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Le quartier Seine-Europe dévoile son futur visage

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Le quartier Diderot-Audran va être complètement transformé d’ici à 2029 - Defense-92.fr

Une nouvelle page va s’ouvrir pour le quartier Diderot-Audran, rebaptisé « Seine-Europe ». Aménagé à partir des années 80, ce quartier de Courbevoie situé en lisière de La Défense et de son boulevard Patrick Devedjian (ex circulaire) va entamer une profonde transformation.

Le département des Hauts-de-Seine, la ville de Courbevoie et Paris La Défense sont actuellement entrain de plancher sur ce secteur d’une vingtaine d’hectares composé d’une école élémentaire, d’un collège, d’un gymnase, d’immeubles de logements et de bureaux, le tout s’articulant autour d’un parc d’un hectare créé en 1994 par le paysagiste Allain Provost et rénové en 2016.

Le nouveau quartier « Seine-Europe » doit être achevé d’ici à la fin de la décennie – DR

Devenus vieillissants, les bâtiments abritant l’école, le collège et le gymnase vont s’effacer pour laisser place à des nouveaux équipements plus modernes et adaptés. Autour du parc Diderot qui sera agrandi, le collège des Renardières d’une capacité de 600 élèves s’installera à la place d’une partie de l’école élémentaire André Malraux (300 élèves) qui sera elle entièrement reconstruite juste à côté. L’école Européenne (1 200 élèves) viendra remplacer une partie de l’actuel collège. Le gymnase des Renardières va lui se déplacer à la place de l’ancienne école maternelle de la Corvette, rue du Général Audran. Le nouvel équipement sportif conçu par les cabinets Ateliers Ferret Architecture et Ligne 7 Architecture sera doté d’un gymnase, de quatre salles (Dojo, tennis de table, danse) et d’une salle de musculation.

Le nouveau gymnase des Renardières verra le jour d’ici à 2025 – Ateliers Ferret Architecture / Ligne 7 Architecture

Un jeu de chaises musicales que le département, la ville et Paris La Défense espèrent achever pour la fin de la décennie. Quant au transformateur EDF jouxtant le boulevard Patrick Devedjian, son sommet devrait être végétalisé. Enfin la rue du Général Audran sera réaménagée tout comme la rue Louis Blanc.

Pour financer ce vaste réaménagement de l’espace urbain, Paris La Défense compte s’appuyer sur les droits à construire issus du projet des tours Odyssey mais aussi d’un nouveau gratte-ciel prévu à l’emplacement de l’actuel gymnase et d’une partie du collège des Renardières. Cette tour « Alsace » dont l’usage n’a pas encore été défini tout comme son équipe de développement devrait être érigée à l’horizon 2030.

L’avenue Gambetta va accueillir pour trois années scolaires les bâtiments provisoires de l’école élémentaire André Malraux et du collège des Renardières – DR

Les travaux du nouveau gymnase devraient débuter dans les prochains mois pour s’achever dans le courant de l’année 2025. Dans la foulée suivront alors les travaux des trois équipements scolaires. Durant les travaux qui dureront au moins trois années scolaires, le collège (400 collégiens) et l’école élémentaire (310 élèves) vont être déplacés sur le terre-plein central de l’avenue Gambetta occupé depuis 2016 par les travaux d’Eole. Dès la rentrée 2025 et jusqu’aux vacances d’été de 2029, la ville de Courbevoie et le département des Hauts-de-Seine aménageront les deux établissements scolaires dans des bâtiments provisoires, sur une emprise d’environ 6 000 mètres carrés. Un projet d’implantation temporaire qui a suscité l’inquiétude et la réticence de certains habitants et de l’opposition. Mais la municipalité se défend de ce choix qualifié de « meilleur » pour répondre à de nombreux critères techniques.

Le réaménagement définitif et complet de l’avenue Gambetta devra donc attendre la fin de la décennie. « La requalification démarrera prochainement dans les zones latérales de l’avenue (réfection des trottoirs, espaces verts et pistes cyclables) pour une réalisation dès 2024 », assure la ville de Courbevoie. Il faudra ensuite attendre 2029 pour que le terre-plein central ne retrouve son image d’avant les travaux d’Eole.

La tour Ariane revêt sa nouvelle robe de verre

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Les travaux de rénovation de la tour Ariane doivent s'achever au premier semestre 2025 - Nouvelle AOM / Artefactory

Une nouvelle vie pour la tour Ariane. Inaugurée en 1975 d’après les dessins des architectes Robert Zammit et Jean de Mailly, la tour Ariane haute de 152 mètres pour 36 étages s’offre depuis la fin de l’année dernière une véritable cure de jouvence. Iconique avec sa façade en aluminium blanc entourant les fenêtres, cette peau s’est effacée pour faire passer le building dans une nouvelle ère, plus moderne mais très classique. Le gratte-ciel à la forme rectangulaire occupée par la Société Générale jusque dans les années 90 s’habille progressivement d’une nouvelle façade de verre en double-peau.

