Le défi est immense, mais Abdel-Rahman Talhadjt est prêt à le relever. Tête de liste de La France Insoumise (LFI), ce candidat de 26 ans se lance dans la course aux municipales de mars 2026 à Puteaux, face à l’actuelle maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Les Républicains), candidate à sa réélection.
« C’est assez compliqué de se présenter avec une liste LFI dans une ville ancrée à droite depuis soixante ans », confie ce natif de Puteaux, diplômé en sciences politiques. « La commune dispose de moyens financiers importants. Je pense que l’on peut faire beaucoup mieux pour la jeunesse, le sport et la lutte contre la pauvreté. Il y a énormément de choses à faire ici et nous avons les ressources pour y parvenir », ajoute-t-il.
Sans remettre en cause l’ensemble du bilan de la majorité municipale, Abdel-Rahman Talhadjt, plutôt bienveillant à l’égard de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, promet néanmoins du changement. Enseignant en CFA, il souhaite instaurer davantage de démocratie et de transparence, notamment dans l’attribution des logements sociaux. Le candidat insoumis entend aussi faire de Puteaux une ville plus inclusive, en plaçant l’écologie, le social et la santé au cœur de son programme. Il propose par ailleurs la création d’une Maison de la Jeunesse et de la Solidarité (MJS).
Deuxième liste de gauche officiellement déclarée, Abdel-Rahman Talhadjt aurait souhaité construire une alliance avec les socialistes et les écologistes. « Nous avons essayé, mais nous payons en partie les tractations nationales. Jusqu’au bout, nous avons cherché à nous rassembler. Cela ne s’est pas fait et j’en suis le premier désolé », regrette le prétendant à l’hôtel de ville.
Lucide sur la difficulté de ravir la mairie, le candidat LFI espère néanmoins accéder au second tour en franchissant le seuil des 10 %. « Nous avons la prétention d’entrer au conseil municipal », sourit-il. Il compte notamment s’appuyer sur les bons résultats obtenus par sa formation lors des élections législatives et européennes de 2024.



