Accueil Blog Page 31

Paris La Défense va (encore) devoir réinventer son modèle économique pour ne pas vaciller

0
La Chambre régionale des comptes juge Paris La Défense bien géré mais financièrement fragilisé, appelant à repenser sa gouvernance et son financement - Defense-92.fr

La Défense va devoir revoir son modèle de financement. La Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France épingle, dans un rapport d’observations définitives adopté en février et communiqué en juillet, un modèle économique devenu obsolète pour l’établissement public Paris La Défense (PLD). Chargé depuis 2018 d’aménager et de gérer le plus grand quartier d’affaires européen, l’établissement fait face à une équation financière de plus en plus délicate.

Né de la fusion de Defacto et de l’Epadesa après la scission de l’Epad en 2010, Paris La Défense cumule désormais une double mission, celle de l’aménagement des opérations d’intérêt national de La Défense et d’une partie de Nanterre et La Garenne-Colombes, et la gestion des espaces publics du quartier d’affaires. Des activités « aux temporalités différentes », rappelle la CRC, l’aménagement étant source de recettes temporaires tandis que la gestion et l’entretien constituent des charges durables.

Dans son rapport, la juridiction financière estime que le modèle de financement de l’établissement, reposant principalement sur la vente de droits à construire, n’est plus soutenable. « Ces importantes recettes d’aménagement ont initialement été très surestimées (465 millions d’euros de marges prévisionnelles totales en 2019, pour 320 millions d’euros estimées en 2023) et vont se tarir en raison de l’épuisement du foncier disponible ». La Chambre souligne que les crises successives, notamment sanitaire et immobilière, « accélèrent l’obsolescence de ce modèle économique ».

Les projections financières établies sur la période 2023-2032 montrent une impasse de financement progressive, qui pourrait atteindre près de 200 millions d’euros cumulés à l’horizon 2030 si aucune mesure n’est prise. La CRC note « une grande fragilité » même avec des hypothèses optimistes, « la trésorerie de l’établissement se dégraderait fortement au point de devenir négative et coûteuse ». Si PLD dispose encore d’une trésorerie confortable héritée de ses excédents passés, celle-ci pourrait s’épuiser dès 2028 en l’absence de nouvelles recettes.

Le rapport évoque aussi la hausse de la vacance des bureaux. « Plus d’un million de mètres carrés de bureaux sont aujourd’hui obsolètes et progressivement désertés ». Le modèle d’urbanisme de La Défense « présente des signes d’obsolescence » et son avenir passe par « la diversification des types d’occupation des tours (universités, PME, logements) », malgré des « difficultés techniques et une réglementation mal adaptée ».

Si la gestion de l’établissement est jugée « rigoureuse et efficace », la Chambre estime que cette bonne gestion « ne permet pas de pallier un modèle économique non pérenne dont l’équilibre initial était largement surestimé ». Elle appelle donc à de nouvelles ressources pour assurer l’avenir du site.

« La révision à très court terme du mode de financement de l’établissement ne peut être éludée », écrit la CRC, préconisant notamment une « révision quinquennale plutôt que décennale de la convention de financement ».

Les collectivités signataires (les villes de Puteaux, Courbevoie, Nanterre et le département des Hauts-de-Seine) contribuent actuellement à hauteur de 41,2 millions d’euros par an. « Pour assurer le financement du fonctionnement et d’un PPI de nature à maintenir l’attractivité du quartier, leur contribution devrait atteindre environ 80 millions d’euros annuels, soit près du double. »

La CRC suggère aussi « une contribution volontaire de certains acteurs privés » et « le développement d’une activité foncière et immobilière en compte propre » pour compléter les ressources de l’établissement. Elle évoque également la nécessité de mieux anticiper la future délégation de service public des parkings, afin d’optimiser les recettes et les investissements à venir.

Sur le plan institutionnel, la Chambre relève « une gouvernance atypique » où « le département des Hauts-de-Seine, dépourvu de compétence en matière d’aménagement urbain et pourtant principal financeur », entretient « un lien asymétrique » avec l’établissement. Aucune convention-cadre n’a été signée entre les deux entités, ce qui « nuit à la lisibilité des engagements respectifs ».

La juridiction recommande enfin de renforcer le rôle du conseil de développement, jugé « peu actif », et d’impliquer davantage les collectivités locales dans la stratégie de l’établissement.

