Il était attendu et a inauguré en beauté le nouveau nom de la plus grande salle de spectacle d’Europe. Pour le premier de ses deux shows parisiens à la Plenitude Arena, Bad Bunny (Benito Martínez Ocasio de son vrai nom) a fait sensation ce samedi soir devant près de 40 000 spectateurs.
Quelques secondes avant 20 heures, les lumières s’éteignent et la salle se met à scander « Benito ! » tandis que des milliers de téléphones se lèvent pour immortaliser son entrée. « Buenas tardes Paris. Ça fait longtemps que je voulais venir ici. Merci d’avoir rendu ça possible », lance l’artiste sous une immense ovation. Trois jours après son spectacle marseillais, la star portoricaine de 32 ans, précédée par une première partie assurée par le groupe Chuwi, fait une entrée particulièrement silencieuse sur une scène sobre dominée par un immense écran géant.
Bad Bunny en su primera función en París. 🇫🇷 pic.twitter.com/6NsQh0MJl2
— BAD BUNNY DAILY UPDATES (@keiveiec) July 4, 2026
Et c’est parti ! Moustache, costume beige, chemise blanche et lunettes d’aviateur aux verres fumés, Bad Bunny affiche un look rétro lorsqu’il ouvre le bal avec La Mudanza, extrait de son dernier album Debí Tirar Más Fotos, sorti en janvier dernier. Accompagné de son imposant orchestre, il installe immédiatement une ambiance salsa avant d’enchaîner avec Callaíta, Pitorro de Coco, Weltita, interprété avec Chuwi, puis Turista et Baile Inolvidable. Un guitariste coiffé d’un pava, le traditionnel chapeau de paille portoricain, glisse au passage quelques clins d’œil à la France en reprenant La Vie en rose puis L’Hymne à l’amour d’Édith Piaf. Très bavard entre les morceaux, le chanteur s’exprime presque exclusivement en espagnol. Lors de Baile Inolvidable, son discours prend une tournure plus politique lorsqu’il dénonce la politique migratoire de Donald Trump, martelant que « c’est nous qui avons le pouvoir ».
Manon and Sophie at Bad Bunny’s La Casita concert in Paris 🇫🇷 pic.twitter.com/9JbsdUACVq
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Puis vient NuevaYol, qui fait progressivement monter la température dans une salle déjà conquise. Comme à Marseille, le spectacle met largement à l’honneur les sonorités traditionnelles portoricaines, de la salsa à la plena, mêlées au reggaeton. Une manière pour l’artiste de célébrer ses racines tout au long des deux heures trente de concert.
Après un long intermède, ponctué d’un débat amusant lancé par sa mascotte Sapo Concho sur le « pain au chocolat » et la « chocolatine », le chanteur rejoint sa « casita », une petite maison traditionnelle portoricaine installée au cœur de la salle, à l’emplacement habituellement réservé aux espaces VIP. Véritable décor aux couleurs des Caraïbes, elle devient le théâtre de toute la seconde partie du spectacle. Entouré d’une nuée de danseuses aux déhanchements sensuels, le show prend une tournure beaucoup plus urbaine.
Bad bunny in Paris pic.twitter.com/BHOnprSKu2
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Si Coldplay a popularisé les bracelets lumineux, Bad Bunny a innové en les transformant en petits appareils photo lumineux distribués à tous les spectateurs, offrant à plusieurs reprises une mise en scène spectaculaire lorsque les dizaines de milliers de lumières s’illuminent simultanément.
Toujours un gobelet rouge à la main, devenu un symbole des soirées américaines, Bad Bunny enchaîne les tubes comme Tití Me Preguntó, Neverita, Si Veo a Tu Mamá, Me Porto Bonito, No Me Conoce, Yo Perreo Sola, Efecto ou encore Safaera, qui font exploser la fosse. Il prend également le temps d’aller à la rencontre de ses fans, serrant des mains, empruntant des téléphones pour filmer quelques selfies, tout en rembarrant une fan qui tentait de l’embrasser. Elle s’en souviendra…
Una fanática quería que Bad Bunny la besara, pero él solo se ríe y se va durante su concierto en París. 👀 pic.twitter.com/v5QoQodeQO
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Devant la maison puis sur son toit, Bad Bunny poursuit son spectacle face à une foule en délire. Les premières notes de Hier encore, de Charles Aznavour, résonnent avant de laisser place à Monaco, l’un des moments forts de la soirée. Accompagné des musiciens de Los Pleneros de la Cresta sur Café con Ronet Ábreme Paso, l’artiste célèbre jusqu’au bout la culture portoricaine jusque dans les arrangements musicaux.
Increíble el público de París durante DtMF. 🥺 pic.twitter.com/VtbNQMKWuP
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Pour le dernier acte, le chanteur retrouve la scène principale pour une salve de tubes attendus par les 40 000 spectateurs. Ojitos Lindos, La Canción, Dákiti, Yonaguni et El Apagón sont repris en chœur par une salle entièrement acquise à sa cause. Entre deux morceaux, Bad Bunny invite son public à profiter du moment présent : « Chantez, dansez, faites-vous des câlins. » Des milliers de bras se lèvent alors à l’unisson avant que DtMF puis EoO ne viennent conclure la soirée. Après une trentaine de titres interprétés en près de deux heures trente, la star portoricaine quitte la scène sous une ovation, confirmant son statut de phénomène mondial et réussissant avec brio sa première à la Plenitude Arena.




