pour « éviter de fragiliser davantage des commerçants de toutes tailles et empêcher le risque d’effet domino qui ne manquerait pas de [survenir] dans tous les territoires, en cas de restructuration de chaînes de magasins ».

« Alors que trois semaines viennent de s’écouler, le Gouvernement n’a donné aucune visibilité sur la date de réouverture des sites commerciaux fermées. Ceux-là même qui depuis des mois appliquent strictement le protocole sanitaire renforcé et pour lesquels, à trois reprises, des études scientifiques de l’Institut Pasteur ont démontré et confirmé que les lieux de commerce ne contribuaient pas à la propagation de l’épidémie », indiquent les organisations qui rappellent que cette décision a entrainé la fermeture de plus de 25 000  boutiques et restaurants et mis des dizaines de milliers de salariés sans activité et sans visibilité sur leur emploi.

Une demande que partage forcement Unibail-Rodamco-Westfield (URW) le propriétaire à La Défense du Westfied Les 4 Temps et du Cnit, deux centres actuellement fermés. « Nous avons le sentiment d’être sacrifiés au nom d’une mesure ‘phare’ qui n’a fait l’objet d’aucun concertation », affirme Dominique Hautbois, Directeur de l’Operating Management, des Extensions/Rénovations et de l’Investissement, Retail France.

Pour la foncière française la présence d’aucun cluster n’a été prouvée dans les grands malls. « Nous ne sommes pas des lieux dangereux sur le point de vue de la contamination. Dans les grands ensembles il y a un tel renouvellement de l’air que ce ne sont pas des lieux de contamination. Toutes les études le montrent comme celle de l’Institut Pasteur », estime Dominique Hautbois qui demande la réouverture de tous les centres commerciaux.

Cette troisième longue fermeture après les deux confinements suscite une réelle inquiétude au sein des fédérations tout comme chez URW. Si pour l’instant l’impact de la crise sanitaire et économique ne s’est pas trop fait ressentir sur le nombre de faillites des commerçants, la situation semble se tendre de plus en plus et des grosses enseignes pourraient vaciller. « Il y a de gros gros risques qu’il y ait des dégâts durables dans le monde du commerce », s’alarme Dominique Hautbois.

Paris La Défense met Aude Laurent à la tête de son nouveau pôle Promotion territoriale et internationale

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Paris La Défense vient de créer un nouveau pôle Promotion territoriale et internationale - Defense-92.fr

Pour une meilleure communication de La Défense à travers le monde. Paris La Défense vient de se doter d’un pôle Promotion territoriale et internationale rattaché à sa Direction de l’Attractivité. Cette entité vise à « mieux « accompagner les entreprises installées ou souhaitant s’installer dans le quartier d’affaires » et « entend, plus globalement, renforcer les liens avec les différents partenaires économiques du territoire », explique l’établissement public.

Le champ de compétences du pôle Promotion territoriale et internationale intègre la relation avec les entités publiques et privées institutionnelles, les acteurs économiques (dont les professionnels de l’immobilier : investisseurs, propriétaires, asset et property managers) ainsi que l’accompagnement des entreprises en amont et en aval de leur implantation sur le territoire.

« Dans le cadre de la démarche engagée pour faire évoluer le quartier d’affaires en lieu de vie et renforcer les services aux usagers, le nouveau pôle cible également les riverains, les commerçants, les acteurs de l’hôtellerie et de l’événementiel », explique Paris La Défense qui précise que l’équipe pilotera désormais tous les salons comme le Mipim, les événements internationaux et les missions promotionnelles transfrontalières auxquels participe le quartier d’affaires, ainsi que ses activités en tant que membre actif du GBD Innovation Club.

« Dans le contexte actuel, il est essentiel de renforcer notre offre de services à destination des professionnels et simplifier leur rapport au quartier d’affaires. Cette équipe dédiée nous permettra de conforter nos relations avec nos partenaires, historiques ou plus récents, et simplifiera le quotidien des entreprises grâce à un interlocuteur unique », indique Pierre-Yves Guice, Directeur Général de Paris La Défense.

Pour chapeauter ce pôle c’est Aude Laurent qui a été choisie par Paris La Défense. Arrivée en 2004 dans le quartier d’affaires Aude Laurent a débuté sa carrière à l’EPAD en tant que responsable adjointe de l’espace info de La Défense. Elle occupera successivement au sein de l’EPAD, puis l’EPADESA et enfin Paris La Défense jusqu’à aujourd’hui les postes de Chargée de projets événementiels, Chargée de Mission Marketing International et enfin Responsable de la relation entreprises et des affaires internationales.

