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Paris La Défense veut gommer les cicatrices routières et ferroviaires de Nanterre

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Paris La Défense espère aménager un vaste parc au-dessus de l'échangeur de l'A14 et de l'A86 - Defense-92.fr

Ce sont des cicatrices qui gâchent le paysage de Nanterre depuis les années 60. Entre échangeurs autoroutiers et viaducs ferroviaires, les quartiers de l’Université et du Chemin de l’Ile sont toujours défigurés par les grandes infrastructures de transports. Si leur enfouissement a été initié au début des années 2000, il reste encore beaucoup à faire, notamment pour l’immense échangeur des autoroutes A14 et A86.

L’établissement public en charge de l’aménagement et la gestion du quartier d’affaires Paris La Défense a lancé dernièrement un marché d’accord cadre de conception urbaine et de maîtrise d’œuvre d’espaces publics, visant à permettre d’engager la phase opérationnelle du secteur Bords de Seine, de la ZAC Seine-Arche à Nanterre. Une fois conclu, le présent marché qui n’est pas alloué aura une durée de huit ans, non renouvelable. « Il comprendra des missions de maîtrise d’œuvre issues de la loi MOP ainsi que des missions complémentaires de conception et de coordination urbaine », indique Paris La Défense qui espère voir aboutir ce projet de régénération urbaine à l’horizon 2027.

Le projet d’aménagement s’étend sur trois zones – Google Maps

Ce vaste projet d’aménagement situé uniquement sur la ville de Nanterre concerne trois grands secteurs. Le premier (en vert) dit « des terrasses 3 à 5 » est dans la continuité de l’axe historique, entre les abords des voies RATP du RER A Saint-Germain-en-Laye (y compris la parcelle piétonne existant au-dessus des voies ferrées) et l’avenue de la République en englobant la caserne Rathelot de la Gendarmerie Nationale. Le second (en orange) englobe l’échangeur A14 – A86 et ses abords, entre l’avenue de la République et le parc du Chemin de l’Ile. Enfin le troisième secteur, celui dit des « Franges de l’Université » (en bleu) vient entourer l’Université Paris Nanterre entre l’A86 à l’ouest, les voie SNCF Transilien / RATP au Sud et les voie SNCF d’Eole au Nord et à l’Est. Mais comme l’indique Paris La Défense le périmètre d’aménagement est « susceptible d’évoluer » et « le raccord avec les voies existantes, publiques ou privées situées hors périmètre, sera aussi étudié ».

Au cours de la dernière décennie, Paris La Défense (qui était alors l’Epadesa) a commandé plusieurs études sur ce vaste secteur, dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Seine-Arche. Ces multiples études ont ainsi été réalisées par divers prestataires, sur des périmètres variables, et selon un schéma directeur qui a évolué au gré des politiques et scénarios envisagés.

La partie couverte de l’A86 devrait être aménagée en un grand parc – Defense-92.fr

Si certains scénarios ont un temps envisagé une intervention lourde sur les infrastructures existantes comme la couverture complète de l’A86, le parti pris a évolué, explique Paris La Défense qui précise que désormais il s’agit « de faire avec l’existant » et « d’en tirer parti, dans une approche sobre et efficace qui doit mettre en valeur les atouts du site et gommer ses points noirs » à horizon 2026. L’objectif du marché est de mettre en œuvre « rapidement, » dans le courant de l’année 2021, des premières actions visant à valoriser le site. Y aurait-il des nouveaux logements qui pousseront à cet endroit ? La question se pose toujours pour Paris La Défense « au regard des données relatives à la qualité de l’air et acoustique à l’issue des travaux d‘enfouissement ». Sur ce secteur, plusieurs scénarios d’aménagement urbain et de programmation des espaces publics, à minima deux ou trois seront à établir dans le cadre de cette première commande. Si des logements doivent voir le jour, des modélisations 3D seront effectuées afin de simuler l’ambiance acoustique et la qualité de l’air.

Un grand parc urbain de 20 000 mètres carrés en connexion avec celui du Chemin de l’Ile est imaginé. Si les voies de l’échangeur sont presque entièrement recouvertes, quelques trémies de l’A86 resteront donc mais seront fondues dans le parc. Le long de la trémie de l’A14 pourrait être aménagée une promenade piétonne jalonnée de « nouveaux usages » y compris sur les toits des usines de ventilation sur près de 22 000 mètres carrés.

