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Le coût du chantier Eole explose

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Le chantier du prolongement d’Eole vers l’Ouest vient de voir son coût bondir de 640 millions d’euros - Defense-92.fr

Le budget initiale vole en éclats. Alors que le premier confinement dû à la crise du Coronavirus a entrainé près de six mois de retard pour le chantier du prolongement d’Eole, repoussant la date de mise en service vers Nanterre-la-Folie via La Défense à la mi-2023 contre fin 2022, une nouvelle mauvaise nouvelle est venue impacter cet énorme projet.

Selon un rapport présenté par Valérie Pécresse, la présidente du conseil régional, SNCF Réseau qui porte ce projet (initialement chiffré à 3,8 milliards d’euros) a annoncé un dépassement colossal du projet d’environ 640 millions d’euros, et ce sans compter l’impact de la crise sanitaire du Covid-19 et son confinement.

La commission permanente du conseil régional d’Ile-de-France a ainsi voté jeudi dernier sa participation à un « protocole-relais », afin de permettre une rallonge budgétaire pour poursuivre le chantier de l’extension du RER E.

« Dans l’attente d’un audit par Ile-de-France Mobilités, SNCF Réseau demande qu’une solution temporaire soit mise en place et menace à défaut, de ne pas engager les marchés nécessaires à la poursuite du chantier, début 2021 », détaille ce rapport.

Pour éviter de voir le chantier s’arrêter une avance de crédit de 182 millions d’euros (aux conditions de 2012) a été débloquée pour SNCF Réseau. La région y contribue à hauteur de 66 millions d’euros et l’État de 82 millions d’euros. Le reste, soit 34 millions d’euros devrait être apporté par les départements des Hauts-de-Seine, des Yvelines mais aussi la ville de Paris.

Dans son plan de financement acté en 2012, plusieurs acteurs se sont engagés à financer ce projet à 3,8 milliards d’euros. Avec 1,47 milliard d’euros la Société du Grand Paris est le plus gros contributeur avec la région Ile-de-France qui avait prévu de mettre sur la table 1,06 milliard d’euros. Viennent ensuite l’État (459 millions d’euros), SNCF Réseau (250 millions d’euros), Ile-de-France Mobilités (81,5 millions d’euros), Le conseil départemental des Yvelines (200 millions d’euros) et celui des Hauts-de-Seine (150 millions d’euros) et enfin la ville de Paris (128 millions d’euros).

Un ascenseur du parking du Westfield Les 4 Temps prend feu

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L'incendie a partiellement détruit ces deux ascenseurs du parking P2 du Westfield Les 4 Temps - Defense-92.fr

Un incendie sans gravité. Un ascenseur du parking « P2 » du centre commercial Westfield Les 4 Temps dont l’émergence se fait au pied de la Grande Arche, face au Mc Donald’s a subi un incendie ce lundi matin. C’est vers 7h20 que les flammes ont commencé à dévorer les câblages de la gaine où se trouve l’une des deux cabines qui étaient alors à l’arrêt. Une vingtaine de pompiers équipés de huit véhicules sont rapidement intervenus pour mettre un terme au sinistre qui n’a pas fait de victime.

Contacté, ni Paris La Défense à qui appartient les équipements, ni la police, n’étaient en mesure d’indiquer les raisons de l’incendie. Une enquête devra déterminer s’il s’agit d’une défaillance technique, d’un acte criminel ou d’une négligence.

Les deux ascenseurs qui étaient déjà à l’arrêt bien avant l’incendie devraient le rester encore un long moment le temps que les réparations soient faites.

Les expulsés du Damier Bretagne devant la Cour d’appel de Versailles

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L'ensemble des Damiers Anjou, Bretagne et Infra le 14 février 2021 - Defense-92.fr

Dans l’affaire des anciens locataires des Damiers la justice a encore du boulot. Alors que le tribunal de Courbevoie a récemment prononcé l’expulsion de Tatiana Dinulescu de son logement du Damier Anjou et doit dans les prochaines semaines statuer sur le sort de Wolfgang Kirchhof, habitant de ce même immeuble, la Cour d’appel de Versailles examine actuellement le cas des sept anciens locataires expulsés à l’été 2018 du bâtiment voisin, le Damier Bretagne. Ces deux immeubles tout comme le bâtiment Infra qui représentaient 250 appartements sont en effet voués à être détruits au profit des deux tours géantes d’Hermitage, un projet chiffré à près de 2,5 milliards d’euros.

