La marque de doudounes marseillaise Jott a trouvé un repreneur. Placée en redressement judiciaire, l’enseigne « Just Over The Top » (Jott) va être reprise par le fonds d’investissement Amoniss, déjà propriétaire notamment de Chevignon, Lee Cooper et Pimkie. Une décision actée lundi par le tribunal des affaires économiques de Marseille.
Dans le cadre de cette reprise, Amoniss s’engage à conserver environ 70 % des effectifs ainsi que 27 magasins sur les 40 que comptait l’enseigne française. Plusieurs boutiques ne sont donc pas reprises, dont celle du centre commercial Westfield Les 4 Temps à La Défense, qui a fermé définitivement ses portes.
Ouverte en juillet 2020 à la Clairière du mall, cette boutique faisait partie de l’expansion récente de la marque. Elle n’a pas été retenue dans le périmètre de reprise, scellant ainsi sa fermeture. L’enseigne reste toujours présente dans la capitale avec une boutique dans le Marais et une autre à Mabillon.
L’offre d’Amoniss, évaluée à 3,5 millions d’euros, s’est révélée la plus élevée parmi les trois propositions examinées par le tribunal. Une autre candidature, baptisée « Projet Mars » et portée par des salariés avec le soutien de l’un des fondateurs de la marque, proposait un rachat à hauteur de 900 000 euros, tout en ne conservant que 34 % des effectifs et 15 boutiques.
Le tribunal a finalement retenu la proposition d’Amoniss, jugée plus solide, notamment en raison d’« une équipe dirigeante expérimentée sur le marché français de la mode », déjà dotée de circuits d’approvisionnement et d’un savoir-faire reconnu dans le redressement d’entreprises.
Fondée en 2010 à Marseille, Jott s’est fait connaître grâce à ses doudounes légères et colorées. Comme de nombreuses marques françaises, l’entreprise a toutefois été fragilisée ces dernières années par la montée de la seconde main, la concurrence de la fast-fashion venue d’Asie et l’évolution des habitudes de consommation.
En 2025, la marque comptait encore 254 salariés en France pour un chiffre d’affaires d’environ 70 millions d’euros.
« La bonne nouvelle, c’est que JOTT a un repreneur, JOTT va continuer à exister », a réagi auprès de l’AFP Jocelyn Meire, président de Mode in Sud, le syndicat régional des professionnels de la mode et de l’habillement. Il a également souligné que la marque marseillaise dispose « d’un ADN fort » et conserve « une place à part dans l’écosystème local ».
Enfin, la filiale qui exploite les boutiques Jott aux Pays-Bas et en Belgique fait, de son côté, l’objet d’une procédure de liquidation à Bruxelles.