Une partie des trémies de l’A86 ne sera pas couverte – Defense-92.fr

Les travaux de réaménagement de l’échangeur ont d’ailleurs déjà débuté avec la création de la nouvelle bretelle enfouie B5 qui assure la correspondance entre le sens province – Paris, de l’A14 vers le sens intérieur (Saint-Denis) de l’A86, ainsi que le réaménagement de l’avenue de la commune de Paris pour dégager des espaces à urbaniser. Des travaux qui doivent s’achever d’ici le mois d’avril prochain. L’ancienne bretelle aérienne a, elle, disparu.

Dans le secteur des Franges de l’Université, l’idée est là encore d’améliorer le cadre de vie afin notamment d’accompagner l’arrivée de la ligne T1 du Tramway prolongée à l’horizon de 2027. Cela passera par la reconstitution d’une façade urbaine « cohérente et continue » de l’avenue de la République, dans une perspective de maillage entre les quartiers, la création d’une nouvelle offre de locaux d’activités destinés à des PME/PMI avec un positionnement complémentaire à l’offre déjà existante à Nanterre mais aussi le renouvellement de l’offre de logements d’une typologie variée : familiaux, étudiants, chercheurs, alternants pour répondre aux besoins des habitants et des étudiants du secteur.

Cette friche urbaine sera enfin aménagée dans les prochaines années – Defense-92.fr

Enfin dans le secteur « des terrasses 3 à 5 », si l’implantation du boulevard Beltrame est relativement arrêtée -il ira de l’avenue de la République en prolongement du boulevard Abdenbi Guémiah-, en revanche, sa programmation reste à confirmer, indique Paris La Défense qui rajoute que « les aménagements et la programmation des espaces publics en contre-bas restent également à définir » et que « plusieurs scénarios, à minima deux-trois seront à établir et à débattre en associant finement la ville et les associations d’usagers du site, dans le cadre de cette première commande ». Pour franchir les voies du RER A de la branche Saint-Germain-en-Laye, un pont baptisé « Beltrame » est également à l’étude d’ici à 2025. Ce pont du boulevard Beltrame viendra remplacer la passerelle piétonne Rathelot située au pied de la caserne et dont l’une des rampes est actuellement fermée suite à son effondrement l’année dernière. Pour l’heure cette passerelle ne sert plus que pour l’accès de la caserne depuis le boulevard Blaise Pascal.

Ce réaménagement global sera surtout l’occasion pour Paris La Défense de « renforcer la place de la nature », promet l’établissement. « L’objectif de Paris La Défense est bien que la majeure partie des espaces publics créés sur le secteur de l’Échangeur, y compris le réaménagement des franchissements de l’A86, soient des espaces verts publics qualitatifs, au service des habitants et usagers du territoire », assure Paris La Défense.

Le boulevard Beltrame et son pont viendra enjamber les voies du RER A de la branche Saint-Germain-en-Laye – Defense-92.fr

Le Pôle Léonard de Vinci noue un partenariat avec JFN-IT au Cameroun

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Le pôle universitaire Léonard de Vinci - Defense-92.fr

Un lien entre le Pôle Universitaire Léonard de Vinci et la JFN-IT au Cameroun. Les directions de la JFN-IT et du Pôle Léonard de Vinci ont annoncé avoir signé en septembre dernier un partenariat d’échange de ressources et de compétences dans le but de « réaliser l’une des plus attractives Universités d’Afrique Centrale ».

Les équipes enseignantes et techniques du Pôle Universitaire français travailleront en étroite collaboration avec leurs homologues du nouveau campus de Douala au Cameroun afin de créer un référentiel pédagogique permettant l’accès aux trois écoles (EMLV, ESILV et IIM) de La Défense en troisième année, à l’issue de deux ans d’études.

« L’objectif de ce partenariat est d’apporter aux 100 étudiants de JFN, les niveaux hard et soft skills nécessaires pour accéder ensuite en troisième année, s’ils le souhaitent, aux trois écoles du Pôle, au Dorset College à Dublin, à Polytech Internationale à Tunis ou à l’ESCA à Casablanca, après 2 années d’étude à Douala », indique le Pôle Léonard de Vinci dans un communiqué.

Cet accord stipule notamment, une coordination pédagogique entre les enseignants-chercheurs de l’ESILV et ceux recrutés par JFN-IT, le conseil sur les réseaux et infrastructures techniques à mettre à la disposition des étudiants ou encore l’identification des Soft Skills prioritaires et la formation de formateurs à Douala.