La CRC insiste également sur le rôle de l’État, qu’elle juge trop en retrait. L’établissement public, créé sous la tutelle conjointe de l’État et du département, pâtit d’un désengagement progressif de l’État, laissant une place prépondérante au département dans la gouvernance. Une évolution qui, selon elle, fragilise la cohérence de l’action publique sur le périmètre de l’opération d’intérêt national.

Sur le plan environnemental, la Chambre invite Paris La Défense à mieux intégrer les enjeux de transition écologique et énergétique dans ses orientations d’aménagement, notamment à travers la rénovation des tours, la végétalisation des espaces publics et le développement de mobilités plus durables.

En conclusion, la CRC note que « la gouvernance atypique de l’établissement apparaît inadaptée aux enjeux » et appelle à « revoir les modalités de financement (…) et, à cette occasion, l’organisation de la gouvernance ». Le rapport souligne néanmoins que « Paris La Défense a développé une véritable expertise relative à la gestion et à l’aménagement de l’espace public de l’OIN La Défense », et que cette structure « reste pertinente » malgré la nécessité de repenser sa forme juridique et son financement.

« Nous partageons assurément cette analyse et nous n’avons pas attendu les conclusions de ce rapport pour engager le travail sur ce sujet, qui a été évoqué en détail avec les administrations depuis des années. Aucune solution simpliste ne permettra de résoudre cette équation qui nécessite d’activer des leviers supplémentaires », s’était exprimé en juillet dernier Georges Siffredi, le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense.

Mais alors, qui va devoir mettre la main à la poche pour faire vivre le quartier dans les prochaines années ? Les trois principales communes, à savoir Courbevoie, Puteaux et Nanterre, qui ont profité durant des décennies des très importantes retombées fiscales des entreprises ? Eh bien, le patron des Hauts-de-Seine n’a pas l’air forcément partant, contrairement à l’avis de la CRC.

« La solution ne peut venir que du panachage de plusieurs mesures qu’il convient d’examiner avec rigueur, comme par exemple le fléchage d’une partie de la fiscalité locale, comme la taxe de bureaux ou la taxe spéciale d’équipement, qui vont aujourd’hui à la région ou à la Société des Grands Projets (SGP) », s’est-il exprimé. Georges Siffredi envisage également la création d’une foncière à travers une société d’investissement immobilier », a-t-il ajouté.

Paris La Défense s’apprête à chasser le fantôme des tours Hermitage du quartier des Saisons

0
Paris La Défense veut redonner vie au quartier des Saisons - Defense-92.fr

Elles ne se seront jamais élancées dans le ciel parisien. Plus de seize ans après avoir été révélées par son sulfureux promoteur Emin Iskenderov, les tours jumelles Hermitage Plaza ont rejoint les nombreux projets avortés du quartier d’affaires, reléguées dans les cartons d’archives des tours Signal, Phare, Sans Fin et Tourisme TV.

Reste que l’abandon de ce projet pharaonique a laissé des traces dans le quartier des Saisons, à Courbevoie, en bordure de Seine. Les quelque 250 familles qui occupaient les Damiers (Infra, Anjou et Bretagne), un ensemble propriété de RATP Habitat, ont toutes quitté –dans la négociation ou la contrainte– leur logement. Et depuis, ce vaste ensemble est laissé à l’abandon, plongeant le quartier dans un triste état.

Fatigué de la situation, Paris La Défense veut tourner la page de ce mauvais souvenir, adulé à l’époque par son ancêtre, l’Epadesa. Pour changer la donne, l’établissement public s’apprête à attribuer dans les prochaines semaines un accord-cadre pour une maîtrise d’œuvre urbaine et d’espaces publics portant sur la régénération de ce secteur, rebaptisé « Rives Défense ».

Le projet Hermitage Plaza – DR

Cette consultation fait suite à un atelier international organisé par les Ateliers de Cergy, où vingt experts issus de treize pays ont proposé leurs réflexions sur l’avenir du site. Leurs travaux ont confirmé le potentiel stratégique de ce secteur, considéré comme l’une des dernières grandes emprises à requalifier dans le quartier d’affaires.

Avec son emplacement vitrine à l’entrée de Courbevoie, sa proximité avec la Seine et sa connexion avec les transports, le site bénéficie d’une situation privilégiée, estime Paris La Défense.