La tour Ariane s’habille progressivement d’une nouvelle façade – Nouvelle AOM / Artefactory

Orchestrée par Redman et imaginée par La Nouvelle AOM (Franklin Azzi Architecture, ChartierDalix Architectes et Hardel Le Bihan Architectes) pour le fonds souverain singapourien GIC (qui a acquis le building en 2018 pour 465 millions d’euros auprès d’Unibail-Rodamco-Westfield) représenté par BauMont Real Estate Capital et Aquila Asset Management via la SAS « Euro Ariane », le chantier ne porte pas seulement sur la façade mais aussi sur les espaces de vies du bâtiment. L’opération vise à offrir un nouveau pavillon d’entrée ainsi que la création d’un business center et d’un auditorium.

Cette transformation réalisée en site occupé constitue une première pour un immeuble de grande hauteur à La Défense. Contrairement aux autres chantiers dans le quartier d’affaires, la tour Ariane et ses 70 000 mètres carrés conserve durant tout le chantier ses seize locataires dont Metlife, Marsh, Iberdrola et In’li.

Durant les travaux de rénovation, la tour Ariane continue d’héberger ses nombreux locataires – Nouvelle AOM / Artefactory

« Le principal enjeu qui s’est imposé à nous pour mener à bien la rénovation d’un édifice aussi emblématique que la tour Ariane, c’est notre capacité à innover pour organiser un chantier de cette ampleur en site occupé. C’est une première en Europe à cette échelle et l’équipe parisienne de Nicolas Decloquement a tout mis en œuvre pour assurer le confort des utilisateurs durant toute la durée des travaux. La réhabilitation fait partie de notre ADN depuis nos premiers projets il y a quinze ans et nous sommes particulièrement fiers de participer à la transformation énergétique du quartier de Paris La Défense », indiquent Matthias Navarro et Nicolas Ponson, CEO et co-fondateurs du Groupe Redman.

Le hall de la tour Ariane va être complètement modernisé – Nouvelle AOM / Artefactory

« L’opération intègre d’une part, le renouvellement de la façade qui permettra à l’édifice de répondre aux nouvelles normes environnementales », indique les porteurs du projet. Ce chantier qualifié d’inédit a pour ambition de donner une part belle au réemploi de 220 tonnes de verre qui seront recyclées dans la filière bâtiment. Quant aux boucliers en aluminium de la façade, ils seront soit réemployés pour une composition artistique qui sera installée dans le nouveau lobby, soit recyclés dans la filière bâtiment.

Une rénovation thermique pour moins consommer

« Il faut prendre la pleine mesure de ce que représente une rénovation de cette ampleur à l’échelle d’un bâtiment aussi iconique que la tour Ariane. C’est une responsabilité immense que nous prenons vis-à-vis des utilisateurs, mais également pour les riverains du quartier de Paris La Défense qui entretiennent une relation particulière avec cet élément incontournable du skyline parisien. Avec la nouvelle AOM, les architectes du projet, nous avons élaboré une approche architecturale respectueuse, afin de préserver cette signature emblématique des années 70 tout en répondant aux enjeux de performances énergétiques et de durabilité du parc immobilier », estime pour sa part Nicolas Decloquement, directeur Ile-de-France de Redman Promotion.

Le chantier du socle sera terminé à l’automne 2023 – Nouvelle AOM / Artefactory

Rénover plutôt que démolir, un choix s’inscrivant dans la raison d’être de Paris La Défense qui s’est fixé de réduire de moitié, d’ici à 2030, les émissions à effet de serre (GES) du premier quartier d’affaires européen. « 30 % des émissions de gaz à effet de serre du territoire sont le fruit de la construction neuve de bâtiments. La restructuration des tours, à l’instar de ce qui est fait pour la tour Ariane, est un élément clé de notre stratégie de décarbonation de La Défense. Nous organisons d’ailleurs jusqu’au mois de juin, les Etats Généraux de la transformation des tours afin de faire émerger des solutions permettant d’allonger la durée de vie des immeubles de grande hauteur du quartier. » précise Pierre-Yves Guice, Directeur général de Paris La Défense », confie Pierre-Yves Guice, le patron de l’établissement public.

La tour Ariane a déjà fait l’objet de plusieurs rénovation dans le passé – Nouvelle AOM / Artefactory

La rénovation d’Ariane doit également permettre au building d’être moins gourmand en consommation d’énergie. La position de la nouvelle façade, en avant par rapport au béton d’origine, permettra de réaliser une isolation thermique par l’extérieur, d’améliorer la transmission lumineuse, tout en conservant l’aspect seconde peau caractéristique du bâtiment. Au total ce sont 23 320 mètres carrés de façade qui vont être rénovés, soit 2 240 fenêtres, permettant de respecter les critères de la RT2012-30%. A l’issue des travaux, Ariane sera labelisée BREEAM RFO 2015, niveau Very Good et BREEAM IN USE niveau Very good.