Sur les neuf familles évacuées de leur logement en août et septembre 2018, sept contestent toujours la procédure initiée par leur ancien bailleur, Logis-Transports devenu RATP Habitat. Mercredi dernier ces irréductibles représentés par leur avocate Armelle de Coulhac-Mazérieux étaient à la Cour d’Appel de Versailles pour demander l’annulation des expulsions.

Dans une longue plaidoirie, Me Armelle de Coulhac-Mazérieux a demandé à la présidente de la seizième chambre de la Cour d’appel de Versailles de surseoir à statuer sur la procédure d’appel d’expulsion qu’elle a elle-même lancée dans l’attente du pourvoi en cassation récemment lancé dans une autre procédure.

Cette autre procédure toujours pendante concerne une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) et porte sur la législation applicable au sujet de la validité du statut des baux HLM des anciens résidents. Car si à l’origine un grand nombre de locataires avaient signé un bail classique avec AXA, la vente des trois immeubles au bailleur social RATP Habitat en 2001 avait changé la donne. Les baux des habitants avaient pour beaucoup en effet été transformés en baux social. « Vous ne pourrez pas statuer sur la validité des actes d’expulsions sans que soit définitivement tranchée la question de la législation applicable aux rapports locatifs », a affirmé Me Armelle de Coulhac-Mazérieux à la présidente de la Cour d’appel.

Les ex-locataires du Bretagne qui ont été déboutés le 19 janvier dernier par cette même Cour d’appel de Versailles sur cette QPC et la question de législation applicable estiment en effet que leurs baux ne relevaient pas de la législation HLM mais du droit commun. « Cela signifierait que les offres de relogement n’avaient pas lieu d’être et qu’il fallait leur délivrer un congé qui attrait à la législation de droit commun », estiment Me Armelle de Coulhac-Mazérieux.

Pour Me Laure-Anne Fournier, l’avocate de RATP Habitat, cette demande n’a pas lieu d’être. « Vous n’êtes pas supposé remettre en question le titre (des baux, ndlr) mais en charge d’examiner la validité de ces actes d’exécution », a-t-elle clamé à la présidente estimant que cette nouvelle procédure devant la Cour de cassation était « absolument dilatoire ». « On parle d’anciens locataires qui ont refusé des dizaines d’offres de relogement. Il y avait une quantité d’offres hallucinante », s’est désolée Me Laure-Anne Fournier estimant que le « combat » des anciens locataires était « absolument farouche et borné ».

Sur la forme de la procédure, Me Armelle de Coulhac-Mazérieux a appuyé sa défense sur la présence de « vice intrinsèques » sur les actes de procès-verbaux d’expulsion. Me Armelle de Coulhac-Mazérieux a déploré l’absence du nom de l’huissier instrumentaire « SCP » dans ces actes. Pour l’avocate des anciens locataires qui s’appuie sur un arrêt de la Cour d’appel de Paris datant de 2002 « l’omission de ces indications dans un acte constituent un vice de fond ce qui entraine la nullité de l’acte sans qu’il soit besoin de prouver un quelconque grief ». Partant de là, Me Armelle de Coulhac-Mazérieux a ainsi demandé à la Cour d’appel de Versailles que les sept anciens locataires réintègrent leurs appartements et qu’une astreinte de 1 500 euros par jour de retard soit versée. « Ce dossier est un véritable scandale, il est loin d’être terminé. On a beaucoup d’adversité », a martelé Armelle de Coulhac-Mazérieux.

Si Me Laure-Anne Fournier a bien reconnu l’absence de la mention « SCP » sur la première page des actes d’expulsion, pour elle cette mention figurait dans les « innombrables » offres de relogement faites par cette étude localisée à Montrouge.

Quant à une éventuelle réintégration dans les lieux des ex-locataires si RATP Habitat venait à être condamné, pour l’avocate du bailleur social cela est « impossible » car « le bâtiment Bretagne a été entièrement curé ». « On ne va pas refaire des cloisons et des salle-de-bain pour les anciens locataires, a estimé Me Laure-Anne Fournier. Quand bien même vous deviez donner raison aux appelants, ce sujet se traiterait d’un point de vue indemnitaire et non en nature (c’est-à-dire par la réintégration, ndlr) ».

Une fois entièrement vidés, RATP Habitat pour céder les Damiers Infra, Anjou et Bretagne pour une cinquantaine de millions d’euros au promoteur russe Hermitage.

