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jeudi 13 mai 2021

La maire de Puteaux se chamaille avec le préfet des Hauts-de-Seine sur l’attribution des doses de vaccin

Joëlle Ceccaldi-Raynaud a fait installer plusieurs banderoles sur les bâtiments de sa ville pour dénoncer le manque d’attribution de doses de vaccin.

Nouvelle polémique du côté de Puteaux. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire Les Républicains de Puteaux est en colère contre l’État au sujet des vaccins et elle a voulu le faire le savoir auprès de ses administrés. Depuis quelques jours l’édile a fait installer sur le fronton de l’hôtel de ville ainsi que sur un autre bâtiment de la commune de grandes banderoles pour dénoncer le manque de vaccins. « Puteaux est prêt… Mais pas l’État ! À quand les vaccins Covid-19 ? », peut-on ainsi lire.


Une communication qui semble avoir particulièrement déplu au préfet des Hauts-de-Seine, Laurent Hottiaux qui exige de la maire de procéder « au retrait de ces banderoles ». Dans un courrier adressé à Joëlle Ceccaldi-Raynaud et publié sur le compte Twitter de la préfecture Laurent Hottiaux s’est dit « étonné » de la démarche de Joëlle Ceccaldi-Raynaud et a rappelé que « l’État était en première ligne avec le personnel hospitalier dans lutte contre l’épidémie de la Covid-19 et ce depuis un an » avant de rajouter que « le département des Hauts-de-Seine a été parmi les premiers départements de France à recevoir les vaccins », que « les premières injections ont été effectuées le 29 décembre » et que l’État fournit les doses Pfizer afin d’assurer le fonctionnement des divers centres du département « au fur et à mesure de leur production et de l’approvisionnement ». Et d’ajouter : « La vaccination étant un enjeu majeur de santé publique, il ne serait pas raisonnable d’entretenir des confusions, des ambiguïtés ou des polémiques qui ne peuvent que nuire à une gestion efficace de l’épidémie qui doit être un objectif partagé ».

Si les banderoles de Puteaux ont agacé le préfet, la publication du courrier sur Twitter a fait bondir l’édile. « Étonnée de voir une correspondance privée rendue publique. A quelles fins ? », a-t-elle répondu au tweet de la préfecture en citant le cas de « Monique », une habitante de 78 ans qui n’a pas pu se faire vacciner. Et Joëlle Ceccaldi-Raynaud ne s’est pas gênée pour faire de même en diffusant publiquement son courrier de réponse au préfet. « Cette banderole ne fait que refléter la réalité d’une situation que chacun peut constater ; elle crie haut et fort ce que tout le monde exprime. La maire de Puteaux n’étant pas l’annexe de la préfecture et dans le droit fil du principe de la libre administration des collectivités, je n’enlèverai pas cette banderole », assure-t-elle tout en disant « choquant » le mode de diffusion de sa lettre sur les réseaux sociaux.

Réaction de Joelle-Ceccaldi-Raynaud

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