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vendredi 2 décembre 2022
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L’Université Paris Nanterre veut lutter contre la précarité menstruelle

Pour lutter contre la précarité menstruelle, l’Université Paris Nanterre a déployé une trentaine de distributeurs de protections périodiques gratuites en libre-service sur ses trois campus.

La précarité menstruelle c’est un sujet plutôt tabou qui touche pourtant de nombreuses femmes. Pour marquer le coût d’envoi officiel de la politique de lutte contre la précarité menstruelle, l’Université Paris Nanterre a inauguré le 20 avril dernier à la Maison de l’Étudiant·e sur le campus de Nanterre l’implantation d’un distributeur de serviettes hygiéniques.

« Consciente que l’accès à des protections périodiques écologiques doit être un droit garanti à chacune, l’Université Paris Nanterre s’est engagée dans la lutte contre la précarité menstruelle de ses étudiantes. Pour ce faire, depuis septembre 2021, les services de l’université se sont réunis pour construire ensemble un dispositif pérenne de lutte contre la précarité menstruelle, répondant à la fois à une démarche d’amélioration de la santé menstruelle de la population estudiantine, d’inclusivité et d’accès à des protections périodiques respectueuses du corps et de l’environnement », indique l’Université Paris Nanterre dans un communiqué précisant que ce projet est porté conjointement par la présidence et la Mission Égalité et non-discrimination de l’université.

En lien avec la région Île-de-France et Les Petites Choses, l’université a ainsi déployé une trentaine de distributeurs de protections périodiques gratuites en libre-service sur ses trois campus (Nanterre, Ville-d’Avray et Saint-Cloud), financés via la CVEC (contribution à la vie étudiante et de campus).

L’Université dit avoir été « particulièrement attentive à la qualité » des protections périodiques en proposant des produits entièrement fabriqués en coton biologique, biodégradables et sans aucun perturbateur endocrinien.

Selon une étude réalisée en février 2021 par la FAGE, l’ANESF et l’AFEPE, environ 33 % des étudiantes estiment avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections périodiques et 13 % d’entre elles affirment avoir déjà été contraintes entre l’achat de ces protections et un produit de première nécessité (denrées alimentaires, produits d’hygiène…).

Une distribution gratuite bien accueillie chez les étudiantes de l’Université. « Quand on les oublie c’est pratique mais aussi et surtout pour les filles qui n’ont pas les moyens », confie Romane. Un avis partagé par son amie. « C’est une super initiative », rajoute Paloma qui, comme Romane dit laisser ces serviettes « pour celles n’ont pas les moyens ».

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