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vendredi 19 juillet 2024
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Affaire de la chaufferie de La Défense : les deux principaux protagonistes de 84 et 100 ans ne seront pas jugés

La cour d’appel de Versailles a estimé que l’état de santé de Bernard Forterre, 85 ans et Jean Bonnefont, 100 ans, ne leur permettait pas de comparaitre, ni même d’être représentés.

L’interminable affaire de la chaufferie de La Défense n’est pas finie. Elle l’est du moins pour ses deux principaux protagonistes soupçonnés de corruption. Selon une information de France Inter, la cour d’appel de Versailles a estimé que l’état de santé de Bernard Forterre, âgé de 85 ans, et de Jean Bonnefont, âgé de 100 ans, ne leur permettait pas de comparaître, ni même d’être représentés dans le procès de la chaufferie de La Défense.

D’après une expertise médicale demandée par la cour d’appel de Versailles, le plus vieux prévenu français, ancien patron des Charbonnages de France et l’ex-numéro 3 de Vivendi ne peuvent pas répondre de leurs supposés actes durant les six demi-journées du procès en appel qui se déroulera du 20 au 29 septembre prochain.

Avec un siècle au compteur, Jean Bonnefont est alité et ne peut plus se déplacer. Son compère, Bernard Forterre souffre lui de la maladie de Parkinson. Toujours selon la radio France Inter, les médecins ont considéré que les deux hommes n’avaient même plus la lucidité nécessaire pour désigner leurs avocats. Sauf énorme retournement de situation où les deux hommes se présenteraient à la barre, les magistrats de la cour d’appel acteront cette décision le 20 septembre, au premier jour du procès.

Membre du trio, Charles Ceccaldi-Raynaud est mort en 2019

En plus de Bernard Forterre et Jean Bonnefont, on retrouve surtout dans cette affaire Charles Ceccaldi-Raynaud, l’ancien maire UMP de Puteaux qui est décédé à l’été 2019. L’élu avait été mis en examen en 2007 pour corruption. La justice le soupçonnait d’avoir reçu à la fin des années 90 un pot-de-vin de 770 000 euros en échange de l’attribution du contrat de renouvellement de la chaufferie de La Défense à une entreprise chapeautée par Bernard Forterre et Jean Bonnefont.

Débuté en 2001, l’instruction longue d’une vingtaine d’années avait abouti sur un procès en janvier 2021 sans le principal intéressé mais avec Bernard Forterre et Jean Bonnefont. Mais dès les premières heures de l’audience, les avocats des deux anciens hommes d’affaires avaient obtenu de la 15ème chambre du tribunal de Nanterre l’annulation du procès au motif de la durée anormalement longue de cette affaire, devenue le symbole de lenteur de la justice pénale française. Le parquet avait alors fait appel de la décision. Le jugement avait été confirmé par la cour d’appel de Versailles. Sauf que pour la Cour de cassation « la durée excessive d’une procédure ne justifiait pas à elle seule son annulation », renvoyant donc l’affaire et les prévenus une nouvelle fois devant la cour d’appel.

L’affaire n’est cependant pas terminée pour tout le monde. Trois personnes suspectées d’être des intermédiaires vont tout de même devoir répondre de leur implication : un homme d’affaires qui fût conseiller municipal à Puteaux, l’ancien président de l’AS Cannes et l’ancien gestionnaire de la fortune de la famille Matra. Un procès fleuve qui devrait être déséquilibré puisque Bernard Forterre et Jean Bonnefont ne pourront pas répondre aux arguments des trois autres prévenus.

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