8 C
Courbevoie
dimanche 18 janvier 2026
- Publicité -
Accueil Blog

Municipales 2026 : comment s’inscrire sur les listes électorales ?

0
Pour voter aux municipales de mars 2026, il faut être inscrit sur les listes électorales - Defense-92.fr

Les élections municipales approchent et vous n’êtes pas encore inscrit sur les listes électorales parce que vous venez de déménager ? Il ne vous reste plus beaucoup de temps ! Pour pouvoir voter lors des scrutins prévus les 15 et 22 mars 2026, il est impératif d’être inscrit sur les listes électorales de la commune dans laquelle vous résidez ou avec laquelle vous avez un lien reconnu par la loi.

Plusieurs échéances sont à respecter. L’inscription en ligne est possible jusqu’au mercredi 4 février, tandis que les inscriptions en mairie devront être effectuées au plus tard le vendredi 6 février. Le premier tour de scrutin se tiendra le 15 mars, suivi d’un éventuel second tour dans votre ville le 22 mars.

Pour s’inscrire, il faut disposer du droit de vote, c’est-à-dire être âgé d’au moins 18 ans la veille de l’élection, être de nationalité française et jouir de ses droits civils et politiques. L’électeur doit également justifier d’un lien avec la commune d’inscription, que ce soit par son domicile principal, sa qualité de contribuable ou celle de gérant de société.

La démarche nécessite la présentation d’un document d’identité en cours de validité (carte nationale d’identité ou passeport), ainsi qu’un justificatif attestant du lien avec la commune, comme une facture récente pour le domicile (électricité, box internet…).

Les ressortissants de l’Union européenne peuvent également s’inscrire sur les listes électorales complémentaires de leur mairie afin de participer aux élections municipales et aux élections européennes. Ils doivent, en complément, fournir une déclaration sur l’honneur précisant leur situation électorale, démarche qui peut être réalisée en ligne. Ils peuvent donc voter aux élections municipales, mais pas aux autres scrutins, notamment les élections départementales, régionales, législatives, présidentielles ou les référendums nationaux.

Pour les jeunes atteignant la majorité, l’inscription est en principe automatique à 18 ans pour les Français ayant accompli le recensement citoyen dès l’âge de 16 ans. En revanche, en cas de recensement tardif ou non effectué, une inscription volontaire reste indispensable pour pouvoir voter.

Si vous avez déjà voté lors des dernières élections (celles de 2024) et que vous n’avez pas déménagé, vous êtes en principe inscrit sur les listes électorales. Toutefois, un changement de bureau de vote est possible en cas de remaniement. Vous pouvez vérifier en quelques secondes votre inscription et connaître votre bureau de vote sur le site service-public.gouv.fr.

Un guide pour l’inscription est proposé sur le site Info.gouv.fr.

La Société Générale acte une forte réduction du télétravail

0
La Société Générale entérine le passage à un seul jour de télétravail par semaine - Defense-92.fr

Retour au bureau pour les salariés de la SocGen. La Société Générale a acté ce mercredi sa nouvelle charte sur le télétravail. Comme il l’avait annoncé aux salariés en juin dernier, le directeur général Slawomir Krupa resserre nettement les règles du travail à distance au sein du groupe bancaire.

À compter du 1er octobre prochain, les équipes ne bénéficieront plus que d’un jour de télétravail par semaine -voire moins selon les situations- contre deux jours en moyenne jusqu’ici.

Cette décision a été fortement contestée par les organisations syndicales, qui ont organisé plusieurs mobilisations, dont un rassemblement en septembre dernier au pied des tours abritant le siège du groupe à La Défense.

Des concessions issues des discussions menées avec le Syndicat national de la banque (SNB) -seul syndicat non représentatif à avoir accepté de poursuivre les échanges- ont toutefois été intégrées au document. Celui-ci prévoit notamment la mise en place de 11 jours de télétravail flexible supplémentaires par an. Sauf exception, ces journées pourront être posées à raison d’une par mois, y compris par des salariés non éligibles au télétravail régulier. Elles concernent principalement des collaborateurs exerçant des fonctions commerciales nécessitant un contact direct avec la clientèle, notamment au sein de la banque de financement et d’investissement (GBIS).