The Link, le futur siège de Total donne de l’appétit aux investisseurs

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Le projet The Link abritera au second semestre 2025 le nouveau siège de Total - Artefactory pour PCA Stream

C’est le plus gros des projets immobiliers lancés dans le quartier d’affaires depuis Cœur Défense à la fin du siècle dernier. The Link, le futur siège de Total dont les travaux ont débuté l’année dernière avant que Paris La Défense ne signe avec Groupama l’acte de vente relatif au droits à construire semble attirer les investisseurs qui y voient là une opération particulièrement rentable. Si souvent à La Défense les projets sont lancés « en blanc », c’est-à-dire sans que le bâtiment ne soit pré-loué, The Link a le mérite de déjà connaitre son futur occupant. Le groupe industriel français qui y installera son nouveau siège mondial dès 2025 pour de nombreuses années a donc de quoi rassurer.

Selon le site BusinessImmo, l’assureur Groupama qui porte pour l’instant seul projet envisage de céder une partie de sa SCI The Link La Défense, la société immobilière auquel est rattaché The Link. « Effectivement, nous n’excluons pas cette possibilité, comme celle de porter seul projet », a confirmé Eric Donnet, le directeur général de Groupama immobilier au media spécialisé dans l’immobilier français.

Un ou deux investisseurs pour aider Groupama à financer cette opération chiffrée à 1,6 milliard d’euros

Groupama souhaiterait alors faire rentrer « un ou deux investisseurs » dans cette opération chiffrée à 1,6 milliard d’euros, cédant ainsi près de 60 % de sa SCI, soit 900 millions d’euros, croit savoir BusinessImmo. La banque d’affaires américaine Morgan Stanley aurait été mandatée pour trouver des investisseurs institutionnels. Pour cette opération Groupama voudrait mettre en place un financement vert « green loan ». Les 40 % restant que Groupama conserveraient seraient alors financés par le levier de la dette, affirme BusinessImmo.

Mais pas question pour Groupama de céder entièrement ce projet iconique qui totalisera 126 000 mètres carrés. La Banque centrale de Norvège (ex : Norges Bank) qui voulait s’emparer de la globalité de The Link s’est vu opposer un refus de l’assureur.

Quant à l’avenir des tours Coupole et Michelet dont Total est propriétaire, la vente serait pour l’instant figée. Le géant mondial ambitionne de se débarrasser de ses deux buildings pour un bon milliard d’euros. Mais le contexte actuel dû à la crise sanitaire a poussé Total à retirer ses petites annonces de ventes du marché. Pas de quoi vraiment inquiéter l’entreprise qui occupera les deux immeubles au moins jusqu’au printemps 2025, date à laquelle ses quelques 6 500 salariés déménageront dans The Link.

La tour The Link proposera 135 000 mètres carrés de bureaux, services et jardins – Artefactory pour PCA Stream

Thierry Delécolle nommé directeur du développement des programmes du Pôle Léonard de Vinci

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Thierry Delécolle est le nouveau directeur du développement des programmes du Pôle Léonard de Vinci - Pôle Léonard de Vinci

Une nouvelle recrue pour le pôle universitaire. Thierry Delécolle vient d’intégrer ce lundi 1er mars le Pôle Léonard de Vinci (EMLV, ESILV et IIM) qui l’a nommé directeur du développement des programmes. Jusqu’à présent Thierry Delécolle était directeur général adjoint académique et programmes de l’ISC Paris.

Titulaire d’un doctorat en sciences de gestion de l’Université Paris Dauphine, Thierry Delécolle a intégré l’ISC Paris en 2010 avec de multiples responsabilités : professeur du Marketing & e-Business ; et directeur scientifique du Master Marketing Digital & e-Business et du MBA e-Business

De 2014 à 2017, il prend la tête du département Marketing et Relations Commerciales. Le temps d’une année (2017-2018), il se voit confier le rôle de directeur académique en charge des cinq programmes avant de devenir, en 2018, directeur général adjoint Académique et programmes en charge de la faculté, des programmes, de l’académique et de la recherche.

« Ce professionnel a été un acteur majeur dans le déploiement de l’ISC Paris grâce à sa maîtrise des accréditations nationales et de celles internationales AACSB, AMBA, EFMD/EPAS ; il a participé à l’obtention en 2018 du Grade de Master et en 2020 du Visa Bachelor », indique le Pôle Léonard de Vinci dans un communiqué.

