Quinze jours de fermeture pour renforcer la sécurité. Fermé partiellement depuis le 20 avril dernier et jusqu’au 2 mai, le tunnel de Nanterre – La Défense (A14) fait l’objet de travaux de modernisation de son réseau incendie, moins de vingt ans après un premier chantier d’ampleur portant sur la mise aux normes « Mont-Blanc ».
Ce chantier, chiffré à 3,3 millions d’euros, prolonge une première phase engagée en 2022 dans l’autre tube, dans le sens Paris vers province (Y). Depuis une semaine, la Dirif y remplace 1 300 mètres de canalisation en fonte du réseau incendie, dans une galerie technique, par un tuyau en inox de 200 mm de diamètre, dans le sens province vers Paris (W), entre l’entrée du tunnel et les bretelles des N192 et N1013. Alimenté en permanence en eau, ce conduit permettra d’approvisionner les différentes bornes incendie du tunnel.

Si la fermeture est longue et entraîne d’importantes difficultés pour de nombreux usagers, cela aurait pu être bien plus compliqué. La Dirif avait, dans un premier temps, envisagé de procéder à la fermeture de l’intégralité du tunnel dans le sens province – Paris. Mais il n’était en revanche pas possible pour la Dirif de mener ces travaux uniquement de nuit, les amplitudes et les contraintes étant beaucoup trop contraignantes.
Après cette interruption de deux semaines, une seconde est d’ores et déjà programmée à la Toussaint pour la bascule de l’ancien réseau vers le nouveau, puis son retrait. Ce tronçon du tunnel sera de nouveau fermé du 19 au 30 octobre prochain. D’autres travaux de nuit sont prévus jusqu’à la fin du chantier en avril 2027. Le chantier se poursuivra ensuite sur d’autres parties du tunnel, mais pour l’heure, aucun calendrier n’a encore été établi. « C’est un chantier pour améliorer le réseau incendie, qui n’avait jamais été rénové. Avec le temps, nous avons constaté de la vétusté », explique Kaniki Tshiamuanda Ghislain, responsable d’opérations à la Dirif.





