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Castorama aux 4 Temps c’est bientôt fini !

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Le Castorama des 4 Temps doit fermer d'ici un an, en avril 2020 - Defense-92.fr

Les bricoleurs ne pourront bientôt plus venir s’approvisionner à La Défense. Ouvert en grande pompe en avril 2008 -sept ans après le départ de l’ancien Bricorama fermé en janvier 2001- à la place de l’ancien cinéma UGC, le Castorama des 4 Temps, véritable vitrine de l’enseigne de bricolage et locomotive du mall des 4 Temps n’ira pas au-delà sa douzième année. Le groupe britannique de magasins de bricolage Kingfisher, la maison mère de Castorama et Brico Dépôt, a annoncé mercredi qu’il envisageait la fermeture d’ici deux ans de quinze magasins Castorama et Brico Dépôt en Europe (neuf Castorama et deux Brico Dépôt en France), dont le Castorama de La Défense jugeant leur rentabilité insuffisante.

Dans le quartier d’affaires, le grand vaisseau amiral de Castorama avec ses 9 000 mètres carrés répartis sur deux niveaux devrait fermer selon les plans de l’enseigne au plus tard en avril 2020. Mais à La Défense ce ne serait pas tant la rentabilité qui aurait motivé la fermeture mais le coût très élevé du loyer avec le centre commercial des 4 Temps. Car selon la CGT le magasin de La Défense ne serait pas le moins rentable de France et se glisserait en 62ème position sur les 102 Castorama français.

122 salariés concernés par cette fermeture à La Défense

L’annonce surprise a fait l’effet d’un coup de tonnerre ce mercredi matin pour les 122 salariés de la boutique des 4 Temps. Dans les allées les visages étaient fermés pour bon nombre de vendeurs. « Je n’ai pas encore digéré la pilule, c’est une nouvelle qui n’est pas agréable. C’est une famille ici et du jour au lendemain on apprend cette nouvelle », confie Guy-Rolland salarié du magasin de La Défense depuis trois ans. Marie elle aussi a du mal à accepter la nouvelle : « Je suis déçue, c’est une bonne boîte, les collègues sont géniaux. La Défense c’était le magasin vitrine, toutes les réunions étaient faites ici ». Marie se dit d’autant plus surprise car l’enseigne venait de prolonger son bail pour trois ans avec le centre.

Si la direction de l’entreprise assure que des solutions seront proposées pour ses 789 collaborateurs concernés, à la CGT on en doute. « 70 % des salariés chez Castorama sont au smic, tout claquer pour aller ailleurs, moi je n’y crois pas », regrette, Xavier Gaspard, représentant CGT Castorama.

Du côté des clients cette fermeture déçoit. « C’est vraiment dommage, car ce Castorama il est pratique, il n’y pas besoin d’aller trop loin en banlieue quand on habite à Paris », regrette Marc, salarié du quartier d’affaires. Un avis partagé par Medina : « C’est regrettable qu’il ferme, on trouvait de tout ici. En plus ça va encore faire du mal pour l’emploi ».

En 2018, Kingfisher a vu son bénéfice chuter de 13 % à 693 millions de livres (809 millions d’euros), en grande partie à cause de Castorama. Une érosion des ventes qui vient de coûter sa place à Véronique Laury, la directrice générale de Kingfisher. Mais pour Xavier Gaspard, la stratégie d’unification des marques qu’elle avait mis en place aura été néfaste. Le groupe avait décidé à l’époque de centraliser les achats de toutes ces enseignes (Castorama, Brico Dépôt, Screwfix, B & Q…) à Londres. « L’avenir de Castorama est où ? c’est quoi l’utilité de garder deux enseignes différentes ? on ne comprend pas cette stratégie d’unification des marques car elle ne marche pas ! », s’agace Xavier Gaspard.

A Courbevoie Bouygues Immobilier va transformer Axe Défense en l’immeuble NE.ST

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L’immeuble de bureaux d’environ 12 000 mètres carrés rebaptisé NE.ST sera livré pour le début 2021 - Defense-92.fr

Encore un nouveau projet de restructuration pour un immeuble de La Défense. Alors que les projets de transformation et de modernisation des vieux immeubles du quartier se multiplient, Bouygues Immobilier vient de lancer via son entité Rehagreen la rénovation d’Axe Défense, rue Louis Blanc à Courbevoie qui est rebaptisé pour l’occasion NE.ST. La filiale du géant du BTP avait acquis l’an passé auprès du Crédit Foncier Immobilier cet ensemble vidé de ses occupants, construit entre 1987 et 1991 et rénové il y a une dizaine d’années.