Pour son nouveau poste Thierry Delécolle aura plusieurs objectifs dont « consolider une cohérence entre l’ensemble des écoles et les actuels programmes complémentaires », « maintenir leurs attractivités et entretenir leurs différences face aux autres écoles, en exploitant les synergies entre les trois écoles » et « créer de la valeur par le développement des programmes de formation, correspondant aux attentes des entreprises et respectant les standards des accréditations nationales et internationales, tout en assurant une diversification complète de l’offre de formation pour les écoles du Pôle Léonard de Vinci au niveau national et international ».

Thierry Delécolle, s’est dit « fier et honoré » d’intégrer le Pôle Léonard de Vinci et de rejoindre le Pôle Léonard de Vinci et de travailler « aux côtés d’équipes investies au développement et à la reconnaissance de l’offre de programmes des écoles du Pôle ».

« Nous sommes très heureux de confier le poste de directeur du développement des programmes du Pôle Léonard de Vinci à Thierry Delécolle. Ses expériences réussies au sein d’une grande école de management multi-accréditée ainsi que sa sensibilité à l’importance de la transversalité et à l’hybridation des cursus, lui confèrent de solides compétences pour poursuivre et amplifier la dynamique des trois écoles », indique pour sa part Sébastien Tran, directeur général adjoint au Pôle Léonard de Vinci et directeur de l’EMLV.

C’est parti pour deux ans de travaux de modernisation de la place de La Défense

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Le chantier de rénovation de la place de La Défense a débuté ce lundi 1er mars - Defense-92.fr

Le chantier de rénovation est enfin lancé. Après des années de retard, Paris La Défense a débuté ce lundi le chantier de métamorphose de la place de La Défense qui fait le lien entre le parvis et l’esplanade. Les premiers travaux de ce vaste espace de 20 000 mètres carrés vont s’effectuer par phases et par secteurs en commençant par les zones périphériques de la place pour s’achever par la partie centrale.

La première étape, de mars à septembre 2021, concerne la recomposition de l’espace Nord, du côté de l’immeuble Maison de La Défense et de l’Araignée Rouge de Calder, ainsi qu’une zone autour de la verrière d’accès à la gare de La Défense. Les phases se succéderont ensuite pour une livraison au printemps 2023.

Cette modernisation va permettre de créer une unification du sol, de supprimer les emmarchements, de créer deux ascenseurs vers le parking Centre et d’apporter un meilleur éclairage de la place pour « simplifier et fluidifier les circulations piétonnes ainsi que celles des personnes à mobilité réduite, en particulier à la sortie des transports en commun ».

D’une surface d’environ 20 000 mètres carrés, la place de La Défense va être entièrement réaménagée – Paris La Défense / IMICA

Si le chantier mené par les entreprises Téridéal pour la partie VRD, fontainerie et espaces verts et Derichebourg pour l’éclairage et l’électricité va perturber un peu la vie du quartier, Paris La Défense assure que les circulations seront maintenues. « L’accès à tous, aux commerces, aux équipements et aux bureaux de la place ainsi que les grandes traversées seront maintenus comme actuellement », promet l’établissement public. Concernant les cheminements des Personnes à Mobilité Réduite (PMR), Paris La Défense précise « qu’à certains endroits, les largeurs seront réduites (2,5 mètres par exemple le long des façades) » mais que « les pentes respecteront la règlementation ».

Concernant la phase des travaux tout autour de la verrière, la destruction du « mastaba » se fera uniquement la nuit entre 2 et 5 heures du matin. En 2021, environ vingt-cinq nuits de travaux seront ainsi nécessaires. Cependant, la majorité de ces travaux n’occasionneront pas de nuisances sonores, à l’exception de la phase de démolition des revêtements existants qui pourra engendrer une gêne sonore, correspondant à moins de dix nuits en 2021, prévient Paris La Défense.

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Opération géante de dépistage de la cécité dans les établissements scolaires de Nanterre

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Cette année avec son PlanVue, l’association Helen Keller Europe va dépister plus d’un millier d’élèves de Nanterre - Defense-92.fr

Dépister le plutôt possible pour éviter les problèmes de cécité. C’est un combat de santé publique dans lequel s’est lancée l’association humanitaire Helen Keller Europe. Avec son programme PlanVue, l’ONG entend dépister la cécité évitable auprès d’un millier de jeunes élèves des classes de maternelle, primaire et collège des établissements scolaires Réseau d’Éducation Prioritaire (REP) et REP+ de Nanterre.