La direction du groupe a justifié cette décision par une baisse de la production, sans toutefois apporter de chiffres ou d’études concrètes.

Pour s’adapter à ce retour massif des salariés, le groupe « engagera l’aménagement de ses locaux » afin de se conformer à ce nouveau cadre de travail.

Les salariés des agences bancaires françaises auront, quant à eux, droit à un ou deux jours de télétravail par semaine. Les conseillers d’accueil, en revanche, n’y auront pas accès.

Si la banque a durci sa politique en matière de télétravail, certaines de ses filiales échappent encore à cette nouvelle règle. BoursoBank, la banque en ligne du groupe Société Générale, dont le siège est à Boulogne-Billancourt, continue pour l’heure d’autoriser ses collaborateurs à télétravailler à temps plein.

Le promoteur Hermitage s’est fait saisir plusieurs de ses lots dans l’actuel ensemble des Damiers

0
Le promoteur Hermitage s’est fait saisir plusieurs lots dans l’ensemble des Damiers (Infra, Anjou et Bretagne), dont RATP Habitat est propriétaire de la quasi-totalité - Defense-92.fr

Elles auraient dû se dresser fièrement dans le ciel de La Défense dès 2016. Alors que Paris La Défense cherche à tourner la page du projet Hermitage, la saga des tours jumelles connaît un nouvel épisode. Le promoteur, qui porte ce dossier depuis 2009 –et même un peu avant–, s’est fait saisir plusieurs biens dont il est propriétaire au sein de l’ensemble résidentiel des Damiers (Infra, Anjou et Bretagne). Ces bâtiments, qui étaient voués à la démolition pour laisser place à deux tours de 320 mètres chacune, sont aujourd’hui laissés à l’abandon après le départ contraint de leurs habitants.

Publiée discrètement le 23 décembre dernier dans les pages des annonces légales du Parisien et relevée par Business Immo, une vente aux enchères est programmée le 29 janvier prochain à 14 heures, au tribunal judiciaire de Nanterre. Elle porte sur plusieurs locaux, dont la petite galerie des Damiers. La mise à prix est fixée à 500 000 euros.

Mais Emin Iskenderov, dirigeant d’Hermitage, balaie l’affaire d’un revers de main, qualifiant cette procédure de « rien de sérieux ». « Cela concerne une dette de 300 000 euros qui sera réglée avant cette date. Il ne se passera donc rien », assure l’homme d’affaires russe.

Visiblement, le promoteur n’a toujours pas renoncé à son ambitieux projet de tours mixtes, alors que tous les voyants sont au rouge et que plus personne n’y croit. Malgré la caducité des permis de démolir et de construire, il persiste. Dans quelques jours, il comparaîtra devant le tribunal administratif de Cergy afin de contester l’invalidité de ses autorisations. « Dire que les permis ne sont plus valides avant la décision de justice est incorrect », affirme-t-il.

Hermitage entend également contraindre Paris La Défense à respecter les accords conclus avec son ancêtre, l’ex-Epadesa, mais aussi avec RATP Habitat, avec lequel il avait conclu un accord pour mettre la main sur l’intégralité des Damiers Infra, Anjou et Bretagne. « Nous demandons l’exécution de nos accords ou une indemnisation », martèle Emin Iskenderov, qui réclame judiciairement 1,3 milliard d’euros à Paris La Défense, ainsi qu’un montant équivalent au bailleur social du groupe RATP.

Dix-sept ans après sa présentation en grande pompe, un projet que certains jugent désormais dépassé reste, pour son initiateur, pleinement d’actualité. « Il était largement en avance sur son temps, tant en matière de mixité que de développement durable ou de transport fluvial », estime-t-il, tout en dénonçant la « faillite du quartier », qu’il attribue à « une stratégie héritée des années 1970, fondée sur la construction de bureaux de moyenne gamme ». Selon lui, « aucune tour de La Défense ne répond aujourd’hui aux standards internationaux ».