La première mission du marché consistera à élaborer un plan de cohérence urbaine pour l’opération Rives Défense. Ce document proposera plusieurs scénarios de développement immobilier, précisant le découpage spatial, les volumétries, la reprogrammation du quartier, les interventions sur les bâtis et les infrastructures, ainsi que le schéma viaire et ses phasages.

L’étude visera à définir des secteurs de projets autonomes, tout en assurant la cohérence d’ensemble. Elle devra s’appuyer sur les documents de planification produits par Paris La Défense, notamment le cahier de prescriptions environnementales, les plans piéton et vélo, et l’atlas des sols.

Le projet s’inscrira dans la démarche participative de l’Atelier des Territoires, menée en 2025, qui vise à construire une vision partagée du quartier d’affaires à horizon 2035, mobilisant une soixantaine d’acteurs publics et privés.

Une partie de l’ensemble des Damiers en juin 2025 – Defense-92.fr

Enfin, la mission comprendra un volet de coordination entre les différents partenaires et porteurs de projets afin d’assurer l’intégration harmonieuse des opérations immobilières. Paris La Défense pourra, selon les besoins, compléter la mission par de nouveaux marchés ou bons de commande.

Cet accord-cadre mono-attributaire de maîtrise d’œuvre urbaine et d’espaces publics comprendra des bons de commande et des marchés subséquents. Compte tenu de la complexité du site, de sa situation stratégique et de la nécessaire coordination entre de nombreux acteurs publics et privés, la durée du contrat sera exceptionnellement fixée à huit ans, soit quatre ans renouvelables une fois, au lieu des quatre ans habituellement prévus.

Le marché, non alloti, comprendra deux missions principales. La première sera une mission de programmation urbaine et de conception du projet urbain, et la seconde, une mission de maîtrise d’œuvre des espaces publics. Des missions complémentaires pourront être confiées en fonction des besoins de Paris La Défense, dans la limite d’un montant global de huit millions d’euros.

Certaines prestations sont exclues du périmètre du marché, notamment les travaux de démolition et de désamiantage, ainsi que la construction d’ouvrages d’art majeurs ou de bâtiments. En revanche, le titulaire pourra intervenir sur de petites démolitions ou sur la requalification d’ouvrages piétons tels que passerelles, escaliers ou ascenseurs.

Mais ce projet ne pourra aboutir sans toutes les parties prenantes, particulièrement les nombreux propriétaires des immeubles du secteur, dont les assureurs Axa et Allianz. Sans oublier, bien évidemment, RATP Habitat, qui est toujours propriétaire d’une très grande partie des Damiers (Infra, Anjou et Bretagne), la vente avec le promoteur Hermitage n’ayant jamais abouti. Un promoteur russe qui détient d’ailleurs une poignée de lots dans l’ensemble et qui pourrait bien vouloir tout faire capoter.

Reste surtout à savoir ce que deviendra l’ensemble des Damiers, l’élément central du projet Rives Défense. Cession par RATP Habitat, rénovation, destruction… pour l’heure, c’est toujours l’inconnu…

Le quartier des Saisons est aujourd’hui quasiment laissé à l’abandon – Defense-92.fr

L’EMLV conclut un partenariat avec la MICEFA pour diversifier les échanges internationaux entre étudiants

0
L’EMLV rejoint la MICEFA pour favoriser les échanges étudiants en Amérique du Nord - Defense-92.fr

Un pont entre la France et l’Amérique du Nord. L’École de Management Léonard de Vinci (EMLV) devient la première école de management à intégrer la Mission inter-universitaire de coordination des échanges franco-américains (MICEFA). Ce programme rassemble dix-huit universités parisiennes et franciliennes et soixante-cinq établissements nord-américains répartis entre les États-Unis et le Canada, notamment à New York, en Californie, en Floride ou encore à Washington DC.

Grâce à ce réseau, les étudiants de l’EMLV peuvent désormais effectuer un semestre d’études dans une université nord-américaine tout en bénéficiant d’une quasi-exonération des frais d’inscription. Ce séjour permet de valider trente crédits ECTS à travers des cours généralistes de premier cycle en management et business.

