Une ascension éclair. Alexis Landot a escaladé en solo la tour TotalEnergies (Coupole), ce samedi matin, signant sa quatrième ascension du bâtiment. Une performance que le sportif de l’extrême, proche de la légende Alain Robert, avec qui il a déjà grimpé cette même tour ainsi que la Burj Khalifa à Dubaï, a réalisée en moins de trente minutes.

Sans la moindre protection et surtout sans aucune autorisation, le grimpeur de 26 ans s’est lancé peu après 9 heures par la façade nord du building. Torse nu et pieds nus, avec seulement quelques morceaux de strapp au bout des doigts et un peu de magnésie sur les mains pour limiter la transpiration et les risques de blessure comme des coupures, Alexis Landot a gravi la tour en s’aidant des rainures de la façade de verre et d’acier pour y glisser ses mains, et en prenant appui avec ses pieds sur les cadres métalliques. Avec une dextérité impressionnante, il n’aura mis qu’environ vingt-cinq minutes pour venir à bout du gratte-ciel.

« C’était cool, je suis content. Les conditions météo étaient bonnes. C’était une très bonne expérience », nous a confié Alexis Landot à l’issue de son exploit, qu’il qualifie lui-même de « facile », même s’il admet qu’il ne faut « jamais sous-estimer les choses ». Au sommet, c’est la police qui l’a accueilli pour l’emmener au poste avant de le relâcher rapidement. Car aussi impressionnant soit-il, son exploit reste interdit (et oui, il y a un arrêté municipal qui l’interdit) et surtout dangereux. « Ce sont des choses à ne surtout pas reproduire », prévient Alexis Landot à ses admirateurs.

Car Alexis Landot n’est pas un novice. Loin de là. Si son palmarès reste moins impressionnant que celui d’Alain Robert, pionnier de la grimpe urbaine, il a déjà gravi de nombreuses tours à La Défense et ailleurs. Dans le quartier d’affaires, la tour TotalEnergies (Coupole) est sa quatrième ascension. Il est déjà venu à bout des tours Franklin, Ariane, Opus 12 mais aussi Alto.