Top 14 : le Racing 92 l’emporte de justesse face à Clermont

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Le Racing 92 a battu 24 à 22 les joueurs de l’ASM Clermont - DR

Lets it snow. C’est sous les flocons de neige que le Racing 92 a remporté 24 à 22 son premier match de l’année ce dimanche soir face à Clermont lors de la treizième journée du Top 14. Si la rencontre a été pauvre en essais, l’ASM Clermont n’en n’a enregistré qu’un (P.Ravai 23’), transformé (C.Lopez 24’) et le Racing 92 deux (B.Chouzenoux 56’ et S.Zebo 74’), dont un transformé (T.Iribaren 57’), ce sont les pénalités qui l’ont rythmé. Clermont a réalisé cinq essais (C.Lopez 18’, 30’, 37’, 45’ et 67’) et le Racing 92 quatre (T.Iribaren 4’, 16’, 40’ et 63’).

Où jeter votre sapin de Noël à Puteaux, Courbevoie et Nanterre ?

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Les villes de Puteaux, Courbevoie et Nanterre organisent tout au long du mois de janvier des collectes de sapins de Noël - Defense-92.fr

Ne laissez pas trainer votre sapin n’importe où. Comme tous les ans les villes de Puteaux, Courbevoie et Nanterre où est implanté le quartier d’affaires de La Défense organisent tout au long du mois de janvier des collectes des vieux sapins de Noël.

A Puteaux, ce sont neuf points de collectes (à retrouver ici) qui sont disponibles jusqu’au 25 janvier, 8 heures. « Ces enclos de stockage sont mis en place par la Municipalité pour vous éviter de vous déplacer jusqu’à une déchetterie. Ils permettent également de revaloriser votre sapin en le transformant en copeaux, qui seront ensuite réutilisés dans les espaces verts de la Ville pour limiter l’évaporation à la belle saison », explique la ville de Puteaux.

Du côté de Courbevoie douze points de collectes sont proposés (à retrouver ici). « Seuls les sapins naturels sont autorisés, sans sac et sans décorations. En effet, ces sapins une fois collectés seront valorisés par compostage », indique la ville sur son site en précisant que cette année, « les habitants n’ayant pas la possibilité de se déplacer sont toujours autorisés à déposer leur sapin sur le trottoir le jour du ramassage des encombrants ou des ordures ménagères dans leur quartier, en évitant au maximum de gêner la circulation des piétons. Ces sapins seront collectés par un véhicule spécifique dédié ».

Enfin à Nanterre ce sont une vingtaine de points (à retrouver ici) qui sont proposés jusqu’au 21 janvier. Sur son site la municipalité rappelle que la collecte est gratuite et qu’il « faut bien penser à enlever les boules et guirlandes » mais aussi que les sapins recouverts de neige artificielle « ne sont pas acceptés ». De plus la déchèterie de Nanterre située au 59, avenue des Guilleraies est également accessible sous conditions pour déposer votre vieux sapin.

Georges Siffredi le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense espère une « année pleine d’espoir »

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Georges Siffredi en juin 2020 sur l'esplanade de La Défense - Defense-92.fr

Il a pris la présidence des Hauts-de-Seine et de l’établissement Paris La Défense dans un contexte inédit. Georges Siffredi qui a succédé à Patrick Devedjian après son décès du Covid-19 en mars dernier a adressé aux habitants du département de l’Ouest parisien ses vœux en vidéo. « L’année 2020 qui vient de s’achever a été une année exceptionnelle, marquée par une crise sanitaire, que jamais nous n’avions vécue. Beaucoup de nos amis, de membres de nos familles sont décédés, et je pense également en ce moment à notre Président, Patrick Devedjian, qui lui aussi nous a quittés », s’est-il exprimé dans une allocution filmée.

« Cette crise sanitaire a également accentué, si malheureusement il en était besoin, les précarités. Elle en a fait apparaitre de nouvelles ». Dans cette année difficile, notre Département a démontré qu’il était essentiel puisque nous avons pu agir, et agir immédiatement, rapidement, pour être là pour soutenir tous ceux qui en avaient besoin. Nous avons agi dans tous les secteurs dans lesquels nous pouvions agir dans le cadre de nos compétences, et parfois même hors compétences. Ce plan a porté sur plus de 89 millions d’euros », a-t-il également déclaré.

