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Coronavirus : Jean Castex appelle au « renforcement du télétravail »

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Le gouvernement demande aux entreprises de poursuivre massivement le télétravail pour les salariés qui le peuvent - Defense-92.fr

Le retour au « métro-boulot-dodo » généralisé, n’est pas pour demain à La Défense. Au cours de sa conférence de presse donnée ce jeudi soir, le Premier ministre, Jean Castex et Élisabeth Borne, la ministre du Travail ont invité les entreprises à poursuivre massivement le télétravail afin de limiter la circulation du Coronavirus. « C’est un levier très puissant que nous n’utilisons pas suffisamment pour freiner l’épidémie », a affirmé Jean Castex avant de rajouter « Télétravailler partout où c’est possible devient impératif » et dit « regretter » que le recours à cette mesure se soit réduit depuis la fin de l’année dernière.

Élisabeth Borne, la ministre du Travail a emboité le pas demandant aux salariés qui le peuvent de télétravailler cinq jours sur cinq affirmant que « chaque jour compte ». Pour les personnes souffrant du télétravail Élisabeth Borne a admis une présence d’un jour par semaine au bureau. Selon la ministre un relâchement s’observe depuis la fin novembre 2020 particulièrement dans le secteur de la banque, de l’assurance, de l’informatique, de la communication et des activités juridiques. Les représentants de ces branches seront convoqués au ministère en début de semaine prochaine.

La gare d’Eole s’ouvre sur tous ses tunnels

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Le dernier tunnel s'est ouvert jeudi 28 janvier sur la future gare du RER E de La Défense - Twitter Armelle Lagrange

Nouvelle étape symbolique dans le chantier d’Eole à La Défense. Le quatrième et dernier tunnel où circuleront dans le futur les trains du RER E vient d’être ouvert sur la gare cathédrale de La Défense en cours de réalisation sous le Cnit. Ce tunnel situé à l’Est de la gare sera celui où les trains en provenance de Mantes-la-Jolie fileront vers Paris. « Aujourd’hui (jeudi 28 janvier, ndlr) une grande étape franchie dans la future gare du RER E à La Défense », s’est réjouie Armelle Lagrange, la porte-parole du projet au sein de SNCF Réseau.

Composé d’un large quai central, la gare monumentale de La Défense sera dotée de deux voies latérales. Quatre tunnels dit « bitube », deux à l’Est et deux à l’Ouest se connectent désormais à la gare. Les trains en provenance de Mantes-la-Jolie en direction Paris, le futur terminus de la ligne rouleront du tunnel Est au tunnel Ouest. Dans l’autre sens les rames circuleront du tunnel Ouest à celui de l’Est.

 

C’est le tunnel avec le rond rouge qui a été le dernier à s’ouvrir sur la gare de La Défense – SNCF Réseau

La mise en service d’Eole se fera en deux temps. La première partie vers Nanterre-la-Folie avec les gares de Porte Maillot et La Défense ouvrira avec du retard à la mi-2023. La ligne se dirigera ensuite vers Mantes-la-Jolie en reprenant une branche actuel de la ligne J du Transilien à la fin 2024.

GCI va accueillir l’ARS dans son immeuble CityLife à Nanterre

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L'immeuble Citylife en mai 2020 - Defense-92.fr

Un premier occupant pour CityLife. Cet immeuble de bureaux livré au sein du nouveau secteur Cœur de Quartier à Nanterre-Université, face aux Groues et connecté aux terrasses, va accueillir son premier locataire d’ici quelques semaines. C’est l’Agence Régionale de la Santé (ARS) qui va s’implanter sur 1 820 mètres carrés, dans une partie du deuxième étage de cet immeuble neuf livré il y a peu. Elle y logera sa direction départementale des Hauts-de-Seine (92), soit près de quatre-vingt personnes actuellement installées non loin de là dans l’immeuble du Capitole.