Si à l’origine l’association qui est née à Paris durant la Première Guerre mondiale sous l’impulsion de Helen Keller et Georges Kessler venait en aide aux soldats ayants perdu la vue, puis dans des pays pauvres d’Afrique et d’Asie, aujourd’hui elle s’est tournée notamment vers la banlieue parisienne et plus particulièrement à Nanterre.

À son lancement dans la première phase pilote (2018-2019), l’opération PlanVue s’était adressée à 531 élèves de cinq établissements de Nanterre. 23 % d’entre eux avaient alors été renvoyés vers un ophtalmo. Sur l’année scolaire 2019-2020 entachée par le confinement, PlanVue avait révélé une prévalence des troubles visuels chez 38 % des élèves âgés de 5 à 16 ans (sur 1 072 élèves testés), un taux qui s’élève à 43 % en REP + (contre 33 % en REP). Pour cette année scolaire, le projet a été élargi à huit autres établissements de la ville concernant ainsi 1 072 élèves.

Une attente souvent très longue pour un rendez-vous chez un ophtalmologue

« Un quart des écoliers du réseau d’éducation prioritaire souffrent de troubles visuels. Non détectés, ceux-ci peuvent avoir un impact significatif sur leur scolarité mais aussi sur leur intégration dans la société », indique Alix de Nicolay, directrice générale d’Helen Keller Europe.

L’attente souvent très longue pour un rendez-vous chez un ophtalmologue, le coût important des lunettes ou encore le parcours compliqué, sont souvent un frein pour les familles les plus modestes. Un renoncement qui peut avoir des conséquences dommageables pour les enfants au cours de leur croissance. « Ce constat est d’autant plus alarmant que la santé visuelle des enfants et adolescents tend à s’aggraver du fait d’une utilisation abusive des écrans et du manque de sorties à l’extérieur ; la lumière naturelle freine en effet la myopie », s’inquiète l’association. Plus tôt est dépisté le problème de cécité, plus tôt il peut donc être atténué. Aujourd’hui en France on estime en effet que ce sont près d’un enfant sur cinq qui souffrent de problèmes visuels.

« L’objectif de PlanVue c’est de prévenir et traiter les troubles visuels des élèves dans les zones prioritaires », explique Sydney Wheeler, directrice des programmes chez Helen Keller Europe qui mène son programme en cinq étapes : Sensibiliser puis dépister. Et en cas de défaillance détectée organiser un examen médical, équiper l’élève avec des lunettes et faire un retour sur l’expérience.

« Nous espérons élargir ce programme à de nouveaux territoires d’ici 2022 »

L’association qui fait appel à Cadet, une autre association d’orthoptistes va tester durant quelques minutes des élèves comme ces cinquième du collège Paul Eluard de Nanterre à deux pas de La Défense. « L’objectif ce n’est pas de diagnostiquer les problèmes car les tests ne sont pas assez aboutis. Les tests sont faits pour identifier un problème », détaille Sydney Wheeler. Si un enfant présente une défaillance visuelle, l’association va alors contacter sa famille, les invitant à se rendre chez Point Vision à La Défense qui est ophtalmologue partenaire de l’opération. « Si l’enfant a besoin de lunettes on l’accompagne dans la foulée au Général d’Optique du centre commercial Westfield Les 4 Temps », poursuit Sydney Wheeler. « Nous avons mis en place des partenariats pour que les familles n’avancent pas de frais », rajoute-elle.

« C’est grâce à l’engagement conjoint de nos partenaires publics et privés que nous pouvons aujourd’hui poursuivre et pérenniser notre programme PlanVue dans les écoles. Nous espérons élargir ce programme à de nouveaux territoires d’ici 2022 avec l’aide de nouveaux partenaires afin d’apporter une solution pragmatique aux barrières d’accès aux soins visuels des enfants et adolescents. », confie pour sa part Chantal Piani, la présidente d’Helen Keller Europe.

Cet appareil d’autoréfractomètre pédiatrique est utilisé pour le dépistage – Defense-92.fr

Un chantier test de désamiantage au parking Michelet

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L'établissement Paris La Défense a lancé un Mapa pour désamianter une zone test du parking Michelet - Defense-92.fr

L’amiante, La Défense en est encore truffée. L’établissement public Paris La Défense qui est propriétaire de la quasi-totalité des parkings du quartier d’affaires a lancé un Marché à procédure adaptée (Mapa) pour désamianter une zone test du parking Michelet construit dans le début des années 70.