Paris La Défense vous souhaite une bonne année en vidéo

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Paris La Défense vous souhaite une bonne année 2021 en vidéo - Defense-92.fr

C’est avec des images du quartier d’affaires, animées, que l’on n’a pas vraiment connu en 2020 que Paris La Défense vous souhaite une bonne année 2021. L’établissement public d’aménagement et de gestion du quartier d’affaires de l’Ouest parisien vient de publier sur son site internet et ses réseaux sociaux une vidéo -une en français et l’autre en anglais- d’un peu plus d’une minute pour présenter ses vœux.

Composée d’images aériennes inédites et des divers événements organisés ces dernières années au pied des buildings, cette vidéo réalisée par l’agence Matador entend prouver que La Défense est toujours un quartier vivant en mettant en avant son slogan « La vie en grand ».

Cette vidéo de vœux est également déclinée actuellement sur les écrans publicitaires numériques JCDecaux du quartier d’affaires. Sur les panneaux publicitaires classiques un QR code à scanner avec son smartphone renvoi directement vers la vidéo sur le site de Paris La Défense.

Le mini Marché de Noël de La Défense se referme sur un bilan mitigé

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Quinze commerçants étaient présents dans cette mini version du Marché de Noël ainsi qu'une boutique de décoration - Defense-92.fr

Si pour la première année depuis sa création en 1995 le Marché de Noël de La Défense n’a pas pu se tenir sur le parvis à cause du Coronavirus, une poignée de commerçants avaient trouvé refuge au sein du Westfield Les 4 Temps. Ce mini village de Noël monté par Codecom, l’organisateur historique de l’événement du quartier d’affaires a réuni durant un bon mois jusqu’à ce mercredi 30 décembre une quinzaine d’exposants.

Année plus que difficile pour l’événementiel, cette version réduite du Marché de Noël de La Défense a donc été très particulière pour les quelques commerçants présents. « Ce n’est pas trop mal. On ne s’attendait à rien mais je suis plutôt content », confie Clément, vendeur de charcuteries et formages basques.

Très populaire tous les ans avec ses spécialités québécoises, « La Cabane à Mario » a dû troquer son grand stand habituel de 400 mètres carrés pour un petit chalet d’à peine cinq mètres carrés. « C’était pas mal compte tenu du peu de pub qu’a fait le centre, lâche Isabelle qui a pu se satisfaire de ses habitués. Nous avons une clientèle fidèle qui est venue car on a communiqué sur nos réseaux sociaux ».

« On espère que l’année prochaine nous allons pouvoir travailler dans de bonnes conditions »

Claire qui vend des peluches bouillottes est, elle plus nuancée sur ce mois. « C’est très moyen. Tout le monde savait que le marché du parvis était annulé. Et avec le confinement tous les salariés étaient en télétravail, du coup il n’y avait personne », regrette-t-elle en se disant tout de même très satisfaite d’avoir pu travailler en cette fin d’année difficile.

En revanche le bilan semble nettement moins bon pour Hussain et Maroua qui vendaient des écharpes en cachemire. « C’est une catastrophe, l’endroit n’était pas bien entre les restaurants fermés et les travaux », se désole les commerçants.

Du côté de Codecom qui s’est associé pour ce marché au centre Westfield, le bilan est positif. « Ça s’est bien passé, on est hyper contents. C’était important de le faire », souligne Victoria Bocquillon, la directrice commerciale Codecom et fille de Jean-Claude Meritte, le fondateur de la PME familiale. En plus d’avoir fait venir quinze commerçants, Codecom tenait également dans le mall une boutique éphémère de décoration de Noël.

Même si l’avenir quant à l’évolution de la pandémie est encore incertain, la petite PME garde espoir pour l’édition 2021 de son Marché de Noël à La Défense. « On espère que l’année prochaine nous allons pouvoir travailler dans de bonnes conditions », explique Victoria Bocquillon.

La prise à bail de Sopra Steria dans Latitude sauve la mise des transactions immobilières de La Défense

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Le quartier de La Défense n’a enregistré que 28 100 mètres carrés de bureaux commercialisés au troisième trimestre - Defense-92.fr

La Défense continue de souffrir du Covid-19. Le marché des transactions immobilières du quartier d’affaires a une nouvelle fois été impacté au cours du troisième trimestre comme ce fût déjà le cas entre avril et juin dernier. Hormis la concrétisation du deal de Total dans le futur complexe The Link -qui était attendu de longue date-, le second trimestre 2020 n’avait vu que 11 400 mètres carrés de bureaux trouver preneur.

