Paris La Défense a lancé un appel d’offres pour la fourniture, la pose et l’entretien du mobilier de signalétique piétonne du quartier d’affaires - Defense-92.fr
Une dizaine d’année après son lancement la signalétique piétonne de La Défense cherche un mainteneur et fournisseur. Inaugurée en grande pompe au printemps 2011 pour remplacer un système de guidage archaïque, la signalétique du quartier d’affaires a besoin d’évoluer et surtout d’être entretenue. L’établissement public d’aménagement et de gestion Paris La Défense a lancé un appel d’offres pour la fourniture, la pose et l’entretien du mobilier de signalétique piétonne du quartier d’affaires afin de succéder à l’actuel marché détenu par Signaux Girod.
Ce nouveau marché d’une durée de douze mois (reconductible tacitement, à trois reprises pour une période de douze mois) porte sur 265 mats de guidage piéton équipés de 1 393 lames directionnelles, 87 plans de repérages (plans généraux, plans de secteurs et plans de quartier), 386 Plaques de signalétique (répartis en 250 Plaques de rue sur dalles, 84 Plaques de rue sur voiries et 84 Plaques de rue sur voiries). Les panneaux de signalisation directionnels routiers ne sont eux pas concernés par cet appel d’offres.
Le nouveau prestataire devra entretenir la signalétique piétonne du quartier d’affaires mais aussi fournir et poser de nouveaux équipements – Defense-92.fr
Après plusieurs mois de travaux, la nouvelle signalétique entre officiellement en fonction à La Défense. Véritable point noir du quartier, souvent montré du doigt et responsable de très nombreuses personnes égarées, cette signalétique plus simple vise à mieux répondre aux besoins de ses utilisateurs. Fini donc : « La Défense 1 », « La Défense 2 »,… « La Défense 12 ». La Défense est désormais coupée en quatre : Arche nord, Arche sud, Esplanade nord et Esplanade sud, en référence aux deux gares de La Défense et à l’axe historique. Chacun de ces quatre secteurs sont associés à une couleur. Ces quatre grands secteurs sont constitués de 14 quartiers portant le plus souvent le nom des places de La Défense avec pour Arche nord : Le Faubourg de l’Arche et Coupole-Regnault; pour Arche sud : Valmy, Degrés et Boildieu; pour Esplanade nord : Vosges, Corolles, Reflets, Iris, Saisons et Alsace et enfin pour Esplanade sud : Villon, Michelet et Bellini.
La signalétique change aussi bien pour les piétons que pour les automobilistes. La signalétique piétonne comporte 320 mâts portant 1 700 lames directionnelles indiquant quartiers, places et lieux importants. Une centaine de supports de plans (général, secteurs et quartier) ont également été installés -ceux des secteurs et quartiers le seront dans les prochains jours-. Même si un grand nombre de panneaux ont été installés, le chantier de la signalétique routière a pris du retard explique Defacto en raison des travaux dans le tunnel de l’A14 qui limitent les fermetures du boulevard circulaire. Enfin la pose des nouvelles plaques de rue s’effectuera dès la fin du second trimestre 2011.
C’est la société W et cie, mandataire du marché, qui a formé un groupe avec pour la conception : Ent desing, DDSR et Dominique Pierson conseiller et pour la pose : signaux Girod, Signature et SES.
Concrètement, un visiteur a rendez-vous chez Suez Environnement à la tour CB21 ; son hôte lui a indiqué comme adresse la place de l’Iris : la tour CB21 appartient au secteur Esplanade nord, où se trouve le quartier Iris. Si ce visiteur vient en transport en communs il devra s’arrêter à la station « Esplanade de La Défense » ; en revanche s’il utilise un véhicule motorisé il pourra stationner directement au parking associé à la place : le parking Iris.
Un site internet et une application pour iPhone et Android dédiée à la nouvelle signalétique ont été mis en place par Defacto afin de la présenter aux habitants, salariés et autres utilisateurs de La Défense. L’application pour smartphones, disponible dans les prochains jours, permettra à ses utilisateurs de chercher un itinéraire, de rechercher un lieu, de consulter l’agenda des évènements de La Défense.