Concernant le financement de son projet pharaonique mêlant logements de luxe, hôtelleries, bureaux et commerces, Emin Iskenderov assure qu’il est « bouclé depuis trois ans », sans en dévoiler davantage. Il se contente de rappeler que le projet est évalué à 3 milliards d’euros, un montant inchangé depuis 2009…

Municipales 2026 : Hélène Matouk en quête du second tour à Nanterre

0
Hélène Matouk va tenter de faire basculer Nanterre à droite - Defense-92.fr

Le règne de la gauche nanterrienne va-t-il tomber au profit de la droite après 90 ans ? Alors que Raphaël Adam s’apprête à conduire pour la première fois une liste, après avoir récupéré les clés de la mairie à la suite de la démission de Patrick Jarry en octobre 2023, l’opposition espère créer la surprise.

À droite, Hélène Matouk entend déjà franchir un premier cap et atteindre le second tour, dans une ville où les municipales se jouent généralement dès le premier. « Par le jeu des alliances, j’espère que nous parviendrons à provoquer un second tour. Il n’y en a pas eu depuis 2001. S’il y en a un, cela pourrait créer un électrochoc », explique la candidate Les Républicains, qui revendique des ralliements d’Horizons et espère le soutien de Renaissance et de l’UDI. Âgée de 29 ans, elle compte également sur la division actuelle de la gauche entre le maire sortant et le candidat LFI Nicolas Huyghe pour se faire une place.

Mais Hélène Matouk ne veut pas se contenter d’un simple second tour, qui serait déjà une première victoire pour la droite nanterrienne. Elle vise clairement l’hôtel de ville pour offrir une « alternance » à sa ville. Un immense défi qui n’effraie pas la jeune prétendante. « Si je ne n’y croyais pas, je ne serais pas candidate », confie-t-elle.

Les grandes orientations de son programme sont déjà esquissées. « Mes grandes lignes ont été dessinées d’après un sondage que nous avons réalisé de juin à août. Nous avons récolté 527 réponses », précise-t-elle, indiquant que le programme complet doit être dévoilé début février. Parmi les priorités qu’elle avance, l’éducation sera une pierre angulaire. Elle souhaite ainsi consacrer la moitié de son budget d’investissement à ce poste. Installée à Nanterre depuis son troisième jour de vie, la candidate entend aussi renforcer la sécurité dans tous les quartiers, notamment en armant la police municipale. « Nanterre en a besoin », estime-t-elle.

Enfin, sur le volet de l’aménagement urbain, Hélène Matouk veut revoir le PLUi afin de « préserver les zones pavillonnaires », abaisser les seuils de hauteur des constructions et améliorer l’accès au logement pour les classes moyennes. Elle souhaite également encourager la transformation d’immeubles de bureaux vacants en logements étudiants.

Municipales 2026 : Cyprien Ronze-Spilliaert porte une liste de gauche anti-LFI à Courbevoie

0
Cyprien Ronze-Spilliaert est candidat Place Publique à Courbevoie - Defense-92.fr

La bataille s’annonce animée dans les urnes à Courbevoie. Alors que Jacques Kossowski (Les Républicains) tentera de se faire réélire pour un sixième mandat, avant de céder la place à sa colistière Stéphanie Soares, la mairie suscite un vif intérêt, aussi bien à droite, au centre et à gauche avec les candidatures d’Aurelie Taquillain et Vincent Julé.

Justement, la gauche espère reprendre une ville qu’elle n’a plus dirigée depuis 1959. Mais l’union est loin d’être acquise. Alban Thomas, qui ambitionne de porter une liste de gauche unie, ne fait pas l’unanimité dans son propre camp. Cyprien Ronze-Spilliaert l’accuse d’intégrer, au sein de sa liste, des sympathisants de La France Insoumise (LFI), qui avanceraient « masqués » selon lui. Une ligne rouge pour ce membre de Place Publique (PP), le parti de Raphaël Glucksmann.

« Les différents partis de gauche se sont alliés avec La France insoumise. Alban Thomas chercherait à masquer cette alliance derrière le nom du collectif Alternative Citoyenne Courbevoie (ACC). Moi, en tant qu’homme de la gauche républicaine, je ne peux pas m’allier avec LFI », affirme Cyprien Ronze-Spilliaert, 30 ans, ancien diplomate et habitant de Courbevoie depuis 2021. Des accusations que réfute Alban Thomas, qui assure que LFI ne soutient pas sa liste.