Conçu par l’agence d’architecture 163 Ateliers, Sretchko MARKOVIC, l’immeuble de 12 300 mètres carrés bénéficiera d’une augmentation de surface de 30% afin de répondre pour ses développeurs à « tous les standards d’un immeuble tertiaire neuf ». NE.ST offira un rez-de-chaussée d’un millier de mètres carrés dédié aux services avec près de 700 mètres carrés d’espaces extérieurs privatifs. L’immeuble qui promet d’offrir de grand plateau disposera d’une capacité de 1 090 postes de travail et d’un « haut niveau de confort grâce aux certifications et labels les plus élevés du marché ; des charges maîtrisées et contractuellement garanties par Aveltys ».

Chose plutôt rare à La Défense, NE.ST possèdera aussi son propre parc de stationnement avec 150 places sur trois niveaux de sous-sol, un jardin paysager privatif de 385 mètres carrés en cœur d’ilot et 815 mètres carrés de terrasses accessibles et au calme, dont un grand rooftop avec une vue panoramique sur La Défense.

Livré au 1er trimestre 2021, la commercialisation de NE.ST est assurée par les équipes grandes surfaces de JLL et CBRE.

S’en est fini du bureau de Poste de la gare de La Défense qui ne réouvrira finalement pas

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Le bureau de Poste de la gare de La Défense vient de fermer définitivement- Defense-92.fr

Il n’en reste désormais plus que deux. A en croire la petite affichette la réouverture du bureau de Poste de la gare de La Défense c’est pour bientôt. La fermeture provisoire doit prendre fin le 29 mars. Mais contrairement à ce qu’indique l’écriteau le bureau ne réouvrira jamais. La direction de La Poste vient de confirmer la fermeture définitive de cette agence qui avait remplacé celle du square des Corolles au début des années 2000.

La fermeture en septembre dernier qui n’était à l’origine que temporaire aura été à de multiples reprises prolongée jusqu’à ce que la direction de l’entreprise prenne cette décision que craignait le syndicat FO de La Poste. « Il y avait un problème d’effectifs avec beaucoup d’absences et de fil en aiguille la fermeture définitive a été décidée », se désole Cyril Leroy, responsable FO à la Poste pour les Hauts-de-Seine.

Comme pour la fermeture du bureau de Poste du Faubourg de l’Arche en octobre dernier, la direction de l’entreprise justifie cette décision en raison d’une baisse continue de la fréquentation de ce bureau de poste de près de 12 % sur un an entre les mois de septembre 2017 et 2018. « Il y a peut-être une baisse de fréquentation, comme dans tous les bureaux. Mais cela est dû au fait qu’on incite les agents à externaliser les opérations en poussant les clients à les effectuer sur les automates », estime Cyril Leroy qui assure que ce bureau recevait quelques 600 clients par jour.

Si la direction assure que ce bureau ouvert au début des années 2000 ne proposait pas de retrait des lettres recommandées ni des colis et pas de conseil bancaire (mais seulement des opérations), pour Cyril Leroy ce bureau « rendait service à énormément de gens ».

« On veut que le bureau réouvre avec des moyens humains »

« La direction du 92 a volontairement cassé la fréquentation de ce bureau en le fermant depuis le mois de septembre et en empêchant volontairement sa réouverture. Cette fermeture est scandaleuse ! On veut que le bureau réouvre avec des moyens humains », martèle Cyril Leroy qui a lancé avec ses collègues une pétition ayant déjà reçu plus de 150 signatures de clients. Et le syndicat ne compte pas en rester là et promet de mener des actions pour faire revenir la direction de l’entreprise sur sa décision.

Car depuis la fermeture du bureau de la gare de La Défense, il ne reste plus que deux bureaux dans le quartier d’affaires : celui des 4 Temps et celui du Cnit. Cette disparition progressive des bureaux inquiète FO. « Les agents du bureau des 4 Temps ont maintenant des conditions de travail difficiles ». Un argument que réfute la direction qui explique que les équipes des bureaux des 4 Temps et du Cnit ont depuis été renforcées avec un « parcours clients optimisé » et l’ajout nouveaux automates qui seront bientôt installés.

