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La Paris La Défense Arena et le Racing 92 mettent fin aux bouteilles en plastique

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La Paris La Defense Arena en janvier 2020 - Defense-92.fr

Les bouteilles en plastique lors des matchs du Racing 92 à la Paris La Défense Arena c’est de l’histoire ancienne. Depuis août 2020 et le début de saison de Top 14, la Paris La Défense Arena et le Racing 92 ont installé des fontaines à eau au sein de la zone production-vestiaire. L’objectif est de supprimer les bouteilles en plastique de l’enceinte sportive durant les matchs de rugby.

« La gestion des déchets est un des enjeux prioritaires de la démarche de développement durable de Paris La Défense Arena, explique Pierre Sallé, chargé de mission RSE dans la salle. En collaboration avec le Racing 92, nous avons donc fait le choix de supprimer les 15 000 bouteilles en plastique distribuées chaque saison sur l’ensemble des matchs ».

Pour remplacer ces déchets, les joueurs du club disposent désormais de gourdes individuelles, que ce soit pour les entraînements ou les matchs de Top 14 ou bien les Champions Cup.

« Nous mettons aujourd’hui à disposition des fontaines à eau pour les deux équipes, pour la délégation arbitrale, les ramasseurs de balle, les journalistes ou encore les équipes TV, indique Jean Marchand, assistant Event Manager de la salle. En plus de cela, nous rajoutons pour les deux équipes, des glacières de 40 litres, qu’on remplit en bord terrain. Le Racing 92 n’utilise plus aucune bouteille plastique pour l’eau. Ils sont vraiment sur un système complet de gourdes ».

Les travaux de désamiantage de l’ancienne galerie de la Coupole se poursuivent

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Les nuisances sonores doivent perdurer jusqu’en juillet prochain - Defense-92.fr

Des travaux qui vont être un peu bruyants. Lancés en août 2020 les travaux de curage et de désamiantage de l’ancienne galerie de la Coupole, fermée dix ans plus tôt, se poursuivent par l’entreprise Neom, une filiale du groupe Vinci qui mène les travaux jusqu’en décembre prochain. La zone d’intervention du chantier comprend deux niveaux de sous-sols, celui où étaient situés les boutiques et restaurants et celui des réserves et locaux techniques, soit 11 255 mètres carrés.

« Conformément à la loi et afin d’empêcher l’émission de ces fibres dans l’air ambiant pendant les opérations, l’entreprise Neom […] utilise des méthodes et le matériel adaptés, comprenant notamment le confinement du chantier sous bâches hermétiques », indique Paris La Défense dans une lettre info chantier adressée aux riverains du quartier Regnault.

Pour mener cette étape du désamiantage, Neom vient d’installer un système de ventilation en continu qui est lancé début avril et qui doit s’achever en juillet prochain. « Il s’agit d’une installation réglementaire et obligatoire qui permet de mettre en dépression les zones de confinement et ainsi d’assurer la parfaite sécurité des ouvriers sur le chantier et des riverains », justifie Paris La Défense qui précise que ce dispositif permet « en cas de rupture accidentelle du confinement, qu’aucune pollution ne sorte des emprises des travaux ».

Si ces ventilateurs géants ne présentent aucun danger, ils vont cependant entrainer des désagréments pour le voisinage. « Nous sommes conscients du désagrément que peuvent occasionner ces installations. Il s’agit d’un son de ventilation qui est régulier et monocorde, et non de pics sonores ou d’éclats de bruit », précise l’établissement public qui indique qu’un contrôle acoustique permettant d’identifier d’éventuels dépassements sonores non prévus est mis en place afin « de rappeler l’entreprise à l’ordre en cas de manquement ».

L’année dernière, 95 % des déchets de ce chantier (hors amiante) ont été recyclés, soit une centaine de tonnes valorisés, affirme Paris La Défense. Dans le détail, 45 tonnes de ferrailles ont été réutilisées pour les activités des sidérurgies, aciéries et fonderies ; 40 tonnes de gravats inertes de démolition ont été réutilisées en remblais et 19 tonnes de déchets divers (bois, plastique, plâtre, verre, papier, carton,…) sont parties à destination de centres de triage pour ensuite être valorisées dans les filières spécifiques.