La zone test se situe dans la quatrième cellule du parking, actuellement fermée comme la troisième en vue de travaux de modernisation. Le chantier portera sur deux zones de 300 mètres carrés, l’une au troisième sous-sol et l’autre au premier sous-sol.

Ce chantier test a pour but « de vérifier la faisabilité technique des travaux, et notamment la faisabilité du retrait par le dessous des plaques de coffrage perdu en amiante-ciment, sans détériorer la dalle de plancher du parc de stationnement », indique Paris La Défense qui précise dans le CCTP de la procédure que l’amiante est localisée au plafond de chaque niveau entre certaines poutres. Les travaux de désamiantage des plaques de fond de coffrage en amiante nécessitent un burinage des prédalles béton de structure. Ce burinage sert à retirer des 2 à 2,5 centimètres (estimations) de plaques amiante ciment situées en recouvrement des prédalles béton.

Le titulaire du marché qui s’étalera sur trois mois devra respecter toutes les procédures de sécurité en matière de désamiantage dont notamment la présence d’isolement de la zone, de douches pour les ouvriers ou encore de la parfaite gestion des déchets.

Deux zones de 300 mètres carrés, l’une au troisième sous-sol et l’autre au premier sous-sol vont être testées dans la quatrième cellule du parking Michelet – Defense-92.fr

Pour s’adapter à Eole, Sénéo déplace une énorme conduite d’eau à La Défense

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Le placement de la conduite d'eau de Sénéo a été réalisé l'année dernière - DR

L’arrivée d’Eole à La Défense chamboule une partie du quartier. Alors que sous le Cnit le chantier de construction de la gare cathédrale de La Défense bat son plein, ces travaux herculéens ont nécessité beaucoup d’autres chantiers d’adaptations et plus particulièrement sur les différents réseaux adjacents.

La création d’un couloir de correspondance entre la future gare du RER E et celle du Transilien et du tramway T2 a entrainé la déviation d’une importante conduite d’eau potable du syndicat et producteur d’eau Sénéo pour une partie de la boucle nord du département des Hauts-de-Seine (Asnières-sur-Seine, Bois-Colombes, Colombes, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Gennevilliers, Nanterre, Rueil-Malmaison, Suresnes et Villeneuve-la-Garenne), rue Carpeaux, une voie principalement utilisée par les bus de la RATP et la logistique.

Sur une centaine de mètres, à la partie droite de la rue Carpeaux une nouvelle galerie technique a été construite par le groupement e-déf porté par Vinci chargé de mener les travaux d’Eole dans le secteur de La Défense et Nanterre. Ceci fait, Sénéo a ainsi pu y déplacer sa conduite d’eau potable d’un diamètre d’un mètre enterré jusqu’alors à gauche de la rue. Il n’y a pas que Sénéo qui a installé sa conduite. Le Sédif, un autre syndicat de gestion de l’eau qui gère notamment la ville de Puteaux y a aussi placé une conduite, mais plus petite. Enedis a également déployé des câbles haute tension sur le plafond de la galerie technique. Enfin, Enertherm qui gère une grande partie du réseau d’eau glacé et du chauffage de La Défense en a aussi profité pour y mettre ses tuyaux, mais sur le toit de la galerie.

Un chantier qui a fait face à des contraintes techniques mais aussi à la crise sanitaire du Coronavirus. « Ce projet a cumulé toutes les complexités techniques, de phasage et de coordination, avec de surcroît les précautions qu’il a fallu prendre en raison de la pandémie de Covid-19 », explique Raphaël Piat, responsable des services techniques de Sénéo.

La réalisation d’une soudure entre deux éléments de la conduite – DR

Après un important travail d’études et de sondages nocturnes réalisés à partir de 2018, Sénéo a dû réaliser ses travaux en limitant le plus possible les fermetures de voiries. Cela s’est passé notamment par deux opérations « coup de poing ».

La première s’est déroulée en seulement quatre jours. Sénéo a dévoyé la conduite à hauteur de la zone stratégique du Cnit. « Pilotage du terrassement, pose, ajustage, soudure, protection et remblayage des conduites à seulement une dizaine de centimètres d’un bracon, l’une des plus importantes infrastructures en béton qui assure la résistance du Cnit », indique Sénéo.

