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samedi 3 décembre 2022
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Révoltée, la famille de Othmane est venue crier sa douleur sous les fenêtres d’Otis

Soutenue par le DAL et le député écologiste Benjamin Lucas, la famille du petit Othmane mort en 2015 dans un accident d’ascenseur s’est rassemblée devant le siège d’Otis, condamné en appel.

Le cri déchirant d’une mère fatiguée d’un long combat judiciaire. Soutenue par le DAL et le député écologiste Benjamin Lucas, la famille du petit Othmane s’est rassemblée ce jeudi après-midi devant le siège français d’Otis à La Défense pour exprimer sa colère et son indignation de voir l’entreprise se pourvoir une seconde fois en cassation.

Le 10 octobre 2015, Othmane, sept ans, emprunte seul l’ascenseur de sa résidence HLM du Val Fourré (78) pour rejoindre son frère ainé. Les deux enfants veulent aller acheter un sandwich. Mais le voyage tourne au drame après qu’une roue de sa trottinette ne se coince dans les portes de l’ascenseur et que le guidon accroche le cou du petit garçon, ce qui entrainera sa mort par asphyxie.

Depuis le décès d’Othmane la famille mène un combat judiciaire sans fin contre l’ascensoriste Otis chargé de la maintenance de l’équipement. Condamné pour homicide involontaire en première instance, puis en appel, Otis s’était pourvu en cassation et avait de nouveau perdu en appel en juin dernier. La famille Esshaymi espérait alors que la procédure judiciaire en reste là et pouvoir faire enfin son deuil. Mais la société américaine Otis reconnue coupable pour son manquement s’est une nouvelle fois pourvue en cassation.

Trop dur pour Soumia Esshaymi, la mère d’Othmane. Épuisée par toute cette procédure, cette mère est venue hurler sa douleur sous les fenêtres du siège d’Otis, tour Défense Plaza. « Otis laissez-moi faire mon deuil ! Respectez mon enfant, j’en ai marre ! Ça fait sept ans que l’on souffre, ma famille est détruite » a-t-elle crié avant de fondre en sanglots.

« La maman de Othmane subit un véritable acharnement judiciaire de la part d’Otis. Elle n’a pas les moyens et le temps de faire son deuil puisqu’elle est confrontée à un refus d’Otis d’admettre sa responsabilité », s’est exprimé le député Benjamin Lucas.

Un pourvoi en cassation que justifie de son côté Otis. « La sécurité des passagers est notre priorité et c’est pour cette raison que nous souhaitons que toutes les circonstances soient étudiées et toutes les responsabilités établies précisément. Nous pensons qu’il n’y a pas au dossier de circonstances de nature à pouvoir engager notre responsabilité pénale dans cet accident », se défend l’entreprise.

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