Et l’entreprise qui indique compter à ce jour dans le département des Hauts-de-Seine 120 points de services dont 85 bureaux de poste, 32 Poste Relais Commerçant et trois agences communales affirme avoir ouvert treize points de contact supplémentaires depuis 2015.

Top 14 : le Racing 92 reçoit les bordelais ce dimanche

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Le Racing 92 recevra ce dimanche l’équipe de Bordeaux - Defense-92.fr

Le sixième rencontrera le quatre. Le Racing 92 va recevoir ce dimanche 24 mars à 15h20 les bordelais pour la vingtième journée de Top 14 à la Paris La Défense Arena. Le coup d’envoi de la rencontre qui opposera les racingmen à Bordeaux, sera donné à 16h50. A l’occasion de ce match la Paris La Défense Arena se transformera en plage paradisiaque où dancefloor, cocktails et sable fin permettront aux spectateurs de vivre une nouvelle expérience.

« Animée par les DJ de la Fresh Touch, véritable phénomène des soirées parisiennes, la Bodega promet de proposer aux spectateurs un show spectaculaire avec au programme maquillage body-painting, danseurs et acrobates aériens, piste de danse, distribution de goodies (notamment 12 000 lunettes #AcuitisAviator fluo, fournis par Acuitis fournisseur officiel de Paris La Défense Arena) et plein d’autres surprises… La fête se poursuivra jusqu’à minuit ! », promet la Paris La Défense Arena.

De nombreuses places pour cette rencontre sont toujours disponibles dans toutes les catégories. Des places sont proposées dès 8 euros en cinquième catégorie.

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RER A : Valérie Pécresse veut mettre fin à la relève à Nanterre-Préfecture

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Valérie Pécresse a relancé le projet de supprimer la relève des conducteurs à Nanterre-Préfecture sur le RER A - Defense-92.fr

La fameuse relève des conducteurs du RER A va-t-elle enfin être supprimée en gare de Nanterre-Préfecture ? Ce vieux projet voulu pour Nicolas Sarkozy, alors président de la république et demandé depuis des années par des associations d’usagers revient une nouvelle fois sur le tapis. La présidente de la Région et d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), Valérie Pécresse a relancé l’idée la semaine dernière en marge d’une rencontre avec des associations et des élus des branche Cergy et Poissy du RER A, organisée afin « d’échanger sur cette situation difficile ».

« Je souhaite également que nous puissions enfin aboutir à la suppression de la relève des conducteurs (entre ceux de la RATP et la SNCF, qui exploite les branches de Cergy et Poissy) à Nanterre-Préfecture. Notre étude sur le sujet doit s’achever en fin d’année et devrait nous permettre de passer aux actes rapidement », promet la présidente de la région qui a par ailleurs annoncé le déblocage d’une enveloppe de 500 000 euros pour qu’une étude soit menée par la SNCF. L’entreprise ferroviaire qui exploite les branches de Cergy et Poissy devra moderniser la signalisation pour faire passer la cadence des trains de 15 à 16 par heure entre Achères et Cergy afin de soulager la situation des 65 000 voyageurs qui l’empruntent. Une autre étude devra permettre de revoir le cadencement des trains sur la ligne L entre Paris Saint-Lazare et Nanterre-Université (aujourd’hui, les trains sont espacés de 4 ou 8 minutes ce qui entraine un déséquilibre de charge entre les trains) afin de pouvoir avoir des trains mieux remplis.

Si la ponctualité du RER A s’est améliorée entre 2017 et 2018 (3,7 points en plus), elle reste cependant peu performante avec 90 % de trains à l’heure. Sur la branche de Cergy, le gain est désormais à 8,2 points en heure de pointe du matin et 13 points en heure de pointe du soir (cumul à fin novembre), mais ces chiffres restent autour de 80 % ce qui « n’est pas acceptable » pour IDFM. « Il est à noter que la ponctualité globale du RER A a dépassé les 92 % en décembre 2018 », souligne IDFM dans un communiqué.