La sélection des candidats repose sur leurs résultats académiques, leur niveau d’anglais et un entretien oral mené par la MICEFA. Le dispositif fonctionne dans les deux sens : les étudiants nord-américains peuvent eux aussi venir suivre des enseignements en anglais au sein du campus de l’EMLV à Paris La Défense.

« Grâce à la MICEFA, je suis moi-même partie en échange universitaire en 2001 à la California State University, Los Angeles. Proposer aujourd’hui à nos étudiants d’accéder à des établissements de renom en Amérique du Nord est une grande satisfaction », indique Julie Pidell, directrice des relations internationales du Pôle Léonard de Vinci.

Cet accord s’inscrit dans la volonté de l’EMLV de renforcer sa présence à l’international et de favoriser la mobilité académique. L’école compte déjà plus de 400 diplômés installés en Amérique du Nord et encourage les séjours à l’étranger dès la troisième année, où un semestre d’échange et un stage international sont obligatoires.

« Cette année, à l’occasion des 40 ans de la MICEFA, l’EMLV a rejoint le consortium, enrichissant l’offre de cours proposés aux étudiants américains et canadiens. La mobilité, ce n’est pas seulement partir à l’étranger : c’est apprendre à gérer la différence, gagner en autonomie et élargir ses horizons », indique Jean Fournier, directeur de la MICEFA.

Ce nouveau partenariat, qui s’ajoute à celui signé en 2024 avec le réseau sud-américain CLADEA, vient étoffer l’offre internationale de l’école. L’EMLV collabore désormais avec plus de 125 établissements dans une quarantaine de pays répartis sur les cinq continents.

À terme, l’accord avec la MICEFA pourrait être étendu aux deux autres écoles du Pôle Léonard de Vinci -l’ESILV et l’IIM- afin d’ouvrir ces échanges aux futurs ingénieurs et spécialistes du numérique.

Allianz donne un coup de neuf à son immeuble Acacia

0
L'immeuble Acacia fait l'objet d'une rénovation - Architecturestudio

Un coup de neuf pour Acacia. Érigé au milieu des années 80 par la Sari et son célèbre promoteur Christian Pellerin d’après les dessins de Gino Valle, accompagné des architectes Fernando Urquijo et Giorgio Macola, l’immeuble Acacia fait actuellement l’objet d’une rénovation initiée par son propriétaire Allianz.

Aligné du côté de Puteaux, le long de l’axe historique, Acacia (18 000 mètres carrés répartis sur neuf niveaux) est mitoyen de l’hôtel Next MGallery et de l’aparthotel Adagio. Une contrainte qui a poussé l’assureur allemand à ne pas se lancer dans une lourde restructuration, à l’image de ce qu’a fait Unibail-Rodamco-Westfield (URW) avec son ancien « frère », l’immeuble Lightwell, devenu le nouveau siège d’Arkema.

L’entrée sera améliorée avec une ouverture plus accueillante et lumineuse – Architecturestudio

La rénovation, confiée au cabinet Architecturestudio et menée par Dumez (Vinci Construction), sera ainsi soft pour l’immeuble Acacia, occupé encore il y a peu de temps par Allianz. Si la façade en pierre sera conservée et ravalée, l’entrée sera repensée pour devenir plus accueillante et lumineuse, tandis que les plateaux de bureaux seront modernisés. Mais c’est surtout au sommet de l’édifice que les choses vont bouger, où un rooftop va être aménagé sur la terrasse technique.

Contacté, Allianz n’a pas voulu en dire plus sur son projet. Mais d’après nos informations, des équipes de l’assureur devraient regagner l’immeuble à l’issue de la rénovation, d’ici la fin de l’été 2026. Les troupes d’Allianz sont pour l’heure principalement installées dans les tours Allianz One et Neptune.

En ce qui concerne la petite galerie commerciale, pour l’instant c’est l’inconnu. Légèrement modernisée il y a une douzaine d’années, la Galerie Michelet devrait subir une nouvelle rénovation prochainement.

Un rooftop va être aménagé sur le toit de l’immeuble Acacia – Architecturestudio

Il reste encore quelques places pour le Supercross de Paris 2025 à la Paris La Défense Arena

0
L'édition 2025 du Supercross de Paris se déroulera les 15 et 16 novembre à Paris La Défense Arena - Defense-92.fr

Les moteurs vont gronder à la Paris La Défense Arena. La 42ᵉ édition du Supercross de Paris se tiendra le samedi 15 et le dimanche 16 novembre prochains à la Paris La Défense Arena. Organisée depuis 2017 au cœur de la plus grande salle de spectacle d’Europe, cette course mythique transformera à nouveau l’Arena en un impressionnant parcours de motocross.

