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vendredi 7 octobre 2022
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Paris La Défense enterre pour de bon le projet des tours jumelles Hermitage

Le conseil d’administration de Paris La Défense a décidé à l’unanimité de ne pas approuver le projet de promesse de vente pour la réalisation du projet Hermitage Plaza.

Les tours Hermitage à La Défense c’est mort ! C’est visiblement la fin d’un long, très long épilogue démarré il y a treize ans, et même plus. Après des années de doutes et d’incertitudes, de procédures judiciaires en cascades le tout accompagné de polémiques et de clashs, Paris La Défense a annoncé ce lundi 3 janvier la fin du projet des deux tours jumelles Hermitage Plaza (qui devaient héberger logements de luxe, bureaux, hôtel, commerces, logements étudiants,…), porté par le promoteur russe Hermitage qui semblait pourtant confiant il y a encore quelques semaines.

Réuni exceptionnellement entre la bûche de Noël et le champagne du réveillon, le 28 décembre dernier, le conseil d’administration de Paris La Défense devait statuer sur la suite à donner au protocole transactionnel conclu entre Paris La Défense et la société Hermitage le 24 mars 2021, à l’issue d’une procédure de médiation conduite sous l’égide du tribunal judiciaire de Nanterre.

Ce protocole signé avec la préfecture entendait mettre un terme « aux différends antérieurs entre les parties » après la violente dispute entre l’ancienne directrice de Paris La Défense et le directeur adjoint d’Hermitage. Mais surtout il donnait une échéance au méga projet des tours jumelles, haute de 320 mètres. Une promesse de vente relative aux fameux « droits à construire » des biens (appartenant à Paris La Défense) et volumes nécessaires à la réalisation du projet devait alors être signée avant le 31 décembre 2021.

« Une absence de garanties financières et techniques »

Et comme cela était prévisible, c’est bien l’argent qui a tué le projet. Certes il était difficile pour Emin Iskenderov, le président d’Hermitage de boucler le financement de son opération chiffrée à près de trois milliards d’euros alors même que les relogements des 250 familles des Damiers n’était pas achevée et que de nombreux recours attaquaient les permis de construire. Mais l’homme d’affaires russe est toujours resté vague sur ses financeurs, un temps russe, un temps français, un temps européen, un temps asiatique.

Un manque de visibilité et un horizon financier flou qui n’a donc pas convaincu l’établissement public Paris La Défense. « Le conseil d’administration a décidé à l’unanimité que la situation ne permettait pas de conclure de promesses de vente avec la société Hermitage dans des conditions acceptables pour l’établissement public, eu égard notamment à l’absence de garanties financières et techniques fournies par le porteur de projet », assure l’aménageur dans son communiqué.

Les deux tours reléguées aux oubliettes, reste désormais une question et pas des moindres. Que vont devenir Infra, Anjou et Bretagne, les trois immeubles des Damiers qui étaient voués à la démolition et qui se retrouvent aujourd’hui dans un piteux état laissant tout un quartier en végétation ? Totalement vidés de leurs habitants notamment après plusieurs expulsions, RATP Habitat doit d’ici à cet été céder l’ensemble à Hermitage pour une cinquantaine de millions d’euros. Reste à savoir si cette vente aura bien lieu. Si oui, que fera Hermitage -qui n’a pas répondu à nos nombreuses sollicitations- de ces vieux immeubles des années 70 avec vue sur Seine et Paris ? essayez tant bien que mal de relancer son projet géant, lancer autre projet immobilier, une cession de l’ensemble (ou même du projet) à un investisseur ou tout simplement retaper les 250 logements pour les revendre à prix d’or et faire au passage une plus-value, histoire de payer les quinze ans d’un projet avorté…

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