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Jeudi de l’Ascension : les enseignes du Westfield 4 Temps et du Cnit seront ouvertes ce jeudi 14 mai

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Les enseignes du Westfield Les 4 Temps et du Westfield Cnit seront ouvertes pour ce jour de l’Ascension - Defense-92.fr

Pour certains ce sera un long weekend de quatre jours et pour d’autres un simple jour férié. Les centres commerciaux Westfield Les 4 Temps et Westfield Cnit seront ouverts ce jeudi 14 mai, jour de l’Ascension, de 10 heures à 20 heures.

Au Westfield Les 4 Temps, l’hypermarché Auchan sera ouvert de 9 heures à 20 heures (le service de livraison sera fermé) et l’Apple Store entre 11 heures et 19 heures. Au Dôme et à la Clairière, les restaurants gardent leurs horaires habituels, à savoir de 10 heures à 23 heures, de même pour le cinéma UGC, qui proposera des séances toute la journée (les horaires sont à retrouver sur le site ugc.fr). La salle d’arcade, La Tête dans les Nuages sera ouverte entre 10 heures et 23 heures.

Du côté du Westfield Cnit, la Fnac sera ouverte de 10 heures à 19 heures, le Monoprix (pas de service de livraison) de 10 heures à 19 heures, la boutique Nespresso également entre 10 heures et 19 heures, le Decathlon de 9h30 à 20 heures et le Carrefour City de 9 heures à 20 heures.

Dans la gare RER de La Défense, le Carrefour City sera ouvert pour entre 9 heures et 20 heures.

Enfin, au Faubourg de l’Arche, le Monoprix sera accessible de 9 heures à 20 heures et le service de livraison sera fermé.

Délaissant son 12, la tour Opus va s’offrir une nouvelle jeunesse

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Les services de la tour Opus vont être entièrement rénovés - Defense-92.fr

C’est l’un des plus vieux gratte-ciels du quartier d’affaires de La Défense. Érigée au début des années 70 selon les plans des architectes Jean Dubuisson et Jean-Pierre Jausserand, la tour PB12 (c’est son nom de code), qui a abrité des bureaux du Crédit Lyonnais jusqu’au début des années 2000 avant de subir une lourde restructuration menée par le tandem Cogedim et Bouygues Construction, va de nouveau se mettre au goût du jour.

BNP Paribas Asset Management (AM), l’ex-AXA IM, vient d’enclencher la modernisation du building, dont la fin des travaux, menés par le groupe Legendre, est attendue au second semestre 2027. Pour donner un nouveau souffle à cette tour directement connectée à l’esplanade, l’asset manager d’Opus 12 s’est entouré du cabinet Valode & Pistre, déjà à la manœuvre lors de la première restructuration entre 2002 et 2004, ainsi que du spécialiste de l’aménagement Saguez & Partenaires.

Vingt ans après sa grande transformation, la tour Opus 12, rebaptisée simplement Opus, va adopter les standards actuels des immeubles de bureaux, sans toucher à sa façade. Pas de révolution pour ce projet donc, mais de nouveaux services vont être ajoutés. Opus va également davantage s’ouvrir sur l’extérieur.

Le socle d’Opus va ainsi évoluer, délaissant un peu son aspect minéral pour adopter une allure plus chaleureuse. Le hall et le vaste patio du bâtiment vont être repensés, tandis que la conciergerie, l’espace fitness et le business center seront également revus.

Le hall de la tour Opus va être entièrement repensé – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire

L’offre de restauration sera, elle aussi, totalement repensée. Deux nouveaux restaurants vont prendre place au rez-de-dalle d’Opus. Le « Rift » viendra remplacer l’ancien centre Point Vision, occupé auparavant par la galerie des projets de l’Epadesa, devenue Paris La Défense (ex-Epad), qui avait implanté son siège sur deux étages de la tour. Le restaurant s’ouvrira sur l’extérieur avec un petit jardin aménagé du côté de la place de la Pyramide. Le restaurant « Solé » viendra, lui, se nicher à l’étage supérieur. Le niveau -1 sera, quant à lui, dédié au restaurant « Le Ledge ».

Au sommet d’Opus, le vingt-sixième étage de bureaux sera transformé. Le Twenty-Six y sera aménagé, avec un skybar et une terrasse végétalisée de 275 mètres carrés.

Le patio sera également entièrement rénové – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire

Un business club est également projeté au sommet, avec cinq salles de réunion accessibles à l’ensemble des occupants du bâtiment, dont une salle d’une capacité de vingt-cinq personnes bénéficiant d’un accès direct à la terrasse.

Opus va également conserver ses espaces de mobilité. Le building intègre à sa base un parking de 139 places ainsi que 84 emplacements pour les vélos.

Cette refonte du building va également permettre de remplacer d’anciens équipements techniques, comme des modules CTA, et d’améliorer les performances énergétiques de l’édifice.

Un nouveau restaurant sera aménagé au sommet de la tour – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire

Avec tous ces nouveaux espaces, les propriétaires d’Opus espèrent bien conserver les actuels locataires (Attijariwafa Bank, Albioma, Deloitte, Deodis, Moody’s, Yara…), qui resteront durant les travaux, mais aussi en attirer d’autres afin de remplir les quelque 11 000 mètres carrés d’espaces de travail vacants dans ce bâtiment d’environ 34 000 mètres carrés (dont près de 30 000 mètres carrés de bureaux), réparti sur vingt-six étages et quatre niveaux en infrastructure.

