Le quartier de La Défense en janvier 2021 - Defense-92.fr
La Défense va encore devoir somnoler. Face à la recrudescence des nouvelles contaminations au Covid-19 et son variant anglais, le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures de restrictions qui vont impacter dès ce vendredi soir la région Île-de-France et donc La Défense. La région parisienne sera confinée une troisième fois pour les quatre prochaines semaines au moins, tous les jours de la semaine. Mais ce troisième confinement qui arrive presque un an jour pour jour après celui du printemps 2020 sera plus light.
Les déplacements extérieurs seront autorisés dans un rayon de dix kilomètres autour du domicile, sans limite de temps mais il faudra de nouveau présenter une attestation, a annoncé le Premier ministre Jean Castex ce jeudi soir lors d’une conférence de presse. L’heure du couvre-feu va lui passer de 18 heures à 19 heures pour tenir compte du passage dans quelques semaines à l’heure d’été.
Dans ces 16 départements, de nouvelles mesures de freinage massives de l’épidémie interviendront à compter de ce vendredi soir minuit, et pour 4 semaines.
C’est une troisième voie que nous retenons, une voie qui doit permettre de freiner sans enfermer. pic.twitter.com/AkzukWf5O9
Si les centres commerciaux Westfield Les 4 Temps et du Cnit sont fermés depuis la fin février, ceux de la gare de La Défense et de tout le reste du quartier d’affaires avaient pu rester ouverts. Ils vont devoir tous fermer. Seuls les commerces dit « essentiels » comme les enseignes alimentaires ou encore les librairies pourront garder leurs portes ouvertes. Les restaurants pourront continuer à proposer de la vente à emporter ou en livraison.
Concernant le télétravail, le Premier ministre a incité les entreprises à le poursuivre « au maximum » tout en maintenant « une journée sur place pour le salarié qui le souhaite ». « Beaucoup d’entreprises en sont encore loin aujourd’hui », a regretté Jean Castex.
Le dispositif de couvre-feu sera maintenu selon les mêmes règles qu’aujourd’hui, dans tous les départements, mais son heure de début passera de 18h00 à 19h00. pic.twitter.com/Aa53RkXBV8
L'hypermarché Auchan est désormais ouvert jusqu'à 19 heures - Defense-92.fr
Une heure de plus pour faire vos courses. Dès ce samedi 20 mars, l’hypermarché Auchan du centre commercial Westfield Les 4 Temps (dont les boutiques sont fermées depuis la fin février) va fermer une heure plus tard suite au passage du couvre-feu de 18 heures à 19 heures.
L’enseigne est désormais ouverte du lundi au samedi de 7h30 à 19 heures et le dimanche de 9 heures à 19 heures (fermeture des grilles à 18h30).
Le Village 4 fait parti des trois immeubles qu'Unibail-Rodamco-Westfield vient de céder - Defense-92.fr
Unibail-Rodamco-Westfield a beau avoir cédé plusieurs de ses actifs du quartier d’affaires de La Défense, la foncière y reste encore très présente. Annoncé en décembre dernier, le projet de cession des immeubles Village 3, 4 et 6, soit près de 22 150 mètres carrés de bureaux, dans le quartier Valmy, au pied des tours de la Société Générale vient d’être acté par Unibail-Rodamco-Westfield.
Le groupe immobilier français a cédé à plusieurs investisseurs ces bâtiments entièrement rénovés en 2016 intégrés au complexe Les Villages de l’Arche, un ensemble non IGH de neuf étages, édifié selon les plans de Rolland Castro dans les années 90.
Perial Asset Management a indiqué avoir acquis pour 147 millions d’euros auprès des SCPI PF Grand Paris et PFO2, les 15 453 mètres carrés des immeubles Village 4 et 6. L’immeuble Village 4 est entièrement loué à Orange dans le cadre d’un bail de neuf ans ferme avec une durée résiduelle de huit ans. L’actif de 7 350 mètres carrés dispose de 111 places de stationnement. Le Village 6 qui offre selon son nouveau propriétaire « un bon niveau de prestation à ses locataires » abrite notamment Orange, qui loue 60 % du bâtiment mais aussi Helm et Ciamt. L’immeuble représente une surface de 8 103 mètres carrés, plus 132 stationnements souterrains.