Développant près de 21 000 mètres carrés avec 196 places de parking en infrastructure, CityLife a été imaginé par l’agence d’architecture et d’urbanisme Viguier. Son architecture intérieure est signée de l’agence Le LAD et son mobilier conçu par l’agence O.Gossart avec la participation de la Galerie Sebban et de la Kinor Gallery.

Le bâtiment édifié à quelques centaines de mètres de la gare de Nanterre-Université a été acquis en VEFA par Générale Continentale Investissements (GCI) en partenariat avec un fonds de pension canadien.

« Nous sommes ravis d’accueillir l’ARS sur CityLife et sommes convaincus que l’immeuble répondra aux attentes de ses équipes tant en termes d’adaptabilité aux nouveaux modes de fonctionnement de l’Agence que sur le plan des services intégrés pour rendre encore plus agréables les journées sur le lieu de travail. Cette signature témoigne également de la fidélité de nos clients locataires », s’est félicitée Rina Benhamou, la directrice de GCI qui a livré il y a trois mois le nouveau siège de l’ARS à Saint-Denis.

Pour remplir complètement cet immeuble qui dispose tout de même encore de 19 300 mètres carrés, CGI met en avant une gamme « très étendue de services et prestations » comme un restaurant d’entreprise et un business center réversibles (convertibles en auditoriums grâce à un mobilier flexible et modulable), un drugstore accompagné d’une cafétéria, un fitness/wellness (avec cours de sport), une conciergerie, une beauty room (esthétique, barbier, massage, ostéopathe…) mais aussi un business lounge.

Cette transaction a été effectuée sur les conseils de BNP Paribas Real Estate. GCI et son partenaire étaient conseillés par le cabinet international Fairway, Europtima et Humakey.

Le dernier locataire des Damiers face à la juge

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L'ensemble des Damiers Anjou, Bretagne et Infra en janvier 2020 - Defense-92.fr

Il est le tout dernier, l’ultime résistant. Alors que le tribunal de Courbevoie a récemment prononcé l’expulsion de Tatiana Dinulescu et sa famille de son cinq pièces situé au Damier Anjou, une audience s’est tenue le 22 janvier dernier, dans cette même juridiction cette fois-ci pour statuer sur le cas de Wolfgang Kirchhof. Son bailleur, la RATP Habitat qui prévoit de vendre l’ensemble des Damiers Infra, Anjou et Bretagne, soit 250 logements au promoteur russe Hermitage pour qu’il y érige ses deux tours géantes ne pourra finaliser la cession qu’une fois les bâtiments entièrement vides.

Mais problème pour cette filiale de la RATP. Une poignée de familles a toujours refusé les offres de relogements faisant trainer le projet. La petite dizaine de locataires récalcitrants a depuis été expulsée, mise à part Tatiana Dinulescu dont la procédure pourrait aboutir cet été à l’issue de la trêve hivernale repoussée au 1er juin.

Ne restait donc plus que Wolfgang Kirchhof -absent lors de l’audience-, 85 ans occupant de son logement depuis une cinquantaine d’années à devoir faire face à la justice, après qu’il ait refusé les trois offres « légales » formulées par bailleur. « Mr Kirchhof n’a aucunement l’intention d’être relogé. Il dispose d’un autre logement en Allemagne à Baden-Baden où il va très régulièrement. », a affirmé Laure-Anne Fournier, l’avocate de RATP Habitat lors de l’audience tout en rappelant qu’à un moment de la présentation de la troisième offre formulée par RATP Habitat, il aurait tenté de négocier le financement de son déménagement. Négociation n’ayant alors jamais abouti.

Un verdict attendu en mars prochain

« Mr Kirchhof n’a aucune solution pour se reloger en France et s’il doit quitter le territoire national il va retourner auprès de sa famille en Allemagne », a déclaré son avocate, Aurélia Dumez qui a pointé du doigt la non notification de la durée de validité de la dernière offre du 17 juillet 2019 ainsi que plusieurs « irrégularités » selon elle de la procédure du bailleur social.