Une réunion pour suivre l’évolution des chantiers du secteur nord de La Défense

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Les équipes de Bouygues Construction viendront discuter avec les riverains du chantier de l'immeuble Latitude ce mardi lors d'une réunion de suivis de chantiers - Defense-92.fr

Pour vous informer sur l’évolution des chantiers du quartier d’affaires c’est ce mardi. L’établissement public Paris La Défense en charge de l’aménagement et la gestion du quartier d’affaires organisera ce mardi 19 mars à 19 heures une réunion de suivi des chantiers du secteur nord. Pendant plus d’une heure l’établissement abordera avec les différentes entreprises l’évolution des chantiers de rénovation de l’immeuble Latitude (l’ex-Berkeley), de l’espace de restauration Table Square et sa place Agam et de la future place Zaha Hadid au pied du chantier de la tour Alto.

Pour assister à cette réunion qui se tiendra au sein des bureaux de Paris La Défense dans l’ensemble Cœur Défense (Tour B) au 17ème étage il n’est pas nécessaire de s’inscrire cependant il faudra présenter une pièce d’identité à l’accueil.

Le premier volet de Very Bad Trip à revoir ce jeudi à l’UGC des 4 Temps

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Le film Very Bad trip sera projeté ce jeudi à l'UGC des 4 Temps - DR

Pour sa nouvelle « Séance culte », l’UGC des 4 Temps projettera ce jeudi 21 mars à 20 heures, le film de Todd Phillips, « Very Bad Trip ». Sortie il y a dix ans en juin 2009, cette comédie délirante met à l’affiche Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis, Justin Bartha et Heather Graham.

Ce film qui a donné lieu à deux suites, raconte le réveil difficile d’un enterrement de vie de garçon bien arrosé. Les trois amis du fiancé se rendent compte qu’il a disparu, 40 heures avant la cérémonie de mariage. Ils vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois et rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s’est passé.

Les places pour cette séance en VOSTF sont vendues au tarif normal. Les réservations peuvent se faire sur le site Ugc.fr, l’appli Ugc Direct ou les places peuvent être achetées directement aux caisses du cinéma.

Climat : une centaine de jeunes envahissent le siège de la Société Générale

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Une centaine d’étudiants et lycéens ont bloqué ce vendredi matin l’entrée du siège de la Société générale à La Défense pour dénoncer les financements de la banque dans des programmes nocifs au climat - DR

Symbole du capitalisme, La Défense a été ciblée ce vendredi matin par le collectif Youth for Climate qui a investi pendant plusieurs heures le siège de la Société Générale. Vers 9 heures une centaine de lycéens et étudiants ont envahi le hall des tours bloquant l’accès du personnel et des visiteurs, en pleine heure de pointe.

Tous entendaient dénoncer les financements de la banque dans des programmes jugés « nocifs pour le climat ». Pendant près de trois heures certains étaient debout, bras entrelacés, chantant « on est plus chauds que le climat » ou « ne nous regardez pas, rejoignez-vous » tandis que d’autres expliquaient aux personnes bloquées les raisons de leur action. Si le rassemblement s’est déroulé dans le calme et qu’aucune dégradation n’a été commise, les portes d’entrées et l’enseigne de l’entreprise ont été placardées par des dizaines d’autocollants.

« Plus de double discours : nous demandons aux banques de stopper l’expansion des énergies fossiles », a expliqué à l’AFP la coordinatrice de Youth For Climate Paris, Claire Renauld.

« Les banques, entre 2016 et 2017, ont financé à hauteur de plus de 40 milliards d’euros les énergies fossiles, quand la science alerte et alerte à nouveau sur le fait que les énergies fossiles doivent rester dans le sol », a confié Lorette Philippot, des Amis de la Terre.

Si l’ONG a ciblé la Société Générale c’est qu’elle l’accuse de soutenir «massivement les industries fossiles» et d’être « la première banque au monde à financer l’exportation du gaz de schiste américain ».

Dans un communiqué la banque a réagi : « Nous regrettons que l’action dans nos locaux ne tienne pas en compte les engagements et actions accomplies ces dernières années en matière de lutte contre le réchauffement climatique », assurant avoir « pris des mesures concrètes dès 2015 ».

« Nous finançons massivement les énergies renouvelables, avec 100 milliards mobilisés entre 2016 et 2020 dans la transition énergétique. Nous avons arrêté tout financement dédié au charbon, au pétrole issu des sables bitumineux ou extrait en Arctique », ajoute-t-elle.

