Ne cherchez pas de programme. Il n’y en a pas ! En campagne pour les élections municipales à Nanterre, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) se présente aux urnes sans programme. « Nous avons fait le choix de ne pas mettre en avant de mesures dans le cadre de ces élections municipales puisque les problématiques qui touchent Nanterre sont en fait des problématiques à l’échelle nationale. Il serait donc trompeur, de notre point de vue, de faire des promesses de campagne qui seraient par définition impossibles à tenir », explique Thomas Esteves Pereira, tête de liste du NPA, qui axe sa candidature de « politicien non professionnel » sur des problématiques nationales.
Si le candidat de 31 ans, salarié dans une grande entreprise de traitement des déchets et de l’eau, n’affiche pas de réel programme, il promet cependant « d’être de toutes les luttes » pour sa ville, qu’il habite depuis trois ans. Thomas Esteves Pereira assure qu’il mènera ses combats « pour de meilleurs logements », qu’il sera « aux côtés des parents et enseignants de Nanterre contre les fermetures de classes » ou encore « aux côtés des victimes de violences policières ».
« Si les travailleurs et travailleuses décidaient de la marche de la société, nous aurions beaucoup de propositions à mettre en avant : réduction du temps de travail, indexation des salaires sur l’inflation, interdiction des licenciements, réquisition des logements vides et rénovation des nombreux logements insalubres ou encore éducation libre et gratuite pour toutes et tous », confie le militant.
N’ayant pas pu faire de liste avec Lutte Ouvrière, le NPA dit vouloir mener seul sa liste sans s’allier avec d’autres partis de gauche. « La “gauche” institutionnelle -PS, PCF, EELV et même La France insoumise- défend au mieux l’illusion d’un capitalisme à “visage humain” sans s’attaquer à la racine du mal : en finir avec l’exploitation des salariés par le patronat », explique le NPA dans son tract de campagne.