« Mr Kirchhof n’a jamais eu l’intention d’être relogé, il n’a jamais visité le moindre logement depuis 2012, depuis que RATP Habitat a reçu l’autorisation préfectorale de détruire les logements », a assuré Me Laure-Anne Fournier rappelant les multiples propositions, toutes refusées.

Présentant une éventuelle décision défavorable à la faveur de son client, Me Aurélia Dumez a demandé à la juge de lui « accorder les plus larges délais » s’il devait partir. « Mr Kirchhof occupe cet appartement depuis cinquante ans, il a toujours réglé ses loyers. Il n’a aucune possibilité de se reloger en France. Il trouve la difficulté à ses yeux insurmontable d’organiser la logistique de son déménagement. Difficulté accrue par la crise sanitaire et les restrictions de déplacement », a-t-elle plaidé demandant un report de l’éventuelle exécution « à la fin de la crise sanitaire » pour organiser dans « de bonnes conditions le déménagement ».

« RATP Habitat ne peut pas vendre ou démolir (les trois immeubles des Damiers, ndlr) en présence d’occupants dans les lieux. Ça a suffisamment duré. Il y a un préjudice pour RATP Habitat. Mr Kirchhof a eu largement le temps de prendre ses dispositions », a martelé Me Laure-Anne Fournier avant d’ajouter à la juge « Je vous demande de maintenir l’exécution provisoire et les délais de quitter les lieux. Il est très âgé certes mais il n’y a pas lieu de donner des délais pour se maintenir ».

Verdict attendu le 19 mars prochain.

Le quartier du Parc Sud de Nanterre devient lauréat du label d’excellence de « Cité éducative »

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Le quartier du Parc Sud de Nanterre en juin 2020 - Defense-92.fr

Après un premier échec, la ville de Nanterre a obtenu du Comité Interministériel de la ville, réuni lundi matin autour du Premier Ministre, l’attribution du label national de « Cité éducative » pour son quartier du Parc Sud. La commune comme les quarante-cinq autres villes françaises sélectionnées se partagera une enveloppe de 100 millions d’euros. A cela s’ajoutera un apport de 15 millions d’euros de la part de l’État.

Lancé en 2019 le label de cité éducative a vu le jour après une première expérimentation début 2017 à Grigny (91). Il faisait suite au « Plan Borloo », dans lequel les élus locaux et le maire de Nanterre s’étaient beaucoup investis pour « rétablir l’égalité républicaine dans les quartiers populaires ». Ce label a pour vocation d’intensifier les prises en charges éducatives des enfants à partir de trois ans et des jeunes jusqu’à 25 ans avant, pendant, autour et après le cadre scolaire.

En devenant une « Cité éducative », la ville de Nanterre entend à la fois renforcer « la synergie entre les acteurs éducatifs du quartier du Parc et, également, offrir de nouvelles perspectives éducatives ambitieuses à sa jeunesse ».

« Déterminée à pouvoir bénéficier de ces moyens supplémentaires, la municipalité s’est fortement mobilisée auprès de l’État et de ses services départementaux pour obtenir le label national. C’est désormais chose faite et cette labellisation reconnaît l’ampleur et la qualité du travail engagé depuis 2019 avec l’ensemble des acteurs éducatifs du quartier, malgré la crise sanitaire, dans le cadre de la labellisation régionale », se félicite la ville.

Un choix qui a forcément réjouit Patrick Jarry, le maire (Gauche Citoyenne) de Nanterre qui s’est dit « très satisfait que la mobilisation des élus, des services de la ville et des acteurs éducatifs du quartier du Parc ait permis d’obtenir des moyens supplémentaires ». Pour l’édile « ce label vient traduire très concrètement un engagement pris devant les nanterriens, celui d’activer tous les leviers en [notre] possession permettant de viser l’excellence éducative pour nos enfants ».

L’attribution de ce label intervient alors que le quartier du Parc Sud situé à l’arrière de La Défense où sont édifiées les emblématiques Tours Aillaud, fait l’objet d’un vaste projet de transformation afin d’offrir « une plus grande mixité sociale ».