Enfin l’établissement de gestion de La Défense organise un évènement de promotion de la nouvelle signalétique, du jeudi 3 mars au mercredi 9 mars 2011, au centre de la place de La Défense. En son milieu, un totem de 7 mètres de haut symbolise le carrefour des chemins, le « point de repère » au croisement des quatre secteurs. De ce totem partent quatre chemins représentés au sol par des cailloux aux couleurs des quatre secteurs. Des guides, habillés aux couleurs des quatre secteurs, accompagneront pendant plusieurs mois les usagers et visiteurs du site de La Défense.
La nouvelle signalétique de La Défense – Defense-92.fr
Le Racing 92 finit l’année en beauté. Les Racingmen ont battu les joueurs de la SU Agen lors de la douzième journée du Top 14 ce dimanche à la Paris La Défense Arena. Alors que les joueurs du Sporting Union Agen Lot-et-Garonne ont inscrit seulement un essai (V.Moreaux 11’) transformé (R.Lagarde 12’) et bénéficié d’une unique pénalité (R.Lagarde 18’), les Ciel & Blanc ont en revanche inscrit six essais (L.Dupichot 24’, T.Baybigny 38’, K.Beale 41’, T.Thomas 62’, J.Joseph 72’ et I.Diallo 79’) tous transformés (M.Machenaud 25’, 39’ et 42, F.Trinh-Duc 62’, N.Le Garrec 74’ et 81’) et bénéficié d’une pénalité (M.Machenaud 4’).
!
Bravo à nos Ciel & Blanc qui valident une belle année sur les terrains…
À très bientôt à @ParisLaDefArena, nous espérons !
Le carrefour des Valettes a été entièrement réaménagé- Defense-92.fr
Une liaison plus simple vers et depuis le boulevard circulaire sud. Dans le cadre du réaménagement de la Rose de Cherbourg pour accompagner la construction de la tour Hekla, Paris La Défense vient de reconfigurer le carrefour des Valettes, situé non loin de là.
Situé au pied de la tour résidentielle Eve, ce carrefour permet toujours depuis l’avenue Jean Moulin et les sorties des parkings Boieldieu, Centre Grande Arche et de la tour EDF de rejoindre le boulevard circulaire sud. Mais la grande nouveauté se fait désormais dans l’autre sens. Depuis le boulevard circulaire et la sortie des trois parkings il est enfin possible de regagner l’avenue Jean Moulin pour se diriger plus facilement soit vers Puteaux ou bien vers Courbevoie.
Après avoir organisé deux collecte en novembre dernier, l’Établissement Français du Sang (EFS) sera de retour ce lundi dans le quartier d’affaires. L’EFS invitera les donateurs en cette fin d’année à donner un peu de leur temps et de leur sang pour une nouvelle collecte au sein du Cnit. Installée dans l’un des restaurants de l’hôtel Hilton, la collecte se tiendra ce lundi 28 décembre entre midi et 17 heures. Mais confinement oblige, pour participer à cette collecte et donner votre sang vous devez prendre un rendez-vous en quelques clics sur le site internet de l’EFS.
1 700 dons de sang sont nécessaires chaque jour, en Ile-de-France (10 000 en France), pour sauver des vies. Le don du sang est ouvert à toutes les personnes âgées de 18 à 70 ans, pesant plus de 50 kilos (65 ans pour un don de plaquettes ou plasma) et en bonne santé. Pour donner, contrairement aux idées reçues, pas besoin d’être à jeun; au contraire mieux vaut avoir mangé avant. Une collation est en revanche offerte sur place aux donateurs. Le prélèvement dure de 7 à 10 minutes et permet de prélever entre 400 et 500 ml de sang. Comptez environ une heure pour la durée totale du don pour les étapes de pré-entretien, de collecte et de repos.
L'enseigne Cleor a ouvert une boutique au Westfield Les 4 Temps - Defense-92.fr
Un nouveau bijoutier et horloger au Westfield Les 4 Temps. Cleor a ouvert il y a quelques jours une nouvelle boutique dans le mall en lieu et place d’Aldo, l’enseigne québécoise mise en grande difficultés à cause du Coronavirus et disparue de France après le premier confinement.
Sur une petite centaine de mètres carrés, l’enseigne française née en 1997 propose à ses clients une multitude de bijoux de grandes marques comme Mississipi, Les Étincelantes mais aussi Irokoi mais aussi des montres à foisons de Sector, Guess, Oui & Me ou encore Philip Watch. L’équipe de la boutique est composée d’une dizaine de personnes.