Pour mener les travaux de transformation de la façade, « Euro Ariane » a choisi l’entreprise de construction Goyer, filiale du groupe Eiffage, renommée pour ses contributions à la réalisation de projets remarquables par leur technicité et leur style architectural. Le chantier du socle (où l’on retrouve la Société Générale et un restaurant Exki) sera terminé à l’automne 2023 et la rénovation de la façade quant à elle sera achevée pour le premier semestre 2025.

La tour Ariane va être recouverte d’une nouvelle façade en verre – Nouvelle AOM / Artefactory

Paris La Défense dévoile « Synapses », le premier projet lauréat du concours Empreintes

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La construction de l'ensemble doit s'achever en 2027 - Diorama

Le bois structure désormais La Défense. Paris La Défense a dévoilé le premier des cinq lauréats de son appel à projets urbains mixtes et bas carbone Empreintes lancé en mars 2022. Et quoi de mieux que le Sibca, le Salon de l’Immobilier Bas Carbone, pour révéler « Synapses », le projet porté par Pitch Immo et le groupe GA Smart Building, associé au cabinet d’architecte Atelier(s) Alfonso Femia pour le site Ségoffin.

Situé à Courbevoie, Synapses va venir épouser le boulevard Patrick Devedjian (anciennement boulevard circulaire) sur une emprise de 2 800 mètres carrés. Pour l’emporter face aux deux autres groupements, Pitch Immo et GA Smart Building ont proposé un ensemble de coliving (une offre de séjour en longue durée, à mi-chemin entre un hôtel et un apart-hôtel) en bois avec un faible bilan carbone inférieur à 525 kgCO2eq/m².

Synapses embarquera 220 chambres – Diorama

Le projet Synapses c’est deux tours, la Serpentine et la Ségoffin culminant respectivement à 45 et 39 mètres, séparées par une faille végétalisée pour offrir « un dialogue » avec la résidence des Dauphins. Pour opérer l’ensemble des 8 000 mètres carrés, composé sur 6 100 mètres carrés de 220 chambres d’une surface moyenne de vingt mètres carrés le tout rythmées par une série de terrasses et de balcons, Colonies sera à la manœuvre. Les résidents de cette résidence en coliving pourront profiter de très grands lieux de vies commun (cuisines, salons, salles à manger,…) mais également d’un rooftop trônant en haut de la tour Ségoffin, « véritable havre de paix » qui accueillera du mobilier et une pergola agrémentée de plantes grimpantes…

Un commerce, un restaurant et une salle d’escalade viendront animer le socle de Synapses – Diorama

Le socle commun sur deux niveaux accueillera des commerces et services de proximité. Une supérette de 300 mètres carrés viendra remplacer l’actuel Franprix provisoire implanté au pied de la tour Gambetta et une offre de restauration de 400 mètres carrés s’y ajoutera. Une salle d’escalade Blocbuster de 600 mètres carrés viendra compléter l’ensemble ainsi qu’un tiers-lieu.

« Avec Synapses, nous allons doter le quartier d’une réalisation innovante, ouverte, respectueuse et surtout créatrice de liens. Le groupement a, en effet, imaginé Synapses à travers deux idées fortes : des espaces à la fois relationnels et sensoriels, valorisés par la nature et des rez-de-chaussée animés », indique Stéphane Pons, directeur général délégué, Pitch Immo.

Schéma de principe du projet Synapses – DR

Premier immeuble intégrant une structure bois à être érigé au cœur même de La Défense, le chantier Synapses va se distinguer par une méthodologie inédite. Pour assembler les 220 chambres, les investisseurs vont opter pour une construction en bois 3D modulaire industrielle, une première en France. Le montage des chambres reprendra le principe des bateaux de croisières où les cabines sont construites directement en usine avant d’être déposées sur le navire. Les différents modules de chambres seront ainsi produits dans les usines française d’Ossabois, transportés par camions puis assemblés sur le site du chantier tel un jeu de Lego. Le béton sera quant à lui « bas carbone », promettent les porteurs du projet.

Cette méthodologie imaginée en un an devrait permettre de réduire la durée du chantier à « seulement » à dix-sept mois avec jusqu’à huit modules posés quotidiennement. « L’avantage du montage en hors-site est de limiter les nuisances pour les riverains mais aussi de réduire drastiquement l’empreinte carbone et de limiter les camions », assure Sophie Meynet, directrice générale immobilier résidentiel chez GA Smart Building.

La résidence Synapses se composera d’une structure en bois – Diorama

Avant le lancement des travaux espéré pour le courant de l’année 2025, les porteurs de Synapses vont devoir obtenir le précieux permis de construire. D’ici là, Paris La Défense devra remanier le carrefour Ségoffin et modifier l’entrée du parking Coupole-Regnault. L’ambition pour Pitch Immo et GA Smart Building est de livrer Synapses en 2027. Le montant global de l’investissement n’a pas été révélé par le groupement.

Cette évolution vers un quartier d’affaires moins gourmand en énergies et plus sobre, s’inscrit dans la Raison d’être de Paris La Défense qui vise à réduire par deux l’empreinte carbone d’ici à 2030. Avec « Synapses », Georges Siffredi, le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense voit une « excellence » environnementale venant créer « une couture urbaine » avec la ville de Courbevoie.

