La Paris La Défense Arena et Sevran ont désormais comme point commun le bassin olympique où a triomphé Léon Marchand. Après avoir fait vibrer le monde durant les Jeux Olympiques avec la natation et le water-polo, puis lors des Jeux Paralympiques, le bassin éphémère de la Paris La Défense Arena a trouvé sa nouvelle maison dans cette ville de Seine-Saint-Denis, peuplée de 50 000 habitants.
Promis comme l’un des héritages emblématiques de Paris 2024, le bassin modulaire a été inauguré en grande pompe samedi dernier au sein du nouveau complexe Aquarena, un nom choisi en clin d’œil à son lieu de naissance. « Grâce au dispositif Héritage, mis en place à l’issue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, l’État a fait le choix du service public, et Sevran s’est portée candidate », s’est félicité Stéphane Blanchet (DVG), le maire de la commune.
Si la star française des Jeux, auréolée de quatre médailles, n’était pas présente pour retrouver son bassin fétiche, Maxime Grousset et Yohann Ndoye Brouard, médaillés de bronze sur le relais 4×100 mètres quatre nages, sont eux venus piquer une tête à l’occasion de l’inauguration.

Démonté au lendemain des Jeux Paralympiques, l’équipement conçu par l’entreprise italienne Myrtha Pools avait été stocké dans des containers avant d’être remonté dans son nouvel écrin en à peine deux mois, dès septembre dernier. Le bassin aux parois autoportantes et l’ensemble de sa machinerie ont été adaptés aux contraintes du site. Une moitié est désormais dotée d’un fond mobile, permettant de faire varier la profondeur de deux mètres à zéro, ainsi que d’un aileron amovible destiné à scinder le bassin en deux. « Nous avons remplacé environ 20 % de l’équipement, principalement de la boulonnerie, de la visserie et la membrane de fond », précise Alexandre Gandouin, directeur commercial de Myrtha Pools, ému de revoir ce bassin emblématique.
Alors que l’ouverture au public n’interviendra que dans une semaine, l’équipement suscite déjà l’enthousiasme des habitants. « On a hâte de découvrir la piscine », confie Jenny. La fierté se lit également sur le visage du personnel de l’Aquarena. « C’est une vraie fierté d’accueillir l’héritage des Jeux Olympiques. J’ai hâte de nager dans le couloir de Léon Marchand. On va voir si c’est vraiment le plus rapide », sourit Yousra, jeune maître-nageuse de 19 ans.
En plus de nager dans le bassin olympique aux dix lignes d’eau, les Sevranais et Sevranaises pourront également profiter de leur ancienne -petite- piscine de 25 mètres, désormais extérieure.
Son jumeau, le bassin d’entraînement, qui n’était pas visible des spectateurs à la Paris La Défense Arena, s’apprête lui aussi à entamer une nouvelle vie. L’une de ses moitiés sera prochainement installée à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). « Nous allons lancer le chantier en septembre », indique Alexandre Gandouin, qui espère une ouverture de l’équipement début 2027. La seconde partie pourrait rejoindre la future Cité de la natation du TOEC à Toulouse, même si cette option n’est pas encore officiellement actée. « Nous attendons le feu vert », admet-il.






