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mercredi 17 avril 2024
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Richard Serra, le géant des sculptures d’acier est mort

L’artiste américain est décédé à l’âge de 85 ans. Le célébré plasticien avait signé le « Slat » dans le vaste musée à ciel ouvert du quartier d’affaires de La Défense.

Ses monumentales plaques d’acier rouillé, s’élevant de Londres à Berlin, du désert qatari à La Défense, l’ont rendu célèbre. Richard Serra, figure majeure de l’art contemporain, est décédé à son domicile à Orient, dans l’État de New York, ce mardi 26 mars. Âgé de 85 ans, l’artiste plasticien américain s’est éteint des suites d’une pneumonie, selon son avocat John Silberman, rapporté par le New York Times.

Originaire de San Francisco en Californie, Richard Serra avait abandonné ses études de littérature pour se consacrer à l’art. À la prestigieuse université de Yale, il avait trouvé une nouvelle langue pour exprimer ses idées, un langage fait de formes et de matériaux.

À son arrivée à New York, Richard Serra fut happé par le tourbillon de la scène artistique émergente. Il se lia d’amitié avec des esprits créatifs tels que Carl Andre, Eva Hesse et Sol LeWitt, dont les idées et les expériences influencèrent profondément sa vision artistique.

Au fil des décennies, Richard Serra est devenu le maître incontesté de l’acier. Ses sculptures monumentales, des arcs imposants aux courbes déroutantes, étaient des invitations à l’exploration physique et mentale. Elles se dressaient dans des espaces publics, des musées prestigieux, défiant les limites de l’art et de l’architecture. Adulées par certains, critiquées par d’autres, les œuvres monumentales du sculpteur n’ont pas laissé indifférent.

Dans le quartier d’affaires de La Défense, Richard Serra a signé le Slat. Constituée de cinq plaques d’acier pesant chacune vingt-cinq tonnes et s’élevant jusqu’à douze mètres de haut, cette sculpture présente une structure imposante. De l’extérieur, elle semble être formée de quatre plaques trapézoïdales disjointes. En entrant dans la sculpture par l’une des deux ouvertures, une cinquième plaque se révèle, créant ainsi deux parties asymétriques.

Trônant en 1984 au cœur de la Rose de Cherbourg, l’œuvre sera rapidement retirée par l’Epad, l’établissement public de l’époque (devenu par la suite Paris La Défense) en raison de trop nombreuses dégradations. Démontée en 1989, puis stockée durant deux décennies, le Slat va réinvestir le quartier d’affaires fin 2008 à l’occasion d’une exposition de l’artiste au Grand Palais. L’œuvre se dresse désormais sur le boulevard Patrick Devedjian (ex-circulaire), au pied de la Grande Arche. Pour l’occasion, Richard Serra était venu contempler le nouvel emplacement de son œuvre magistrale.

Le Slat de Richard Serra est à retrouver au pied de la Grande Arche – Defense-92.fr
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