Quant aux quatre autres sites (Demi-Lune, Jean Moulin, Liberté et Gambetta) d’Empreintes, les lauréats devraient être révélés dans le courant 2024, probablement en marge du Mipim, le salon des professionnels de l’immobilier, programmé du 12 au 15 mars prochain à Cannes.

La résidence Synapses va venir épouser le boulevard Patrick Devedjian – Diorama

Appel à projets Empreintes : un ensemble bas-carbone pour faire oublier l’encombrant échangeur routier de la Demi-Lune

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La colline paysagère servira de socle pour les trois bâtiments - Artefactorylab

No man’s land, le secteur de la Demi-Lune va enfin entamer une profonde mutation. Symbole de l’époque du tout-voiture des années 70, ce vaste échangeur routier en partie désaffecté, enclavé entre le centre commercial Westfield Les 4 Temps, les tours Kupka et Pacific, le Japan Bridge et l’immeuble de Spaces va s’effacer pour laisser place à un vaste complexe immobilier et une infrastructure routière apaisée.

Le complexe se composera de trois bâtiments – Inside Outside

Intégré à l’appel à projets Empreintes lancé il y a tout juste deux ans par Paris La Défense, le site de la Demi-Lune à Puteaux a trouvé un nouvel avenir quatorze ans après l’abandon de la tour Signal. Cette désignation succède aux sites Segoffin, Jean Moulin et Liberté. Le site Gambetta ayant finalement été écarté par Paris La Défense pour des raisons techniques.

L’ensemble mixte proposera de nombreux usages – Cau

En marge du Mipim, l’établissement public chargé d’aménager et de gérer le quartier d’affaires a choisi officiellement ce mardi –face au projet de l’équipe d’Unibail-Rodamco-Westfield– l’équipe de Linkcity et Crédit Agricole Immobilier Corporate et Promotion, associée aux architectes l’AUC, XDGA et aux paysagistes Inside Outside pour transformer d’ici à 2031 cette vaste emprise d’1,5 hectare. L’équipe a imaginé un ensemble immobilier mixte et bas-carbone de 62 000 mètres carrés alliant résidence étudiante, hébergements, bureaux, école, espace culturel et sportif ou encore food-court. « On a pris le parti de ne pas viser la grande hauteur mais de prouver que nous sommes dans une nouvelle génération de projets, plus vertueuse et sobre », s’est exprimé Pierre-Yves Guice, le directeur de Paris La Défense.

La colline paysagère servira de socle pour les trois bâtiments – DR

Le premier bâtiment, haut de 90 mètres pour une trentaine d’étages, sera le plus monumental. Cette tour formant un hexagon abritera sur un peu moins de 30 000 mètres carrés un programme mixte, avec des premiers niveaux dédiés à de la restauration, et en étages, une école d’enseignement supérieur, quelques espaces de bureaux, un hôtel et à son sommet, des « appartements-ateliers ». Autour d’une structure poteau-poutre en béton bas carbone, le gratte-ciel sera constitué de planchers bois CLT (un bois lamellé croisé particulièrement résistant). Jouant la carte de la répétition selon le building concept « ArchiSobre » développé par Bouygues Bâtiment Île-de-France, elle atteindra le seuil 2025 et visera le seuil 2028 de la réglementation. Son impact carbone sera également fortement réduit par le recours aux différentes familles de matériaux biosourcés et par une démarche ambitieuse de réemploi et de construction hors site.

Le complexe abritera notamment une offre d’hébergement – Artefactorylab

Deux immeubles d’environ 12 000 mètres carrés chacun pour une vingtaine d’étages s’élèveront sur près de cinquante mètres de part et d’autre du bâtiment principal. Selon les concepteurs, ils atteindront le seuil 2028 de la réglementation. Ces deux immeubles seront conçus avec les mêmes principes que le bâtiment principal : structure poteau-poutre en béton bas carbone et planchers en bois CLT. L’un hébergera une résidence étudiante et l’autre une résidence classique d’hébergement accompagnée de services.

Le projet doit être érigé d’ici à 2031 – Artefactorylab

« Nous inscrivons Demi-Lune comme un projet démonstrateur. Le projet urbain parvient en effet à apaiser et à résoudre une situation particulièrement complexe, tout en démontrant la pertinence de la grande hauteur à l’heure du bas carbone. », indique Laurent Mourey, directeur général de Linkcity. « Dans cet environnement complexe, Demi-Lune s’inscrit comme un démonstrateur de la transition écologique et technologique tout en améliorant le cadre de vie des habitants », s’est pour sa part exprimé Thomas Péridier, directeur de la promotion tertiaire de Crédit Agricole Immobilier Corporate et Promotion.

La colline paysagère servira de socle pour les trois bâtiments – Artefactorylab

L’ensemble s’articulera au sein d’un nouveau parc arboré d’un hectare imaginé comme une « colline paysagère ». Ouvert à tous, ce cœur d’îlot généreux orné d’un étang promet d’offrir de nombreuses activités avec entre autres un mur d’escalade et des terrains de sport. Pour les porteurs du projet et Paris La Défense, la création de ce vaste espace vert en lieu et place de l’actuel nœud routier -servant notamment d’accès pour le parking du centre commercial- permettra de lutter contre les îlots de chaleur urbaine tout en offrant un ancrage esthétique des trois bâtiments dans « un paysage nouveau et inattendu ».