Comme chaque année, le Supercross de Paris va mêler plusieurs catégories -SX1, SX2 et Freestyle- offrant un show rythmé par des courses intenses, des sauts vertigineux et des figures impressionnantes. Créé en 1984, le Supercross de Paris s’est imposé comme la référence européenne du genre, attirant des milliers de spectateurs chaque année. Lors de l’édition 2024, le Français Tom Vialle avait décroché le titre de Prince de Paris, tandis que l’Américain Cooper Webb avait été sacré King de Paris.

Pour cette édition 2025, il reste encore quelques places disponibles sur le site de la Paris La Défense Arena. Pour la soirée du samedi, seuls les billets à 160 euros sont disponibles. Pour la journée du dimanche, le choix est un peu plus large, avec des places dont les prix s’échelonnent entre 79 euros (49 euros pour les enfants) et 220 euros. Le programme des deux dates est à retrouver ici.

La piste de l’édition 2025 du Supercross de Paris – DR

Municipales 2026 : Jacques Kossowski veut une succession « dans l’intérêt » de Courbevoie

0
Dans une lettre à ses administrés, l’édile promet de dévoiler bientôt ses intentions pour les municipales de 2026 - Defense-92.fr

Arrivé au conseil municipal de Courbevoie en 1983 sur la liste de l’Union pour la Démocratie Française (UDF), Jacques Kossowski, devenu adjoint au maire chargé de l’urbanisme en 1993, avait pris les rênes de la municipalité en 1995. Trente ans plus tard, l’édile, âgé de 85 ans, ne devrait pas rempiler pour un sixième mandat.

Alors que Jacques Kossowski rêvait de transmettre les clefs de sa ville à Jean Spiri, la nomination de ce dernier, l’année dernière, à la direction de l’Institut français d’Afrique du Sud et comme conseiller à l’ambassade de France, a bouleversé ses plans.

Dans une lettre adressée ces derniers jours à ses administrés, Jacques Kossowski annonce qu’il fera « bientôt part de [ses] intentions et de [son] projet pour les élections municipales de mars 2026 ».

« Courbevoie mérite un engagement sincère et ne doit pas servir des ambitions personnelles. Ma succession se fera dans l’intérêt de la commune et de ses habitants », affirme l’édile, qui fut par ailleurs député entre 1997 et 2017.

Et de conclure : « Notre ville a besoin de sérieux, de dévouement et d’une vision pour les prochaines années. Je saurai mettre toute mon expérience sincère au service de notre avenir. »

Mais alors, à qui Jacques Kossowski va-t-il donner sa bénédiction ? Pour l’instant, l’élu reste discret depuis le renoncement de son dauphin, Jean Spiri. En janvier 2024, dans une interview accordée au Parisien, Jacques Kossowski avait eu des mots plutôt durs pour une partie de son équipe en lâchant : « Sur l’ensemble de mon équipe municipale de 41 élus, je pense qu’une dizaine “s’y voit”. »

Cet aboutissement pourrait aller en faveur d’Éric Cesari, son quatorzième adjoint, s’il est blanchi dans l’affaire Bygmalion. Cet ancien proche de Nicolas Sarkozy sera fixé le 26 novembre prochain par la décision de la Cour de cassation, après sa condamnation en appel à six mois de prison ferme avec aménagement de peine et cinq ans d’inéligibilité.

Jacques Kossowski pourrait également désigner sa première adjointe, Marie-Pierre Limoge (qui avait déjà fait part de ses intentions pour les municipales de 2020), ou encore Arash Derambarsh, son quatrième adjoint. À moins qu’il ne décide, finalement, de repartir pour tenter de conserver la mairie pour un septième mandat…

Les Westfield Days, deux jours pour célébrer la mode et la beauté

0
Avec les Westfield Days, Westfield Les 4 Temps mettra la mode à l’honneur les 18 et 19 octobre - Defense-92.fr

La mode à l’honneur. Le centre commercial Westfield Les 4 Temps organise les « Westfield Days » le samedi 18 et dimanche 19 octobre, transformant ses espaces en laboratoire expérimental de mode, de beauté et de technologie.