La seconde opération, la plus importante et surtout symbolique a été le raccordement de l’ancienne conduite, toujours en eau, avec le nouveau tronçon en quatre jours également. Cette opération réalisée à la fin 2020 a mobilisé une trentaine d’ouvriers de l’entreprise Axeo TP (filiale de Suez sélectionnée pour réaliser ces travaux), par tranche de 24 heures à plusieurs mètres de profondeur et en pleine terre.

« Ce chantier a été une belle expérience humaine et technique en même temps qu’une opération hors norme compte tenu du diamètre de la canalisation, du contexte sanitaire et des plannings très restreints », confie pour sa part Zaky Karoun, directeur de l’agence de Vitry-sur-Seine d’Axeo TP.

La galerie longue d’une centaine de mètres reçoit la conduite d’eau de Sénéo (en noire) mais aussi du Sédif (en bleu) et des câbles haute tension d’Enedis (au plafond) – DR

Petit aux manettes de la mue d’Aurore

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L'entreprise Petit mène le chantier de restructuration de la tour Aurore - Defense-92.fr

Elle était à l’abandon depuis une vingtaine d’années et désormais elle a repris une vie. La tour Aurore construite au début des années 70 a entamé depuis l’année dernière un important chantier de restructuration. Pour redonner un second souffle à Aurore, son nouveau propriétaire, l’investisseur Aermont a confié la transformation à l’architecte Jean-Paul Viguier. Le pavillon qui hébergera tous les services du gratte-ciel avec notamment un restaurant, un drugstore, un auditorium ou encore un espace de coworking a lui été imaginé par le cabinet Sisto Studios.

La surélévation d’Aurore et la création de ce pavillon permettra d’augmenter significativement la surface de l’ensemble immobilier à 38 900 mètres carrés dont 32 800 mètres carrés dédiés aux bureaux. Les deux bâtiments seront reliés par une rue intérieure qui fera office de hall d’accueil commun.

Le pavillon de la tour Aurore abritera tous les services du gratte-ciel – Defense-92.fr

Mené par Petit, une filiale du groupe Vinci, le chantier d’Aurore a débuté il y a déjà plus d’un an. Les premiers mois de travaux ont porté sur la destruction de l’ancien immeuble BNP, qui va être remplacé par le pavillon d’une quarantaine de mètres de haut, pour huit étages. L’édification du pavillon composé d’une structure en acier représentant 1 080 tonnes d’acier et 2 000 mètres cubes de béton a désormais bien avancé.

Un étage de la tour Aurore qui n’a pas encore été aménagé – Defense-92.fr

Aujourd’hui la tour Aurore s’est habillée d’une bonne partie de sa façade qui fait écho à l’ancienne avec ses allèges. En tout, ce sont 15 790 mètres carrés sans compter les 3 980 mètres carrés de façade pour le pavillon qui vont être posés. Le building jusque-là haut de 110 mètres pour 29 étages va commencer à en gagner six de plus. Une étape du chantier qui va avancer plutôt vite et devrait s’achever fin mai. Ce gain en hauteur et la reconstruction du noyau central, véritable colonne vertébrale du bâtiment où se trouvent ascenseurs et escaliers va nécessiter plus de 4 300 mètres cubes de béton, 390 tonnes de charpente métallique et 309 tonnes d’acier.

Un duplex de la tour Aurore – Defense-92.fr

« Le manque de place c’est ça la plus grande difficulté. Nous n’avons que 200 mètres carrés d’espace de stockage, confie Sébastien Marciniak, directeur de projets, chez Petit. La prouesse c’est aussi le délai. C’est un chantier qui va se faire en deux bonnes années. L’objectif c’est de terminer au printemps 2022 ».

Sur le chantier d’Aurore ce sont 170 ouvriers qui y travaillent actuellement. « En pointe on va monter à 250 et 300 ouvriers », précise Sébastien Marciniak. A cela s’ajoute l’encadrement (chefs de chantier, conducteurs de travaux…) du chantier soit une grosse vingtaine de personnes. La grue du chantier doit partir fin juin lorsque la tour aura gagné ses nouveaux étages et que le noyau aura été entièrement reconstruit.

Durant les six derniers mois avant la livraison d’Aurore, de nombreux essais de sécurité incendie seront menés et les aménagements intérieurs du building et du pavillon seront alors peaufinés.

Un étage de la tour Aurore en cours d’aménagement – Defense-92.fr