Quant à l’avenir de la galerie de la Coupole, il se fera visiblement sans le projet de la Foncière Immobilière Bordelaise que Paris La Défense semble avoir définitivement écarté. Paris La Défense explique que « des études sont en cours » pour un nouveau projet sans préciser ses grandes orientations.

Paris La Défense cherche un mainteneur pour ses équipements d’interphonie et d’appel d’urgence

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Paris La Défense a lancé un appel d’offres pour désigner le mainteneur de ses équipements d’interphonie et d’appel d’urgence - Defense-92.fr

Paris La Défense remet un nouveau marché en jeu. L’établissement public chargé d’aménager et gérer le quartier d’affaires a lancé un appel d’offres en vue d’attribuer l’entretien, la maintenance et le dépannage des installations d’interphonie (ascenseurs, passages publics, accès, locaux, galeries techniques,…) ainsi que l’entretien, la maintenance et le dépannage des installations d’appel d’urgence implantées en voies couvertes relevant de la règlementation tunnel, soit près de 600 appareils. L’ensemble des prestations objet de ce futur marché seront réalisées sur des équipements sous propriété ou remis en gestion de Paris La Défense.

Ce marché d’une durée de quatre ans est non renouvelable et il prendra effet à « compter de la notification du bon de commande au titulaire, jusqu’à la date de réception des prestations », indique l’établissement.

Les entreprises candidates à ce marché ont jusqu’au 12 avril prochain, midi pour répondre à cet appel d’offres.

Champions Cup : le Racing 92 atomise l’Édimbourg Rugby 56 à 3

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Le Racing 92 a écrasé l’Édimbourg Rugby 56 à 3 lors du huitième de finale de la Champions Cup - DR

Superbe victoire pour les Racingmen. Les Ciel et Blanc ont littéralement pulvérisé 56 à 3 les joueurs de l’Édimbourg Rugby ce dimanche 4 avril à la Paris La Défense Arena lors du huitième de finale de la Champions Cup.

L’équipe francilienne a réalisé un festival de sept essais (C.Chat 25’, M.Machenaud 33’, J.Joseph 62’, T.Thomas 69’ et 74’ et F.Trinh-Duc 79’), dont six transformés (M.Machenaud 26’ et 34’ et T.Iribaren 63’, 67’, 70’ et 80’) et bénéficié de trois pénalités (M.Machenaud 7’ et 31’ et A.Gibert 57’). Face à un Racing bien trop fort, les écossais n’ont pas eu la moindre chance en inscrivant que trois petits points issus d’une pénalité de B.kinghorn (13’).

Une victoire en beauté qui permet au Racing 92 de se qualifier pour les quarts de finale du championnat européen. Les franciliens se déplaceront dans une semaine sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), qui vient de se qualifier (36 à 17) face au Bristol Bears.

Malgré la crise, le département des Hauts-de-Seine a enregistré en 2020 un excédent budgétaire de 560 millions

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Le département des Hauts-de-Seine a achevé son année 2020 avec un excédent budgétaire de 560 millions - Defense-92.fr

La crise sanitaire n’a pas trop entaché les comptes du département le plus riche de France. Le département des Hauts-de-Seine a terminé l’année 2020 avec un excédent budgétaire de 560 millions d’euros, a annoncé ce vendredi Pierre-Christophe Baguet (Les Républicains), premier vice-président en charge des finances et du budget en marge de la séance plénière du département ce 2 avril. Un trésor de guerre cependant en-dessous de l’année record de 2019 où le département avait enregistré 664 millions d’euros.

Si le département a certes bien résisté à la crise sanitaire, il a quand même dû mettre la main à la poche face à la pandémie. « Nous avons augmenté nos dépenses de 147 millions d’euros par rapport à l’exercice 2019, dont 100 millions d’euros pour la crise sanitaire. On doit être l’un des départements de France qui a le plus dépensé », a affirmé Pierre-Christophe Baguet.

Une fierté pour la majorité Les Républicains mais une « indécence » pour l’opposition. « L’excédent du département n’est en rien une réserve pour les mauvais jours, mais la preuve de l’impréparation de la collectivité depuis six ans pour faire face à l’augmentation de la pauvreté », s’est offusqué Patrick Jarry (Gauche Citoyenne), le maire de Nanterre et élu départemental.