Le délibéré de la Cour d’appel est attendu pour le 25 mars prochain.

Coronavirus : le département des Hauts-de-Seine indique avoir consacré 120 millions d’euros

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Le département des Hauts-de-Seine a consacré plus de 120 millions d’euros pour faire face à la crise sanitaire du Coronavirus - Defense-92.fr

La crise du Coronavirus va couter cher au département des Hauts-de-Seine. Le département a indiqué ce vendredi avoir déjà consacré plus de 120 millions d’euros pour faire face à la crise sanitaire débutée il y a bientôt un an.

Cette grosse enveloppe a notamment permis d’offrir un soutien aux bénéficiaires de la prime d’activité et aux communes et aux entreprises ; de commander des masques, du gel et de gants ; de proposer des dotations complémentaires aux établissements de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), pour personnes handicapées et personnes âgées afin de faire face aux surcoûts liés à la crise ou encore de financer des actions en faveur de la fracture numérique et du décrochage scolaire.

« Le département des Hauts-de-Seine sera, dans la poursuite des efforts entrepris en 2020, pleinement mobilisé pour répondre aux urgences sociales. Notre responsabilité et notre devoir, en tant que chef de file de l’action sociale, est de continuer à soutenir les habitants et les forces vives du territoire. Nous serons à leurs côtés, avec des moyens renforcés pour les solidarités », indique Georges Siffredi, le président du département des Hauts-de-Seine.

Le budget de la collectivité va par ailleurs augmenter cette année de 180 millions d’euros. L’enveloppe pour les politiques sociales va passer à 901 millions d’euros et l’investissement sera d’un demi-milliard d’euros.

Top 14 : le Racing 92 s’impose 34 à 26 face au Lou

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Le Racing 92 a battu le club du Lou 34 à 26 ce samedi à la Paris La Défense Arena - DR

Nouvelle victoire pour les Ciel & Blanc. Le Racing 92 a battu à domicile 34 à 26 les joueurs lyonnais du Lou lors de cette seizième journée du Top 14. Durant cette rencontre les Racingmen ont enregistré trois essais (T.Baubigny 5’, S.Zebo 11’ et F.Trinh-Duc 75’), dont deux transformés (M.Machenaud 6’ et T.Iribaren 77’) et inscrit cinq pénalités (M.Machenaud 4’, 16’ et 33’, A.Gibert 41’ et T.Iribaren 57’). De son côté le Lou a réalisé trois essais (N.Nakaitaci 24’, 34’ et 62’), dont un transformé (J.Wisniewski 36’) et marqué trois pénalités (J.Wisniewski 29’ et 71’ et JM.Doussain 53’).

La CCI des Hauts-de-Seine quitte Via Verde à Nanterre pour Cœur Défense

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William Prost dirige la CCI depuis juin 2016 - Defense-92.fr

De Nanterre à La Défense. La Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI) du département des Hauts-de-Seine vient de s’installer dans l’ensemble Cœur Défense. Implanté historiquement à Nanterre, d’abord dans un bâtiment indépendant de la rue des Trois Fontanot, puis à partir de 2011 dans l’immeuble Via Verde, la CCI est désormais établie depuis le lundi 8 février dans Cœur Défense. Ce plus grand ensemble immobilier de bureaux d’Europe héberge notamment HSBC, EDF, Orange Business Services ou encore Paris La Défense.

Le siège altoséquanais de la CCI a basé ses 65 salariés (mais aussi une dizaine de ses stagiaires et alternants) et au second niveau de la tour A de Cœur Défense sur 1 300 mètres carrés auxquels s’ajoutent près de 800 mètres carrés loués dans l’espace de coworking Wojo. Si l’installation chez Wojo se traduit par des espaces privatisés, ce choix permet d’une part à la CCI 92 d’avoir des bureaux plus modulables mais aussi et surtout, d’être au plus proche des start-up. Outre les services d’accueil pour les entrepreneurs, ces nouveaux locaux hébergent notamment la direction de la CCI 92 ou encore le « Pôle territoires & financement ».

