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lundi 26 juillet 2021
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Pour Audrey Pulvar, le projet des tours Hermitage est « ni fait ni à faire » et un « non-sens écologique »

La candidate Ile-de-France en Commun à l’élection régionale d’Île-de-France était en déplacement à La Défense ce samedi. Elle y a rencontré des militants socialistes ainsi que l’avocate de certains habitants des Damiers, cet ensemble d’immeubles de logements voué à la destruction dans le cadre du projet Hermitage.

L’après-midi pluvieuse n’a pas empêché Audrey Pulvar d’arpenter la dalle de La Défense. A quelques mois des élections régionales, la candidate de gauche d’Ile-de-France en Commun est venue ce samedi avec ses proches soutiens comme son directeur de campagne, le sénateur socialiste Rachid Temal à rencontre des siens dans le quartier d’affaires mais aussi de membres d’associations d’habitants. Elle y a dénoncé certains projets immobiliers emblématiques de La Défense et plus largement le modèle actuel du quartier d’affaires.

Au pied de la résidence des Damiers, l’ancienne journaliste, désormais conseillère proche du PS de Paris a échangé longuement avec Me Armelle De Coulhac Mazerieux, l’avocate qui défend une poignée d’anciens habitants expulsés de leurs logements des Damiers Bretagne et Anjou. L’ensemble étant voué à disparaitre au profit du projet des tours Hermitage Plaza. « Vous êtes la première personnalité politique à venir relever ce scandale des tours Hermitage. Au plan politique on s’est senti très seuls durant ces quinze années de combat judiciaire », a soufflé l’avocate à l’élue.

« C’est un projet d’un autre temps »

Et les deux tours géantes du promoteur russe, Emin Iskenderov n’ont visiblement pas séduit l’élue. Loin de là. « C’est un projet d’un autre temps », a-t-elle lâché parlant d’une « aberration totale » sur l’aspect environnemental. Pour Audrey Pulvar ce projet « ni fait ni à faire » est aujourd’hui remis en cause par la crise sanitaire. « Se projeter dans un monde dans lequel on fait des projets pharaoniques destinés à une partie de la population mais pas à tous, ça semble totalement dépassé et hors de propos », a-t-elle martelé estimant que le quartier d’affaires va devoir faire face à une crise de vacance même à la sortie de la pandémie.

Audrey Pulvar a surtout tenu à apporter son soutien aux anciens résidents des Damiers, tous absents lors de sa visite. « Ce qui me touche beaucoup c’est qu’il y a des habitants qui résistent et qui ne lâche pas l’affaire, a-t-elle ajouté espérant l’abandon du projet des tours Hermitage. Plutôt que de mobiliser trois milliards d’euros pour un projet complètement suranné on mobilise quelques dizaines de millions d’euros pour rénover et rendre habitables ces immeubles-là, ça sera un immense plaisir pour moi d’être à nouveau là ».

Le projet des tours Sisters « modifiera les conditions de vie de toute une partie de la ville »

La prétendante à la région Île-de-France s’est par la suite rendue à quelques pas de la Grande Arche pour échanger sur la place Carpeaux avec un responsable de l’association Village sur le projet des tours Sisters. Là aussi le méga projet porté par la foncière Unibail-Rodamco-Westfield actuellement empêtré dans un recours n’a pas convaincu la socialiste qui aspire à voir plus d’habitants vivre dans le quartier. L’édile a notamment dénoncé l’ombre que portera les tours Sisters sur le Faubourg de l’Arche. Selon la gauche de Courbevoie, elle sera d’un kilomètre et pour Audrey Pulvar cela « modifiera les conditions de vie de toute une partie de la ville ». En réalité la perte d’ensoleillement ne concernerait que les habitants très proche du projet sur des périodes d’automne et d’hiver limitées à quelques minutes ou dizaines de minutes par jour.

A l’issu de sa visite Audrey Pulvar a promis aux habitants de revenir dans le quartier. Reste à savoir si sa prochaine visite se fera en tant que nouvelle présidente de la région ou que conseillère d’opposition…

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