La Société Générale va être secouée par une énième réduction d’effectifs. Alors que le groupe bancaire vient d’acter une réduction du télétravail pour cet automne, la banque basée à La Défense a annoncé ce jeudi un projet de suppression de 1 800 postes d’ici fin 2027, sur un total de 40 000 salariés.
Ce plan, présenté jeudi aux représentants du personnel, reposera uniquement sur le non-remplacement des départs à la retraite. Aucun « départ contraint ni plan de départs volontaires » n’est envisagé, affirme le groupe bancaire. La Société Générale indique vouloir s’appuyer sur les départs naturels et la mobilité interne pour mener à bien cette réorganisation.
« Ces initiatives s’accompagnent d’un projet d’évolutions organisationnelles en France, qui concerne plusieurs activités et fonctions centrales au siège, ainsi que l’organisation régionale de la banque de détail, en vue de simplifier ses modes de fonctionnement et de les rendre plus efficaces, plus responsabilisants et plus agiles, au service des clients », justifie la direction.
Les suppressions de postes concerneront certaines fonctions centrales du siège ainsi que l’organisation régionale de la banque de détail. La direction assure en revanche que les agences bancaires ne seront pas touchées.
« La formation tout au long de la carrière serait renforcée grâce à l’Université Société Générale. En parallèle, un Campus Mobilité et Compétences verrait le jour pour fluidifier la mobilité interne, en créant des passerelles entre les différentes entités du Groupe, valorisant les parcours de carrière diversifiés et l’évolution vers les nouveaux métiers », ajoute la Société Générale.
La CGT, qui avait dévoilé ce projet dès la veille, dénonce une « politique du fait accompli ». Le syndicat estime que la direction mise sur un taux d’attrition naturel d’environ 5 %, combiné à une politique de recrutements limitée, pour éviter la mise en place de mesures d’accompagnement spécifiques.
Cette annonce s’inscrit dans la continuité du plan de réduction des coûts engagé par le directeur général Slawomir Krupa. En février 2024, la Société Générale avait déjà acté la suppression d’environ 900 postes au siège, sans départs contraints. Selon la CGT, le projet actuel doit encore être examiné lors d’une plénière exceptionnelle des représentants du personnel prévue fin avril.