La séance a aussi été l’occasion pour le département de détailler son programme d’investissement pour cette année. La collectivité qui est majoritaire dans l’établissement public Paris La Défense annonce « des moyens particulièrement importants » à hauteur d’un montant total de 581 millions d’euros. Il prévoit d’injecter 156 millions d’euros pour les transports, 82 millions d’euros dans les collèges, 38 millions d’euros contractualisés pour les communes, 25 millions d’euros pour les équipements culturels, 20 millions d’euros pour les infrastructures sportives et 34,5 millions d’euros au titre du FS2I (Fonds de solidarité interdépartemental d’investissement).

Les élus ont également voté le budget primitif 2021, qui est habituellement examiné quelques mois avant la présentation du compte administratif. Ce budget prévoit 909 millions d’euros pour le secteur social dont 39 millions d’euros de dépenses nouvelles, sans compter la hausse du RSA et les 11,5 millions d’euros pour faire face à la crise sanitaire. « Le budget est marqué par deux ambitions : la solidarité et l’attractivité », s’est félicité Georges Siffredi, le président (Les Républicains) du département.

Lundi de Pâques : Auchan sera ouvert ce lundi 5 avril

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Auchan sera ouvert ce 5 avril, jour du lundi de Pâques - Defense-92.fr

Le shopping a beau être à l’arrêt depuis la fin janvier à cause du Coronavirus, l’hypermarché Auchan du Westfield Les 4 Temps reste lui ouvert. L’enseigne sera ouverte ce 5 avril, jour du lundi de Pâques durant toute la journée entre 9 heures et 19 heures (le dernier accès dans l’hypermarché se fera à 18h30).

Pour s’adapter au couvre-feu actuel, l’hypermarché est actuellement ouvert tous les jours, du lundi au samedi de 7h30 à 19 heures et le dimanche de 9 heures à 19 heures.

Donald Trump veut construire la plus « fantastique » des Trump Tower à La Défense

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La Trump Tower à New York en août 2019 - Defense-92.fr

Depuis qu’il n’est plus à la tête des États-Unis il a repris goût aux affaires. Au cours de sa carrière Donald Trump a érigé un peu partout sur le continent Nord-américain des buildings sous sa marque. Le plus célèbre c’est bien évidemment la Trump Tower sur la 5th avenue de New York.

Désormais le magna de l’immobilier rêve d’ailleurs et plus particulièrement de France. L’ancien président des États-Unis vient d’annoncer qu’il allait construire « la plus fabuleuse des tours » de La Défense au sein du « merveilleux quartier d’affaires français ».

D’ici à 2026, son gratte-ciel géant culminera à près de 400 mètres de haut et sera la construction la plus haute d’Europe -loin devant la Tour Eiffel- avec pas moins de 125 étages. Le bâtiment qui se situera à quelques pas de la Grande Arche a été imaginé par l’architecte américain April Fishman à l’origine dernièrement du Joke Stadium. « Cette tour sera la plus haute et la plus belle construction d’Europe », a promis Donald Trump.

A l’intérieur de cette construction hors-norme de près de 150 000 mètres carrés, Donald Trump souhaite implanter des logements de luxe, un hôtel, un casino et quelques bureaux, le tout décoré d’abondantes dorures. Au point culminant de cette « New Trump Tower », l’ancien président installera son appartement qui offrira la « plus incroyable des vues sur Paris ».

La justice s’intéresse à l’état mental d’Ali R., le meurtrier du professeur John Dowling

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Ali R. avait poignardé mortellement son ancien professeur John Dowling - DR

Son acte effroyable avait choqué les étudiants et le corps enseignant du Pôle Léonard de Vinci. Plus de deux ans après avoir assassiné de plusieurs coups de couteau son ancien professeur John Dowling, Ali R. qui avait été viré du Pôle Universitaire plusieurs mois auparavant, a comparu ce mardi devant la chambre de l’instruction chargée de se prononcer sur son irresponsabilité pénale.

Comme le rapporte Le Parisien, la chambre de l’instruction de la cour d’appel va devoir indiquer si ce pakistanais âgé aujourd’hui de 40 ans peut être jugé. Car Ali R. souffre d’une « psychose paranoïaque », selon l’expert psychiatre Roland Coutanceau.

