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mercredi 12 mai 2021

Les militants d’Amnesty International battent le pavé pour l’abolition partout dans le monde de la peine de mort

C’était il y a 35 ans presque jours pour jours : le garde des Sceaux Robert Badinter, ministre de François Mitterrand, tout juste élu faisait voter sa loi pour abolir la peine de mort en France. Pour célébrer cet anniversaire une vingtaine de militants d’Amnesty International France se sont réunis ce lundi 10 octobre entre 11 heures et 15 heures sur le parvis de La Défense pour sensibiliser les passants sur les pays qui la pratiquent encore, à l’occasion de la treizième journée mondiale contre la peine de mort.

Sur les 193 états reconnus par l’ONU, 103 l’ont totalement abolie et une quarantaine ne la pratiquent plus sans jamais l’avoir réellement officiellement bannie. Mais ce n’est pas encore assez pour l’ONG qui rêve du jour où la peine de mort sera complètement éradiquée dans le monde. Car en 2015 au moins 1 634 personnes ont été exécutées dans 18 pays soit une augmentation de 54 % (1 061 en 2014) par rapport à l’année précédente.

« La peine de mort c’est répondre à la violence par la violence »

« La peine de mort c’est répondre à la violence par la violence » estime Sylvie Brigot-Vilain, la directrice générale d’Amnesty France pour qui elle n’est pas dissuasive. « Il y a d’autres façons de faire justice » poursuit Sylvie qui voit en la peine de mort une simple « vengeance ».

Lors de ce rassemblement les militants ont tracté et fait signer une pétition pour demander au ministre de la justice japonais de commuer la peine de mort des terroristes de la secte Aum Shinrikyō qui avaient commis en 1995 l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo.

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