La Chambre de Commerce et de l’Industrie des Hauts-de-Seine s’est installée sur environ 2 100 mètres carrés dans Cœur Défense – Defense-92.fr

Un déménagement dans le plus grand quartier d’affaires d’Europe qui a du sens pour la CCI. Non seulement l’organisme a pu obtenir des conditions avantageuses pour son bail compte tenu de la situation actuelle, mais a aussi pu se mettre au plus proche des entreprises. « L’idée était d’être dans un environnement stimulant en s’inspirant de ce que font les grandes entreprises du quartier en termes de management », confie William Prost, le directeur de la CCI 92 qui a voulu être plus accessible pour les entrepreneurs.

Ce déménagement en pleine crise sanitaire a aussi été un défi pour la CCI qui a dû s’adapter au Covid-19. « On a maintenu des espaces ouverts par pool avec de grandes salles de réunions », détaille William Prost. La CCI 92 en a aussi profité pour passer une partie de ses bureaux en flex office et rendre ses nouveaux locaux plus agréables avec plus d’espaces de convivialité et d’accueil.

Une grosse soixantaine de personnes travaillent à la CCI des Hauts-de-Seine – Defense-92.fr

Ce nouveau départ pour la CCI n’a en revanche pas été des plus coûteux. Si le mobilier est neuf, l’organisme des Hauts-de-Seine a essayé de limiter « le gâchis et les frais » en gardant son matériel informatique. « J’ai gardé ma table qui venait de la bourse du commerce. Les marchands échangeaient sur cette table. Elle a une valeur symbolique », raconte William Prost qui dirige la CCI 92 depuis juin 2016.

Pour l’instant il y a encore peu de monde dans ces nouveaux locaux dont l’aménagement a été assuré directement par les équipes régionales de la CCI. Seulement 15 % des troupes de l’organisme sont présents quotidiennement au bureau. Le reste des équipes continue à pratiquer le télétravail le temps que la crise sanitaire passe.

La CCI 92 reçoit tous les jours les créateurs et chefs d’entreprises. Un accueil sans rendez-vous est proposé du lundi au vendredi entre 9 heures et midi et avec rendez-vous entre 14 heures et 16 heures.

La Chambre de Commerce et de l’Industrie des Hauts-de-Seine est installée dans Cœur Défense depuis le 8 février – Defense-92.fr

Un ouvrier meurt sur le chantier de la tour Hekla

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Un ouvrier est mort sur le chantier de la tour Hekla - Defense-92.fr

Le chantier de la tour Hekla est endeuillé. Ce mardi 9 février vers 19h45 les pompiers ont été appelés pour accident sur le chantier de construction de ce building imaginé par l’architecte Jean Nouvel et dont les travaux sont menés par le groupe Vinci.

Un ouvrier est décédé des suites de ses blessures après avoir été écrasé par un lift alors qu’il se trouvait sur une nacelle. Les secours ne sont pas parvenus à réanimer la victime alors en arrêt cardiaque. Le liftier présent dans le lift de chantier au moment du choc, a quant à lui été légèrement blessé à la jambe

Une enquête a été ouverte par le commissariat de police de La Défense. Elle devra déterminer les circonstances précise du drame même si d’après une source policière, les premiers éléments semblent confirmer un accident suite à une erreur de communication entre les ouvriers. L’inspection du travail a également ouvert une enquête.

Guillaume T., l’étudiant de Nanterre qui a accusé un élu parisien de viol a été retrouvé mort

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L'Université de Paris Nanterre en octobre 2020 - Defense-92.fr

Son corps sans vie a été retrouvé ce mardi. Guillaume T., l’étudiant qui avait accusé en janvier dernier l’élu communiste parisien Maxime Cochard (PCF) d’un viol a été découvert pendu dans sa chambre étudiante du campus universitaire Paris Nanterre. Selon les premières constations révélées par Le Parisien, il s’agirait d’un suicide.


« Je considère qu’ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté -du fait qu’en raison de problèmes familiaux je n’avais pas vraiment d’endroit où dormir- de leurs responsabilités au sein du PCF, pour avoir des relations sexuelles non-consenties avec moi », disait-il dans un tweet en rajoutant dans un suivant : « Je décide d’en parler publiquement car je vois à quel point ces personnes prennent de plus en plus d’importance au sein du PCF et de responsabilités à la ville de Paris, et à mes yeux c’est insupportable » et « De plus, il y a encore quelques mois, Maxime Cochard se permettait de me mettre une main aux fesses par surprise alors que je le croisais en manif. Encore une fois, j’ai pris du temps pour me rendre compte que c’était une agression sexuelle ».