Cyprien Ronze-Spilliaert dit également vouloir mettre fin au « système Kossowski », qu’il juge « à bout de souffle après trente ans », récemment marqué par le départ de quatre adjointes de la majorité municipale, ainsi que par la condamnation définitive de son directeur de campagne, Éric Cesari, dans l’affaire Bygmalion.

Côté programme, Cyprien Ronze-Spilliaert entend lutter contre le « tout-béton » et le « tout-voiture » en lançant un grand plan d’« écologie urbaine », axé sur le verdissement de la ville, avec davantage de rues piétonnes et végétalisées. Le trentenaire promet également une meilleure répartition des logements sociaux, tout en limitant la hausse des charges.

Le candidat souhaite par ailleurs s’attaquer aux trafics de drogue, en hausse ces dernières années à Courbevoie, via un renforcement de la police municipale. Enfin, il assure vouloir lancer un audit financier des caisses de la municipalité afin de désendetter la ville, dans le cadre d’une opération « transparence », et relancer le projet, sans cesse reporté, de l’école européenne.

Challenge Cup : le Racing 92 tentera de sauver son honneur face au Toyota Cheetahs, ce dimanche à la Paris La Défense Arena

0
Le Racing 92 affrontera le Toyota Cheetahs pour la dernière journée de la phase de groupes de la Challenge Cup - Defense-92.fr

Une dernière rencontre pour sauver l’honneur. Éliminé de la compétition européenne, le Racing 92 recevra ce dimanche, à la Paris La Défense Arena, le Toyota Cheetahs pour l’ultime journée de la phase de groupes de la Challenge Cup.

Cinquièmes de leur poule avec seulement trois points, les Ciel et Blanc tenteront d’arracher une victoire face à leur adversaire, bon dernier avec zéro point. Tous deux déjà éliminés, le Racing 92 et le Toyota Cheetahs n’ont donc plus rien à perdre, si ce n’est l’occasion de s’imposer pour terminer la campagne européenne la tête haute.

Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 18h30 sur la pelouse synthétique de la plus grande salle de spectacle d’Europe. Les places sont proposées à partir de 19,92 euros (9,92 euros pour les moins de 18 ans) et peuvent atteindre 92,92 euros. Pour réserver vos places c’est ici.

Fragilisé, Atos revient à La Défense

0
Atos Group a installé son nouveau siège dans la tour Aurore - Defense-92.fr

Quinze ans après avoir fait ses cartons pour Bezons (95), Atos Group revient timidement à La Défense. L’entreprise française spécialisée dans les services numériques, qui a vécu une descente aux enfers depuis 2021, a décidé d’installer à la mi-décembre son nouveau siège dans la tour Aurore, entièrement rénovée, juste en face des tours Manhattan et Miroirs qu’elle avait occupées jusqu’en 2011.

Mais pour son grand retour dans le plus grand quartier d’affaires d’Europe, Atos Group n’a pas fait de folie. La firme qui a profité d’un loyer abordable n’a pris que deux niveaux (au 20 et 21ème) dans Aurore, soit près de 1 100 mètres carrés. Dans cet espace, Atos Group a installé sa direction générale, les services financiers, juridiques, communication, RSE, IT et relations investisseurs, soit près de 150 personnes.

Le reste des troupes, à savoir les équipes d’Atos France et d’Eviden -la branche produits du groupe Atos, leader dans le calcul avancé et spécialisée dans les produits de cybersécurité, les systèmes critiques de mission et l’analyse vidéo augmentée par l’IA- restent pour le moment à Bezons, dans des bureaux dont la surface a été réduite de moitié.

Entièrement restructurée après avoir été laissée à l’abandon durant près de deux décennies, la tour Aurore héberge désormais plusieurs locataires, dont le plus important est Emeria/Foncia, ainsi que Margo, Orion, Fidelidade Assurances et Tétris.

Le Gala des Pièces Jaunes revient à la Paris La Défense Arena pour un nouveau show solidaire

0
La Paris La Défense Arena accueillera le Gala des Pièces Jaunes le 22 janvier - Défense-92.fr

Des artistes mobilisés pour la bonne cause. Après un premier passage l’an dernier, la Paris La Défense Arena accueillera la quatrième édition du Gala des Pièces Jaunes. Cette année encore, la programmation devrait plaire à pas mal de monde, avec des styles pour tous les goûts allant de la pop au classique en passant par k-pop le rap ou électro.