Selon le quotidien lors de l’audience Ali R. était invité à expliquer son acte morbide qu’il a commis le 5 décembre 2018 face au Pôle Léonard de Vinci. Dans sa langue natale, l’homme a raconté cette funeste matinée : « J’étais assis, dit-il. Le professeur est sorti. Il a dit : Bonjour, j’ai serré la main. Il avait une bouteille de champagne. Je lui ai dit : Est-ce que tu as fait une caricature de notre prophète ? Il a dit : Non. Après, il a dit : Oui et c’est là que j’ai commencé à lui donner des coups ». En tout Ali R. infligera vingt-sept coups de couteaux à sa victime.

Durant de nombreuses semaines avant son acte Ali R. trainait régulièrement devant le Pôle Universitaire et exprimait sur les réseaux sociaux une rancœur envers son ancienne école et particulièrement son ex-professeur.

Sauf que d’après l’enquête policière John Dowling n’aurait jamais montré ces fameuses caricatures. « Monsieur Dowling était un homme de paix, un homme bon et juste, ont dit tous les témoins, a affirmé Me Roger Ribault, l’avocat de la famille de la victime selon Le Parisien. C’est un irlandais, il sait très bien ce que sont les guerres de religion. Ces propos que monsieur lui prête, John Dowling ne les a jamais prononcés ».

Le geste d’Ali R. ne serait donc pas un acte terroriste mais les conséquences de son état mental, même si lors de sa garde à vue et durant sa détention il a évoqué Daech, Charlie Hebdo, le prophète,… Mais selon les experts psychiatriques, les propos d’Ali R. « sont décousus » et Ali R. « a besoin de soins et présente une dangerosité potentielle en milieu libre ». L’intéressé lui ne sent pas malade. Et s’il devait être soigné Ali R. le demande : « Je vous demande de me laisser partir au Pakistan. Là-bas, il y a ma famille et des médecins ».

Toujours d’après Le Parisien la chambre de l’instruction rendra sa décision le 4 mai. Mais il parait peut probable qu’un procès aux assises se tienne. Ali R. pourrait donc passer le reste de sa vie non pas en prison mais dans un hôpital psychiatrique.

John Dowling d’origine irlandaise était âgé de 66 ans et officiait depuis une vingtaine d’année au pôle universitaire Léonard de Vinci – DR

Paris La Défense retient Arcadis pour améliorer le lien entre La Défense et Nanterre

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C'est Arcadis qui va être chargé de réfléchir à l'amélioration de la jonction entre l’Arche de La Défense et Nanterre - Defense-92.fr

Bientôt un meilleur lien entre l’arrière de la Grande Arche et le quartier des Terrasses à Nanterre. Si la liaison entre les deux territoires avait été considérablement améliorée il y a un peu moins de dix ans pour accompagner l’arrivée de la Paris La Défense Arena, l’aménageur du quartier d’affaires veut faire mieux.

Après avoir lancé à la fin de l’année dernière un accord cadre mono-attributaire afin de mener la réalisation de missions de maîtrise d’œuvre pour la requalification des espaces publics sur le secteur « Grande Arche Jonction Ouest », Paris La Défense vient de sélectionner l’offre d’Arcadis (associé avec Ilex Paysage) face à six autres.

L’entreprise française spécialisée dans la conception et le conseil dans l’environnement naturel devra plancher sur plusieurs zones du secteur « Grande Arche Jonction Ouest ». Ce vaste espace s’étire de la Paris La Défense Arena jusqu’au socle de la Grande Arche par le jardin Gilles Clément, et de la nouvelle liaison douce et s’étale au Nord et au Sud, en allant du carrefour entre le boulevard circulaire et celui de La Défense (dit le Rond-point de la Folie) où se trouve l’œuvre d’art Slat, jusqu’à l’échangeur en partie désaffecté situé à l’arrière du Westfield Les 4 Temps, au niveau de la tour Pacific.

Le secteur du « Rond-point de la Folie » avec l’oeuvre du Slat devrait être réaménagé – Defense-92.fr

« Ce projet comprendrait, la réalisation d’une connexion piétonne entre la dalle et le jardin Gilles Clément, l’optimisation des voies routières, la reprise des revêtements, de l’éclairage public, au besoin de l’étanchéité, des réseaux, et l’intégration d’espaces verts… Les missions pourraient être confiées au titulaire en un ou plusieurs marchés subséquents, sur tout ou partie du périmètre de l’accord-cadre », précisait Paris La Défense dans son dossier de consultation.