Une terrasse sera également créée au dernier niveau du building – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire

Un groupe d’investisseurs donne sa vision pour La Défense en 2050

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Un groupe de cinq investisseurs a dessiné l’image de La Défense en 2050 - MaudCaubetArchitectes / myluckypixel

Quinze grandes mesures pour éviter le déclin du quartier d’affaires. Quelques mois après la présentation de l’étude choc de Deloitte, portée par l’AUDE (l’Association des utilisateurs de La Défense), cinq grands investisseurs représentant près de 15 % des actifs du quartier ont révélé leur vision pour 2050.

Réuni sous la bannière « La Défense 2050 », ce groupement, composé d’Allianz France, Axa IM Alts, Groupama Immobilier, Société Générale et Unibail-Rodamco-Westfield, a présenté quinze propositions pour redynamiser le plus grand quartier d’affaires d’Europe d’ici à 25 ans. « Nous avons investi cinq milliards d’euros à La Défense au cours des dix dernières années », affirme Roland Cubin, directeur général délégué chez Groupama Immobilier. De quoi affirmer publiquement leur poids et envoyer un message aux décideurs publics.

Pour dépasser la monoactivité des bureaux et revitaliser le quartier, l’étude propose de créer deux pôles européens d’excellence : l’un centré sur l’intelligence artificielle, l’autre sur le climat et les énergies vertes, à l’image du « Campus Cyber » dédié à la cybersécurité, inauguré en 2022. Pour accompagner l’implantation de grandes écoles et centres de formation, l’étude envisage 115 000 mètres carrés de résidences étudiantes, des espaces de restauration, des lieux d’apprentissage partagés, des zones festives, des installations sportives, un incubateur spécifique au quartier et une marque « Campus La Défense » afin d’attirer des universités étrangères.

Les cinq investisseurs espère la mise en place un dialogue public-privé dans le cadre des nouvelles instances : Conseil de développement de La Défense, Atelier des territoires et une voix consultative au conseil d’administration de Paris La Défense.

Considérée comme l’une des plus strictes au monde, la réglementation incendie est perçue comme un frein par les investisseurs, qui réclament un assouplissement des règles, notamment sur les distances entre escaliers, l’élargissement des missions des agents SSIAP au gardiennage et à la maintenance, ou encore l’autorisation de nouveaux matériaux en IGH avec un sprinklage.

Le groupement souhaite également convaincre le législateur de simplifier la réglementation et d’établir une réglementation environnementale spécifique (RE 2020) pour les Immeubles de Grande Hauteur (IGH), en prenant en compte l’impact carbone de l’excellente desserte de La Défense. Il plaide aussi pour une fiscalité écologique incitant à la restructuration des tours plutôt qu’à leur démolition-reconstruction.

Une vision du réaménagement du parvis voulue par Christian de Portzamparc – 2Portzamparc / myluckypixel

Alors que le taux de vacance avoisine actuellement près de 14 %, le groupement estime qu’il faudrait convertir 275 000 mètres carrés de bureaux en nouveaux usages sur dix ans, notamment en hôtellerie, enseignement supérieur ou encore en offres de loisirs et commerces. « Le taux de vacance est une opportunité. La vacance permet d’envisager une mutation et une évolution des usages », estime le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.

Les investisseurs plaident donc pour une simplification des autorisations administratives afin de favoriser la transformation des bureaux vers d’autres usages et encourager « toutes formes d’expérimentations ». Une vieille chimère qui revient régulièrement sur le devant de la scène, mais qui n’a jamais été mise en œuvre dans le cœur historique du quartier, même si en périphérie de La Défense, des bureaux ont déjà été transformés en logements, notamment à Courbevoie.

Une idée forcement partagée par le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense, Georges Siffredi. « Il faut embarquer l’État avec nous. Nous devons adapter certaines règles fiscales. La vente de charges foncières, à terme, ne sera plus suffisante », estime-t-il. « Il faut une loi d’exception pour La Défense. Nous ne pouvons pas nous limiter aux règles d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU) intercommunal. Nous espérons un texte de loi au plus tard en septembre. Il nous faut un nouveau cadre réglementaire, un règlement d’urbanisme adapté, et pourquoi pas d’autres ajustements fiscaux et budgétaires pour Paris La Défense », ajoute-t-il.

« L’État a reçu le message cinq sur cinq. Il prendra sa part dans la transformation de La Défense », a assuré Alexandre Brugère, promettant « l’intérêt personnel » du Premier ministre François Bayrou et de la présidence de la République pour le sujet. « Le modèle de La Défense est d’être décentralisé. Il ne s’agira pas d’installer un ministère de La Défense. La Défense est gérée par les élus locaux », rajoute le préfet.

Pour éviter que des « fonds vautours » ne s’emparent d’actifs vieillissants ou que des gratte-ciels ne se dégradent, Paris La Défense envisage la création d’une foncière. « Une intervention foncière publique pourrait faciliter les opérations de reconversion », confie Pierre-Yves Guice, directeur de Paris La Défense.

Avec cette vision, les changements les plus spectaculaires passeraient par une transformation profonde de l’axe historique. De la Seine au pied de la Grande Arche, quatre cabinets d’architectes ont imaginé une dalle plus verte et plus accueillante. « Cette vision n’est pas un projet », prévient cependant Roland Cubin.

Christian de Portzamparc propose de percer le parvis pour créer un vaste puits de lumière vers la gare de La Défense, accompagné d’un verdissement de la dalle. Un projet ambitieux dont le coût pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros. « N’ayons pas peur des chiffres », relativise Roland Cubin, qui estime le coût plus modéré.