Pendant deux jours, les visiteurs pourront découvrir de nombreuses animations réparties dans la Clairière du mall. Ils pourront retrouver un miroir en réalité augmentée, permettant d’explorer une collection capsule exclusive et de partager leurs looks ; un atelier de luminothérapie avec Nature et Découvertes ; des expérimentations autour de lunettes connectées (Ray-Ban Meta) ou audiotives avec Grand Optical ; ou encore la customisation et l’entretien de sneakersvia la boutique Courir.

Des diagnostics personnalisés seront proposés : peau (avec l’Institut Médical de la Peau), cheveux (avec Lush) ; des ateliers beauté (masques LED avec Aroma-Zone, spray tan avec Nocibé) ou encore des soins visage chez Yves Rocher. Une expérience de corseterie innovante (prise de mesures, conseils personnalisés) est également prévue avec Undiz.

L’événement comprendra également la présentation de nouveaux produits cosmétiques. Kiko Milano y dévoilera notamment One Magic Touch, un rouge à lèvres maniable à une main, ainsi que de nouvelles ombres à paupières en stick. Un stand permettra aussi de découvrir une montre connectée pour enfants signée Tempka.

Les horaires varient selon les ateliers. Certains commenceront dès 10 heures et se poursuivront jusqu’en fin de journée, tandis que d’autres ne se tiendront qu’à partir de l’après-midi ou sur des créneaux plus restreints.

Le programme est à retrouver sur le site de Westfield Les 4 Temps.

Top 14 : le Racing 92 l’emporte sur Montpellier

0
Le Racing 92 s’est imposé face à Montpellier - Defense-92.fr

Une délocalisation victorieuse pour le Racing 92. Pour cette sixième journée du Top 14, les Racingmen ont affronté Montpellier dans une rencontre délocalisée au stade Dominique Duvauchelle de Créteil, en raison de l’indisponibilité de la Paris La Défense Arena suite aux trois concerts de Booba. Et le match a tourné en faveur des Ciel et Blanc, qui se sont imposés 32 à 25 après une première mi-temps fade et une seconde période plus intense.

Durant la rencontre, les hommes de Patrice Collazo ont inscrit quatre essais (W. Hulleu 2’, J. Joseph 50’, W. Hulleu 53’ et V. Habosi 77’), dont trois transformés (U. Seunes 3’, G. Prisciantelli 51’ et 54’), ainsi que deux pénalités (U. Seunes 17’ et 35’). Les Montpelliérains ont quant à eux marqué trois essais (W. Hounkpatin 8’, L. Nouchi 60’ et M. Tauleigne 74’), dont deux transformés (T. Vincent 9’ et H. Reus 75’), ainsi que deux pénalités (T. Vincent 5’ et 25’).

Avec 17 points, le Racing 92 pointe désormais à la quatrième place du championnat français. La semaine prochaine, le Racing 92 se déplacera à Toulon pour la septième journée, puis reviendra à Créteil le samedi 25 octobre pour disputer la huitième journée face à Pau.

Booba fait un show monstrueux à la Paris La Défense Arena

0
Booba est à la Paris La Défense Arena pour trois dates - Defense-92.fr

Trente ans de carrière compilés en 2h30. Booba a donné ce vendredi soir le premier de ses trois concerts à la Paris La Défense Arena, une salle qu’il avait découverte il y a déjà huit ans. C’est à 21 heures pétantes que le Duc de Boulogne fait une entrée magistrale sur une scène sobre, dominée par un écran géant monumental de 1 500 mètres carrés.

Une entrée qui se fait par les airs. Installé dans un lustre, le rappeur de 48 ans ne perd pas de temps et lance « A.C Milan ». Et ça s’enchaîne sous un jeu de lumières et de flammes avec « Attila », « Friday », « BB », « Paradis », « Tombé pour elle » ou encore « 3G » et le célébrissime « Kalash », l’un de ses plus grands succès.

La rafale de tubes se poursuit avec « Sale mood », « Dolce Vita », « Jimmy », « Këur », « Au bout des rêves » et « Numéro 10 », où il confie : « Vous ne me verrez peut-être plus sur scène avant un moment. Alors profitons-en ».

