Elle coule au pied des tours de La Défense. À l’approche de la Journée mondiale de l’eau, le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) indique que la Seine présente aujourd’hui la meilleure qualité d’eau observée depuis plus de cinquante ans.
Dans un territoire urbain dense de plus de neuf millions d’habitants, cette évolution s’inscrit dans la durée et résulte de politiques d’assainissement menées depuis plusieurs décennies. La modernisation des infrastructures et l’amélioration des procédés de traitement ont contribué à réduire les rejets polluants dans le fleuve.
Selon les données avancées, plusieurs indicateurs environnementaux montrent une amélioration notable du fleuve qui s’écoule au pied des tours du quartier d’affaires de La Défense. La concentration en oxygène, essentielle à la vie aquatique, est en hausse. Les niveaux de nutriments, notamment l’azote et le phosphore, ont diminué. Les bactéries d’origine fécale sont également en recul, traduisant une amélioration de la qualité sanitaire de l’eau. Par ailleurs, certaines espèces de poissons sensibles à la qualité du milieu aquatique ont fait leur retour, assure le syndicat.
Le SIAAP souligne que ces évolutions traduisent une amélioration progressive de l’état écologique du fleuve et le retour d’une biodiversité aquatique en milieu urbain. Cette dynamique s’appuie sur des investissements visant à renforcer les performances des systèmes de traitement des eaux usées et à limiter leur impact sur le milieu naturel. Elle a notamment permis l’organisation d’épreuves de triathlon et de nage en eau libre lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Des sites de baignade dans la Seine et dans la Marne ont par ailleurs été ouverts depuis l’été 2025.
Pour prolonger cette tendance, le syndicat met en avant le développement de nouveaux outils de pilotage et de surveillance du réseau d’assainissement et du fleuve. Ces dispositifs, dont l’Observatoire MeSeine, visent à mieux adapter le fonctionnement des installations aux conditions du milieu naturel.
Dans un contexte de changement climatique, ces mesures doivent permettre de suivre plus finement l’évolution de la qualité de l’eau et de poursuivre les efforts engagés en faveur de la restauration du fleuve, indique le SIAAP.