Christian de Portzamparc envisage d’ouvrir le parvis de La Défense – 2Portzamparc / myluckypixel
Avec cette proposition, la gare de La Défense s’ouvrirait magistralement sur le parvis – 2Portzamparc / myluckypixel

De son côté, le cabinet Syvil Architectures imagine « Le Forum », un espace situé à l’emplacement de l’ancien rond-point historique de La Défense. L’actuel patio verrait sa surface tripler pour atteindre 9 000 mètres carrés. Réparti sur trois niveaux, ce forum serait connecté par des liaisons en pente douce et des jardins en cascade.

Syvil Architectures propose « Le Forum » – Syvil architectures -/ myluckypixel
Ce forum serait connecté par des liaisons en pente douce et des jardins en cascade – Syvil architectures -/ myluckypixel

Alors que Paris La Défense s’apprête à lancer son projet du « Parc » conçu par Michel Desvignes pour végétaliser l’esplanade, l’Atelier Soil propose une version encore plus verdoyante.

L’Atelier Soil propose une version verdoyante de l’esplanade – Atelier SOIL / myluckypixel
Alors que Paris La Défense s’apprête à lancer son projet du « Parc » signé Michel Desvignes, l’Atelier Soil en propose une version plus verdoyante – Atelier SOIL / myluckypixel

Enfin, Maud Caubet et son cabinet souhaitent reconnecter La Défense à la Seine avec la création de quais piétons sur les berges du fleuve. Peu accueillants actuellement, ces espaces bénéficieraient d’une passerelle dédiée aux circulations douces, recouvrant une partie du pont.

Maud Caubet aimerait transformer les bords de Seine et poser une passerelle piétonne par-dessus le pont de Neuilly – MaudCaubetArchitectes / myluckypixel
Maud Caubet projette de poser une passerelle piétonne sur le pont de Neuilly – MaudCaubetArchitectes / myluckypixel

Une seule de ces visions pourrait voir le jour. « Il faut accepter d’être sobre et modeste dans l’espace public. Ces propositions sont des inspirations qui nourrissent des réflexions sur l’avenir », nuance Pierre-Yves Guice.

« Plus que jamais, nous croyons en l’avenir de La Défense. À ceux qui pensent que La Défense est en déclin, je dirais que son histoire ne fait que commencer. Le potentiel de transformation est absolument exceptionnel », s’enthousiasme Roland Cubin.

La Défense 2050 - DP

Un piéton décède après avoir été percuté par un VTC sur le quai du Président Paul Doumer à Courbevoie

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Un véhicule de pompier - Defense-92.fr

Le choc, particulièrement violent, ne lui a laissé aucune chance. Un homme de 64 ans est décédé dans la nuit de lundi à mardi après avoir été heurté par un VTC au pied des tours de La Défense, rapporte Le Parisien.

C’est vers minuit que le sexagénaire aurait surgi d’un bosquet sur le quai du Président Paul Doumer à Courbevoie, juste avant le pont de Neuilly, au niveau d’une bifurcation vers le tunnel de Nanterre – La Défense (A14). Un secteur particulièrement hostile aux piétons, où très peu d’espaces leur sont d’ailleurs accessibles. Le chauffeur, qui circulait en direction de Suresnes, n’aurait pas pu éviter l’homme et l’aurait percuté de plein fouet.

Une fonctionnaire de 33 ans du commissariat de Courbevoie, qui circulait juste derrière après avoir achevé sa journée de travail, s’est alors arrêtée sur les lieux de l’accident pour prodiguer les premiers secours à la victime, précise Le Parisien.

Mais l’homme n’a pas survécu à ses blessures. Son décès a été constaté à 0h29 par les pompiers intervenus sur place quelques minutes plus tard. Selon une source policière citée par Le Parisien, la victime pourrait être un sans-abri.

Le chauffeur du VTC, âgé de 35 ans, a été placé en garde à vue après l’accident. Les dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants se sont révélés négatifs, ajoute Le Parisien.

Le Zoo Art Show prolonge son expérience à La Défense jusqu’à la fin de l’année

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Le Zoo Art Show est prolongé jusqu’à la fin de l’année - Defense-92.fr

Le Zoo Art Show va continuer de vous immerger dans la culture de l’art urbain. Ouvert en juin 2025 au cœur d’un immeuble de bureaux du quartier d’affaires en attente de rénovation, le musée éphémère Zoo Art Show va une nouvelle fois être prolongé jusqu’à la fin de l’année 2026, après une première extension qui devait s’achever au début de l’été.

« On est très heureux de prolonger l’aventure. C’est une très bonne nouvelle », s’enthousiasme Antoine Roblot, fondateur et responsable du Zoo Art Show. Fort d’avoir déjà accueilli plus de 100 000 visiteurs depuis son ouverture, le Zoo Art Show commence à devenir un lieu incontournable pour les amateurs de graff et de street art en tout genre. « Nous avons des milliers d’avis positifs », ajoute Antoine Roblot, alias le « Maréchal Panda ». Et en effet, le Zoo Art Show peut se targuer d’obtenir une note de 4,8/5 sur Google et TripAdvisor.

Antoine Roblot exclut pour le moment l’extension de son musée, qui s’étend tout de même sur 4 000 mètres carrés répartis sur quatre niveaux et auxquels des centaines d’artistes ont collaboré. Mais le lieu va continuer à vivre avec « de nouveaux artistes très costauds », ainsi que quelques collaborations avec des pointures, comme cela vient d’être fait avec l’américain Rime.

Prévu désormais jusqu’à la fin de l’année, Antoine Roblot aimerait bien aller encore au-delà. Ici, ou ailleurs dans le quartier… « Nous avons très envie de rester à La Défense », confie le « Maréchal Panda », qui envisage un nouveau lieu définitif lorsqu’il faudra partir. « Notre ambition, c’est de créer notre flagship à La Défense », admet Antoine Roblot.