La gestion des eaux pluviales du quartier des Groues fait l’objet d’une enquête publique

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Le quartier des Groues de Nanterre en janvier 2020 - Defense-92.fr

Dans une dizaine d’années le quartier des Groues de Nanterre situé au Nord-Ouest de La Défense aura complètement changé. L’établissement public Paris La Défense mène actuellement la mutation de ce qui est surnommé le « onzième quartier de Nanterre ». Jusqu’à présent presque composé uniquement de petites industries et d’immeubles de bureaux obsolètes, ce territoire de 65 hectares est amené au cours de la décennie à se transformer en accueillant notamment près de 4 500 nouveaux logements à travers divers programmes immobiliers.

L’arrivée prochaine de tous ces nouveaux habitants aura donc forcément un impact sur l’environnement du quartier pour l’heure peuplé de seulement quelques dizaines de résidents. L’aménageur du quartier d’affaires dont la mission est étendue au secteur des Groues va devoir adapter la gestion du rejet des eaux pluviales dans les eaux douces superficielles, sur le sol ou le sous-sol. L’établissement souhaite aussi régulariser huit piézomètres, afin de servir à mesurer la pression des liquides, donc l’eau d’une nappe phréatique.

L’autorisation de cette demande, par les services de l’État fait l’objet au préalable d’une enquête publique qui a débuté le 11 janvier et doit s’achever le 12 février. Le dossier d’enquête peut être consulté à la direction de l’urbanisme de la mairie de Nanterre, où un commissaire enquêteur assure quelques permanences, pour prendre acte des éventuels remarques ou tout simplement sur internet à travers un site dédié.

Tata TCS signe la tour Initiale avec deux grandes enseignes

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La tour Initiale est signée de ses deux principaux occupants - Defense-92.fr

Première de La Défense, la tour Initiale érigée dans les années 60 en bordure de Seine vient d’être signée par deux nouvelles enseignes de Tata TCS, l’un de ses nouveaux occupants depuis le départ de RTE pour Window.

L’entreprise de services informatiques, filiale du groupe industriel indien qui s’est établie dans les cinq derniers niveaux du building a fait installer en octobre dernier deux grandes enseignes aux côtés de celle de Tarkett ; l’autre occupant majoritaire du bâtiment qui abrite en outre plusieurs sociétés dont DS Smith, Planet, Linkt ou encore HRS.

Visibles depuis l’axe historique, les enseignes lumineuses sont situées sur les façades Est et Ouest du gratte-ciel. Toutes deux s’étalent sur 8.5 mètres de long et sur 2.7 mètres de haut. Fonctionnement avec des LEDs, leur consommation est de l’ordre de 480 Watts.

C’est Actif Signal, le leader dans le secteur qui a réalisé la fabrication et la pose de ces enseignes à l’aide de la nacelle de nettoyage des vitres de la tour. Dans le quartier d’affaires l’entreprise est à l’origine de la plupart des enseignes lumineuses des immeubles comme celle dernièrement de Mazars au sommet de la tour Exaltis.

Les commerçants de la gare de La Défense « soulagés » de pouvoir rester ouverts

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Les commerces de la grande salle d'échanges de la gare RER de La Défense peuvent rester ouverts - Defense-92.fr

Le shopping n’est pas complètement en pause. Alors que les centres commerciaux Westfield Les 4 Temps et Cnit sont contraints de rester fermés depuis dimanche dernier, les commerces de la gare de La Défense peuvent rester ouverts. Du moins pour le moment…

Si les centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés sont contraints de cesser leurs activités en raison du rebond de l’épidémie du Coronavirus, la grande gare de RER de La Défense et ses nombreux commerces ne sont pas concernés par la mesure, le lieu étant considéré avant tout comme une gare.

Boutiques de modes, coiffeurs et enseignes alimentaires comme Marks & Spencer Food sont donc toujours ouverts avec cependant des horaires adaptés selon les enseignes. Les restaurants dont Starbucks et Mc Donald’s proposent toujours des ventes à emporter.