« Fort de l’expérience acquise sur Village 2, nous souhaitions nous renforcer sur ce type d’immeubles plébiscités par les utilisateurs en recherche d’une localisation stratégique, au loyer compétitif et à un niveau de charges inférieur à celui des immeubles IGH. La qualité des locataires, comme ici avec Orange, permet de sécuriser les revenus locatifs avec une durée moyenne des baux de sept ans ferme sur les deux immeubles. Ces acquisitions correspondent à nos objectifs en termes de performance énergétique et environnementale, mais également de santé et de bien-être des utilisateurs », explique dans un communiqué Stéphane Collange, directeur des investissements de Perial Asset Management.
La transaction a été réalisée par l’intermédiaire de CBRE Capital Markets. Perial AM était conseillé dans cette opération par l’étude Oudot & Associés et le cabinet Ashurst. URW était conseillé par l’étude Ginisty & Associés.
Unibail-Rodamco-Westfield conserve de nombreux actifs à La Défense
Cette acquisition s’ajoute à celle que Perial Asset Management avait déjà réalisée en 2018 avec le Village 2 loué à la Société Générale, Axa et Dalkia.
Le Village 3 est lui tombé dans les mains de La Française Real Estate Managers (REM). D’une surface de 6 700 mètres, le bâtiment est intégralement loué au service Cyberdéfense d’Orange pour une durée restante de sept ans et demi. Le Village 3 comprend en outre deux commerces à son rez-de-chaussée
Cette acquisition, dont le montant n’a pas été révélé par La Française Real Estate Managers a été réalisée pour le compte de la Société Civile de Placement Immobilier LF Grand Paris Patrimoine (60 %) et des Sociétés Civiles LF Multimmo (20 %) et Qualimmo (20 %).
Pour cette opération, La Française REM était conseillée par Allez & Associés ainsi que Fairway Avocats et Unibail-Rodamco-Westfield par Ginisty & Associés. Les deux parties étaient assistées par CBRE. L’acquisition a été partiellement financée par la banque BayernLB, conseillée par l’étude Rochelois et LPA-CGR Avocats.
Même si Unibail-Rodamco-Westfield continue de se délester de ses actifs de La Défense après les ventes il y a quelques années des tours Majunga et Ariane, la foncière reste très présente dans le quartier avec son grand mall Westfield Les 4 Temps, le Cnit, sa nouvelle tour Trinity mais aussi son projet de rénovation de l’immeuble Galilée et de construction des tours Sisters.
La ville de Nanterre et WO2 ont signé ce mercredi une charte d’engagement partenarial pour l’emploi - DR
Arboretum n’est pas encore sorti de terre qu’il créé déjà de l’emploi à Nanterre. Patrick Jarry, le maire de Nanterre qui est également le président de la Maison de l’emploi et de la formation de sa ville, et Philippe Zivkovic, président de WO2, maître d’ouvrage délégué du projet Arboretum ont signé ce mercredi 17 mars une charte d’engagement partenarial pour l’emploi prévoyant 50 000 heures d’insertion dans le cadre du chantier de construction du méga campus en bois.
« A la demande de la ville de Nanterre, la société WO2, maitre d’ouvrage délégué du projet, a intégré des clauses sociales dans ses contrats avec les entreprises de travaux. 50 000 heures d’insertion bénéficieront à des demandeurs d’emploi de Nanterre, soit l’équivalent de seize emplois à plein temps pendant les deux ans du chantier. WO2 confie la gestion de ces heures d’insertion à la Maison de l’emploi et de la formation de Nanterre, chargée notamment du recrutement et de la formation des salariés en insertion », se sont félicités la ville de Nanterre et WO2 dans un communiqué commun.