Et en plus du quartier d’affaires, le Zoo Art Show va retourner d’ici la fin de l’année dans sa ville natale de Lyon, mais aussi s’installer pour quelque temps à Marseille.

Le Zoo Art Show est ouvert du mardi au dimanche. Pour réserver vos billets, ça se passe ici.

Antoine Roblot est le fondateur et responsable du Zoo Art Show – Defense-92.fr

Ces food trucks vont régaler vos papilles !

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Vingt food trucks et deux Coffee trucks ont été sélectionnés par Paris La Défense pour les saisons 2024 et 2025 - Defense-92.fr

Les revoilà ! Après quelques semaines d’absence, les food trucks reprennent leur route sur la vaste esplanade du quartier d’affaires. Paris La Défense a dévoilé les vingt food trucks et les deux coffee trucks qui vont vous régaler cette année mais aussi en 2025. Choisis en décembre dernier par un jury composé de salariés, d’étudiants et d’habitants, cette offre pléthorique va combler tous les appétits avec des spécialités mexicaines, vénézuéliennes, thaïlandaises, africaines, italiennes, marocaine, anglaises, et bien sûr françaises.

Cette année, neuf nouveaux food trucks font leur apparition dans le quartier d’affaires : Aji Dulce (cuisine vénézuélienne), Aroma Food (mélange afro-caribéen), Chweet (fusion caribéenne-africaine-asiatique), El Camion (spécialités mexicaines), Holy Thaï (plats thaïlandais), Paradox Urban Smoker (viandes fumées cuites à basse température), Sanga Totem (bowls d’Afrique centrale), Savane & Mousson (fusion des cuisines d’Afrique et d’Asie) et Thaï at home (spécialités thaïlandaises).

Les habitués des food trucks de La Défense pourront retrouver au cours des deux prochaines années les crêpes de Chez Zaz, les fish and chips de Cabane Cap Cod, les tajines de Doda Truck, les grillades béninoises de Chachenga, le poulet croustillant de Krispy Korean Chicken, les burgers revisités de La Fourgonette, la paëlla du chef du Tapas Truck, les wraps XXL chez Le Trotter, la semoule de manioc et le poulet braisé de New Soul Food, les pizzas au feu de bois de Pizza del Popolo et les sandwichs au pain italien de Puccia.

Les vingt food trucks ne sont évidemment pas présents tous les jours au pied des tours de La Défense. Ils sont à retrouver selon un système de rotation quotidien. Huit food trucks sont à découvrir chaque jour du lundi au vendredi entre 11h30 et 14h30 à travers quatre emplacements de La Défense. Deux sont installés à La Grande Arche, deux sur le cours Valmy, deux sur la place de La Défense, et deux à proximité du bassin Takis.

Et tous les matins, du lundi au vendredi dès 7h30 et jusqu’à 14h30, deux coffee trucks sont à retrouver. Streetaly stationne sur le cours Valmy, tandis que Jh & Co vous attend sur la place de La Défense, tout près de la sortie principale de la gare.

Paris La Défense retient seize candidatures pour son appel à projets Empreintes

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Paris La Défense a retenu seize candidatures pour Empreintes, l’appel à projets urbains mixtes et bas carbone - Defense-92.fr

La Défense élabore son nouvel avenir. Lancé en mars dernier au Mipim, l’appel à projets urbains mixtes et bas carbone Empreintes est entré dans sa première phase concrète, celle des candidatures retenues pour participer à la seconde phase de l’appel à projets Empreintes. Sur les trente-quatre candidatures reçues, l’établissement public a dévoilé les seize retenues pour la transformation de cinq sites du quartier d’affaires à Puteaux et Courbevoie.

Le jury, conduit par Georges Siffredi, le président de Paris La Défense et du département des Hauts-de-Seine, et composé de représentants de l’État, des collectivités concernées, des usagers et de personnalités qualifiées, a ainsi proposé de retenir ces seize candidatures.

Pour le site de la Demi-Lune

Groupement Linkcity :

  • Opérateurs immobiliers : Linkcity et Crédit Agricole Immobilier
  • Architectes/urbanistes :  AUC et Xaveer De Geyter Architects
  • Bureau d’études techniques : Ingerop
  • Spécialiste développement durable : ELAN

Groupement Unibail-Rodamco-Westfield :

  • Opérateur immobilier : Unibail-Rodamco-Westfield
  • Architectes/urbanistes :  MVRDV, DVVD architectes et Agence AME
  • Bureau d’études techniques : Setec
  • Spécialiste développement durable : Franck Boutté Consultants

Pour le site Jean Moulin

Groupement Axa Investment Managers :

  • Opérateur immobilier : AXA Investment Managers
  • Architectes/urbanistes:  PCA-Stream et Antonini Architectes & Associés
  • Bureau d’études techniques : Setec
  • Spécialiste développement durable : Alto Ingenierie

Groupement BNP Paribas Real Estate :

  • Opérateur immobilier : BNP Paribas Real Estate
  • Architectes/urbanistes :  Rogers Stirk Harbour & Partners, et AREP Architectes
  • Bureau d’études techniques : Ingerop
  • Spécialiste développement durable : EODD

Groupement Nexity :

  • Opérateur immobilier : Nexity
  • Architectes/urbanistes : Studio Gang, Lafayette, Septembre et New South
  • Bureau d’études techniques : Setec
  • Spécialiste développement durable : Zefco

Groupement Réalités :

  • Opérateurs immobiliers : Réalités et Immobel
  • Architectes/urbanistes : Archikubik, White Arkitekter et Lina Ghotmeh Architecture
  • Bureau d’études techniques : BG-21
  • Spécialiste développement durable : Franck Boutté Consultants

