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mercredi 17 juillet 2024
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Un ingénieur en informatique de La Défense mis en examen pour proxénétisme aggravé

L’homme de 46 ans, ingénieur en informatique dans le quartier d’affaires a été mis en examen début février pour proxénétisme aggravé

Côté face il était ingénieur en informatique dans une boite de La Défense. Côté pile il était un proxénète. Un homme de 46 ans a été mis en examen à Nanterre au début du mois de février dernier pour proxénétisme aggravé ainsi que deux complices sud-américains, nous apprend Le Parisien. Selon le journal Lahcen est soupçonné par les enquêteurs d’avoir, pendant près de deux ans, sous-loué, à des prostituées des appartements notamment à Asnières-sur-Seine et Courbevoie ainsi qu’à Pontoise et Bezons (95). Son petit business lui aurait ainsi permis de récolter un joli pactole de 450 000 euros, s’ajoutant à ses 7 500 euros de revenus « légaux ».

Comme l’indique Le Parisien, pour éviter de se faire repérer, le proxénète a mis en place un système de rotation de ses appartements. Chacune des prostituées ne restait dans les meublés que deux à cinq mois, en payant un loyer du double de son prix.

Toujours selon Le Parisien, l’enquête a débuté en septembre 2022 après un signalement sur cet homme originaire du Maroc. Les policiers ont alors placé sous surveillance certains logements et ont constaté les va et vient de clients. L’enquête a permis, grâce aux factures d’électricité de remonter jusqu’à Lahcen, un père de famille résident à Goussainville (95).

Tout s’est accéléré le 6 février dernier quand les forces de l’ordre attrapent deux clients à la sortie de deux immeubles à Bezons et à Courbevoie, précise Le Parisien. Tous deux confirment avoir eu des relations sexuelles tarifées après avoir trouvé les filles via des annonces sur des sites internet spécialisés. Lors de ce coup de filet, neuf prostituées et deux « agents de sécurité » paraguayens âgés de 24 et 34 ans, ont été pincés par les policiers. Interrogées, des prostituées ont admis avoir recruté elle-même ces vigiles pour garantir leur propre sécurité. L’un a avoué le travail, l’autre non.

Et c’est le lendemain, que l’ingénieur-proxénète a été cueilli à son domicile. Sans opposer de résistance, Lahcen a avoué son petit business où il louait dix-huit appartements entre 1 650 et 2 400 euros, alors qu’il les payait lui-même entre 900 et 1 400 euros.

Lors de la perquisition, plus de 100 000 euros ont été saisis sur son compte bancaire, ainsi qu’une Audi Q3 et une Peugeot 3008. Par ailleurs deux de ses biens localisés à Pierrefitte-sur-Seine (93) et à Pontoise doivent être confisqués. En attendant de passer devant un juge, l’ingénieur-proxénète et les deux vigiles ont été remis en liberté mais placés sous contrôle judiciaire.

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