Un nouveau parking de 826 places a ouvert à Cœur de quartier - Defense-92.fr
Il y a de quoi trouver sa place du côté de l’université de Nanterre. Alors que s’achèvent les derniers programmes de logements, commerces et bureaux de Cœur de quartier, ce nouveau secteur construit à Nanterre près de l’université, un immense parking souterrain a été ouvert par le promoteur Bouygues Immobilier (qui est à l’origine de la construction de ce quartier) et de la Caisse des Dépôts et Consignations, ses deux propriétaires. La gestion est, elle opérée par la Semna, société d’économie mixte dont le capital est majoritairement détenu par la ville de Nanterre mais aussi par la Caisse des Dépôts et Consignations, la Caisse d’Épargne, l’Office municipal HLM, Logirep, la Chambre des Métiers, le Crédit Coopératif.
Sur deux niveaux, le parking est composé de 760 places (dont certaines sont équipées de bornes de rechargement de véhicules électriques) auxquelles s’ajoutent seize places pour PMR ainsi qu’une cinquantaine d’emplacements pour les deux-roues motorisés. 124 places sont privatisées pour les logements et futurs salariés des immeubles de bureaux. Les deux premières heures sont gratuites. Des abonnements au mois sont proposés pour les riverains à 60 euros et pour les deux-roues à 43 euros. L’accès au parking -mal indiqué pour le moment- se fait soit par le boulevard Blaise Pascal ou par l’allée d’Aquitaine.
Ce grand parking qui se niche sous les nouveaux immeubles de Cœur de quartier, vient s’ajouter à celui des Provinces Françaises ouvert en septembre 2015. Également géré par la Semna, ce parc est lui composé de 455 places réparties sur deux niveaux. Une bonne moitié est accessible aux clients du Lidl et du reste des commerçants. Il est la propriété de l’Association Foncière Urbaine Libre qui est l’émanation de la copropriété de l’ensemble immobilier situé juste au-dessus.
A Nanterre la Semna gère plusieurs parkings dont celui des Lumières, de Pablo Picasso, de la préfecture ou encore le MP14.
Le 24 décembre 1960, une grande messe de minuit est organisée sous la voute du Cnit - Jean Pottier
C’était il y a tout juste soixante ans. Cinq ans après la naissance d’Europe 1 (alors appelé Europe N° 1 à l’époque), son co-créateur, Louis Merlin décide de bouleverser la grille de sa station pour la fête de la nativité en organisant en cette nuit du 24 décembre, chose inimaginable aujourd’hui une énorme messe à La Défense.
La journée de « l’opération Noël d’Europe N°1 » débute à 14 heures avec l’émission « Noël des quatre vents » qui interviendra quelques minutes à chaque heure jusqu’au soir du 25 décembre. Jean Gagnard qui en est le réalisateur organise dans toute la France un concours de contes de Noël inédits auquel sont conviés des enfants de 6 à 14 ans. Plus de 10 000 récits sont ainsi rassemblés à l’aide de grands quotidiens régionaux. Les trois meilleurs contes reçus dans chaque région sont alors enregistrés avec la voix de leur jeune auteur. Le meilleur des trois est ensuite retenu. A 20h20, les auditeurs peuvent écouter « la Pastorale de l’enfant perdu », émission réalisée sur un scénario de Pierre Tchernia et des dialogues de Claude Santelli. Le thème est l’aventure d’un enfant de six ans qui s’en va du côté de Bethléem à la recherche de quelques brins de véritable paille pour orner sa crèche. Cette « Pastorale » s’accompagne d’un long moment musical réalisé par Roland Douatte, avec le concours vocal du chœur de l’église Saint-Julien-le-Pauvre, du quatuor de l’église catholique russe de Paris et des Petits Chanteurs de Vincennes. A 21h30 est lancée l’émission « Noël » en occupant l’antenne à intervalles plus ou moins réguliers jusqu’au lendemain.
Mais c’est à minuit que Louis Merlin frappe un grand coup en organisant une messe géante dans le tout nouveau Cnit inauguré deux ans plus tôt, forcément retransmise en direct sur les ondes d’Euope N°1. L’objet de cette cérémonie est double. Si la messe est gratuite, l’idée du co-fondateur de la station de radio est de récolter à travers une quête des fonds pour rénover la vieille église de Fourqueux (78) qui tombe en ruine mais aussi d’en bâtir une à Epinay-sur-Seine (93).