Pour le site Liberté

Groupement Bouygues Immobilier :

  • Opérateurs immobiliers : Bouygues Immobilier et Quartus
  • Architectes/urbanistes:  Baumschlager Eberle et Itar architectures
  • Bureau d’études techniques : Inex
  • Spécialiste développement durable : Artelia

Groupement Giboire :

  • Opérateurs immobiliers : Giboire et Aire Nouvelle
  • Architectes/urbanistes : Atelier Pascal Gontier et Coldefy
  • Bureau d’études techniques : Tractebel Engie
  • Spécialiste développement durable : ARP Astrance

Groupement Groupama Immobilier :

  • Opérateur immobilier : Groupama Immobilier
  • Architecte/urbaniste :  Chartier Dalix
  • Bureau d’études techniques : Egis
  • Spécialiste développement durable : Franck Boutté Consultants

Groupement Icade Promotion :

  • Opérateurs immobiliers : Icade Promotion, Sogeprom et Urbain des bois
  • Architectes/urbanistes :  Clément Blanchet Architecture et Christophe Rousselle
  • Bureau d’études techniques : Arcadis
  • Spécialistes développement durable : TRIBU et Biocenys

Pour le site Ségoffin

Groupement GCI :

  • Opérateur immobilier : GCI
  • Architectes/urbanistes :  Triptyque et Studios Architecture
  • Bureau d’études techniques : Ingerop
  • Spécialiste développement durable : Greenaffair

Groupement Legendre :

  • Opérateurs immobiliers : Legendre et Aire Nouvelle
  • Architecte/urbaniste :  NP2F
  • Bureau d’études techniques : Tractebel
  • Spécialiste développement durable : SOLER IDE

Groupement Pitch Immo :

  • Opérateurs immobiliers : Pitch Immo et GA Smart Building
  • Architecte/urbaniste :  Alfonso Femia
  • Bureau d’études techniques : CET Ingénierie
  • Spécialiste développement durable : ELIOTH by Egis

Groupement Sogeprom :

  • Opérateurs immobiliers : Sogeprom et REI Habitat
  • Architecte/urbaniste :  Lina Ghotmeh
  • Bureau d’études techniques : Setec
  • Spécialiste développement durable : Milieu

Pour le site Gambetta

Groupement Bellevilles :

  • Opérateur immobilier : Bellevilles
  • Architecte/urbaniste :  Moon Architecture
  • Bureau d’études techniques : High Six
  • Spécialiste développement durable : Lab Ingénierie

Groupement Watel AM :

  • Opérateur immobilier : Watel AM
  • Architecte/urbaniste :  Office Muto
  • Bureau d’études techniques : Vestack
  • Spécialiste développement durable : EVERWATT

« La qualité des candidatures que nous avons reçues témoigne de l’intérêt croissant des opérateurs en matière d’immobilier bas carbone et innovant. La solidité des groupements et la diversité des profils nous permettent d’espérer des projets à la hauteur de nos ambitions. Empreintes permet de renouer avec l’esprit pionnier du quartier d’affaires et d’inventer des projets immobiliers et urbains en phase avec les impératifs climatiques actuels », indique Georges Siffredi.

Après cette première phase, les groupements vont pouvoir réellement plancher sur leurs projets jusqu’à mi-2023 pour les sites Ségoffin et Jean-Moulin et jusqu’à la fin de l’année prochaine pour les autres. C’est à ces deux échéances que le jury sélectionnera alors un groupement pour chacun des sites.

Seize ans après le Plan de Renouveau de Nicolas Sarkozy, -qui était alors en 2006 le président de l’Epad, l’ancien aménageur du quartier-, Paris La Défense entend redonner un nouveau souffle, plus vert et écolo cette fois-ci au quartier d’affaires. « Exemplarité environnementale, contribution à la vie de quartier, pérennité et innovation technique en sont le fil rouge », promet Paris La Défense avec son appel à projets Empreintes.

Hôtel, bureaux, commerces, hébergement et rooftop événementiel : Odyssey, un complexe innovant pour La Défense

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Le projet Odyssey se composera de trois tours - L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio

C’est l’un des projets les plus importants de l’histoire de La Défense que Primonial REIM France s’apprête à lancer. L’ensemble des Miroirs érigé du côté de Courbevoie au tout début des années 80 par le célèbre promoteur Christian Pellerin va bientôt s’effacer. A la place de ce bâtiment occupé partiellement par Saint-Gobain jusqu’au début de l’année dernière, Primonial REIM France, projette de bâtir un projet se voulant « résolument urbain et humain », afin de s’inscrire parfaitement dans « la stratégie territoriale et durable » de Paris la Défense et de la ville de Courbevoie, et qui entend « pousser les limites des standards actuels ».

Un complexe inédit qui sera précurseur pour La Défense à plusieurs égards en matière d’architecture, de construction, mais aussi d’engagements environnementaux. D’abord sur l’aspect architectural. Pour la première fois dans l’histoire du quartier d’affaires, deux femmes architectes vont signer chacune un bâtiment dans cet univers très masculin. L’autre point novateur sera la mixité du projet et la faculté de ce projet à épouse « les évolutions sociales, et les attentes des utilisateurs et des riverains ». Ce complexe baptisé « Odyssey » va abriter sur environ 130 000 mètres carrés utiles, des bureaux, un hôtel, des hébergements, des commerces, des services et restaurants et même un rooftop accessible à tous, ou « chaque destination sera mutualisée, ouverte et inclusive ». « Nous avons appelé ce projet Odyssey car c’est une invitation au voyage », assurent les développeurs du projet.