« Les clauses sociales, et parmi elles les heures d’insertion, ont aujourd’hui largement prouvé leur sens et leur utilité, au point que souvent les donneurs d’ordre les inscrivent de manière volontaire, comme c’est le cas dans le cadre du chantier Arboretum », affirment la ville et WO2 pour qui ces clauses sociales apparaissent pour les entreprises de BTP comme « une alternative au recrutement classique, mais aussi comme une participation active au déploiement de leur RSE (responsabilité sociale des entreprises). Pour les personnes qui en bénéficient, les clauses sociales constituent une réelle étape de leur parcours vers le marché du travail ».
Le campus Arboretum, dont les travaux ont débuté à l’automne dernier s’articulera autour de cinq nouveaux bâtiments en structure bois dans un vaste parc de neuf hectares. Il comprendra également la réhabilitation de deux bâtiments industriels de l’ancienne Papeterie de la Seine en bâtiments de services. Au total ce sont 30 500 mètres cubes de bois qui vont être utilisés pour la structure des bâtiments, les façades, et revêtements des terrasses.
Depuis dix ans la mairie de Nanterre se targue que tous les chantiers qui ont transformé sa ville, comme celui d’Eole ou de la Paris La Défense Arena ont donné lieu à des clauses sociales, pour un total de près de deux millions heures d’insertion effectuées, bénéficiant à 1 054 demandeurs d’emploi.
#Emplois
Les aménagements urbains et chantiers d’ampleur à #nanterre : une opportunité pour la ville de voir des créations d’emplois pour les personnes éloignées du marché du travail. https://t.co/WToQDxjKvg
La station Total de La Défense cesse de vendre de l'essence et du Diesel et va passer à une offre 100 % électrique - Defense-92.fr
C’est une petite révolution que Total s’apprête à lancer à La Défense. Le groupe français vient de fermer ce lundi sa station-service du quartier d’affaires, située sur le boulevard circulaire (côté Courbevoie) pour la passer au 100 % électrique. Une première en France. Car si Total a déployé depuis pas mal d’années déjà des bornes de recharge dans ses stations, jamais le groupe n’avait converti l’intégralité de l’un de ses point de distribution à ce mode énergétique.
Le choix de l’entreprise pétrolière et gazière d’enclencher ce mouvement dans le quartier d’affaires n’a rien d’un hasard, son siège actuel –et son futur siège– se situant dans les parages. Total souhaite ainsi marquer dans le symbole son plan de transformation et faire de cette station nouvelle génération une véritable vitrine de sa conversion progressive à l’électrique.
La station ouverte au tournant des décennies 70-80 et rénovée une première fois au début des années 90 puis une seconde fois en 2007 ne proposera donc plus que des bornes de recharge électrique. A sa réouverture à la fin juin, la station sera équipée uniquement de trois bornes de charge rapide (22kW/50 kW) et six bornes ultra-rapides HPC (175 kW). Fini donc les pleins de Diesel, SP95, SP98 et Superéthanol E85.
« Ça répond à une demande qui va s’amplifier dans les années qui viennent »
« La décision a été prise de passer la station de La Défense en 100 % électrique. Il y a une population importante à La Défense de taxis, de VTC, de particuliers et de salariés. Ça répond à une demande qui va s’amplifier dans les années qui viennent », assure un porte-parole de Total. La conversion intégrale des quelques 3 700 stations Total en France ne sera pas immédiate. « Les stations ne vont pas toutes passer au 100 % électrique. Les gros hubs de chargement électrique font sens dans des lieux où il y a un fort passage, là où il une concentration de population », rajoute l’entreprise.
Si le plein d’essence et de Diesel n’est désormais plus possible dans cette station -l’une des plus importantes du département-, la boutique va elle rester ouverte tout comme l’espace de lavage aux rouleaux et l’accès aux aspirateurs. Des services qui bien évidemment seront disponibles à tout les types de motorisations.
Alors qu’il y a une trentaine d’années La Défense en comptait une demi-dizaine, cette mutation fait disparaitre la dernière station essence de La Défense. Pour faire son plein il faut désormais se rabattre sur les stations en périphérie du quartier d’affaires (qui ne sont pas ouvertes 24h/24 contrairement à celle de La Défense) comme celles de Total au 53-55, rue de l’Alma ou sur quai du Paul Doumer à Courbevoie ou les deux BP de Puteaux situés sur le quai Dion Bouton.