L’ensemble doit proposer de nombreux usages – Artefactorylab

Avec « Synergies », Sogeprom et Fiducial se réuniront sous un même toit (et avec des logements)

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Le projet Synergies est attendu pour l'été 2027 - Scau

La mixité entre logements et bureaux devient une réalité à La Défense. Fin décembre, Sogeprom et Fiducial ont dévoilé « Synergies », un tout nouveau projet localisé rue du Capitaine Guynemer à Courbevoie. Ce programme accolé au nouveau siège de Sopra Stera remplacera un ancien immeuble qui a abrité, jusqu’à fin novembre, le siège de Fiducial, désormais temporairement relocalisé à la tour Voltaire le temps des travaux.

Le projet prévoit la construction d’un bâtiment de 10 900 mètres carrés de bureaux sur huit étages, conçu par l’agence Scau Architecture. Sogeprom, qui quittera l’immeuble voisin Ampère, y occupera 4 500 mètres carrés pour ses 150 collaborateurs, tandis que Fiducial installera près de 300 personnes sur environ 6 500 mètres carrés.

L’édification de ce nouvel immeuble reposera sur une structure mixte bois-béton. Le bâtiment intègrera un noyau central en béton et un système poteau-poutre en bois, complété par des planchers en CLT (cross-laminated timber). Conforme aux normes RE 2020 et anticipant les seuils de 2025, ce projet se distingue par l’utilisation du bois, qui en fait un véritable puits carbone, assurent les deux entreprises. Les façades, optimisées avec un équilibre entre surfaces vitrées et opaques, permettront de maximiser la lumière naturelle tout en limitant la surchauffe solaire. Par ailleurs, un système de rafraîchissement, associé à des brasseurs d’air, promet d’améliorer le confort thermique en s’appuyant sur la température ressentie. Enfin, des loggias et balcons seront aménagés à tous les niveaux pour compenser le manque d’espace au sol et les toitures terrasses seront végétalisées.

Le programme Synergies abritera les sièges de Sogeprom et Fiducial – Scau

Avec ce nouveau siège parisien, complétant un autre bâtiment situé à proximité sur le boulevard Patrick Devedjian, Fiducial souhaite offrir un cadre de travail moderne à ses salariés. « Ce projet ambitieux va revaloriser le site et offrir à nos locataires des bureaux flexibles, économes en énergie et de grande qualité architecturale », souligne Bertrand Cote, président de Fiducial Real Estate.

« Nous sommes ravis d’entamer cette nouvelle opération, qui illustre la capacité de Sogeprom à créer des lieux de vie et de travail d’exception, en conjuguant la régénération d’actifs avec une attention aux défis environnementaux. Le fait que cet ensemble devienne le futur siège de nos équipes de promotion immobilière représente une source de fierté supplémentaire, incarnant de manière concrète nos valeurs dans nos propres espaces », s’est réjoui Éric Groven, président de Sogeprom et Directeur Immobilier du Réseau SG en France.

Le programme va intégrer 77 logements – Scau

Synergies ne sera pas qu’une énième opération tertiaire. Le programme, chiffré à plus de 100 millions d’euros, prévoit la construction d’un immeuble mitoyen dédié aux logements de plus de 5 300 mètres carrés. Composé de 77 appartements (27 logements sociaux et 50 logements intermédiaires), le programme sera acquis par le bailleur social Rives de Seine Habitat.

Aux portes du quartier d’affaires et du périmètre d’intervention de Paris La Défense, ce projet réjouit son directeur général, Pierre-Yves Guice : « Ce programme renforce la mixité du territoire et témoigne de la volonté des deux entreprises de conserver une présence forte à La Défense ».

Le chantier, confié à Bouygues Bâtiment, a débuté fin 2024. Les travaux de curage et de démolition sont en cours sur la parcelle de bureaux, tandis que celle destinée aux logements, libérée il y a plusieurs années, est prête. L’objectif est de livrer l’ensemble du projet pour l’été 2027.

En plus des sièges de Sogeprom et Fiducial, le programme intègrera des logements – Scau

Appel à projets Empreintes : Quartus remporte le site Liberté avec ses immeubles bas-carbone réversibles

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Le projet Liberté doit voir le jour à l'horizon 2030/2031 - Baumschlager Eberle Architectes

C’est avec un complexe de quatre bâtiments bas-carbone, dont deux à usage réversible que Quartus a su séduire le jury du concours Empreintes. Lancé il y a tout juste deux ans, Paris La Défense a révélé ce mardi à l’occasion du Mipim, à Cannes, le groupement sélectionné pour le site « Liberté » à Puteaux quelques mois après les sites de Segoffin et Jean Moulin.