Le socle des trois tours sera vivant et s’ouvrira avec des commerces et restaurants sur près de 5 800 mètres carrés – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio

Odyssey s’articulera autour d’une vaste place centrale ouverte au public et avoisinant les 3 900 mètres carrés imaginée par le paysagiste belge Bas Smets pour s’adapter selon les cycles de la journée et proposer différents usages (terrasses, animations éphémères). Trois tours borderont l’espace, se voulant être un véritable lieu de vie, une place de village.

Un projet composé de trois tours : « O/ », « D/ » et « C/ »

Les tours prendront les noms de « O/ », « D/ » et « C/ », qui dits phonétiquement en anglais forment le mot Odyssey. « Faire que les trois bâtiments distincts fonctionnent mieux ensemble que séparément, notre collaboration entre architectes repose sur ce dialogue », disent, conjointement, les trois architectes.

Le projet Odyssey pourrait voir le jour pour le début de l’année 2026 – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio

« O/ », la première a été imaginée par Jean‑Luc Crochon le fondateur de Cro&Co Architecture, à l’origine de Trinity. Culminant à 170 mètres environ, le bâtiment de 33 étages totalisera 62 000 mètres carrés. En son socle seront aménagés sur près de 3 400 mètres carrés, des commerces mais aussi et surtout l’offre de restauration de l’ensemble du projet. Pour Odyssey, Primonial REIM France entend casser les codes du traditionnel Restaurant Inter-Entreprises (RIE) à la faveur d’un grand food court ouvert à tous.

42 000 mètres carrés de bureaux seront aménagés dans les deux-tiers du building jusqu’au vingtième étage. L’immeuble sera doté de grandes loggias et de balcons ouverts sur l’extérieur. Au-dessus, dans un prisme de verre d’une petite dizaine d’étages on retrouvera un hôtel à trois ou quatre étoiles de 13 000 mètres carrés pouvant accueillir entre 280 et 350 chambres selon l’enseigne qui sera choisie « en cohérence avec l’esprit communautaire du projet ». Enfin un vaste rooftop de 3 500 mètres carrés dominera l’édifice. Sur quatre niveaux il abritera restaurants et bars ainsi qu’une immense terrasse de plus de 500 mètres carrés. L’espace sera accessible librement, aussi bien aux clients de l’hôtel, aux salariés du complexe qu’au public extérieur.

Deux femmes architectes pour Odyssey, une première à La Défense

Le bâtiment « D/ » a été conçu par Nayla Mecattaf de CroMe Studio. Avec ses 12 200 mètres carrés répartis sur vingt niveaux il sera le plus petit des trois immeubles. Si ce n’est pas sa hauteur qui le distinguera (110 mètres environ), ce sont bien ses duplex, ses balcons, ses loggias et surtout son usage évolutif. L’édifice sera facilement réversible et pourra abriter des bureaux pour petites entreprises ou des hébergements de courte durée. Pour l’heure les développeurs du projet n’ont pas encore décidé de son exploitant, mais « D/ » sera résolument mixte.

Trois architectes collaborent dans le projet Odyssey – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio

Le bâtiment « C/ », dont les 57 300 mètres carrés seront entièrement dévolus à des espaces de travail sera certainement le plus visible. Sorti de l’imagination de Jeanne Gang, de l’agence Studio Gang, en collaboration avec Crome Studio, il dominera le complexe du haut de ses 190 mètres. L’architecte américaine, auteur de plusieurs tours emblématiques notamment à Chicago, a dessiné un bâtiment aux formes arrondies où chacun des 42 étages sera encerclé d’un balcon filant alliant des largeurs évolutives arboré de végétaux. Pour donner vie à cette tour, l’architecte a fait s’épouser, à plusieurs des niveaux, les balcons afin de former des espaces alternatifs, en proue, permettant une grande palette d’usages collectifs.

L’espace public sera fortement repensé. La passerelle Iris enjambant le boulevard circulaire depuis le pied des tours CB21 et Saint-Gobain sera reconfigurée. Deux grands escaliers situés au pied des trois tours s’ouvriront vers Courbevoie, au niveau de la rue d’Alsace. Des ascenseurs ouverts au public seront aussi installés. Le socle des trois tours sera vivant et s’ouvrira avec des commerces et restaurants sur près de 5 800 mètres carrés.

Un vaste rooftop de 3 500 mètres carrés dominera l’hôtel – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio

L’approche environnementale est tout aussi innovante. Au-delà des labels et certifications d’excellence qu’il visera (« HQE Bâtiment Durable », « BREEAM WELL », « R2S » et « WIRED SCORE »), les concepteurs et investisseurs ont mis en place un monitoring carbone permettant de quantifier et d’influencer chacune des décisions de conception, au-delà de leur coût, ou de leur consommation énergétique. C’est ainsi que chaque élément programmatique est conçu pour servir au plus grand nombre, sur des plages élargies d’exploitation, cette chronotopie permettant de réduire les mètres carrés construits pour un même besoin, surtout dans un environnement de mixité et de diversité des usages. Côté chantier, plus de 78 % des déchets seront réemployés dans le projet ou recyclés dans des filières vertueuses.

Odyssey devrait voir le jour à l’aube de l’année 2026

Développé depuis quatre ans dans le plus grand secret par Primonial REIM France, Orfeo Développement, et BNP Paribas Immobilier, le projet Odyssey, -dont le montant de l’opération n’a pas encore été dévoilé- pourrait se concrétiser rapidement. Le permis de construire en cours d’instruction va donner lieu dès le lundi 25 octobre à une « Participation par voie électronique », une procédure qui remplace désormais les enquêtes publiques dans certains projets, celui-ci en l’occurrence. Et si le projet décroche son précieux permis de construire attendu pour le début de l’année prochaine, tout devrait alors aller très vite. Le chantier de démolition des Miroirs pourrait être lancé à la fin du premier semestre 2022. D’ici là les dernières entreprises occupantes des Miroirs feront leurs cartons comme B2V qui va s’installer en face, dans la tour Alto. Après quatre années de travaux, Odyssey devrait ainsi voir le jour à l’aube de l’année 2026.