Au bout d’une quarantaine de minutes, la salle comble de 40 000 spectateurs commence à scintiller grâce aux bracelets lumineux distribués pour « Arc-en-ciel ». Et ça repart de plus belle avec « 6G » et « LVMH ». Durant la soirée, Booba partage la scène avec Aïshé pour « Ororo ».

Du haut d’une passerelle suspendue qui surplombe la foule, l’enfant terrible du 92 enchaîne avec « Trône » avant d’interpréter l’incontournable « Pitbull », porté par la mélodie du « Mistral gagnant » de Renaud.

Plutôt déchaîné en début de show, le public voit son enthousiasme s’essouffler au fil de la soirée. Dommage. Lorsque Booba invite la foule à applaudir Aïshé, la salle reste étrangement silencieuse. Le Duc, lui, ne réagit pas.

Après un tel enchaînement, B20 s’accorde une courte pause. L’entracte sera sonore, sur fond de musique électro. Insolite dans un concert de rap. Puis le show reprend pour une ultime salve avec « Ghetto », « Validée », « Mové Lang », « Génération Assassin » et « Médicament ». Pour « Comme une étoile » et « Petite fille », Booba s’entoure d’un orchestre symphonique qui apparaît sur scène derrière lui. La soirée s’achève avec « Dolce Camara », dans une mise en scène spectaculaire où un immense voile se déploie pour révéler le message « La Piraterie ». Et oui, Booba le rappelle, « la piraterie n’est jamais finie ».

Si Booba a assuré le show, la soirée a toutefois été émaillée de plusieurs incidents dans la fosse, entre bagarres, altercations avec des spectateurs et agents de sécurité, et évacuation des fauteurs de trouble manu militari.

L’Esplanade de La Défense entame sa mutation en un Parc végétal

0
Le chantier du Parc a été officiellement lancé à la fin de l'été - Defense-92.fr

La dalle va se tapir de verdure. Voulu dès 2016 et après plusieurs expérimentations menés ces dernières années, le projet de transformation de l’Esplanade de La Défense en un vaste parc végétal, annoncé à l’été 2022, entre enfin dans sa phase opérationnelle.

L’établissement public Paris La Défense a lancé, en grande pompe et aux côtés de nombreux élus locaux, à la fin de l’été, ce chantier de mutation urbaine. Cet espace central du quartier d’affaires, jusqu’alors plus minéral que végétal et aligné dans l’axe historique, entame sa mue pour devenir, d’ici 2028, un parc urbain de cinq hectares. Baptisé Le Parc, il s’étirera sur 600 mètres, de la Fontaine Agam au Bassin Takis.

Le parc s’étendra sur 600 mètres – Paris La Défense

Pensé comme une nouvelle centralité verte au cœur de La Défense, ce Parc s’inscrit dans une volonté pour l’aménageur de rendre le territoire plus vivant, plus attractif et mieux adapté aux enjeux environnementaux. Le Parc ambitionne de prolonger vers l’Ouest la trame verte initiée André Le Nôtre avec le jardin des Tuileries il y a plus de 300 ans. « C’est un projet phare et exemplaire de cet espace emblématique. Nous allons faire entrer de manière inédite la nature à La Défense », se félicite Georges Siffredi, le président du département des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense.

À terme, le parc s’ornera de près de 850 arbres, dont 314 nouveaux, issus d’une palette végétale diversifiée mêlant essences locales, méditerranéennes et résistantes à la sécheresse. Une partie des arbres existants sera conservée, notamment les majestueux platanes plantés selon les dessins du paysagiste américain Dan Kiley, qui avait imaginé l’Esplanade au début des années 1970. « Respecter l’esprit de Dan Kiley, c’est ajouter d’autres strates de végétaux. Je me réjouis de cette transformation qui ne renie pas le passé, on joue avec », confie Michel Desvigne, le paysagiste du projet.

L’esplanade de La Défense va se métamorphoser en un parc urbain de cinq hectares – Michel Desvigne Paysagiste

La composition paysagère du parc reposera sur plusieurs strates végétales (arbres, arbustes, herbacées, milieux aquatiques), favorisant la biodiversité, en lien avec la trame verte du territoire. Douze espèces animales prioritaires ont été identifiées pour y être protégées, dont des oiseaux, papillons, libellules et batraciens, indique Paris La Défense. « On va répondre à toutes les attentes, en termes de biodiversité, de changement climatique et de résilience », ajoute Michel Desvigne, qui se félicite de voir naître ce qui sera « le plus grand jardin sur dalle de France ».