Le cardinal Feltin et la hiérarchie catholique donnent toutes les autorisations pour cette cérémonie XXL. Le public découvre un bâtiment sobrement décoré. L’autel niché à une trentaine de mètres de haut qui est dressé face à l’une des trois grandes façades vitrées du Cnit est entouré de rideaux beiges. Deux sapins sont installés, dont le plus grand est embelli d’une grande croix. En bas sur deux stands, deux écriteaux, certes un peu misogynes, mais c’est encore d’époque, sont affichés avec les messages : « confession hommes » et « confessions femmes ».
Avant que la messe ne débute Louis Merlin, prend la parole et rappelle que cette messe est donnée au profit des deux églises et demande à la foule que les artistes ne soient pas applaudis. Le prêtre parle lentement pour éviter le redoutable écho du lieu décrit par beaucoup comme une « cathédrale des temps modernes ».
La messe de minuit du 24 décembre 1960 – Jean Pottier
De grandes stars sont invitées à cette soirée. C’est ainsi que le « Minuit chrétiens » est chanté par Tino Rossi, Lucienne et Jacqueline Boyer interprètent en duo « Noël blanc », la chorale « A Cœur Joie » chante « Les anges dans nos campagnes », la voix de François Perier lit l’Évangile du jour, Geori Boué interprète « Ad este fidèles », les Djinns en congés de la RTF chantent eux « Nuit des nuits ». A l’élévation, les guitaristes classiques Ida Presti et Alexandre Lagoya jouent une cantate de Bach puis Tony Poncet de l’Opéra chante l’Ave Maria de Gounod. Les Djinns reviennent ensuite avec le classique « Il est né le divin enfant ». Et c’est Charles Trenet qui présente « La plus belle nuit », un Noël qu’il a spécialement écrit pour la circonstance.
Pour couvrir l’événement, le Figaro fait appel à l’un de ses jeunes journalistes, un certain Philippe Bouvard. « Faute de posséder le don d’ubiquité, un minutage précis s’imposait pour moi qui m’était donné pour mission de me trouver dans un peu partout dans Paris en cette nuit de Noël », écrit Philippe Bouvard. Après avoir passé quelques minutes aux côtés de clochards sous le pont de la Tournelle, l’ancien animateur des Grosses Têtes sur RTL se dirige vers le rond-point de La Défense et relate l’innombrable présence de voitures garées un peu partout. A cette époque à La Défense le quartier d’affaires n’existe pas encore. Il n’y a point de RER, métro et tramway. Pour permettre aux fidèles qui ne sont pas véhiculés de venir d’innombrables bus sont mis en appui depuis le pont de Neuilly où la ligne 1 du métro qui s’y termine a sa fréquence renforcée. La halte SNCF de La Défense est-elle exceptionnellement réouverte pour quelques heures. Sous la grande voûte du Cnit, la foule a répondu présent. « Il y a plusieurs dizaines de milliers de fidèles. Quatre-vingt mille ? Cent mille ? on ne sait plus », raconte Philippe Bouvard.
Durant la célébration le prêtre président annonce à ses fidèles que le cardinal Tardini, secrétaire d’État du Vatican, fait part de la bénédiction du Pape Jean XXIII. « C’est à présent la minute émouvante de la communion des fidèles dans un silence recueilli », poursuit Philippe Bouvard. Il y a tellement de monde que les dizaines de prêtres sont obligés de couper les hosties en plusieurs morceaux.
De son côté L’Union relate l’événement. Pour le quotidien aujourd’hui disparu, « la plus grande église de Paris n’était pas à Notre-Dame » où le cardinal Feltin avait lui-même officié, mais à La Défense.
Cette cérémonie fût organiser à l’initiative de Louis Merlin le patron d’Europe N° 1 – Jean Pottier
Le 24 décembre 1960, une grande messe de minuit est organisée sous la voute du Cnit - Jean Pottier
Inaugurée depuis tout juste deux ans la grande coquille de béton du Cnit, comparées par certains à une « grande cathédrale des temps modernes », va bien porter son nom en ce soir du 24 décembre 1960. Il y a cinquante-huit ans, Louis Merlin, le patron d’Europe 1 veut « faire un coup » en organisant dans le premier bâtiment de La Défense une messe de minuit qui sera retransmise en direct. En ce soir de la veille de Noël, le public répond présent malgré le froid et vient en masse dans ce tout nouveau centre d’exposition inauguré deux ans plus tôt. Combien sont-ils sous la voûte ? 80 000, 100 000, les organisateurs ont renoncé à compter, relate Le Figaro.
