La bataille s’annonce animée dans les urnes à Courbevoie. Alors que Jacques Kossowski (Les Républicains) tentera de se faire réélire pour un sixième mandat, avant de céder la place à sa colistière Stéphanie Soares, la mairie suscite un vif intérêt, aussi bien à droite, au centre et à gauche avec les candidatures d’Aurelie Taquillain et Vincent Julé.
Justement, la gauche espère reprendre une ville qu’elle n’a plus dirigée depuis 1959. Mais l’union est loin d’être acquise. Alban Thomas, qui ambitionne de porter une liste de gauche unie, ne fait pas l’unanimité dans son propre camp. Cyprien Ronze-Spilliaert l’accuse d’intégrer, au sein de sa liste, des sympathisants de La France Insoumise (LFI), qui avanceraient « masqués » selon lui. Une ligne rouge pour ce membre de Place Publique (PP), le parti de Raphaël Glucksmann.
« Les différents partis de gauche se sont alliés avec La France insoumise. Alban Thomas chercherait à masquer cette alliance derrière le nom du collectif Alternative Citoyenne Courbevoie (ACC). Moi, en tant qu’homme de la gauche républicaine, je ne peux pas m’allier avec LFI », affirme Cyprien Ronze-Spilliaert, 30 ans, habitant de Courbevoie et ancien diplomate. Des accusations que réfute Alban Thomas, qui assure que LFI ne soutient pas sa liste.
Cyprien Ronze-Spilliaert dit également vouloir mettre fin au « système Kossowski », qu’il juge « à bout de souffle après trente ans », récemment marqué par le départ de quatre adjointes de la majorité municipale, ainsi que par la condamnation définitive de son directeur de campagne, Éric Cesari, dans l’affaire Bygmalion.
Côté programme, Cyprien Ronze-Spilliaert entend lutter contre le « tout-béton » et le « tout-voiture » en lançant un grand plan d’« écologie urbaine », axé sur le verdissement de la ville, avec davantage de rues piétonnes et végétalisées. Le trentenaire promet également une meilleure répartition des logements sociaux, tout en limitant la hausse des charges.
Le candidat souhaite par ailleurs s’attaquer aux trafics de drogue, en hausse ces dernières années à Courbevoie, via un renforcement de la police municipale. Enfin, il assure vouloir lancer un audit financier des caisses de la municipalité afin de désendetter la ville, dans le cadre d’une opération « transparence », et relancer le projet, sans cesse reporté, de l’école européenne.