Outre sa dimension écologique, Le Parc proposera une large variété d’usages. Il comprendra plus d’un millier d’assises (bancs, chaises longues, hamacs…), des aires de jeux, six nouveaux bassins biologiques, 2 000 mètres carrés de pelouses accessibles, ainsi que des espaces dédiés aux loisirs comme la pétanque, le yoga ou la danse. Le Parc mettra également en valeur plusieurs œuvres d’art emblématiques déjà présentes, comme la fontaine Agam, la cheminée Moretti ou encore la statue de La Défense, dans la continuité de la vocation culturelle du quartier.

Le Parc sera orné six bassins – Michel Desvigne Paysagiste

En tout, 7 700 mètres carrés de surfaces seront désimperméabilisées tandis qu’un travail de renivellement des surfaces minérales sera effectué pour acheminer les eaux pluviales vers les espaces plantés. La création d’une nappe drainante juste sous la surface permettra également de retenir jusqu’à quatre centièmètres d’eaux pluviales sur une surface plane d’environ 10 000 mètres carrés, assurant une évacuation progressive de ces eaux vers le réseau commun. « L’évapotranspiration des végétaux et le stockage dans les sols peuvent permettre naturellement d’éviter jusqu’à 20 % des rejets d’eaux dans les réseaux d’évacuation. En termes d’arrosage, un système automatisé et centralisé assure une consommation d’eau maîtrisée, s’appuyant par exemple sur des buses rotatives et du goutte-à-goutte », explique Paris La Défense.

Les travaux du Parc doivent d’achever à la mi-2028 – Michel Desvigne Paysagiste

Avec ce chantier, Paris La Défense entend être exemplaire en réemployant une grande partie des matériaux existants, notamment 416 mètres linéaires de garde-corps de trémies, 41 mètres linéaires de bordures en bois, 48 corbeilles, 5 tables de pique-nique, 15 abris-bacs, 12 transats, 2 tables hautes de 27 mètres linéaires avec 18 mobiliers d’assise, 74 arceaux à vélo et 36 panneaux de signalisation.

Le chantier du Parc a été lancé en septembre dernier – Defense-92.fr

Mais pour profiter du Parc, il faudra patienter. Le chantier sera mené en trois phases jusqu’à la mi-2028, « de manière à maintenir l’accessibilité de l’Esplanade durant les travaux », précise Paris La Défense. Les entreprises mandatées interviendront sur différents lots : aménagements sur dalle, éclairage, arrosage et bassins, plantations et mobilier.

Le projet a été confié à un groupement piloté par l’agence Michel Desvigne Paysagiste, en collaboration avec plusieurs spécialistes : Arcadis (ingénierie), Urban-Eco Scop (écologie), Diluvial (fontainerie), Ville Ouverte (concertation) et 8’18’’ (éclairage). « L’enjeu, c’est d’améliorer la qualité de vie , assure Pierre-Yves Guice, le directeur général de Paris La Défense. Notre ambition, c’est de transformer les espaces publics vieillissants, de changer leur image ».

Michel Desvigne est le concepteur du Parc – Defense-92.fr

L’opération, qui avoisine au global une quarantaine de millions d’euros -dont 29 millions d’euros pour la phase chantier (20 millions d’euros pour l’aménagement de la dalle, 3,5 millions d’euros pour les fontaineries et l’arrosage, 1,2 millions d’euros pour l’éclairage et l’électricité et 4,3 millions d’euros pour les plantations et le mobiliers-, est financée par Paris La Défense, avec la participation de la Métropole du Grand Paris, de l’Agence de l’eau Seine Normandie, de la Banque des Territoires, du département des Hauts-de-Seine et la région Île-de-France.

Le projet du Parc s’inscrit dans une stratégie plus large de rénovation du quartier d’affaires entamé il y a déjà une dizaine d’années. « Nous sommes à l’avant-dernière grosse pièce du puzzle. La dernière, ce sera de rénover le parvis dans quelques années », glisse Pierre-Yves Guice, qui qualifie le programme de « gros investissement ».

Le plan de phasage des travaux du Parc – Paris La Défense