Le bâtiment est sobrement décoré, l’autel dressé face à l’une des trois grandes façades vitrées est entouré de rideaux beiges. En bas sur deux stands, deux écriteaux, certes un peu misogynes, mais c’est encore d’époque, sont affichés avec les messages : « confession hommes » et « confessions femmes ».
Louis Merlin, à l’origine de ce rassemblement géant s’approche du micro et va demander que l’on n’applaudisse pas les artistes qui vont participer à la manifestation exclusivement religieuse. Un carillon électronique égrène les douze coups de minuit, puis un prêtre vient et parle à la foule. Il parle lentement pour éviter que ses phrases fassent écho dans l’immense structure en béton. Puis le premier artiste se présente. C’est Tino Rossi qui va chanter « Le Minuit, chrétiens ». On entend aussi Géori Boué, les Djinns, Duke Ellington, Jacqueline et Lucienne Boyer sans oublier la star de l’époque, Charles Trenet. François Périer lit, les Évangiles. Sur le balcon de gauche la procession des enfants de chœur s’avance lentement. A la minute de communion, les dizaines de milliers de fidèles affluent dans un silence recueilli. Le succès est tellement grand que les dizaines de prêtres doivent couper les hosties en quatre pour satisfaire les communiants.
Malgré cette immense réussite, la grande cathédrale de béton des temps modernes ne reverra jamais un tel événement religieux. Les divers salons comme celui de l’Enfance, des Floralies, du Sicob ou des arts ménagers continueront de s’y succéder jusqu’à la reconversion du bâtiment au milieu des années 80.
La mise en service du prolongement du RER E vers La Défense et Nanterre est repoussé à mi-2023 - Defense-92.fr
Les futures rames du RER NG qui équiperont la ligne E du RER n’entreront pas dans la nouvelle gare de La Défense avant 2023, du moins avec des voyageurs à bord. Comme c’était à prévoir, les travaux de prolongement d’Eole -via La Défense et Nanterre depuis l’actuel terminus de la ligne à Haussmann Saint-Lazare-, ont pris plusieurs mois de retard à cause du Coronavirus et du premier confinement. Un retard qui n’est lié qu’aux conséquences de la pandémie. « On était dans les temps avant le Covid-19 », affirme Armelle Lagrange la porte-parole du projet d’Eole à la SNCF.
« Comme tous les projets en Ile-de-France, le projet Eole, a été confronté à l’épreuve de la pandémie, qui a imposé le 16 mars l’arrêt complet des chantiers durant de longues semaines, explique la SNCF Réseau dans un communiqué. En accordant la priorité absolue aux exigences sanitaires définies par l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP), l’ensemble des équipes ont travaillé en confinement afin de préparer une reprise des chantiers, qui a pu s’opérer progressivement entre avril et juillet. Les travaux programmés pour l’été 2020 ont pu être réalisés à 100 %, en sécurité sanitaire optimale, sans gêne supplémentaire pour les voyageurs au moment de la rentrée scolaire ».
Une mise en service vers La Défense et Nanterre désormais programmée pour mi-2023
Cette mise à l’arrêt forcée de ce chantier titanesque qui s’étale de Mantes-la-Jolie (78) à Haussmann Saint-Lazare a donc eu d’inévitables conséquences sur le planning originel qui prévoyait une mise en service de la ligne en temps.
La première partie jusqu’aux Groues de Nanterre avec les gares de La Défense et de Porte Maillot était prévue à la fin 2022 et la tranche jusqu’à Mantes-la-Jolie en reprenant les dix gares existantes d’une branche de la ligne J du Transilien à la fin 2024. Désormais les équipes d’Eole tablent sur la mi-2023 pour la mise en service commerciale du RER E jusqu’à Nanterre. Pour la seconde partie de la ligne étendue c’est en revanche toujours l’inconnue quant à la date d’ouverture. « Le travail de reprogrammation se poursuit pour les étapes ultérieures, afin de finaliser l’impact de la Covid-19 sur l’échéance de mise en service commerciale du RER E jusqu’à Mantes-la-Jolie ».
Le coût global du projet s’avoisinant à 3,8 milliards d’euros (hors matériel roulant) reste lui cependant inchangé pour le moment, indique la SNCF.
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