La tour Initiale abrite une multitude de nouveaux locataires - Defense-92.fr
Premier des buildings du quartier d’affaires, la tour Initiale séduit les entreprises. Construite au milieu des années 60 sous les dessins des architectes Jean de Mailly et Jacques Depussé, l’ex-tour Nobel devenue Initiale après sa vaste rénovation au début des années 2000 affiche désormais un taux d’occupation de 88 % pour ses 30 000 mètres carrés. Un bon score pour la doyenne de La Défense étant donné qu’Initiale avait vu partir il y a quelques années ses deux uniques occupants, Nexity et RTE.
Pour remplir Initiale dans un contexte de crise sanitaire et de concurrence exacerbée, le gestionnaire d’actifs AEW qui représente le Crédit Agricole Assurances, Icade et la Société Générale Assurances, les trois propriétaires du gratte-ciel, a mené une modernisation du bâtiment. Cela s’est notamment traduit par une refonte des espaces de restauration, de l’auditorium, du centre de fitness et des salles de réunion et la création d’un étage de services (restaurant club, bar, espace co-working) au trentième étage, offrant une vue panoramique à 360 degrés sur Paris et La Défense.
« Lors du départ de RTE fin 2018, nous avons lancé en partenariat avec les équipes de Maud Caubet, un programme de repositionnement ambitieux. Nous avons ainsi procédé à la refonte complète des services afin de créer des lieux de vie favorisant les rencontres, l’efficacité de la performance au quotidien et le bien-être des occupants », indique Florent Genest, l’asset manager du pôle bureau chez AEW qui se félicite d’un « succès commercial » qui « récompense cette stratégie de positionnement haut de gamme de l’actif ».
Sept nouveaux locataires et un bail renouvelé
Un coup de jeune qui a séduit les entreprises puisqu’au cours des dix-huit derniers mois, AEW revendique avoir signé sept nouveaux baux avec les sociétés Tata TCS (qui a signé la tour de son nom à la fin de l’année dernière), Sacem, EPC, Larsen & Toubro, Finaxys, Planet Payment et Partenor pour un total de 13 700 mètres carrés mais aussi renouvelé le bail de Tarkett pour six ans fermes sur 6 200 mètres carrés.
« La tour Initiale bénéficie d’un statut particulier à La Défense, par son caractère emblématique et son excellente localisation aux portes de Neuilly et une excellente desserte en matière de transports en commun », rajoute Florent Genest.
Pour les entreprises qui seraient séduites par la tour Initiale il reste encore de la place dont deux niveaux dans les derniers étages du building autrefois siège du laboratoire Roussel Uclaf jusqu’à la fin des années 90.
L’établissement Paris La Défense va améliorer les abords de la nouvelle tour Aurore - Defense-92.fr
Après deux décennies de déshérence la tour Aurore, reprend vie tout doucement. Pour accompagner la métamorphose de l’un des plus vieux buildings du quartier d’affaires, Paris La Défense a lancé un appel d’offres en vue de désigner l’entreprise qui mènera la transformation des abords d’Aurore.
Le gros changement concernera principalement le patio des Reflets qui va être complètement remanié. Une partie de la dalle sera supprimée afin de mettre en valeur le nouveau bâtiment Pavillon érigé au pied d’Aurore. L’actuel escalier couplé de deux escalators qui permet de rejoindre la place des Reflets sera détruit tout comme celui situé face à l’ancienne brasserie Le Tourbillon. Ils seront remplacés par escalier, plus large et spacieux mais sans escaliers mécaniques. La batterie d’ascenseurs qui a comme principal fonction la desserte du parking des Reflets sera remanié et permettra aux personnes à mobilité réduite de relier les deux niveaux de la dalle.