Entre juillet et septembre il y a certes eu un léger mieux avec 28 100 mètres carrés commercialisés mais cela reste bien faible par rapport aux dernières années. Cette relative bonne performance qui sauve les meubles est due à la décision de Sopra Steria de s’installer en fin d’année prochaine dans les 22 000 mètres carrés de l’immeuble Latitude actuellement en cours de travaux. Les autres transactions conclues durant ces trois mois d’été portent notamment dans l’immeuble Colisée Défense avec EDF pour 1 100 mètres carrés et Vermeg pour 545 mètres carrés.

Cushman & Wakefield – Immostat

« Le quartier d’affaires a encaissé un choc exogène qui invite de nombreuses entreprises à repenser, différer, voire redimensionner leurs projets immobiliers et nécessitera plusieurs trimestres pour voir émerger un nouveau paradigme », estime dans sa dernière étude  Cushman & Wakefield.

Les loyers moyens de transaction des surfaces de première et de seconde main sont pour l’heure maintenus respectivement à 480 euros par mètres carrés et par an et 470 euros par mètres carrés et par an, note Cushman & Wakefield qui rajoute que la combinaison de transactions de seconde main qualitatives en « haut de fourchette » et de prises à bail de première main dans leur tranche basse maintiennent un écart singulièrement faible. Mais cela ne devrait pas durer vu le taux de vacance qui est appelé à grimper dans les mois à venir malgré des mesures d’accompagnement déjà élevées. Ces valeurs devraient donc se repositionner rapidement pour se fluidifier, estime Cushman & Wakefield.

Cushman & Wakefield – Immostat

Mais alors que La Défense peine à observer de nombreuses transactions immobilières, les livraisons et libérations de surfaces, s’accentuent faisant passer le taux de vacance fin septembre à 7,5 % après un taux historiquement bas de 4,9 % fin 2019. A la clôture du troisième trimestre les statistiques d’Immostat avaient enregistré 264 000 mètres carrés de bureaux vacants, soit un volume en hausse de 65 % depuis fin 2019.

Et la situation ne va pas vraiment s’arranger de sitôt puisque d’ici la fin de l’année trois gros projets sont attendus : Alto (51 000 mètres carrés), Trinity (49 000 mètres carrés) et Eria (24 000 mètres carrés). Toutefois Trinity devrait accueillir sur quelques niveaux son propriétaire Unibail-Rodamco-Westfield. L’immeuble Eria devrait, sauf surprise -les discussions sont toujours en cours- héberger le futur campus Cyber Défense. Le début 2021 sera aussi marqué par la livraison des 68 000 mètres carrés de Landscape. A cette nouvelle offre premium s’ajoute une offre importante de seconde main disponible immédiatement ou dans les prochains mois.

Cushman & Wakefield – Immostat

Mais à La Défense il y a un problème de fond. Si le plus grand quartier d’affaires d’Europe continue d’enregistrer des transactions, parfois importantes à l’image de Total, il s’agit avant tout de mouvements endogènes comme des regroupements ou des simples déménagements. A contrario ces dernières années il y a plus de départs d’entreprises du quartier comme EDF (de l’ancienne tour Cèdre), d’Orano (issu de la scission d’Areva) ou encore de Canon, que de grosses arrivées depuis l’extérieur.

« Face à l’offre pléthorique attendue à La Défense, les qualités intrinsèques des immeubles, la centralité d’emplacement et le juste (re)dimensionnement des loyers pourraient faire la différence », ajoute Cushman & Wakefield. Mais la crise sanitaire du Coronavirus pourrait avoir des conséquences néfastes pour La Défense. Depuis le confinement -et dans une moindre mesure les dernières grèves dans les transports- les entreprises ont réadapté la façon de faire travailler leurs collaborateurs avec le recours en masse au télétravail. Même s’il est encore trop tôt pour en tirer des conséquences, il fort vraisemblable que de nombreuses firmes convaincues par le télétravail réadapteront plus ou moins fortement à la baisse leurs besoins de surfaces de bureaux. Livraisons massives de bureaux et Coronavirus, voilà deux défis auxquels va devoir faire face La Défense dans les prochaines années.