« On est un peu soulagés mais ça reste très calme, c’est catastrophique », lâche Eric, responsable de la boutique de prêt-à-porter Shirel. Chez Jus d’Orange, une autre boutique de mode implanté dans la gare, le constat est aussi amer. Situées devant l’une des entrées condamnées du Westfield Les 4 Temps, deux vendeuses font un constat similaire : « On n’a personne, on est vraiment inquiètes », confie Hadja qui dit cependant comprendre cette décision de fermeture car selon elle beaucoup de gens ne respectaient pas les gestes barrières. « On a un peu de passage, je pensais que ça allait être catastrophique, mais là ça va », nuance pour sa part Serge, responsable de Tamaris, une boutique de chaussures mieux placée par rapport aux flux des voyageurs de la vaste salle d’échanges.

Il y a vingt ans La Défense perdait son Dôme Imax et son Musée de l’Automobile

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Le complexe de la Colline de La Défense - Archives Départementales des Hauts-de-seine

A son ouverture elle était la plus grande salle Imax au monde. Si la grande boule trône toujours aux côtés de la Grande Arche elle n’est plus désormais qu’une salle de cinéma classique. A la fin des années 80, Christian Pellerin règne en maitre dans le quartier d’affaires. Lui et son promoteur, la Sari-Seeri est depuis une bonne dizaine d’années à l’origine de la majorité des constructions. Malgré l’ouverture en mars 1981 de l’immense centre commercial des Quatre Temps (aujourd’hui Westfield Les 4 Temps) et la présence du Cnit, La Défense reste majoritairement un quartier d’affaires composé d’une dizaine de tours de bureaux auxquelles s’ajoutent 20 000 logements.

Le projet du Dôme Imax au début des années 90 – DR

Pour rendre La Défense plus vivante et qu’elle devienne une destination de loisirs, le promoteur va alors avoir l’idée d’ouvrir une grande salle de cinéma au format Imax, très en vogue à cette époque dont la technique a été développée par la société canadienne Imax Systems Corporation. Le conseil départemental des Hauts-de-Seine, présidé par Charles Pasqua se joint au projet. Pas pour le cinéma mais pour créer un grand musée qui rendra hommage à l’automobile. Les Hauts-de-Seine ont en effet été le berceau de l’automobile française où de multiples constructeurs s’y sont établis comme Renault à Boulogne-Billancourt, Peugeot à La Garenne-Colombes, Citroën à Asnières-sur-Seine mais aussi De Dion-Bouton à Puteaux.

Le complexe de la Colline de La Défense – Archives Départementales des Hauts-de-seine

L’idée prend forme et nait le projet de la « Colline de La Défense ». L’investissement représente un coût d’environ 15 millions d’euros, le département s’engage lui à investir 7,6 millions d’euros. Niché sur le centre commercial des Quatre Temps, par-dessus l’hypermarché Auchan, le projet ambitieux confié à l’agence d’architectes de Philippe Chaix et Jean-Paul Morel prévoit un bâtiment de près de 17 000 mètres carrés. Il y abritera une grande salle hémisphérique de verre et d’acier d’environ 40 mètres de diamètre, 6 000 mètres carrés consacrés au musée de l’Automobile mais aussi un espace « Marques » où les grands constructeurs dévoileront leurs nouveaux modèles de véhicules, le tout accompagné d’espaces événementiels et de restaurants. La construction est rapide. En à peine un an le bâtiment est édifié sur la galerie marchande des Quatre Temps. L’entrée de l’espace qui est doté de grands panneaux vitrés offrant un aspect résolument moderne se fait par la place des Degrés. Le Dôme composé de pièces de verre courbes et lisses prend vie dès le crépuscule. La nuit la sphère est illuminée par 164 points dont l’intensité varie en fonction de l’état du trafic sur le périphérique parisien.