La reconfiguration de la place et du patio des Reflets doit s’achever à l’été 2022 – Defense-92.fr
Un autre changement et pas des moindres sera l’amélioration de l’accessibilité entre la dalle et le boulevard circulaire. Un grand escalier permettra depuis l’allée Marie Marvingt, au pied de la tour D2, d’accéder à la dalle entre le socle du bâtiment Pavillon d’Aurore et de la tour Manhattan. Paris La Défense n’a pas oublié les cyclistes puisqu’une cinquantaine d’arceaux d’attaches sont prévus.
Le patio des Reflets va être reconfiguré – Defense-92.fr
Très minéral l’espace sera désormais plus végétal. L’aménageur Paris La Défense prévoit d’y déployer plusieurs plantations et notamment « un coteau » au pied de la tour Manhattan et du pavillon ainsi qu’un « salon paysager » également au pied de Manhattan. Sur la place des Reflets quelques plantations seront également déployées et l’œuvre d’art « La Terre » de Louis Debré installée depuis la fin des années 70 au pied d’Aurore sera mieux mise en valeur. Le sol de la place des Reflets ainsi que de son patio sera lui aussi amélioré avec le déploiement d’un platelage béton, de pierres calcaires, bleue et mixte.
L’actuel escalier va être supprimé et remplacé par un autre plus large à un nouvel emplacement – Defense-92.fr
Une fois que l’entreprise chargée de mener à bien le chantier sera désignée, les travaux devraient débuter en août prochain. Le chantier qui se déroulera par phases devrait s’achever, si tout va bien en septembre 2022 au même moment que les travaux de la nouvelle tour Aurore et son pavillon.
Le réaménagement du secteur va permettre la création d’un escalier afin de relier le patio des Reflets et l’allée Marie Marvingt – Defense-92.fr
La fermeture de l’avenue de la Division Leclerc doit permettre à Vinci d’installer une grue nécessaire au chantier d’Eole - Defense-92.fr
Deux jours de fermeture. L’avenue de la Division Leclerc, côté Cnit sera fermée ce samedi 20 et dimanche 21 mars afin de permettre à Vinci d’installer une grue à tour nécessaire au chantier de l’émergence Gambetta de la future gare d’Eole sous le Cnit. L’équipement qui sera monté par une grue mobile va entrainer la fermeture de cette voirie durant le weekend entre 8 heures et 18 heures.
Si l’interruption devrait avoir un impact très limité sur le trafic étant donné que le centre commercial du Cnit est actuellement fermé (la sortie de son parking se fait par l’avenue de la Division Leclerc), une déviation routière sera toutefois mise en place par le Rond-point de La Défense, l’avenue André Prothin, le boulevard circulaire et la rue Segoffin.
La cour du mur de Berlin sera également fermée. Il ne sera alors pas possible d’utiliser l’escalier provisoire pour se diriger et sortir de la gare de La Défense. L’accès à la gare de La Défense sera maintenu par toutes les autres émergences dont la plus proche, celle de la verrière.
En cas « de besoins », les fermetures pourraient se poursuivre les weekends du 27 et 28 mars et/ou du 3 et 4 avril.
La candidate de gauche Audrey Pulvar était en déplacement ce samedi dans le quartier d'affaires de La Défense - Defense-92.fr
L’après-midi pluvieuse n’a pas empêché Audrey Pulvar d’arpenter la dalle de La Défense. A quelques mois des élections régionales, la candidate de gauche d’Ile-de-France en Commun est venue ce samedi avec ses proches soutiens comme son directeur de campagne, le sénateur socialiste Rachid Temal à rencontre des siens dans le quartier d’affaires mais aussi de membres d’associations d’habitants. Elle y a dénoncé certains projets immobiliers emblématiques de La Défense et plus largement le modèle actuel du quartier d’affaires.
Au pied de la résidence des Damiers, l’ancienne journaliste, désormais conseillère proche du PS de Paris a échangé longuement avec Me Armelle De Coulhac Mazerieux, l’avocate qui défend une poignée d’anciens habitants expulsés de leurs logements des Damiers Bretagne et Anjou. L’ensemble étant voué à disparaitre au profit du projet des tours Hermitage Plaza. « Vous êtes la première personnalité politique à venir relever ce scandale des tours Hermitage. Au plan politique on s’est senti très seuls durant ces quinze années de combat judiciaire », a soufflé l’avocate à l’élue.