Selon le quotidien régional, l’étudiant de 20 ans qui redoublait sa première année de licence d’administration économique et sociale (AES) ne montrait pas de signe de « mal-être » auprès des psychologues mis à disposition par l’administration de l’université. Le jeune homme était cependant isolé de sa famille qui ne vit pas en région parisienne.

Le 21 janvier dernier Guillaume T., avait accusé dans plusieurs tweets Maxime Cochard et son compagnon Victor Laby, d’avoir abusé de lui en octobre 2018 quand il avait 18 ans. Le PCF avait alors demandé à cet élu parisien de se mettre en retrait. L’élu avait quant à lui réfuté les accusations, reconnaissant toutefois avoir eu des rapports sexuels « consentis » avec le jeune homme.

La police enquête actuellement sur les causes précises de la mort de Guillaume afin de confirmer ou non la thèse du suicide. Son corps a été transporté à l’Institut médico-légal où il devrait être autopsié. Pour l’heure il n’a pas été indiqué si un ultime message a été laissé par Guillaume pour expliquer son geste s’il s’agit bien d’un suicide.

De son côté l’Université de Paris Nanterre a réagi également sur le réseau social Twitter en exprimant sa « grande tristesse » et ses « condoléances à sa famille et à ses proches ».

Le samedi matin chez Deloitte on aide des terminales d’Argenteuil aux mathématiques

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Des collaborateurs de Deloitte viennent en aide tous les samedis matin à des lycées d’Argenteuil en donnant des cours de soutien de mathématiques - Defense-92.fr

Au dernier étage de l’iconique tour Majunga, le samedi matin ce ne sont pas les réunions de la direction de Deloitte qui animent les lieux mais des cours de mathématiques. Voilà plus de dix ans que le cabinet d’audit britannique Deloitte a lancé sa fondation qui vient en aide aujourd’hui à des élèves issus de quatre lycées français, situés en zones d’éducation prioritaire.

Après avoir débuté son fonctionnement en 2008 avec le programme « Capital fille » au lycée Jean Jacques Rousseau de Sarcelles (95), le groupe vient en aide depuis maintenant cinq ans à des terminales de l’établissement Georges Braque d’Argenteuil (95). Tous les samedis matin durant trois heures, au sommet du building qui offre une vue splendide sur Paris et sa Tour Eiffel, une demi-douzaine de collaborateurs bénévoles de l’entreprise apportent des cours de soutien scolaire en mathématiques à environ vingt-cinq jeunes de classes de terminale.

« Au début de l’année on passe dans les classes avec le proviseur. C’est le lycée qui choisit les élèves mais c’est sur la base du volontariat, explique Guilène Bertin, la déléguée générale de la Fondation Deloitte. On est dans la continuité des professeurs et nous avons accès aux bulletins scolaire. On demande aux élèves de venir chaque semaine pour que ça porte. Si les élèves ne viennent pas on leur demande de s’expliquer ».

« C’est une chouette initiative de pouvoir donner un peu de notre temps à des lycéens »

Une entraide bénévole qui a séduit de nombreux salariés de Deloitte. « C’est une chouette initiative de pouvoir donner un peu de notre temps à des lycéens pour qu’ils réussissent leur bac surtout dans ce contexte », confie Alix Paris qui dit voir une progression de ses élèves. « Tous les sujets que l’on a fait au début de l’année sont acquis. Il y a beaucoup de choses qui ne leur paraissaient pas du tout intuitives qui sont devenues des automatismes », se réjouit-elle.

Une main tendue envers les élèves qui porte fruit. « Au début nous n’étions pas au courant ; notre prof de math nous a informé puis on s’est dit que ça pourrait nous faire du bien. En plus on s’attache vite aux personnes », sourit Zahira, 17 ans qui suit ce soutien hebdomadaire avec sa sœur jumelle Linda depuis septembre 2020. Aujourd’hui à quelques semaines du Bac blanc toutes les deux disent avoir largement progressé. Une fois leur Bac en poche elles espèrent suivre ensemble des études de communication.

« On aimerait que cette initiative se propage »

Une aide qu’apprécie particulièrement cet autre lycéen. « Comme il y a le bac à la fin de l’année je me suis dit que c’était une bonne idée de prendre ce soutien », lâche quant à lui Lucas qui dit avoir progressé depuis le début de l’année scolaire en atteignant désormais la moyenne. Grace à ses progrès l’adolescent espère l’année prochaine se lancer dans des études de médecine pour devenir à terme kinésithérapeute.