Le projet Odyssey se composera de trois tours, haute d’environ 95, 150 et 180 mètres – Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio

Appel à projets Empreintes : Paris La Défense dévoile le lauréat du site Jean Moulin

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Le projet du site Jean Moulin devrait voir le jour d'ici 2029 - Metrochrome

L’appel à projet Empreinte révèle sa seconde équipe lauréate. Après avoir dévoilé en septembre dernier l’équipe gagnante du site Ségoffin, Paris La Défense vient de divulguer, en marge du Simi, le Salon de l’immobilier d’entreprise, le groupement lauréat du site Jean Moulin.

Pour redonner une nouvelle vie à ce site enclavé, c’est l’équipe menée par BNP Paribas Real Estate, accompagnée par Spie Batignolles Immobilier et les architectes RSHP et AREP Architectes qui a remporté la mise face à deux autres concurrents.

Véritable symbole de l’urbanisme de dalle et d’une époque du tout-voiture, le site Jean Moulin est depuis son aménagement dans les années 70 un canyon de béton, difficilement franchissable et surtout peu accueillant. Pour gommer cette cicatrice urbaine et relier au mieux les quartiers Boieldieu et Villon, le groupement propose un programme mixte, bas-carbone et horizontal.

Le groupement a imaginé un ensemble immobilier d’environ 19 000 mètres carrés venant enjamber les sorties des parkings Centre Grande Arche et Villon et connecter de façon plus douce la dalle du nouvel immeuble Altiplano à l’avenue Jean Moulin. L’axe routier perdra ainsi son aspect d’autoroute au profit d’une voie urbaine apaisée.

« Notre première ambition est de reconnecter les espaces et les activités, en facilitant les déplacements quotidiens entre Puteaux et le quartier d’affaires, en s’appuyant sur l’avenue Jean Moulin de demain », promet Stéphen Barrett, architecte associé chez RSHP.

Le projet Jean Moulin doit comporter un immeuble de bureaux tourné vers la ville de Puteaux. D’une petite dizaine d’étages et d’une superficie d’environ 10 000 mètres carrés, l’édifice sera doté d’une structure à dominante bois. Cette édifice intégrera la notion de réversibilité, assurant la flexibilité d’usage en cas d’évolution des besoins tout au long du cycle de vie de l’immeuble. Avec des plateaux divisibles grâce à deux noyaux d’accès, il pourra accueillir tous types d’occupations (espaces ouverts, bureaux individuels, coworking) et toutes sortes de structures (start-up, PME, acteurs de l’ESS, grands groupes…). L’ensemble immobilier promet de se distinguer du paysage urbain grâce à sa façade rythmée et articulée par des vides et des pleins, ainsi que par la végétalisation massive de ses toits et balcons. Trois grandes terrasses couronneront les gradins du bâtiment, offrant détente et vue panoramique. Une partie de ces terrasses sera destinée à accueillir une réserve de biodiversité.

Situé au pied de la tour Atlantique, le bâtiment voisin, d’une quinzaine de niveaux, également en ossature bois, ambitionne d’accueillir environ 200 chambres pour étudiants et jeunes travailleurs. Proposées par Studélite, les surfaces iront du studio au deux pièces. Cette résidence sera ouverte à la fois sur la dalle Altiplano et l’avenue Jean Moulin. Dans un tissu urbain particulièrement dense, la rotation du bâtiment de 45 degrés vise à minimiser les vis-à-vis avec les tours voisines et à maximiser l’apport de lumière naturelle. Les résidents bénéficieront d’une gamme étendue de services : accueil, laverie, espaces de coworking, de détente et de projection (TV, baby-foot…), cafétéria, connexion internet, prêt de petit matériel, animations (soirées, événements…) et parking à vélo. La création d’un rooftop panoramique sera étudiée afin de compléter l’offre, envisageant l’accueil d’activités maraîchères et apicoles ainsi qu’une programmation festive et culturelle pour les résidents ».

Le programme embarquera des bureaux, une résidence étudiante, une salle d’escalade mais aussi une halle gourmande – Metrochrome

Un tiers-lieu, « le Pavillon », de 250 mètres carrés, doit accueillir les acteurs locaux de la vie culturelle, solidaire et sociale de Puteaux. « Ce pavillon sera l’entrée du projet. Il fera le lien entre la ville de Puteaux et l’esplanade. Sa programmation sera imaginée par les habitants et il s’agira d’un espace pour les habitants », assure Carole de Matharel, directrice générale adjointe développement promotion grand projet mixte chez BNP Paribas Real Estate. Il serait possible d’y trouver, par exemple, un café associatif, un espace d’exposition ou encore des ateliers pédagogiques.

Une halle marchande de 1 400 mètres carrés viendra étoffer l’offre de services dans le quartier. L’entreprise basque Biltoki, associée au projet, proposera, comme avec sa halle d’Issy-les-Moulineaux, une offre mêlant commerces de bouche (de la boulangerie à l’épicerie fine) « valorisant les savoir-faire artisanaux et les produits en circuits-courts ». Sa terrasse au Sud, sur le toit du Pavillon, offrira des vues sur le paysage de Puteaux.