Le complexe du Dôme Imax au début des années 90 – Éditions Lyna

L’ouverture des Collines de La Défense se fait par étape. C’est le Dôme Imax qui ouvre en premier, le 14 juillet 1992 sept ans après l’inauguration de la Géode à la Cité de la Science à Paris. Face à un vaste écran hémisphérique de 1 144 mètres carrés prennent place 467 sièges inclinés à 35 degrés. Contrairement à une salle de cinéma classique celle du Dôme Imax est équipée d’un projecteur Omnimax utilisant des pellicules d’un format dix fois supérieur à des films classiques de 35 millimètres. La régie est installée sous une partie de la salle et son projecteur qui pèse près de deux tonnes est hissé à chacune des séances par un système de rail à environ neuf mètres pour arriver à hauteur des sièges. A cela s’ajoute un son de 15 000 watts. Durant presque huit ans l’Imax proposera à ses spectateurs une programmation riche tournée autour de la faune, la flore et le monde aquatique mais aussi l’espace et la musique avec un concert des Rolling Stones. Les mercredis après-midi le Dôme propose aux enfants une séance exceptionnelle avec deux films, un dessin animé et un film Omnimax, une loterie et une offre de pop-corn.

Le Musée de l’Automobile accueille ses premiers visiteurs le 25 octobre de cette même année. Sur 6 000 mètres carrés ce sont 110 modèles de véhicules anciens, souvent rares qui  sont dévoilés à travers six périodes : « Les Inventeurs » de la préhistoire jusqu’à 1890 avec notamment le Coupé Binder Hippomobile ; « Les constructeurs pionniers » entre 1891 et 1905 avec entre autres le Tricycle Léon Bollée ; « Les vétérans » couvrant la période de 1906 à 1918 où la Ford T est présentée ; « Les vintages » de 1919 à 1930 avec la Delahaye 135 ; « Les post-vintages » entre 1931 et 1945 avec la Rolls-Royce Phantome III et enfin « Les modernes » entre 1946 et 1972 qui expose par exemple la Ferrari Dino 156. Certains véhicules à l’image des camionnettes Sigma et de la Renault 8 cylindres sont à découvrir dans un décor soigné représentant un garage et un restaurant du milieu du siècle imaginés par Michel Rose. Une cinquantaine de vitrines thématiques s’y ajoutent permettant de suivre le développement de l’automobile dans son contexte historique et socio-culturel. Quelques événements forts de cette histoire sont illustrés par des scènes animées par des automates et holoramas.

Dans la foulée c’est l’espace Marques qui est lancé. Sur 2 000 mètres carrés plusieurs marques dévoilent leurs véhicules. On y retrouve entre autres Opel, Seat, Lexus ou Volkswagen. Mais l’absence de Renault, Peugeot et Citroën, les trois grands français va entrainer rapidement la fermeture du lieu. Une disparition prématurée également entrainée en raison de l’impossibilité pour les visiteurs qui ont contemplé les nombreuses voitures dans cette sorte de grande foire automobile de les acquérir sur place.

L’espace Marques le 30 octobre 1992 -Georgeon/Rossi/Gamma-Rapho via Getty Images

Voyant bien que le musée de l’automobile ne fonctionnait pas vraiment, Fréderic Nancel, l’un des responsable du site dit avoir imaginé des « projets fous » pour réorienter toujours dans les loisirs l’espace Marques avec un lieu de jeu ouvert aux nouvelles technologies avec des jeux vidéo. Mais rien ne voit le jour. Pour pallier la disparition de l’espace Marques, la surface délaissée est finalement affectée à l’événementiel qui est porté à 4 500 mètres carrés. A travers plusieurs espaces modulables allant de 350 mètres carrés à 2 000 mètres carrés, les entreprises peuvent y organiser conférences, séminaires, présentations et autres animations. Plusieurs sociétés sont convaincues par l’espace dont Agfa, Essilor ou le Crédit Agricole.