Dix ans après (presque) plus personne ne croit aux tours Hermitage

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Le projet des tours Hermitage Plaza - DR

C’était il y a tout juste dix ans, le 11 mars 2009. Quasiment totalement inconnu des professionnels de l’immobilier, Emin Iskenderov dévoilait fièrement -et en grande pompe-, en marge du Mipim à Cannes, son méga-projet des tours jumelles Hermitage Plaza, conçu par l’architecte britannique, Norman Foster. Promis pour voir le jour à l’horizon 2016 le projet chiffré dans les 3 milliards d’euros n’a cessé d’être repoussé, la faute d’une part à une intense bataille judiciaire menée par ses nombreux opposants mais aussi par un contexte économique peu favorable.

Durant près d’une décennie le promoteur russe a à maintes et maintes reprises rassuré sur l’avenir de son projet repoussant une multitude de fois l’inauguration, désormais fixé à 2024, juste avant les Jeux Olympiques. Mais un an après cette énième promesse, lâchée lors d’une énième conférence de presse, là aussi au Mipim de Cannes, plus rien, plus d’infos. Alors que l’année dernière le promoteur promettait de dévoiler son financement à l’été (de 2018) lors d’une conférence de presse, cette dernière a toujours été repoussée (tout comme le lancement des travaux) : à la rentrée, puis à décembre, janvier, février,…

Emin Iskenderov grand absent du Mipim

Et désormais chez Hermitage c’est « no comment ». Alors que le Mipim était pour Emin Iskenderov, sa grand-messe annuelle où il présentait bravement la maquette de ses tours, cette année sur le stand de Paris La Défense, il a marqué par son absence. Seul son bras droit, Gilles Soulié a fait le déplacement sur la croisette, histoire de rassurer ceux qui croient encore au projet. « Les conditions suspensives ne sont pas levées. On ne peut plus communiquer, nous avons des accords de confidentialité », lâche-t-il laconiquement.

Car en fait plus grand monde ne semble croire qu’un jour ces deux tours de deux fois 320 mètres perceront la skyline du quartier d’affaires. A tel point que sur les brochures de l’établissement Paris La Défense plus aucunes dates n’est donné au projet qui n’était même pas mentionné sur la grande maquette du territoire. Le site internet d’Hermitage est lui « en construction » (contrairement à ses tours) depuis des mois et le blog et les comptes des réseaux sociaux du groupe sont inactifs depuis aussi un long moment.

Si jusqu’alors le promoteur pouvait expliquer qu’il était bloqué par les innombrables recours, aujourd’hui l’horizon judiciaire s’est presque totalement dégagé en sa faveur. Et désormais c’est bien la question du financement qui pose problème. Le promoteur russe semble incapable de mener à bien son projet pharaonique. La preuve en est : en juin dernier, l’établissement public Paris La Défense réclamait au promoteur 30 millions d’euros. Une somme qui résultait d’accords successifs entre Hermitage et l’établissement public (alors Epadesa à ce moment) et dont l’échéancier expirait le 30 juin 2018. Pire, en mars 2018 Le Journal du Dimanche révélait qu’Hermitage s’était fait saisir une partie des lots dont il propriétaire car il n’avait pas pu rembourser un prêt de 8,5 millions d’euros qu’il avait contracté auprès d’une société panaméenne. Une information qu’il a toujours balayée d’un revers de main, sans jamais la démentir. De plus son partenaire Bouygues Construction qui avait pris en 2015 dans le projet une participation minoritaire aurait d’après certains jeté l’éponge. Une information que l’entreprise de BTP n’a cependant pas confirmée disant ne pas avoir « de nouveaux éléments à l’heure actuelle » a fournir.

« On ne peut plus laisser les choses comme ça »

Interrogé durant le Mipim, le sujet Hermitage semble passablement agacer le patron des Hauts-de-Seine et de La Défense, Patrick Devedjian qui s’est refusé à nous faire le moindre commentaire. Mais en coulisse à Paris La Défense on pense déjà à l’après. Du moins à maintenant. Car depuis plusieurs années le quartier des Saisons tombe en déshérence. Vidé peu à peu par leurs habitants, les Damiers, Bretagne, Anjou et Infra promis à la destruction pour faire la place aux tours Hermitage dépérissent.

