Artus fait un gros truc en plus à la Paris La Défense Arena

L’humoriste a donné ce vendredi soir le premier de ses deux shows XXL dans une Paris La Défense Arena conquise.

Il promettait une soirée de rire. Le contrat a été rempli. Premier humoriste à remplir la Paris La Défense Arena, Artus a offert ce vendredi soir le premier de ses deux shows XXL. Entre humour noir, autodérision et bienveillance, le réalisateur d’« Un p’tit truc en plus » a offert un « gros truc en plus » à sa carrière.

Dans une salle comble de 35 000 spectateurs, Artus n’a pas lésiné sur les moyens pour impressionner avec son one-man show incisif. Pas facile d’occuper seul une scène, d’autant plus quand on vient faire rire. La scène circulaire est dominée par un monumental arbre formé de feuilles aux allures de cœur. À gauche, un orchestre prend place. À droite, un chœur gospel. Artus n’est donc pas si seul…

Introduit par une vidéo diffusée sur deux immenses écrans géants, Artus fait son apparition, ovationné comme une rockstar. L’humoriste de 38 ans annonce d’emblée la couleur. Son spectacle, qu’il présente comme une défense du rire et de la liberté d’expression, aborde sans détour plusieurs thèmes sensibles. Avant de commencer, Artus fixe quelques règles, notamment l’interdiction de filmer. « Il y a deux ou trois trucs, si vous filmez, c’est fin de carrière », plaisante-t-il.

Sans temps mort, Artus met d’emblée les pieds dans le plat en balançant en rafale le mot « bite », «une bonne douzaine de fois en vingt secondes ». La salle rigole en continu. Après pas mal de blagues graveleuses à mourir de rire, Artus s’attaque au handicap. L’orchestre dirigé par Yvan Cassar joue l’hymne des Jeux olympiques de Paris 2024. Mais Artus ne semble pas satisfait. « C’est très beau, mais j’ai dit Jeux paralympiques », lance-t-il à l’orchestre, qui joue alors l’hymne de manière approximative pour accentuer la blague. Puis Artus fait venir son premier invité, Philippe Croizon, qui a perdu ses quatre membres après avoir été foudroyé.

Après avoir bien ri sur le handicap, Artus repart sur des blagues sexuelles en demandant sans détour à son auditoire : « Qui se branle ? ». La salle rigole en chœur. Ces petits plaisirs sexuels, Artus ne va pas arrêter de surfer dessus. Cela passe notamment en musique avec le duo McFly et Carlito, ce dernier portant, en clin d’œil, un t-shirt à l’effigie de Céline Dion, qui devrait se produire à la rentrée dans cette même salle. Le trio se lance alors dans une chanson à la guitare sur « les petits plaisirs de la vie ».

Puis, après avoir parlé du handicap et du sexe, Artus aborde le « sexe dans le handicap ». Sur fond d’humour, l’artiste n’hésite pas à pointer du doigt la question taboue de la sexualité des personnes en situation de handicap mental, tout en s’indignant que Nordahl Lelandais ait pu avoir un enfant en prison.

L’humoriste se livre ensuite davantage, évoquant son rapport au poids. « Je suis gros », lance-t-il en parlant de ses 115 kilos actuels. « Tu es gros quand tu ne vois pas ta bite. Tu es encore plus gros quand tu ne sais pas qui te suce », poursuit-il. Face aux réactions hilares de la salle, il rebondit immédiatement avec humour. Les blagues plus grivoises reprennent ensuite, notamment autour de sa perte de poids, dans une séquence qui déclenche de nombreux rires. Artus passe alors un long moment à rire de lui-même.

Passionné de rugby, Artus se lance ensuite dans de gentilles moqueries sur l’ovalie, et plus particulièrement sur les entraîneurs. Il prend l’accent du Sud d’un coach incapable d’aller au bout de sa phrase, ne trouvant pas ses mots. On rigole, mais dommage, on ne verra pas de joueurs du Top 14, dont la vingtième journée se tient ce week-end.

La soirée se poursuit avec des blagues en cascade sur les accents. D’abord les Allemands, puis les Québécois ou encore les Brésiliens. Mais au moment d’imiter l’accent africain, l’impressionnant Teddy Riner débarque pour le recadrer. « En 2026, c’est raciste », lui lance-t-il, ajoutant que se moquer de l’accent belge, c’est simplement « ringard ». Pas impressionné du tout, Artus continue ses accents devant le champion olympique. Mais Teddy Riner le prévient : « La prochaine fois, ce sera sur le tatami ». Quelques blagues sur les nazis puis sur les infirmières allemandes suivent…

Puis le spectacle change de ton. L’émotion s’installe avec une chanson interprétée en duo avec Yvan Cassar au piano. Après un premier rappel, le moment le plus fort de la soirée intervient lorsque les comédiens d’« Un p’tit truc en plus » rejoignent Artus sur scène. Artus n’hésite pas à les taquiner, mais toujours avec cette bienveillance que l’on aime. Accueillis par une ovation debout, ils partagent chacun quelques mots, accompagnés par le chanteur Murray Head, qui interprète « Say It Ain’t So Joe ».

Mais alors que l’on croit la soirée terminée, Artus tient parole. Au début, il avait promis de faire l’hélicoptère avec sa « bite ». Et il le fait. Avec un sexe démesurément grand, Artus devient « Super Bite » et s’envole au-dessus du public, avec un peu moins de grâce que Pink.

Si la deuxième date de ce samedi soir affiche complet, les fans d’Artus pourront se rattraper. Filmé, le spectacle sera diffusé au cinéma le jeudi 24 septembre prochain. L’occasion de vivre ou revivre cette soirée pleine de rires. Les deux soirées se veulent aussi solidaires. Artus assure que 10 euros par billet seront reversés à la fondation d’« Un p’tit truc en plus ».

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