Sur scène, le public retrouvera la star Américaine des années 2000 Christina Aguilera, le Sud-Coréen G-Dragon, Gims –qui vient de donner cinq énormes concerts et reviendra en fin d’année à la Paris La Défense Arnena-, le DJ français Bob Sinclar, mais aussi Ibrahim Maalouf, attendu à la Paris La Défense Arena en 2027. Sont également annoncés Stray Kids, A$AP Rocky, Future, Davido, La Femme, Gautier Capuçon, Khatia Buniatishvili et Jakub Józef Orliński. Tous seront accompagnés par l’Orchestre Lamoureux, dirigé par Adrien Perruchon.

Produit par Electron Libre Productions avec Yannis Chebbi et Michael Kazan, le show, animé comme l’an dernier par le multiple champion olympique Teddy Riner, sera filmé puis retransmis sur France 2 le vendredi 30 janvier à 20h55.

La billetterie ouvrira ce lundi à 10 heures. Les tarifs s’échelonnent entre 50 et 97 euros selon les catégories. L’année dernière, les places s’étaient vendues en quelques dizaines de minutes. Il faudra donc se montrer très réactif à l’ouverture de la billetterie. Alors un conseil : mieux vaut s’inscrire à l’alerte afin de recevoir le lien d’achat.

Depuis trente-sept ans, l’opération Pièces Jaunes est le grand rendez-vous de la générosité en début d’année, portée par son emblématique tirelire. Grâce à l’opération Pièces Jaunes, la Fondation des Hôpitaux a pu soutenir près de 10 000 projets dans des établissements de santé pédiatriques publics et privés à but non lucratif. Car avant ce concert, les Pièces Jaunes restent avant tout une collecte simple, à laquelle chacun peut contribuer en déposant ses centimes -et même plus- dans les tirelires.

Handball à la Paris La Défense Arena : face à l’Islande, les Bleus s’imposent de justesse et remportent le Tournoi de France

0
La France a remporté sa rencontre face à l’Islande - FFH

Une victoire sur le fil. Au terme d’un combat intense, l’équipe de France a décroché la victoire face à l’Islande (31-29), ce dimanche à la Paris La Défense Arena, et s’adjuge ainsi le Tournoi de France. Un succès précieux dans la préparation à l’Euro, mais loin d’être une promenade de santé.

Deux jours après leur succès convaincant contre l’Autriche, les Bleus ont dû hausser sérieusement le ton pour venir à bout d’une solide formation islandaise. Devant une salle nettement plus garnie que vendredi -13 774 spectateurs- la soirée avait tout d’une fête. L’Islande a pourtant longtemps joué les trouble-fêtes, bousculant les champions d’Europe jusque dans les dernières secondes.

Portés par une génération de joueurs aguerris évoluant majoritairement en Bundesliga, les Islandais ont rapidement imposé leur rythme. Tranchants et disciplinés, ils ont profité des errements offensifs français pour creuser l’écart en première période, infligeant notamment un sévère 5-0 aux Bleus. À la pause, les Nordiques viraient logiquement en tête (14-16).

Il aura fallu une nette montée en puissance défensive pour inverser la tendance. Plus agressifs, plus compacts, les Français ont retrouvé leur ADN, à l’image d’un Thibaud Briet omniprésent. L’arrière gauche nantais, entré en jeu après le quart d’heure, a dynamisé le collectif, aussi bien par son impact offensif que par son engagement derrière. Auteur de trois buts, il a franchi la barre symbolique des cent réalisations en équipe de France et a logiquement été désigné MVP de la rencontre.

À ses côtés, Aymeric Minne s’est montré redoutablement efficace à la mène, inscrivant huit buts et guidant le jeu tricolore, notamment en seconde période. L’ossature nantaise, déjà précieuse face à l’Autriche, a une nouvelle fois permis aux Bleus de se sortir d’un piège islandais bien refermé.

Dans les cages, Rémi Desbonnet a également joué un rôle clé. Entré en jeu après un début de match compliqué pour Charles Bolzinger, le gardien montpelliérain a multiplié les arrêts décisifs, redonnant confiance à ses partenaires au moment opportun.