Cushman & Wakefield – Immostat

Le Coronavirus entraine l’annulation du Marché de Noël de La Défense

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La 26ème édition du Marché de Noël de La Défense est annulée - Defense-92.fr

Noël sera bien triste cette année sur le parvis de La Défense. Jusqu’au bout Codecom pensait pouvoir monter ses petits chalets en bois au cœur du parvis de La Défense. Mais alors que partout en France les villages de Noël ont été annulés comme au jardin des Tuileries à Paris ou à Strasbourg, le re-confinement de la France a fait voler en éclat les derniers espoirs de Jean-Claude Meritte, le fondateur de Codecom, l’organisateur de cet événement historique dans le quartier d’affaires.

Plus grand Marché de Noël de la région parisienne avec près de 350 exposants, Codecom avait revu à plusieurs reprise ses plans pour pouvoir convaincre le préfet des Hauts-de-Seine de maintenir la 26ème édition de son événement. « Depuis septembre on avait imaginé plusieurs formats en accord avec Paris La Défense et le cabinet du préfet », explique Jean-Claude Meritte.

L’une des premières solutions envisagées était alors de ne conserver qu’une partie du village en réduisant de moitié le nombre d’exposants. Par la suite Codecom avait encore revu à la baisse son nombre d’exposants pour n’en garder qu’une petite soixantaine. Dans cette mini-version, Codecom aurait alors privilégié les commerçants historiques comme les vendeurs de santons, de fromages ou encore de charcuteries en supprimant en revanche les grandes tentes où se trouvent les restaurants. Avec des allées élargies, les équipes de Codecom voulaient imposer des sens de circulation, de la distribution de gel hydroalcoolique et surtout une jauge d’un millier de personnes.

Si Emanuel Macron a évoqué le 1er le décembre comme date de déconfinement pour permettre aux français de préparer Noël, cette éventualité était trop risquée pour Codecom qui avait besoin d’une dizaine de jours pour monter la version réduite de son village.

« C’est un gros coup dur mais je m’y attendais »

Alors que depuis l’été Codecom avait pré commercialisé près de 80 % de ses stands, l’entreprise affirme qu’elle va rembourser tous les commerçants qui avaient versé des arrhes. « On ne peut pas garder de l’argent de gens qui ne vont pas pouvoir exercer leur métier », affirme Jean-Claude Meritte. Justement l’entrepreneur dit avoir une pensée pour eux : « C’est très compliqué pour les exposants mais aussi les sous-traitants et les gens qui travaillent pour nous comme les monteurs ».

Cette annulation est donc un véritable coup de massue pour les commerçants et pourrait même être fatal pour certains. Depuis le début de l’année un grand nombre d’entre eux n’ont pu exercer presque aucune activité après l’annulation des différentes foires et salons comme la Foire de Paris. « Il y a certains commerçants que l’on ne reverra plus, regrette Victoria Bocquillon, la fille de Jean-Claude Meritte qui assure la direction commerciale de l’entreprise familiale. Mais d’autres arriveront ».

« C’est un gros coup dur mais je m’y attendais. Depuis la fin septembre on sentait bien que ça allait être difficile, lâche Jean-Claude Fix, ce vendeur historique qui propose des santons depuis la création du village de Noël de La Défense. Mes produits ne se périment pas donc on reviendra l’année prochaine ». Empêché de pouvoir ouvrir son plus gros point de vente sur la dalle de La Défense, l’entrepreneur croise désormais les doigts pour que les marchés de Neuilly-sur-Seine, Boulogne-Billancourt et Saint-Germain-en-Laye, plus petits soient maintenus afin de sauver les meubles.

Mais comme toujours le fondateur de Codecom garde le moral et son éternel sourire. Car il en a vu d’autres. Ces dernières années le village de Noël a dû faire face à une flopée de tuiles comme la méfiance liée aux attentats de 2015, une météo souvent capricieuse, une crise des Gilets Jaunes en 2018 et l’année dernière les grèves dans les transports en commun. Certes toutes ces embuches n’ont jamais entrainé l’annulation du Marché de Noël de La Défense depuis sa création en 1995, mais Codecom qui génère près de 40 % de son chiffre d’affaires avec son événement de La Défense n’a pas dit son dernier mot. « J’espère pouvoir revenir en 2021 et reconstruire un vrai Marché de Noël. Il faudra peut-être construire les choses différemment », reste optimiste Jean-Claude Meritte.

