9.1 C
Courbevoie
lundi 12 janvier 2026
- Publicité -

Handball à la Paris La Défense Arena : face à l’Islande, les Bleus s’imposent de justesse et remportent le Tournoi de France

Bousculés par une solide équipe islandaise, les Bleus ont dû s’employer pour s’imposer (31-29) à la Paris La Défense Arena et décrocher le Tournoi de France.

Une victoire sur le fil. Au terme d’un combat intense, l’équipe de France a décroché la victoire face à l’Islande (31-29), ce dimanche à la Paris La Défense Arena, et s’adjuge ainsi le Tournoi de France. Un succès précieux dans la préparation à l’Euro, mais loin d’être une promenade de santé.

Deux jours après leur succès convaincant contre l’Autriche, les Bleus ont dû hausser sérieusement le ton pour venir à bout d’une solide formation islandaise. Devant une salle nettement plus garnie que vendredi -13 774 spectateurs- la soirée avait tout d’une fête. L’Islande a pourtant longtemps joué les trouble-fêtes, bousculant les champions d’Europe jusque dans les dernières secondes.

Portés par une génération de joueurs aguerris évoluant majoritairement en Bundesliga, les Islandais ont rapidement imposé leur rythme. Tranchants et disciplinés, ils ont profité des errements offensifs français pour creuser l’écart en première période, infligeant notamment un sévère 5-0 aux Bleus. À la pause, les Nordiques viraient logiquement en tête (14-16).

Il aura fallu une nette montée en puissance défensive pour inverser la tendance. Plus agressifs, plus compacts, les Français ont retrouvé leur ADN, à l’image d’un Thibaud Briet omniprésent. L’arrière gauche nantais, entré en jeu après le quart d’heure, a dynamisé le collectif, aussi bien par son impact offensif que par son engagement derrière. Auteur de trois buts, il a franchi la barre symbolique des cent réalisations en équipe de France et a logiquement été désigné MVP de la rencontre.

À ses côtés, Aymeric Minne s’est montré redoutablement efficace à la mène, inscrivant huit buts et guidant le jeu tricolore, notamment en seconde période. L’ossature nantaise, déjà précieuse face à l’Autriche, a une nouvelle fois permis aux Bleus de se sortir d’un piège islandais bien refermé.

Dans les cages, Rémi Desbonnet a également joué un rôle clé. Entré en jeu après un début de match compliqué pour Charles Bolzinger, le gardien montpelliérain a multiplié les arrêts décisifs, redonnant confiance à ses partenaires au moment opportun.

Revenus aux commandes peu après la reprise, les Bleus ont su conserver un court avantage, non sans frayeurs. Il a fallu un dernier but de Dylan Nahi dans les ultimes secondes pour libérer la salle et sceller définitivement le sort de la rencontre.

Si la France remporte le Tournoi de France, tout n’a pas été parfait, notamment sur le plan offensif. Les prochains rendez-vous européens, face à la République Tchèque puis à l’Ukraine à Oslo, offriront aux champions d’Europe l’occasion d’affiner encore leurs automatismes avant d’entrer dans le vif du sujet.

Ce match de préparation victorieux pour les Bleus a été l’occasion pour l’équipe de France de dévoiler les sept nouveaux membres du Hall of Fame. Cette promotion met particulièrement à l’honneur le poste de gardien, avec trois intronisations : Vincent Gérard, Amandine Leynaud et Cléopâtre Darleux. À leurs côtés, quatre joueuses et joueurs de champ ont également été distingués : Nikola Karabatic, Siraba Dembélé-Pavlovic, Allison Pineau et Alexandra Lacrabère.

Président de la Fédération française de handball, Philippe Bana a salué l’héritage laissé par ces athlètes d’exception. « Depuis trente ans, ces joueuses et joueurs fabriquent et font vivre nos rêves. Ils incarnent la légende de notre sport, sa lumière », a-t-il déclaré.

Sous le regard de Michaël Guigou, Olivier Girault, Daniel Narcisse et Thierry Omeyer -déjà membres du Hall of Fame- l’émotion était palpable chez les lauréats. Malgré un palmarès déjà riche de titres olympiques, mondiaux et continentaux, l’instant avait une saveur particulière. En endossant la veste de Hall of Famer, ils ont rejoint un cercle toujours aussi restreint, désormais composé de seize élus.

La forte représentation des gardiens n’a pas échappé aux observateurs. « C’est un poste qui demande énormément de travail et de courage. À ce niveau-là, le ballon fait mal, a glissé avec le sourire Olivier Krumbholz, déjà intronisé. Le handball français doit énormément à ses gardiens ».

Du côté des féminines, Amandine Leynaud, désormais membre du staff des Bleues, n’a pas caché sa fierté. « Être ici, dans une salle aussi impressionnante, est un immense honneur. J’ai vécu des moments exceptionnels avec des personnes et une équipe exceptionnelles. Aujourd’hui, j’essaie de rendre au handball tout ce qu’il m’a apporté », a-t-elle confié.

Cléopâtre Darleux est, elle aussi, revenue sur son parcours. « La petite fille qui a commencé le hand à sept ans en Alsace n’aurait jamais imaginé vivre une telle carrière, ressentir autant d’émotions, en club comme en équipe de France. Être ici est une immense fierté », a-t-elle souligné.

Seul gardien masculin de cette promotion, Vincent Gérard a conclu sur une note teintée d’humour, adressant un clin d’œil à Thierry Omeyer et « aux gardiens chauves », avant d’élargir son propos : « Nous avons partagé des moments inoubliables. Il y a une vraie fierté d’avoir vécu certains des plus grands instants de notre sport. Et voir le handball remplir des salles de cette dimension, c’est tout simplement formidable ».

Une cérémonie du Hall of Fame n’aurait pas été complète sans l’intronisation de Nikola Karabatic. Triple champion olympique, quadruple champion du monde et d’Europe, le palmarès de l’ancien arrière des Bleus parle pour lui, malgré une pointe de timidité au moment de retrouver le terrain éphémère de la Paris La Défense Arena.

« Je me suis déjà déshabitué à rentrer sur le terrain. Ça fait forcément très plaisir d’être acclamé comme ça », souriait-il. Sélectionné pour la première fois en 2002 à seulement 18 ans, l’aîné des Karabatic a quitté l’équipe de France vingt-deux ans plus tard sous une ovation exceptionnelle au stade Pierre-Mauroy de Lille, lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Les sept nouveaux entrants

Alexandra Lacrabère : 256 sélections – 833 buts – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

Amandine Leynaud : 254 sélections – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

Siraba Dembélé-Pavlovic : 291 sélections – 848 buts – 1 titre mondial – 1 titre européen

Allison Pineau : 273 sélections – 696 buts – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

Cléopatre Darleux : 206 sélections – 1 titre olympique – 1 titre mondial

Nikola Karabatic : 365 sélections – 1303 buts – 3 titres olympiques – 4 titres mondiaux – 4 titres européens

Vincent Gérard : 160 sélections – 1 titre olympique – 1 titre mondial – 1 titre européen

- Publicité -

Suivez-nous

- Publicité -

articles les plus lus

- Publicité -

Derniers articles