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samedi 25 juin 2022
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Virginie, le tunnelier d’Eole a fini son périple de six kilomètres

Le tunnelier a terminé le creusement des six kilomètres qui séparent l’actuel terminus de la ligne E du RER à Saint-Lazare à son point de départ à Courbevoie.

Elle a terminé son long voyage. Virginie, le tunnelier d’Eole a achevé dans la soirée de mardi son long périple de six kilomètres séparant l’actuel terminus de la ligne E du RER à Saint-Lazare de La Défense, son point de départ. Parti de l’avenue Gambetta à Courbevoie en février 2019, cet ogre des terres, aura mis presque trois ans, jour pour jour, –avec une petite pause durant le confinement du printemps 2020– pour ce voyage.

Avec ses onze mètres de diamètre, ses quatre-vingt-dix mètres de long, son poids de 2 500 tonnes, Virginie a été le plus gros tunnelier d’Île-de-France en action ces dernières années. Ce train-usine chargé d’une part de creuser et d’autre part de laisser derrière lui un tunnel composé de 3 200 anneaux en béton, eux même formés par près de 25 000 voussoirs, a progressé de dix à quinze mètres par jour, à une profondeur moyenne de trente-cinq mètres.

« Des opérations de nettoyage et de maintenance sont en cours », précise SNCF Réseau, le maitre d’ouvrage du projet. D’ici quelques jours, une « fenêtre » d’environ cinq mètres sur trois va être ouverte dans le mur d’arrivée (appelé Tympan Ouest) de l’ouvrage d’entonnement « Pasquier » situé à proximité du terminus actuel de la ligne actuelle. Ces travaux devraient alors durer une dizaine de jours. La roue de coupe de Virginie, l’élément clef qui a servi à forer les terres va alors être démontée en plusieurs morceaux et stockée dans l’entonnement. Le tunnelier sera alors démonté « morceaux par morceaux » avant d’être évacué par la future gare de la Porte Maillot. « Toutes les pièces seront recyclées en ferraillerie ensuite », assure la SNCF.

Une fois le tunnelier évacué, Bouygues qui mène les travaux dans ce secteur utilisera des mini trains travaux pour venir chercher les morceaux de la roue de coupe et les évacuer toujours par la Porte Maillot. Enfin « la jupe » du tunnelier restera en terre, elle constitue le dernier anneau du tunnelier.

La fin du creusement du tunnel d’Eole va permettre le démontage dans les prochaines semaines et prochains mois des différentes installations de chantier situées sur les divers puits de chantier ainsi que de la « base Seine » à Courbevoie, d’où étaient évacuées les boues excavées par Virginie.

Cette arrivée marque l’achèvement du creusement des huit kilomètres de la nouvelle infrastructure entre Haussmann Saint-Lazare et Nanterre, là où émerge le tunnel. Tout n’est pas pour autant terminé. Loin de là. Si les tunnels sont désormais tous creusés, il reste encore à terminer la pose des rails et caténaires ainsi que les équipements de signalisation. La poursuite des travaux, notamment d’aménagement, continue dans les gares de Porte Maillot, La Défense et Nanterre La Folie.

Si tout va bien, et si SNCF Réseau trouve les 1,7 milliard d’euros manquant suite au dérapage financier du projet, la mise en service d’Eole vers Nanterre devrait finalement intervenir pour la mi-2023 après un retard de six mois en raison du Covid-19. Il faudra ensuite attendre la fin 2024 pour que la ligne file vers Mantes-la-Jolie, son terminus définitif.

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