Avec ce projet de couture urbaine, Paris La Défense ambitionne d’améliorer la lisibilité des flux et le confort d’usage par un rôle de connectivité entre « le niveau haut et le niveau bas ». Les études d’Arcadis devront porter sur plusieurs réflexions dont la création d’un nouveau lieu d’usages et de valorisation paysagère en intégrant les flux piétons et des espaces végétalisés, le redimensionnement des trois voiries du boulevard circulaire, au pied de l’Arche afin de dégager le maximum d’espace public, pour permettre l’insertion d’une voie pour les mobilités douces, tout en garantissant une traversée mais aussi la disparition éventuelle de la grande Jetée de Paul Chemetov ouverte en 1996 et fermée depuis plusieurs années déjà. D’autres pistes pourraient être étudiées avec l’aménagement d’une station de taxi et VTC et la création d’une station d’autocars et de bus.

La Jetée de Paul Chemetov est fermée depuis plusieurs années – Defense-92.fr

Projet Hermitage : la Cour d’appel de Versailles déboute les expulsés du Damier Bretagne

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Les sept familles du Damier Bretagne avaient été expulsées durant l'été 2018 - Defense-92.fr

Ils ne retourneront pas aux Damiers. Sept anciennes familles du Damier Bretagne qui contestaient les expulsions de leur logement survenues à l’été 2018 ont été déboutées par un arrêt du 25 mars de la seizième chambre de la Cour d’appel de Versailles. Emmenés par leur avocate commune Maîre Armelle De Coulhac Mazerieux, ces anciens résidents dénonçaient des irrégularités faites par leur ex-bailleur RATP Habitat (anciennement Logis Transport) lors de la procédure.

Au cours de l’audience qui s’est tenue le 10 février dernier, Me Armelle De Coulhac Mazerieux mettait en avant la présence selon elle de « vices intrinsèques » sur les actes de procès-verbaux d’expulsion. Un argument que n’a pas retenu la magistrate qui a également rejeté la demande de l’avocate de surseoir à statuer la décision dans l’attente d’un pourvoi en cassation concernant une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC). Cette QPC formulée par Me Armelle De Coulhac Mazerieux porte sur la législation applicable au sujet de la validité du statut des baux HLM des anciens résidents.

Pour la Cour d’appel de Versailles les différentes expulsions ont donc été menées en bonne et due forme. En plus de confirmer les procédures pour les sept locataires la Cour a condamné chacun d’eux à verser 5 000 euros à leur ancien bailleur RATP Habitat.

Si RATP Habitat peut se réjouir de cette décision, Me Armelle De Coulhac Mazerieux elle ne cache pas son incompréhension. « Ces sept arrêts sont totalement incompréhensibles en droit et laissent pour le moins perplexe », confie l’avocate. Et pour Me Armelle De Coulhac Mazerieux l’histoire est loin d’être finie. « Bien évidemment, nous allons former pourvoi à leur encontre », assure-t-elle.

Le bailleur social, filiale de la RATP qui est toujours propriétaire de l’ensemble des Damiers Infra, Anjou et Bretagne prévoit une fois que les immeubles seront totalement vidés de les céder pour une cinquantaine de millions d’euros au groupe Hermitage. Le promoteur russe projette depuis plus de dix ans déjà d’ériger à la place de l’ensemble de 250 logements ses deux tours géantes mêlant appartements de luxe, bureaux hôtel, commerces,…

Alors que depuis plusieurs années le climat s’était tendu entre Emin Iskenderov, le patron d’Hermitage et l’établissement public Paris La Défense, laissant penser à un abandon du projet, les discussions viennent de reprendre. De quoi faire réagir l’avocate des anciens habitants. « Quelle que soit la nouvelle lune de miel qui semble se profiler entre Paris La Défense et Hermitage, la loi doit en effet recevoir sa pleine application, fut-ce à l’avantage des plus faibles », rajoute Me Armelle De Coulhac Mazerieux.

Mais avant de pouvoir se débarrasser de ses trois immeubles, RATP Habitat va devoir attendre que deux autres procédures concernant cette fois-ci l’immeuble Damier Anjou, -le seul des trois bâtiments où vivent encore deux locataires- ne soient terminées. La première porte sur l’exécution de l’expulsion prononcée en janvier dernier contre la famille Dinulescu. La seconde est l’attente de la décision du Tribunal de Courbevoie de prononcer ou non l’expulsion de l’ultime locataire, Wolfgang Kirchhof. La décision qui était attendue pour le 19 mars a été repoussée au 16 avril.