Le futur campus d’Engie aux portes de La Défense sera bien revu à la baisse

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Le campus d'Engie sera composé de plusieurs. bâtiments - DR

Il sera finalement moins grand. L’information avait déjà filtré peu de temps avant Noël, elle est désormais confirmée. Engie a décidé de revoir à la baisse la taille de son futur campus situé aux portes de La Défense. Prenant la place de l’ancien site de PSA à la Garenne-Colombes, non loin des Groues et du quartier d’affaires, ce projet imaginé par les agences Chaix & Morel et Associés, SCAU Architecture, Art & Build Architectes et du paysagiste Base, et du maître d’œuvre Artelia et développé par Nexity est destiné à accueillir d’ici à 2024 le futur siège d’Engie actuellement installé à quelques centaines de mètres, dans la tour T1 du Faubourg de l’Arche.

Mais depuis le développement du projet en 2018, les choses ont évolué et la crise du Coronavirus est passée par-là. Engie souhaite désormais pour l’avenir favoriser au maximum le télétravail changeant donc ses besoins. « L’année 2020, marquée par une crise sans précédent, amène les acteurs économiques à repenser les modes de travail et le rapport à l’espace. Le projet d’éco-campus, situé au plus près de la nouvelle gare du Grand Paris « Nanterre La Folie », a ainsi été redimensionné », explique un communiqué du promoteur Nexity. Initialement le projet devait se composer de six bâtiments totalisant 135 000 mètres carrés d’espaces de travail édifiés autour d’un parc paysager. Ce ne sont donc finalement que quatre bâtiments qui sortiront de terre pour une surface de 94 000 mètres carrés.

Si le projet a été revu à la baisse, il entre désormais dans une nouvelle phase avec la signature toute récente de la vente en VEFA par Nexity du campus à Swiss Life Asset Managers.

Alors que Courbevoie peut pleurer le départ prochain d’Engie, la Garenne-Colombes elle, jubile. « L’arrivée d’Engie sur notre territoire est une grande et bonne nouvelle, et est un élément d’espoir pour l’économie et l’emploi, dans cette période si particulière », s’est félicité Philippe Juvin, le maire de la ville.

Claire Waysand, la directrice générale par intérim d’Engie s’est déclarée « heureuse » de ce nouveau campus « redimensionné pour s’adapter à [nos] besoins, qui constituera un espace de travail moderne, évolutif, cohérent avec [notre] engagement dans la transition énergétique. Même son de cloche chez Nexity qui réalise là une plutôt belle opération immobilière. « Je suis fier de la concrétisation ce jour du projet de l’éco-campus d’Engie, qui nous montre à nouveau que l’immobilier tertiaire intégrant l’ensemble des enjeux de notre société, permettra à l’entreprise de rester un repère extrêmement solide de notre société, un vecteur de lien pour tous », s’est exprimé Alain Dinin, président-directeur général de Nexity. Enfin pour Frédéric Bôl, président du directoire Swiss Life Asset Managers France, le futur siège d’Engie « incarne les convictions sur le bureau de demain et s’inscrit parfaitement dans la stratégie ESG ambitieuse portée par Swiss Life Asset Managers. Cette crise vient renforcer notre vision d’un tertiaire post-covid plus inclusif et durable ».

Pour cette opération Swiss Life Asset Managers France a été accompagnée par l’Etude Notaires du Trocadéro et le cabinet Lacourte Raquin Tatar pour les aspects juridiques et légaux et les sociétés Sedri et Barbanel pour les aspects techniques et par Eastdil Secured pour le financement. Nexity et Engie ont été accompagnés par l’Etude Notaires du Trocadéro, De Pardieu-Brocas, DS Avocats, Gide Loyrette Nouel, August Debouzy pour les aspects juridiques et légaux, par CA CIB pour les financements et garanties, par Bazin entreprises CMS pour la stratégie et le conseil utilisateur, par Colliers pour les aspects preneur et enfin par CBRE, JLL et Nexity Conseil & Transaction pour la stratégie et le conseil à la commercialisation. Swiss Life Asset Managers France a été accompagnée dans le financement de cette opération par le pool bancaire constitué de BNP Paribas, Natixis, Société Générale, partenaires de longue date du groupe et conseillé par l’étude Allez & Associés et le cabinet Gide Loyrette Nouel.

« Nexity poursuivra le développement majoritairement tertiaire des 5,5 hectares restants de l’ancien site PSA. Les deux autres bâtiments délaissés par Engie seront proposés au marché locatif et à l’investissement avant leur construction », précise le promoteur Nexity.