Revenus aux commandes peu après la reprise, les Bleus ont su conserver un court avantage, non sans frayeurs. Il a fallu un dernier but de Dylan Nahi dans les ultimes secondes pour libérer la salle et sceller définitivement le sort de la rencontre.

Si la France remporte le Tournoi de France, tout n’a pas été parfait, notamment sur le plan offensif. Les prochains rendez-vous européens, face à la République Tchèque puis à l’Ukraine à Oslo, offriront aux champions d’Europe l’occasion d’affiner encore leurs automatismes avant d’entrer dans le vif du sujet.

Ce match de préparation victorieux pour les Bleus a été l’occasion pour l’équipe de France de dévoiler les sept nouveaux membres du Hall of Fame. Cette promotion met particulièrement à l’honneur le poste de gardien, avec trois intronisations : Vincent Gérard, Amandine Leynaud et Cléopâtre Darleux. À leurs côtés, quatre joueuses et joueurs de champ ont également été distingués : Nikola Karabatic, Siraba Dembélé-Pavlovic, Allison Pineau et Alexandra Lacrabère.

Président de la Fédération française de handball, Philippe Bana a salué l’héritage laissé par ces athlètes d’exception. « Depuis trente ans, ces joueuses et joueurs fabriquent et font vivre nos rêves. Ils incarnent la légende de notre sport, sa lumière », a-t-il déclaré.

Sous le regard de Michaël Guigou, Olivier Girault, Daniel Narcisse et Thierry Omeyer -déjà membres du Hall of Fame- l’émotion était palpable chez les lauréats. Malgré un palmarès déjà riche de titres olympiques, mondiaux et continentaux, l’instant avait une saveur particulière. En endossant la veste de Hall of Famer, ils ont rejoint un cercle toujours aussi restreint, désormais composé de seize élus.

La forte représentation des gardiens n’a pas échappé aux observateurs. « C’est un poste qui demande énormément de travail et de courage. À ce niveau-là, le ballon fait mal, a glissé avec le sourire Olivier Krumbholz, déjà intronisé. Le handball français doit énormément à ses gardiens ».

Du côté des féminines, Amandine Leynaud, désormais membre du staff des Bleues, n’a pas caché sa fierté. « Être ici, dans une salle aussi impressionnante, est un immense honneur. J’ai vécu des moments exceptionnels avec des personnes et une équipe exceptionnelles. Aujourd’hui, j’essaie de rendre au handball tout ce qu’il m’a apporté », a-t-elle confié.

Cléopâtre Darleux est, elle aussi, revenue sur son parcours. « La petite fille qui a commencé le hand à sept ans en Alsace n’aurait jamais imaginé vivre une telle carrière, ressentir autant d’émotions, en club comme en équipe de France. Être ici est une immense fierté », a-t-elle souligné.

Seul gardien masculin de cette promotion, Vincent Gérard a conclu sur une note teintée d’humour, adressant un clin d’œil à Thierry Omeyer et « aux gardiens chauves », avant d’élargir son propos : « Nous avons partagé des moments inoubliables. Il y a une vraie fierté d’avoir vécu certains des plus grands instants de notre sport. Et voir le handball remplir des salles de cette dimension, c’est tout simplement formidable ».

Une cérémonie du Hall of Fame n’aurait pas été complète sans l’intronisation de Nikola Karabatic. Triple champion olympique, quadruple champion du monde et d’Europe, le palmarès de l’ancien arrière des Bleus parle pour lui, malgré une pointe de timidité au moment de retrouver le terrain éphémère de la Paris La Défense Arena.

