Une nouvelle mutation pour l’immense gare de La Défense. Inaugurée en janvier 1970 pour accompagner l’arrivée du RER A, la gare de La Défense va bientôt s’offrir une nouvelle cure de jouvence. Un peu plus de vingt-cinq ans après le lancement de l’opération Cœur Transport, qui a permis de moderniser cette vaste gare où se connectent deux lignes du Transilien (L et U), la ligne 1 du métro, les RER A et E, le tramway T2 ainsi que de nombreuses lignes de bus et de cars, la RATP et Paris La Défense s’apprêtent de nouveau à faire évoluer cette infrastructure, l’une des plus fréquentées de la région parisienne.
Motivée par l’arrivée d’Eole au printemps 2024 et celle de la ligne 15 du Grand Paris Express à l’horizon 2031, la salle d’échange de la gare va voir son nombre de voyageurs augmenter de 27 % d’ici dix ans, selon les projections. D’après les données d’Île-de-France Mobilités (IDFM), la gare de La Défense enregistrait en moyenne entre 300 000 et 400 000 voyageurs par jour en 2023, un chiffre auquel il faut ajouter la fréquentation en hausse du RER E. Pour permettre d’absorber ces nouveaux flux, l’aménageur et la RATP ont confié une étude au groupement Grimshaw Architectes (l’agence qui a dessiné la gare de La Défense pour la ligne 15) / Lafayette Architectes Urbanistes / Setec.
Chiffrée à 14 millions d’euros, cette étude, financée par le département des Hauts-de-Seine, Île-de-France Mobilités, la RATP, la SNCF et Paris La Défense, devra notamment permettre de repenser le fonctionnement de la salle d’échange et de la gare routière, les émergences menant vers le parvis, et en particulier celle de « Calder-Miró », surplombée par une vaste verrière. Elle portera également sur l’amélioration de l’offre de services et du confort d’accueil, certains aménagements et équipements actuels étant jugés « en mauvais état, peu lisibles et vétustes ».
Le groupement a pour mission de définir « une vision globale de la salle d’échange, en cohérence entre les différents espaces, à l’extérieur comme à l’intérieur », afin d’aboutir à une programmation et à des ambitions architecturales, urbaines et techniques. Les résultats de cette étude sont attendus pour la fin de l’année, indique Paris La Défense.
En mars 2025, un groupe d’investisseurs avait présenté ses visions pour le quartier d’affaires à l’horizon 2050. L’architecte Christian de Portzamparc avait notamment imaginé une ouverture de la gare de La Défense sur un parvis végétalisé.