Porté par le groupement représenté par Quartus -qui intervient ainsi pour la première fois à La Défense- accompagné, pour la maîtrise d’œuvre, par les agences Baumschlager Eberle Architectes et Itar Architectures, associées à l’urbaniste-paysagiste Wald, le projet doit venir s’insérer à l’horizon 2030/2031 sur une partie désaffectée depuis 2019 du boulevard circulaire, rebaptisé boulevard Patrick Devedjian.

Le projet se composera de quatre bâtiments – Wald

Développant une surface d’environ 17 000 mètres carrés, l’ensemble se composera de quatre bâtiments bas-carbone baptisés : Proue, Belvédère, Connecteur et Promenade. Le projet ambitionne de proposer un ensemble d’immeubles fonctionnant comme un îlot mixte dont chaque partie anticipe les usages futurs répondant aux aspirations tant des habitants que des salariés ou des visiteurs de passage. Quartus assure que chacun des bâtiments disposera d’un socle vivant afin de garantir un rez-de-ville animé avec, par exemple, des cafés tiers-lieu, restaurants, commerces de proximité, cabinet médical, salle de sport ou conciergerie.

« La réversibilité des deux bâtiments centraux a d’ores et déjà été intégrée anticipant notamment un usage d’enseignement, en bureaux ou en hôtellerie. Les immeubles résidentiels, de part et d’autre, sont quant à eux conçus pour accueillir une large palette de produits immobiliers résidentiels », indique Quartus précisant que « les activités aujourd’hui projetées pourront évoluer » et que « la réflexion menée en open-innovation permettra en effet d’affiner la programmation commerciale en cohérence avec l’environnement et les usages futurs ».

La promenade du projet – Baumschlager Eberle Architectes

Le bâtiment « Proue » surplombera les autres immeubles depuis la pointe Ouest. Pouvant accueillir des logements étudiants, il intégrera par exemple un café-restaurant ainsi que des infrastructures médicales (cabinet, officine,…). Ouvert sur la large faille centrale, « Belvédère » sera dédié à un usage tertiaire ou d’hôtellerie. L’immeuble proposerait un local à vélos partagé, un atelier de réparation et un café associatif. Un café-restaurant dynamisera son socle, tourné vers Puteaux. Dialoguant avec les autres immeubles de Puteaux, « Connecteur » pourrait aussi héberger une offre tertiaire ou de bureaux. Il disposerait d’une terrasse aménagée au dernier étage, d’un café-restaurant et d’un commerce alimentaire. Enfin, à l’Est, « Promenade » se dressera en continuité de la rue de la République et clôturera l’ensemble immobilier avec une offre de logements de type coliving. Bénéficiant d’un environnement très paysagé, le programme prévoit l’installation d’un café et d’une salle de sport.

La façade alliera des éco-briques et du bois – Baumschlager Eberle Architectes

Particularité du projet, les immeubles ont été conçus dans une logique de neutralité afin de garantir la réversibilité de leurs usages selon l’évolution des besoins exprimés. « La mutation d’un immeuble neutre, en effet, n’induit que des modifications mineures, ce qui n’alourdit pas le bilan carbone de l’opération », indique le communiqué. D’un point de vue administratif, cela se traduira par le premier permis de construire « sans affectation » à Paris La Défense.

Plusieurs espaces verts sont prévus de part et d’autre de l’ensemble, avec, côté Ouest, une butte boisée. Des vallons intermédiaires sont prévus entre Proue et Belvédère ainsi qu’entre Connecteur et Promenade. Les failles accueilleront des circulations piétonnes ainsi que des mobilités douces et constitueront de réelles réserves de biodiversité, avec notamment des nichoirs et des perchoirs. Côté Est, un cheminement paysager s’inscrira dans le projet de transformation du boulevard Patrick Devedjian porté conjointement avec le département des Hauts-de-Seine. Les toitures de l’ensemble seront plantées sur près de 1 300 mètres carrés.

La faille centrale permettra de créer une connexion entre Puteaux et le boulevard Patrick Devedjian – Baumschlager Eberle Architectes

« L’enjeu est ici de créer une liaison douce et apaisée entre deux univers urbains, celui de La Défense et celui plus faubourien de Puteaux. Nous avons imaginé un projet écologique favorisant le retour du vivant en ville autour d’un ensemble de bâtiments réversibles, avec beaucoup d’espaces verts et animés dans la continuité de la promenade urbaine. Ce projet porte l’ambition de proposer de nouvelles façons d’habiter La Défense », précise Emmanuel Launiau, président de Quartus.

Enfin, le projet entend faire la part belle à l’art en prolongeant le vaste musée à ciel ouvert du quartier d’affaires existant. « Ce parcours artistique entre les émergences du projet renforcera ainsi le lien naturel entre le centre-ville de Puteaux et le cœur de Paris La Défense », assure Quartus.