« Je me suis déjà déshabitué à rentrer sur le terrain. Ça fait forcément très plaisir d’être acclamé comme ça », souriait-il. Sélectionné pour la première fois en 2002 à seulement 18 ans, l’aîné des Karabatic a quitté l’équipe de France vingt-deux ans plus tard sous une ovation exceptionnelle au stade Pierre-Mauroy de Lille, lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Les sept nouveaux entrants

Alexandra Lacrabère : 256 sélections – 833 buts – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

Amandine Leynaud : 254 sélections – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

Siraba Dembélé-Pavlovic : 291 sélections – 848 buts – 1 titre mondial – 1 titre européen

Allison Pineau : 273 sélections – 696 buts – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

Cléopatre Darleux : 206 sélections – 1 titre olympique – 1 titre mondial

Nikola Karabatic : 365 sélections – 1303 buts – 3 titres olympiques – 4 titres mondiaux – 4 titres européens

Vincent Gérard : 160 sélections – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

Dans cette tour Nuages, un système de chauffage vieillissant laisse les habitants dans le froid

0
Les locataires de la tour du 2, allée de l’Arlequin, à Nanterre, grelottent dans leur appartement - Defense-92.fr

Ils ont toujours froid. Depuis cet automne, les habitants de la tour située au 2, allée de l’Arlequin, dans le quartier Pablo Picasso à Nanterre, grelottent dans leur appartement, où, pour certains, la température n’excède pas quatorze degrés. En cause, un système vieillissant mêlant chauffage collectif au sol et convecteurs électriques.

« Nous voulons que le chauffage collectif soit rétabli à dix-neuf degrés. Nous n’avions jamais eu besoin d’utiliser le chauffage d’appoint », clame Sherine, habitante de la tour Nuages, haute de dix-neuf étages. Depuis la fin de l’automne, le chauffage au sol ne délivre en effet qu’une température d’environ quatorze degrés. Le complément nécessaire pour atteindre les dix-neuf degrés est désormais à la charge des résidents.

Depuis la construction de la tour par l’architecte Aillaud, dans les années 1970, le chauffage électrique par le sol était volontairement poussé pour atteindre une vingtaine de degrés. Les locataires n’avaient donc presque jamais besoin d’allumer leurs convecteurs électriques d’appoint. Beaucoup les ont même retirés, comme Françoise, qui occupe son appartement depuis le 21 janvier 1978.

« Avant, on ne nous avait jamais demandé de brancher nos convecteurs. Je ne les ai jamais allumés depuis que je suis ici », confie Françoise, 81 ans. Thermomètre à la main, la retraitée s’indigne que son appartement ne dépasse pas 15  degrés. Elle explique que les convecteurs d’appoint installés sous les fenêtres avaient même été retirés, par crainte que, à l’époque, ses enfants ne grimpent dessus et ne basculent dans le vide.

Mais l’arrivée d’un nouveau prestataire a changé la donne. « Nous sommes revenus au calibre de base. Le nouveau contractant a estimé que ce n’était pas responsable, car on tirait trop sur une installation fragilisée », admet Yann Chevalier, directeur général de Hauts-de-Seine Habitat depuis septembre, tout en assurant que le chauffage par le sol fonctionne.

François habite dans son appartement depuis 1978 – Defense-92.fr

Face à ce changement et pour tenter d’apaiser la grogne, le bailleur social procède depuis plusieurs semaines au prêt de petits radiateurs électriques mobiles. Il prévoit également de remplacer sans frais les anciens convecteurs électriques, en panne ou absents, dans l’ensemble des logements. Une opération qui doit débuter dès le 12 janvier.

Une nouvelle façon de se chauffer qui ne convainc pas tous les habitants. « L’électricité, ça coûte cher », souffle François, qui a préféré quitter temporairement son logement pour aller chez sa fille, le temps que le thermomètre remonte. La hausse de la facture d’électricité que vont désormais supporter les résidents devrait toutefois être compensée par une baisse des charges. « Le prix des charges va baisser », assure Yann Chevalier. « L’appoint électrique est à la charge du locataire. C’est à lui de décider la température qu’il souhaite », ajoute le directeur de l’office HLM.

Reste que ce changement n’a visiblement pas été bien compris par certains habitants. « Nous n’avions pas été prévenus que nous avions un chauffage mixte. Jusqu’à présent, nous n’avions que le chauffage au sol », se désole Sherine. « Nous aurions pu mieux expliquer », reconnaît Yann Chevalier, concédant un manque de communication et de clarté de la part du bailleur.

En attendant d’être raccordés, dans les prochaines années, au réseau de chauffage urbain Idex, les résidents vont donc devoir composer avec ce vieux système mixte. Cette bascule vers le chauffage urbain s’inscrit dans le vaste programme de rénovation des tours Aillaud.