En plus de faire vivre l’ensemble en journée, les acteurs du projet Jean Moulin promettent un lieu animé les soirs et les week-ends. Une salle d’escalade de 840 mètres carrés, exploitée par Climbing District, doit venir dynamiser le socle du bâtiment de logements étudiants.

« Le but, c’est de montrer que l’on peut construire des immeubles différemment à La Défense, sans renier les qualités d’attractivité économique et centrale du quartier », a ajouté Pierre-Yves Guice, le directeur général de Paris La Défense.

Le projet du site Jean Moulin en est pour l’instant à ses prémices. Si tout va bien, les travaux pourraient débuter en 2026, avec pour objectif d’ouvrir le programme vers 2029, marquant ainsi le renouveau de la frange Sud-Ouest du quartier d’affaires.

Les trois autres projets d’Empreintes, « Liberté », « Gambetta » et Demi-Lune », devraient être révélés l’année prochaine, à l’occasion du Mipim. Avec son appel à projet Empreintes lancée en 2022, Pierre-Yves Guice assure ne pas vouloir « densifier le quartier à l’extrême » ni faire « fortune en charge foncière », mais plutôt reconvertir des friches routières et « produire des démonstrateurs ».

L’ensemble de 19 000 mètres carrés promet d’être bas-carbone avec une structure majoritairement en bois – Metrochrome

 

City One ferme définitivement le Toit de la Grande Arche

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Le Toit de la Grande Arche a fermé définitivement ses portes - Defense-92.fr

Une fin brutale pour le Toit de la Grande Arche. Après six années d’ouverture, le Toit de la Grande Arche, le plus célèbre des rooftop de La Défense a définitivement fermé ses portes ce vendredi 28 avril, a indiqué son exploitant City One.

« Nous regrettons fortement cette situation et nous fermons le Toit malgré nous, à un an des Jeux Olympiques Paralympiques, mais avec le sentiment du travail accompli. Nous recevons déjà des témoignages de clients déçus, le toit avait réussi à se faire une place dans le paysage culturel du Grand Paris », indiquent dans un communiqué Nicolas Lixi, le président du groupe City One et Corinne de Conti, la présidente du Toit de la Grande Arche.

Perché au 35ème étage de l’Arche de La Défense, le rooftop offrait une vue inédite sur la capitale, son axe historique et sa Tour Eiffel. Il avait ouvert en 1989 au moment de l’inauguration de ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires voulu par François Mitterrand. Le Toit avait déjà fermé en 2010, officiellement pour « des raisons de sécurité » et à cause de la panne des ascenseurs panoramiques. A l’issue d’importants travaux lancés par l’État, le propriétaire d’une grande partie du bâtiment, dont son Toit, l’espace avait rouvert le 1er juin 2017 avec City One, le nouvel exploitant.

En plus d’accueillir des touristes sur son belvédère et pont promenade, le Toit de la Grande Arche offrait à ses visiteurs un lieu culturel où était organisées de nombreuses expositions photographiques signées au fil des années par Daniel Angeli, Nikos Aliagas, Yann Arthus-Bertrand, Matthieu Ricard et dernièrement Jean-Gabriel Barthélemy. Un restaurant était également là pour régaler. Tous les étés des afterworks étaient par ailleurs proposés aux fêtards. Ces six dernières années une multitude d’événements ont été organisés avec entre autres une patinoire et une ferme pédagogique. Le groupe Indochine y avait également tourné son clip « Un été français » et Bob Sinclar avait donné un concert inédit pout le 14 juillet 2019. City One misait également sur de nombreux événements BtoB et BtoC.

Mais les six dernières années n’ont pas été faciles. City One a dû affronter plusieurs difficultés dont la crise sanitaire en 2020 qui a stoppé net le tourisme mondial. Mais ce n’est pas tout. Asphyxié d’une perte d’environ un million d’euros, City One a eu beaucoup de mal à rendre viable financièrement le Toit à cause des très importantes charges d’exploitation. « Ce lieu unique cumule les dispositifs de sécurité d’Immeuble de Grande Hauteur (IGH) et d’Établissement Recevant du Public (ERP), rendant ainsi les cahiers des charges de la sureté et de la sécurité, de l’entretien, de la maintenance des ascenseurs panoramiques pour ne citer que quelques exemples, excessivement contraignants et par conséquent très onéreux sans bénéficier d’aucune aide », explique City One, affirmant n’avoir jamais bénéficié de subventions publiques.

« Des exploitants privés ne peuvent supporter de tels coûts quotidiens et des cahiers des charges si contraignants que tout événement devient un casse-tête à organiser, et décourage de nombreuses initiatives qui voient le jour ailleurs », estiment Nicolas Lixi et Corinne de Conti pour qui « la situation n’était plus tenable dans ces conditions », surtout sans l’apport d’une aide économique extérieure venant notamment de l’Etat.

Une fermeture brutale et surprise, d’autant que les touristes semblaient enfin de retour après deux années de Coronavirus. « Si des négociations ont été initiées à notre demande pour envisager une participation financière de notre bailleur et, ou de l’État pour maintenir ce lieu ouvert, elles n’ont malheureusement pas abouti », rajoutent Nicolas Lixi et Corinne de Conti sans apporter de précision sur le devenir des 53 salariés qui travaillaient sur le Toit.

Cette seconde fermeture, treize ans après la précédente est un coup dur pour le plus grand quartier d’affaires d’Europe, au moment où la France et Paris retrouvent leurs touristes venus des quatre coins du monde. En attendant une potentielle réouverture du Toit avec un nouvel exploitant, il est toujours possible de grimper sur les deux autres rooftop publics de La Défense : celui du bar de l’hôtel Meliá et celui de l’hôtel Mama Shelter.