Charles Pasqua à bord d’un véhicule le 25 novembre 1992 – Archives Départementales des Hauts-de-Seine / Didier Raux

En 1995 la Sari-Seeri est intégrée à la Compagnie Générale des Eaux ce qui va entrainer un remaniement de la direction de l’espace de la Colline de La Défense. La direction composée d’Olivier Marec, Yves Desgrées du Lou, est changée et c’est Frédéric Nancel qui est nommé directeur des lieux. En 1998 la Compagnie Générale des Eaux devient Vivendi. L’année suivante Unibail qui avait acquis le centre commercial des 4 Temps en 1992 met la main sur les actifs immobiliers de Vivendi, comprenant le Musée de l’Automobile et son Dôme Imax.

« Ce que je retiens c’est l’émotion des enfants et des parents devant des films comme Fantasia ou l’Everest »

Le Dôme Imax a aussi vécu des moments insolites. « Le Dôme Imax a aussi vécu des moments insolites. « Je me rappellerai toujours quand une hôtesse d’accueil m’a appelé pour me dire qu’une spectatrice enceinte de 8,5 mois et était venue avec sa petite fille pour assister à un film sur l’espace. Elle était venue avec un certificat de son médecin car elle voulait faire plaisir à sa petite fille avant son accouchement. Dix minutes après la séance et le décollage de la navette Columbia elle a perdu les eaux et a accouché dans la salle d’un petit garçon », raconte  Frédéric Nancel.

Une plaquette de présentation des espaces événementiels de la Colline de La Défense – DR

« Ce que je retiens c’est l’émotion des enfants et des parents devant des films comme Fantasia ou l’Everest par exemple. Ce sont des sujets tellement forts qui sont magnifiés avec un son et une image haute définition. On a fait des choses exceptionnelles comme l’avant-première des Mystère de l’Égypte avec Omar Sharif. Avec Fantasia 2000 on avait eu la chance d’avoir Roy Edward Disney pour l’avant-première », se rappelle plein d’émotion Fréderic Nancel. Plein de souvenirs lui reviennent aussi : « Pour mes deux enfants, le Dôme Imax c’était la ‘Boule à papa’ ».

Le site internet de la Colline de La Défense le 28 novembre 1999 – DR

Si la Sari-Seeri et le département des Hauts-de-Seine croyaient au potentiel de la Colline de La Défense, Unibail non… La foncière qui prépare une vaste restructuration du centre commercial et son extension a d’autres projets pour l’immense espace. UGC lorgne sur l’espace pour transférer son cinéma de neuf salles situées à l’autre bout du mall. A cette période la chaine de cinéma développe en effet son concept de multiplexe UGC Ciné Cité. L’endroit est donc idéal pour UGC qui ambitionne d’y installer seize salles.

L’ancien cinéma UGC des 4 Temps – Defense-92.fr

La faible fréquentation du Musée de l’Automobile et même si le Dôme Imax attire entre 300 et 350 000 visiteurs par an, l’avenir incertain du système des films sous ce format vont donc entrainer la fermeture définitive de la Colline de La Défense. Le musée de l’automobile est fermé discrètement durant l’été 2000. Quelques mois plus tard, c’est à la veille de Noël, le 24 décembre que le Dôme Imax projette sa dernière séance. C’en est donc fini pour cet espace qui voulait sous un même toit mettre à l’honneur le cinéma spectaculaire, l’événementiel et l’automobile. Au lancement, l’équipe des Collines est composée d’une bonne quarantaine de salariés, puis après la période de reprise en main de la Générale des Eaux, le personnel est réduit de moitié au moment de sa fermeture. « Nous avons pris soin que la majorité du personnel parte dans de bonnes conditions et soit recasé », explique Fréderic Nancel.

Le centre commercial des 4 Temps avant sa rénovation – Defense-92.fr

Un restaurant d’un peu moins de 400 mètres carrés directement accessible par la place des Degrés reste ouvert. Depuis son ouverture jusqu’à aujourd’hui il changera d’enseigne à plusieurs reprises. A son ouverture il s’appela « La Limousine », en référence au musée, puis il deviendra « Le petit Dôme », « Le Petit Bofinger » et enfin « Vapiano ». Le coffee shop au bar du Dôme et la cafétéria self-service « Le Spider » aménagé sur le thème de la « Belle américaine des années 50 » vont, eux, fermer.

