Nanterre : la ville demande davantage de policiers après une série de fusillades à Pablo Picasso

Après quatre fusillades en deux semaines dans le quartier Pablo Picasso à Nanterre, la municipalité réclame un renforcement durable des effectifs de police.

La violence continue de pourrir la vie des habitants de Nanterre. Après une série de fusillades ces derniers jours qui a profondément marqué les esprits quartier du Parc Sud, dans la cité Pablo Picasso à deux pas de La Défense, les autorités renforcent leur dispositif de sécurité tandis que la municipalité réclame une réponse durable de l’État face au trafic de stupéfiants.

En l’espace de deux semaines, quatre échanges de tirs ont été recensés dans ce secteur de Nanterre, au cœur du quartier Pablo Picasso, où se dressent les emblématiques tours Aillaud. Confronté à la présence de points de deal, le quartier a été marqué par ces violences qui ont fait deux blessés par balle. Selon la mairie, certaines fusillades se sont déroulées en pleine journée, sous les yeux de riverains et d’enfants, renforçant l’inquiétude des habitants. Un acte de violence qui est loin d’être une première. En décembre 2025, des individus liés au trafic de stupéfiants avaient pénétré dans la cour de l’école Maxime Gorki.

Face à cette nouvelle montée des violences, le maire (DVG) Raphaël Adam a adressé un courrier au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, pour demander une présence policière « permanente et renforcée », ainsi que le démantèlement du point de deal implanté dans le quartier, alors même que la ville avait intégré en décembre 2025 le dispositif « Ville Sécurité Renforcée » mis en place par la place Beauvau. L’élu y décrit une situation devenue « insupportable », évoquant notamment des halls d’immeuble occupés par des trafiquants, des contrôles informels imposés aux habitants pour accéder à leur domicile et des files d’attente de consommateurs au pied des immeubles.

À la suite de cette demande et après une rencontre avec le préfet Alexandre Brugère, des CRS ont été déployées plusieurs nuits cette semaine dans le secteur, entre 20 heures et 3 heures du matin, afin de sécuriser les lieux. Une présence temporaire que certains habitants aimeraient bien voir s’inscrire dans la durée.

Parallèlement au renforcement du dispositif de sécurité, la ville de Nanterre a mis en place une cellule d’accompagnement psychologique destinée aux habitants affectés par ces événements. Des permanences seront organisées les 28 et 30 juillet au centre de santé du quartier afin de permettre aux riverains les plus éprouvés de bénéficier d’un soutien.

Cette recrudescence des violences intervient dans un contexte de pression accrue des services de l’État sur les réseaux de trafic de stupéfiants implantés à Nanterre. Selon plusieurs sources, les opérations menées ces derniers mois auraient fragilisé certaines organisations criminelles, alimentant des tensions entre groupes rivaux pour le contrôle des points de vente.

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