« C’est un projet d’un autre temps »
Et les deux tours géantes du promoteur russe, Emin Iskenderov n’ont visiblement pas séduit l’élue. Loin de là. « C’est un projet d’un autre temps », a-t-elle lâché parlant d’une « aberration totale » sur l’aspect environnemental. Pour Audrey Pulvar ce projet « ni fait ni à faire » est aujourd’hui remis en cause par la crise sanitaire. « Se projeter dans un monde dans lequel on fait des projets pharaoniques destinés à une partie de la population mais pas à tous, ça semble totalement dépassé et hors de propos », a-t-elle martelé estimant que le quartier d’affaires va devoir faire face à une crise de vacance même à la sortie de la pandémie.
Bouleversée par le combat mené depuis 14 ans par les habitant.e.s des #Damiers#LaDefense. Des familles déplacées et expulsées dans l’indifférence générale, pour faire place à 2 tours de luxe de 300 m de haut chacune! Une aberration. @idf_encommunpic.twitter.com/2mMuxvWEZD
Audrey Pulvar a surtout tenu à apporter son soutien aux anciens résidents des Damiers, tous absents lors de sa visite. « Ce qui me touche beaucoup c’est qu’il y a des habitants qui résistent et qui ne lâche pas l’affaire, a-t-elle ajouté espérant l’abandon du projet des tours Hermitage. Plutôt que de mobiliser trois milliards d’euros pour un projet complètement suranné on mobilise quelques dizaines de millions d’euros pour rénover et rendre habitables ces immeubles-là, ça sera un immense plaisir pour moi d’être à nouveau là ».
Le projet des tours Sisters « modifiera les conditions de vie de toute une partie de la ville »
La prétendante à la région Île-de-France s’est par la suite rendue à quelques pas de la Grande Arche pour échanger sur la place Carpeaux avec un responsable de l’association Village sur le projet des tours Sisters. Là aussi le méga projet porté par la foncière Unibail-Rodamco-Westfield actuellement empêtré dans un recours n’a pas convaincu la socialiste qui aspire à voir plus d’habitants vivre dans le quartier. L’édile a notamment dénoncé l’ombre que portera les tours Sisters sur le Faubourg de l’Arche. Selon la gauche de Courbevoie, elle sera d’un kilomètre et pour Audrey Pulvar cela « modifiera les conditions de vie de toute une partie de la ville ». En réalité la perte d’ensoleillement ne concernerait que les habitants très proche du projet sur des périodes d’automne et d’hiver limitées à quelques minutes ou dizaines de minutes par jour.
A l’issu de sa visite Audrey Pulvar a promis aux habitants de revenir dans le quartier. Reste à savoir si sa prochaine visite se fera en tant que nouvelle présidente de la région ou que conseillère d’opposition…
#Courbevoie#ProjetSisters Encore des tours ! Projet d’un autre temps: 2 tours de 200 et 100m de haut, dont l’ombre portera sur plus d’un kilomètre, modifiant les conditions de vie de toute une partie de la ville. Je soutiens les associations mobilisées contre. #RegionResponsablepic.twitter.com/lQ39XgLg9r
Le Galion sera composé de plusieurs terrasses végétalisées - SAA Architectes
Érigé au début des années 80 à Puteaux en bordure du boulevard circulaire, l’immeuble le Galion va s’effacer pour mieux revenir. Son propriétaire, la Caisse de Retraite complémentaire du Personnel Navigant Professionnel de l’Aéronautique Civile (CRPNPAC) va lancer une vaste restructuration de son immeuble du quartier d’affaires qu’il a vendu le temps des travaux au promoteur Kaufman & Broad avant de le reprendre en Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA).
