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vendredi 9 décembre 2022
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Les grévistes de Worldline ne veulent rien lâcher

Plusieurs centaines de salariés de la société spécialisée dans les paiements étaient en grève ce mardi. Ils réclament toujours des hausses de salaires.

La contestation ne faiblit pas chez Worldline, une entreprise française peu habituée aux mouvements sociaux. En conflit depuis septembre dernier avec leur direction, environ 350 salariés de Worldline sur près de 4 000 en France étaient en grève ce mardi pour réclamer des revalorisations de salaire. Si la forme du mouvement a évolué, la demande reste la même.

L’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT et FO) demandent toujours une augmentation mensuelle de 175 euros par mois pour les salaires inférieurs à 45 000 euros annuels, 140 euros pour ceux compris entre 45 000 euros et 60 000 euros et de 35 euros pour les autres jusqu’à 82 000 euros mais aussi 600 euros de prime de partage (pour compenser le décalage des augmentations demandées à partir de septembre 2022). Des revendications partiellement acceptées par la direction de l’entreprise française.

Cette journée d’action fait suite à quatre demi-journées de grève les 6, 13, 20 septembre et 4 octobre dernier. Le dialogue entre les organisations syndicales et la direction de la société française spécialisée dans les paiements semble au point mort après l’échec des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).

Face au blocage, l’intersyndicale entend poursuivre le mouvement avec une nouvelle journée de grève le 25 novembre prochain. Une date qui n’a pas été choisie au hasard, puisqu’il s’agira du Black Friday, une journée cruciale pour le e-commerce et les clients de Worldline.

« La direction nous propose un budget d’augmentation générale de 0,58 %. C’est ridicule », fulmine Vincent Biaggi, délégué central CFDT, lors d’un rassemblement organisé ce mardi, en fin de matinée, devant le siège de Worldline à La Défense.

Sollicitée par l’AFP, la direction de Worldline indique être « soucieuse de maintenir un dialogue social de qualité dans l’entreprise et échange avec les organisations syndicales sur des mesures ciblées pour répondre à leurs revendications ». L’entreprise insiste par ailleurs sur le maintien des « équilibres économiques de l’entreprise dans le contexte macroéconomique actuel incertain ».

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