La promenade du projet – Baumschlager Eberle Architectes

« La Cathédrale des Ombres » : l’ex-patronne de La Défense signe un roman-fiction sur un quartier d’affaires au bord du gouffre

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Avec son roman « La Cathédrale des Ombres », Marie-Célie Guillaume imagine un quartier de La Défense au bord du chaos - Defense-92.fr

Plongée dans une Défense moribonde. En juin 2012, Marie-Célie Guillaume est une parfaite inconnue des altoséquanais et encore plus des français. Elle est pourtant directrice de cabinet du président des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian. Ce n’est pas cette fonction qui va la rendre célèbre, mais la sortie de son roman politique à clé « Le Monarque, son fils, son fief » en juin 2012. Dans cet ouvrage écoulé à plus de 60 000 exemplaires, elle dresse un portrait au vitriol de Nicolas Sarkozy et de son clan. Elle va alors s’attirer les foudres du président tout juste écarté de l’Élysée, qui a dirigé les Hauts-de-Seine de 2004 à 2007.

Sous la pression et après avoir été éloignée de son poste de directrice de cabinet, Patrick Devedjian va lui confier en février 2014 les rênes de Defacto, qui deviendra en janvier 2018 Paris La Défense suite à sa fusion avec l’Epadesa. Partie de l’établissement public à l’été 2020, Marie-Célie Guillaume s’est lancée dans des activités de conseil et de communication de crise.

Mais la plume lui a visiblement manqué. Treize ans après son premier roman, Marie-Célie Guillaume a repris l’écriture avec, cette fois-ci, un polar apocalyptique mélangeant habilement réalité et fiction, où La Défense (et plus largement la France) plonge peu à peu dans le chaos.

Dans cette dystopie baptisée « La Cathédrale des Ombres », le plus grand quartier d’affaires n’est plus que l’ombre de lui-même. Alors que la France sort de la pandémie, le pays sombre lentement et le monde est proche d’une troisième Guerre mondiale. Les salariés en télétravail ont déserté leurs bureaux, les buildings se vident, les boutiques sont la cible de pillards, un groupuscule d’activistes devient de plus en plus violent, les cités voisines s’embrasent, le climat s’emballe, l’économie française s’écroule et le pouvoir vacille.

Dans cette société au bord de l’effondrement, la jeune commissaire Salomé Murat qui a lâché sa carrière de journaliste doit enquêter sur un étrange suicide : celui d’Igor Pipoderov, un sulfureux promoteur russe (qui n’est pas sans rappeler Emin Iskenderov) projetant de construire deux tours jumelles en bord de Seine… L’homme est retrouvé mort, pendu dans les dédales du quartier d’affaires par un certain Picasso, SDF bien connu des habitués. Mais Salomé, un brin idéaliste, ne croit pas vraiment à la piste du suicide, alors qu’au même moment, la mort l' »Arménien » (qui est bien évidemment Patrick Devedjian) qui dirigea le quartier est remis en question. À travers son enquête, elle va pénétrer le monde mystérieux des profondeurs de La Défense, au moment même où le (et son) monde s’effondre et le pouvoir titube.

Paru aux éditions Michel Lafon, le livre d’un peu moins de 300 pages sort ce jeudi 27 mars. Il est vendu en librairie, chez Cultura, la Fnac, Amazon… à 19,95 euros et à 13,99 euros en e-book. Un roman que Marie-Célie Guillaume va dédicacer ce jeudi entre 17 heures et 19 heures au Cultura du Westfield Les 4 Temps.

« La Cathédrale des Ombres » sort ce jeudi 27 mars aux éditions Michel Lafon – Defense-92.fr

Entretien avec Marie-Célie Guillaume

Pourquoi ce livre et pourquoi ce titre ? 

J’ai écrit ce livre car j’avais envie de rendre hommage à ce territoire méconnu et très mal-aimé. Je voulais partager mon regard sur ce territoire singulier qui m’a apprivoisée et que j’ai appris à aimer. Je voulais également rendre hommage à ceux qui l’ont fait, les anciens de l’Epad, et ceux continuent de le façonner, les agents de la maintenance ou du PC de sécurité qu’on oublie souvent mais dont le rôle est aussi important que les ingénieurs de l’aménagement. Et puis, je voulais faire revivre Patrick Devedjian (mort du Covid-19 le 28 mars 2020) et Laurent Roques (directeur général adjoint de Paris La Défense décédé d’un cancer le 2 novembre 2020).

À La Défense, il y a deux mondes. Celui du dessus, que tout le monde voit et connaît, avec les tours, les entreprises du CAC 40, les salariés et les consommateurs pressés. Et le monde du dessous, invisible, obscur et mystérieux, avec des volumes vides dont le plus spectaculaire est la Cathédrale engloutie. Cachés sous la dalle, il y a des ombres, ceux que l’on ne veut pas voir, les réprouvés, les exclus du système. La cathédrale des ombres est une métaphore de notre société et de notre modernité, arrogante et fragile, qui est arrivée aujourd’hui à ses limites.  C’est aussi une allégorie de nos cheminements intérieurs.

 

Dans ce roman, vous imaginez une France au bord du précipice, où La Défense n’est plus qu’un fantôme. Où est la frontière entre le réel et la fiction ?