« On ne peut plus laisser les choses comme ça », glisse-t-on à Paris La Défense. Ne voyant plus le bout du tunnel, l’établissement souhaite désormais trouver une solution transitoire pour réaménager le secteur avec une requalification temporaire des cheminements qui mènent vers différentes tours de bureaux comme Allianz (Neptune), Canopy et WorkStation en bordure de Seine.

Les dernières procédures d’expulsions rejetées

Dans les mains du bailleur social RATP Habitat (ex Logis Transport), les trois bâtiments des Damiers n’ont toujours pas été cédés à Hermitage. L’année dernière Emin Iskenderov se targuait d’avoir obtenu en sa faveur une importante décision de justice. Celle de l’expulsion des derniers résidents du Damier Bretagne, soit neuf familles. Mais alors qu’il espérait que la justice prenne la même décision pour ceux de l’Anjou, la douche a dû être froide pour l’homme d’affaires et l’ex-Logis Transport. La Cour d’appel de Versailles a rejeté le 27 février dernier la demande du bailleur social d’expulser les huit derniers locataires de l’Anjou. Contacté, le RATP Habitat n’a pas répondu à nos sollicitations.

Alors que vont devenir les trois Damiers ? Seront-ils un jour (enfin) détruits pour laisser la place aux tours Hermitage ? l’idée semble s’éloigner de plus en plus. Celle d’un autre projet, bien plus modeste mené par Hermitage ou un autre investisseur-promoteur parait désormais plus crédible. Et encore plus crédible le projet d’une rénovation de l’ensemble des Damiers qui seraient alors revendus comme un programme classique de logement. Cette seconde solution qui pour une ancienne habitante expulsée de son logement l’été dernier est loin d’être nouvelle. Car selon elle, une de ses voisines lui aurait rapporté qu’en avril 2014 lors d’une réunion entre Hermitage et quelques habitants, le promoteur aurait annoncé : « Le projet des tours est obsolète. Ce que l’on veut c’est récupérer vos immeubles, les rénover. C’est pour ça que l’on veut vous faire partir ! ». Mais alors que le projet titanesque continue sa lente agonie, il aura laissé des traces. « Des vies ont été foutues en l’air », se désole cette habitante.

Affaire à suivre au prochain épisode !

Le futur siège des Parfums Christian Dior à Neuilly salué d’un Mipim Awards

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L'immeuble Kosmo hébergera le siège de Parfums Christian Dior d'ici la rentrée de septembre - Defense-92.fr

A défaut de ne plus avoir eu de Mpim Awards depuis celui de la tour First en 2011, le quartier d’affaires de La Défense va pouvoir quand même se féliciter de celui qu’a reçu ce jeudi soir l’immeuble Kosmo à Neuilly. Le futur nouveau siège des Parfums Christian Dior implanté, en bordure de Seine, face à La Défense a été salué d’un Mipim Awards dans la catégorie « Meilleur immeuble rénové ». Présenté par son promoteur Altarea Cogedim et son architecte Ateliers 2/3/4 l’immeuble propriété de Sogecap, filiale de la Société Générale Insurancequi a été complètement métamorphosé faisait place à « Cedet », un projet polonais ; « Shift 54 Londres », à Paris et « Torre Europa » à Madrid

Les gagnants des onze catégories ont été sélectionnés à la fois par les participants qui pouvaient voter à Cannes pour les projets de leur choix, mais également par les membres du jury. Le choix du jury a pesé à 50 % dans la sélection des vainqueurs, à égalité avec le vote des participants.

« Cette récompense est le fruit d’un travail et d’une réflexion menée depuis de nombreuses années sur notre vision de l’immobilier d’entreprise. KOSMO représente en tout point nos convictions : un emplacement prime, une exigence architecturale forte, une ouverture sur la ville, l’intégration des nouveaux usages tant dans les espaces extérieurs qu’intérieurs », s’est réjoui Jean-Frédéric Heinry, le président de Cogedim Entreprise.

L’opération Kosmo dont les travaux viennent de s’achever comprend deux immeubles distincts reliés par une rue intérieure permettant d’accéder aux espaces de services hébergés dans le socle. Au total, ce sont près de 27 000 mètres carrés qui ont été restructurés et qui accueilleront dès la rentrée de septembre les différents services de la maison Parfums Christian Dior. Le projet intègre 2 500 mètres carrés de balcons et terrasses végétalisés, des parois vitrées du sol au plafond pour bénéficier des vues à 360 degrés sur la ville, la Seine et La Défense.