Si la CRPNPAC a dans un premier temps réfléchi à céder son actif qu’il détient depuis une trentaine d’années, l’idée a rapidement été écartée. L’hypothèse d’ériger une tour à la place du Galion a elle aussi été mise de côté au profit d’un projet à taille humaine. « On a fait le choix de ne pas monter très haut et de se limiter à un bâtiment ‘code du travail’. Je reste persuadé que c’est le bon choix », confie François Sergent, directeur du pôle immobilier de la CRPNPAC.
L’immeuble Galion rénové sera composé de dix étages – SAA Architectes
Conçu initialement par les architectes Luc et Xavier Arsène-Henri, l’immeuble d’environ 10 000 mètres carrés pour huit niveaux, situé à l’angle des rues Paul Lafargue et de la République sera partiellement détruit et reprendra sa forme presque originale. Pour offrir une nouvelle vie au bâtiment, c’est l’agence SAA Architectes qui a été préférée.
La structure architecturale en escalier et l’implantation en « U » du Galion seront conservées mais complètement repensées. L’immeuble qui passera de huit à dix étages sur trois niveaux de sous-sol et un Rez-de-jardin gagnera aussi en surface pour atteindre les 13 000 mètres carrés.
La nouvelle façade transparente permettra, selon Kaufman & Broad de favoriser l’ensoleillement naturel des différents espaces du bâtiment et la création d’un « généreux jardin » en cœur d’îlot ainsi que plus d’un millier de mètres carrés de terrasses extérieures connectées. « Ces multiples espaces extérieurs offriront ainsi aux futurs utilisateurs des zones de convivialité avec des vues dégagées », promettent les développeurs du projet. Une façade qui a d’ailleurs évolué depuis son projet d’origine. « C’était une demande de la mairie de Puteaux », précise François Sergent.
Les espaces de travail s’ouvriront sur de grandes terrasses végétalisées – SAA Architectes
Le bâtiment classé en catégorie « code du travail » qui ne sera donc pas un IGH (Immeuble de Grande Hauteur) proposera à ses futurs occupants des prestations classiques comme un parking privé de 140 places, un grand espace pour ranger les vélos mais aussi un restaurant inter-entreprises, le tout complété d’un rooftop et de jardins. Un commerce est également envisagé au pied de l’immeuble.
« Les espaces de bureaux performants, optimisés et flexibles pour s’adapter aux mutations des organisations de travail sont agrémentés de nombreux espaces extérieurs végétalisés, d’un cœur d’îlot paysager ainsi que de nombreux services dédiés aux utilisateurs », explique David Laurent, directeur général immobilier d’entreprise de Kaufman & Broad.
Occupé jusqu’à l’année dernière par Orange Business Services, puis auparavant par France Télécom (devenue Orange) et à l’origine par le siège de Screg, entreprise spécialisée dans les travaux publics, l’immeuble pourrait ne pas rester vide très longtemps à l’issue des travaux à la fin 2023. La CRPNPAC aurait d’après nos informations des pistes « sérieuses » pour louer son bâtiment.
Un vaste lobby marquera l’entrée de l’immeuble Galion – SAA Architectes
La nouvelle vie du Galion sera aussi l’occasion pour la CRPNPAC de certifier son immeuble « HQE Bâtiment Durable niveau Très Performant », « BREEAM Very Good, BBC Effinergie 2017 » incluant la conformité aux exigences « E+C- niveau E2C1 ».
Si les différents montants de l’opération n’ont pas été révélés, la VEFA atteindrait selon nos informations les 154 millions d’euros. Dans cette transaction, Kaufman & Broad était accompagné par Maître Olivier Valard de l’Etude Thiberge et conseillé par Maître Christophe Sizaire de l’étude Zurfluh-Lebatteux-Sizaire et par Maître Vincent Guinot de l’étude Lacourte Raquin Tatar. La CRPNPAC était conseillée par A contrario notaires(François Pourrier, Vivien Baufumé et Pierre Vignalou), par Maître Antoine Mary du cabinet Gide et l’agence d’architecture Calq.
L’immeuble du Galion a été construit au début des années 80 – Defense-92.fr
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