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lundi 1 mars 2021

Marie-Célie Guillaume revient sur son départ de Paris La Défense

L’ancienne directrice de Paris La Défense est revenue sur son départ de l’établissement public Paris La Défense.

Trois mois après Marie-Célie Guillaume, est revenue sur son départ d’un « commun accord » de Paris La Défense. Dans un long courrier l’ancienne directrice récemment remplacée par Pierre-Yves Guice s’est expliquée : « Je quitte cet établissement que j’ai créé il y a deux ans et demi et ce territoire exceptionnel dont j’avais la charge depuis presque sept ans avec des sentiments mélangés ».

L’ancienne directrice de cabinet de Patrick Devedjian, mort du Covid-19 en mars dernier évoque d’une part de « la tristesse ». Elle dit aussi laisser « une équipe formidable, bourrée de talents, de jeunesse, très diverse, aux métiers complémentaires », avec qui elle confie avoir « beaucoup appris, partagé des joies, des rêves, des réalisations, et aussi traversé des épreuves qui nous ont soudés et profondément marqués ». Elle affirme aussi se souvenir des moments plus tristes comme les attentats de 2015 et toutes les menaces qui pesaient alors sur le quartier d’affaires. Il y a aussi la crise sanitaire et le confinement du printemps dernier. Mais surtout le décès « si soudain de notre président Patrick Devedjian » qui l’a beaucoup affectée.

« Au-delà de cette tristesse, je ressens de la fierté et de la gratitude. Arrivée à La Défense début 2014 comme directrice générale de Defacto, j’ai eu à mettre en œuvre la décentralisation de l’aménagement décidé par le gouvernement et la fusion de Defacto et de l’Epadesa, deux établissements qui n’avaient aucune appétence au mariage. Le climat social était très tendu, et je crois pouvoir dire que pas grand monde ne misait sur la réussite de cette fusion pourtant très attendue par les partenaires extérieurs. Créer Paris La Défense en embarquant tous les collaborateurs dans cette nouvelle aventure, en dépassant les animosités, les clivages et les histoires du passé pour construire ensemble un projet ambitieux et volontariste, si bien incarné par notre président Patrick Devedjian, fut un magnifique challenge », poursuit-elle. L’ex-directrice dit « avoir eu à cœur d’en faire un établissement public moderne et innovant, ouvert sur l’écosystème, transparent dans ses pratiques et ses relations partenariales, incarnant l’innovation jusque dans ses propres modes de travail ».

« Aujourd’hui, je m’en vais avec le sentiment du devoir accompli »

« Aujourd’hui, je m’en vais avec le sentiment du devoir accompli. Il s’agissait de redonner une dynamique au quartier d’affaires, de le rendre attractif et animé, de le faire vivre matin, midi et soir et même le week-end, de le verdir, de le faire rayonner à l’international. La décision, iconoclaste pour un établissement public, d’acheter le naming Paris La Défense Arena témoigne de l’ambition qui était la nôtre : faire connaître ce territoire exceptionnel dans le monde entier par son offre culturelle et sportive. C’est le sens du message que j’ai porté à l’international avec certains d’entre vous, pour convaincre les investisseurs et les entreprises de choisir La Défense. A l’image de de notre campagne de pub post Brexit un brin décalée : ‘Tired of the fog ? Try the frogs ! Choose Paris La Défense’ », poursuit-elle.

« Soucieux de développement durable et de solidarité, nous avons transformé progressivement cette dalle aride et rébarbative en un lieu plus accueillant pour tous, y compris les exclus, plus accessible notamment aux mobilités douces, un lieu fertile vecteur de rencontres, d’échanges, d’expérimentations. L’objectif de toutes nos initiatives étant de multiplier les occasions de créer du lien entre les utilisateurs du quartier et d’y attirer une population nouvelle, de faire fructifier cette extraordinaire concentration de talents si divers », rajoute Marie-Célie Guillaume.

Pour Marie-Célie Guillaume « beaucoup reste à faire, à fortiori dans le contexte actuel ». Et elle se dit « convaincue que la crise sanitaire » sera un véritable motif « d’accélérateur des transformations déjà à l’œuvre dans l’immobilier de bureau et la fabrique de la ville, venant conforter [sa] stratégie de développement tout en obligeant à se remettre en cause ».

« C’est un job passionnant, technique et politique, local, national et international, aux prises à la fois avec le temps court et le temps long »

Pour son successeur Marie-Célie Guillaume a quelques pensées : « Pierre-Yves Guice a été désigné pour prendre ma succession à la direction de ce bel établissement. Je connais son intelligence et sa rigueur, je ne doute pas qu’il saura apporter à ce territoire et aux équipes le nouvel élan auquel le président Georges Siffredi aspire. Tous mes vœux de réussite l’accompagnent dans sa tâche exaltante, rendue encore plus intéressante par les conséquences de la crise sanitaire. C’est un job passionnant, technique et politique, local, national et international, aux prises à la fois avec le temps court et le temps long. Je lui souhaite d’y trouver autant de plaisir, de joies et de satisfactions que j’ai pu en connaître ! ».

Pour la suite de sa carrière « après dix-huit années très intenses et variées auprès de Patrick Devedjian, en cabinets ministériels, puis comme directrice de cabinet au département des Hauts de Seine avant de diriger La Défense » Marie-Célie Guillaume confie vouloir « profiter de ce temps retrouvé pour ralentir, penser et se reconnecter avec la nature, avec [ses] proches, avec [elle]-même ». Ce « temps précieux » elle compte bien le « savourer », même si elle se dit « curieuse de découvrir quelles nouvelles aventures la vie [lui] réserve ».

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