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jeudi 6 octobre 2022
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Près de 800 salariés de Thales réunis à La Défense pour demander une hausse des salaires

Quelques 800 salariés de Thales se sont réunis ce jeudi à La Défense, devant le siège du groupe pour exiger une hausse des salaires.

Les salariés de Thales se sont mobilisés en masse. A l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, CFTC et CFE-CGC, plusieurs centaines de salariés de Thales se sont réunis ce jeudi dans la matinée, au pied de la tour Carpe Diem qui abrite le siège du groupe, pour exiger une hausse des salaires. Partout en France de nombreux débrayages ont été constatés. Dans le quartier d’affaires de La Défense, point d’orgue de la mobilisation parisienne, ce sont près de 800 salariés -cadres comme employés- selon une source policière, qui se sont massés à l’unisson devant les portes vitrées du building.

« Nous demandons une augmentation des salaires de 4 %, rétroactivement à partir de janvier », explique Marc Cruciani, coordinateur pour la CFE-CGC chez Thales. Une hausse que peut se permettre le groupe dont l’État et Dassault sont actionnaires, estiment les instances syndicales. « Les résultats de Thales ont été exceptionnels et historiques l’année dernière pour Thales », s’offusque l’élu.

Une demande, voire même une exigence que la direction du groupe a rejetée préférant proposer une hausse de 3,5 %, non rétroactive. « Pour nous le compte n’y est pas. Thales a largement les moyens de payer une politique salariale de haut niveau », s’offusque Gregory Lewandowski, coordinateur CGT.

« Nous allons durcir le mouvement »

Un refus de la direction du groupe que ne comprennent pas les salariés et leurs syndicats, d’autant plus que le Thales a augmenté de 45 % le montant de ses dividendes, portés cette année à 2,56 euros. « Thales verse ainsi 40 % de son résultat en dividendes, soit plus de 500 millions d’euros », affirme un communiqué de l’intersyndicale.

Un bras de fer avec la direction que l’intersyndicale ne compte pas perdre. « Nous allons durcir le mouvement », assure pour sa part Anthony Perrocheau, coordinateur CFDT. Car la base semble suivre. Selon les organisations syndicales qui organisent tous les jeudis des actions, une pétition a recueilli plus de 7 000 signatures.

Selon son site internet, le groupe industriel et technologique emploi environ 34 000 personnes en France sur soixante-dix sites répartis sur sept régions ou « bassins d’emploi » : Ile-de-France, Centre, Pays de la Loire, Bretagne, Sud-Ouest, PACA et Rhône-Alpes.

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