Réparer et remplacer un pare-brise, c’est son métier. Il en a même fait un défi : devenir le meilleur au monde. Sacré champion de France en octobre dernier, Mouslime Madi Boura va concourir les 24 et 25 juin prochains à Lisbonne lors de la finale mondiale des réparateurs de pare-brise organisée par le groupe Belron, connu en France pour sa marque Carglass, dont le siège est implanté aux portes de La Défense.
Le responsable d’atelier du centre de Dardilly (Auvergne-Rhône-Alpes) a participé ce mardi, dans les ateliers de formation de l’entreprise, à un ultime exercice de préparation face à Marine Aguilar, représentante française de l’édition 2024.
Durant cette journée, le prétendant au titre mondial a réparé un impact sur le pare-brise d’une Volkswagen Polo, puis l’a remplacé en procédant au recalibrage de la caméra embarquée, avant de changer une vitre latérale brisée.
« Lors de la finale, il y aura des épreuves supplémentaires comme la vitre arrière, une épreuve surprise ainsi qu’un QCM », détaille Pierre-Yves Mayeux, responsable technique national chez Carglass France. Toutes ces épreuves, Mouslime Madi Boura devra les réaliser dans un temps imparti, en respectant une multitude de critères, le tout sous les yeux d’un jury d’experts du groupe Belron.

À quinze jours d’affronter les représentants de la trentaine de pays où est implanté le groupe (Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Espagne, Etats-Unis, Maroc, Nouvelle-Zélande, Suède, Turquie…) Mouslime Madi Boura se dit impatient de participer à la finale. « J’ai hâte. Je me sens prêt. Je me suis très bien préparé », explique le technicien de 38 ans, qui a intégré Carglass il y a huit ans. Le chef d’atelier dit avoir « bon espoir » de ramener le trophée en France -et de repartir au passage avec l’équivalent d’un an de salaire- même s’il appréhende quelques oublis liés au stress le jour de la compétition.
Son coach, Bernard Bricout, responsable technique régional chez Carglass France, croit « à 200 % » en son poulain. « Il est motivé. Quand on lui demande de corriger certains points, il n’a pas besoin qu’on le lui répète, il le fait immédiatement. Il a une mentalité de compétiteur. »
Finaliste lors de l’édition 2024, mais battue cette année par Mouslime Madi Boura lors de la finale nationale, Marine Aguilar était présente lors de cet entraînement pour challenger le représentant français. « Mouslime, c’est un grand compétiteur. Il est très fort et très concentré. Aujourd’hui, il a réalisé une très belle prestation », confie pour sa part la cheffe d’atelier, elle aussi âgée de 38 ans et comptant huit années d’ancienneté chez Carglass.