Une opération d’aide que Guilène Bertin aimerait bien voir se dupliquer dans les autres entreprises du quartier d’affaires. « On aimerait que cette initiative se propage. L’idée c’est de convaincre d’autres entreprises. Il y a de gros besoins. Faire vivre nos tours le samedi c’est important », rajoute Guilène Bertin.

Une demi-douzaine de collaborateurs de Deloitte participent tous les samedis à ses cours de mathématiques – Defense-92.fr

Les raffineurs de Grandpuits une nouvelle fois, mobilisés pour dénoncer « le greenwashing et la casse sociale »

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Les raffineurs de Total Grandpuits se sont une nouvelle fois mobilisés contre la transformation de leur plateforme - Defense-92.fr

Raffineurs et écologistes main dans la main. Les raffineurs de la plateforme Total Grandpuits (77) se sont une nouvelle fois rassemblés ce mardi à La Défense au pied de la tour Michelet, l’annexe du siège du groupe français pour s’opposer au projet de transformation du site en production de biocarburants et de bioplastiques.

Mais le projet dévoilé en septembre dernier qui représente un investissement de près de 500 millions d’euros fait bondir les salariés de cette plateforme inaugurée par Georges Pompidou en 1966. Car cette évolution devrait se traduire par la suppression de 200 emplois dans le groupe et 500 chez ses sous-traitants. Vent debout contre l’idée validée ce mardi par le géant français qui en plus d’annoncer une perte nette de 7,2 milliards en 2020 a indiqué qu’il se renommait « TotalEnergies », les raffineurs voulaient dénoncer une opération de « greenwashing » doublée d’une « casse sociale ».

« Nous demandons aucune suppression d’emploi. Le projet est mal pensé en termes de maintenance et de sécurité. Le modèle ne fonctionnera pas avec les normes sociales et environnementales en France. Pour la suite la prochaine étape sera de mettre la pression sur la Direccte pour qu’elle ne laisse pas faire Total qui nous met en danger », affirme Adrien Cornet, délégué syndical CGT de la plateforme pour qui le projet n’est en rien « écologiste ».

Les raffineurs de Total Grandpuits ont été soutenus par des militants écologistes- Defense-92.fr

Malgré quelques moments de tension avec les forces de l’ordre lorsque des manifestants ont tenté d’investir la tour, la mobilisation s’est tenue dans le calme.

La bonne soixantaine de raffineurs mobilisés durant une partie de la journée a pu compter sur une grosse centaine de soutiens venus notamment de la RATP ou de la SNCF mais aussi de militants du NPA, de la CGT ou encore de Clémentine Autin et François Ruffin de La France Insoumise (LFI). « Votre lutte est absolument emblématique. En laissant pourrir le matériel et le pipeline (une conduite de 260 kilomètres qui relie le pétrole brut de Grandpuits au Havre, ndlr), Total a organisé le caractère défectueux de la raffinerie », a scandé aux manifestants la députée Clémentine Autin.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez était aussi de la partie. « Je suis là pour soutenir les grévistes et montrer que la CGT, elle, tient à ce que le social et l’environnemental marchent ensemble », a affirmé Philippe Martinez.

Chose surprenante, les Grandpuits ont surtout été rejoints par des écologistes des Amis de la Terre et de Greenpeace qui entendaient dénoncer le « greenwashing et la casse sociale ». « Que des écolos soient à côté des raffineurs a dû en étonner plus d’un », a admis Cécile Marchand, chargée de campagne aux Amis de la Terre France. Préparer un avenir sans pétrole ça ne se fait pas n’importe comment. « Arrêter le raffinage à Grandpuits ça n’a rien  à voir avec la sortie du pétrole et du gaz pour Total. La seule raison c’est qu’ils ne veulent pas payer les coûts de réparation du pipeline », a-t-elle dénoncé. Car pour les organisations écologistes les activités de bioplastique et d’agro-carburants sont « pire » puisqu’elles utilisent des terres agricoles.

« Aujourd’hui on a compris que la transition écologiste et sociale doit être travaillée ensemble. On ne gagnera rien si on reste chacun de notre côté. Total prétend faire un projet écolo alors que c’est absolument faux. Total fait de la casse sociale sous couvert de transition écologiste », a affirmé Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace lors de la mobilisation.

Quelques 200 personnes se réunis ce mardi devant le siège de Total pour dénoncer la transformation de la raffinerie de Grandpuits – Defense-92.fr