Le restaurant « La Limousine » – DR

« La rentabilité était équilibrée avec les entrées de l’Imax. Ce qui était compliqué c’était le Musée de l’Automobile qui ne recevait pas son public, estime Fréderic Nancel. Mais pour l’ancien maitre des lieux une autre raison a entrainé la fin de la Colline. Si on avait eu l’entrée directe de la Coline depuis les Quatre temps et les parkings, je suis persuadé que l’on n’aurait jamais fermé. Le musée de l’automobile était quand même novateur ».

Une grande partie des véhicules retourneront chez les différents collectionneurs qui les avaient prêtés, les autres seront vendus par le département – Archives Départementales des Hauts-de-Seine / Didier Raux

Après fermeture, les 110 véhicules doivent quitter les lieux. Une grande partie retourneront chez les différents collectionneurs qui les avaient prêtés. Mais vingt-huit véhicules restent sur les bras du département des Hauts-de-Seine qui les confie pour 100 000 euros par an à un garagiste spécialisé. Nicolas Sarkozy, alors président du département décide de faire des économies et de s’en débarrasser. Une vente aux enchères est ainsi organisée le 7 novembre 2004, marquant définitivement la fin de l’histoire de ce qui restait de cet ancien musée.

Il faudra ensuite attendre six ans après la fermeture de la Colline de La Défense pour que le lieu reprenne vie, avec l’ouverture le 27 avril 2006 de l’UGC Ciné Cité. Si les quelques 13 000 mètres carrés sont transformés en seize salles de cinéma pour une vingtaine de millions d’euros, le dôme est lui conservé mais perd son écran hémisphérique et projecteur Omnimax. La salle passe de 467 sièges à 384, et l’écran devient lui classique tout en conservant une vaste taille de 135 mètres carrés, dix fois plus petit qu’avant tout de même.

La salle 16 de l’UGC du Westfield Les 4 Temps – Defense-92.fr

Le prolongement du tramway T1 vers Nanterre et Rueil-Malmaison déclaré d’utilité publique

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Le tramway T1 doit être prolongé vers Rueil-Malmaison à l'horizon 2030 - Defense-92.fr

Il faudra encore être très patient pour grimper dans les rames du tramway T1 qui fileront vers Nanterre et Rueil-Malmaison. Alors que s’est tenue à l’automne 2019 l’enquête publique en vue du prolongement de la plus ancienne des lignes de tramway de la région, vers Rueil-Malmaison, le projet a été déclaré d’utilité publique par la préfecture le 8 octobre dernier après la levée de trois réserves. Car si à l’issue de l’enquête publique le commissaire enquêteur avait donné un avis favorable au prolongement, il avait cependant émis trois réserves dont l’une liée à l’aménagement des abords pour les cyclistes. Réserves désormais levées.

Cette étape importante étant franchie, Île-de-France Mobilités (IDFM) et le département des Hauts-de-Seine qui portent conjointement le projet chiffré à 380 millions d’euros (selon les conditions de 2017) ont maintenant cinq ans pour acquérir l’ensemble des parcelles nécessaires à sa réalisation.

Datant d’une grosse dizaine d’années ce projet prévoit l’extension de la ligne depuis le futur terminus provisoire de Petit-Colombes qui sera ouvert en 2024 jusqu’au Château de La Malmaison. La ligne passera notamment par la gare RER de Nanterre-Université, dans le nouveau secteur de Cœur de Quartier mais aussi devant l’hôtel de ville de Nanterre ainsi que Place de la Boulle. En tout ce sont quinze nouvelles stations qui sont prévues. Un site de maintenance et de remisage des rames, sera en outre édifié à Nanterre, non loin du stade des bords de Seine.

Si le projet est en bonne voie il faudra cependant attendre plusieurs années puisque l’ouverture de ce prolongement très attendue n’interviendra qu’à l’horizon de 2030.