C’est un roman d’atmosphère, dans lequel je mélange les atmosphères d’un territoire, d’une époque, d’une expérience personnelle et d’un chemin intérieur. J’ai pris une licence fictionnelle à partir de faits réels. Chaque lecteur placera où il veut la frontière entre le réel et la fiction. La dystopie permet de prendre un temps d’avance pour raconter ce qui vient. Je voulais évoquer un futur très proche, mais j’ai été rattrapée par le réel ! Le chaos dans lequel nous sommes aujourd’hui, que ce soit nationalement ou internationalement, dépasse ce que j’imaginais.

 

Faut-il faire un parallèle entre l’effondrement de la société imaginé dans votre livre et ces lieux mystérieux sous la dalle ?

Ce territoire de La Défense est très intéressant, car c’est un concentré de notre société avec toutes ses contradictions. La tension entre le vertical et l’horizontal, le masculin et le féminin, le matériel et le spirituel. Au-dessus, il y a ce monde très masculin, démonstratif, écrasant, vertical, qui incarne le pouvoir, la domination, le patriarcat. Et en dessous, dans les entrailles du quartier, il y a la dimension féminine du territoire, négligée, oubliée, maltraitée. Une matrice qui abrite et protège les exclus du système. La Défense est une belle allégorie de notre modernité présomptueuse, qui a cru tout dominer et tout contrôler en construisant une société artificielle totalement hors-sol, coupée de la nature, mais dont les fondations sont très fragiles. Mon roman est aussi un roman d’espoir. Quand une société bascule ou s’effondre, on a le choix entre la violence, la guerre, la domination encore et toujours, ou alors l’éducation, la culture, la poésie, l’altérité. Dans les interstices obscurs et invisibles de notre société, il y a des femmes et des hommes qui tentent modestement, discrètement, de rassembler les fragments, retisser les liens, et inventer des chemins différents. Et si on les rendait visibles ?

Le roman de Marie-Célie Guillaume est centré sur la Cathédrale engloutie de La Défense – Defense-92.fr

Pourquoi faire ce lien entre Iskenderov et Pipoderov ?

Pipoderov, c’est l’histoire d’un bluffeur. D’un homme avec une capacité de conviction et de séduction hors du commun et un vrai talent. Il a embobiné durant plus de quinze ans l’aménageur, les élus, les hauts fonctionnaires, le gouvernement, bref tout le monde, pour quel résultat ? C’est un fiasco et un vrai gâchis.

 

Avec ce roman-fiction, voulez-vous régler vos comptes avec certaines personnes, comme Emin Iskenderov, avec qui vous avez eu des relations très compliquées ? 

Pas du tout. Je n’ai aucun compte à régler avec qui que ce soit, et encore moins avec Iskenderov. Il s’en est chargé tout seul. Aujourd’hui, son projet est enterré, Paris La Défense va enfin pouvoir s’atteler à réinventer le quartier des Saisons.

 

Avez-vous peur de ce promoteur qui voulait dresser deux tours jumelles dans le ciel de La Défense ?

Il ne m’a jamais fait peur ! Ce n’est pas parce qu’on essaie de vous intimider qu’il faut avoir peur.

 

Dans votre roman, il y a donc des personnages réels connus, d’autres beaucoup moins, et des personnages fictifs ?

Oui, il y a de nombreux personnages inspirés des personnes que j’ai connues ou avec qui j’ai travaillé quand j’étais à Defacto puis Paris La Défense, même parmi ceux qui paraissent totalement farfelus. J’ai une tendresse particulière pour Picasso, le SDF, ancien salarié fracassé par la vie, qui vit au pied des tours dans lesquelles il travaillait. J’en ai rencontré des sans-abri avec une histoire similaire, et les plus anciens de Paris La Défense se souviennent tous de Picasso et ses pots de peinture.

 

Faut-il faire un parallèle entre la commissaire et votre vécu ?

A certains égards, oui. J’ai été la première femme, non ingénieure de surcroît, à diriger l’aménageur de La Défense. La commissaire raconte aussi cela, l’arrivée d’une femme avec son regard, sa sensibilité, sa façon de faire différente, dans ce monde fait par ou pour les hommes. Il fallait sans doute une femme pour oser explorer et réveiller l’horizontalité de La Défense, sa part féminine. La découverte du sous-dalle par la commissaire est très inspirée de ma propre expérience. Quand je suis arrivée à la tête de Defacto, on était en plein conflit social avec les équipes de sécurité. Le deuxième jour, je suis allée à leur encontre et j’ai passé une nuit avec eux à patrouiller dans les entrailles de La Défense. Ils m’ont emmenée partout, dans les endroits les plus glauques, j’ai rampé dans les galeries, grimpé les échelles. C’était une sorte de bizutage, mais ce fut une nuit fondatrice pour moi. C’est là que je suis tombée amoureuse de La Défense. Dessous, il y a une énergie particulière, quelque chose que l’on ne perçoit pas du dessus. La Défense est une géante, dont on ne voit au-dessus que la tête et les bras. Il faut aller dessous pour percevoir le cœur, le réseau sanguin et nerveux, les poumons, les intestins, l’estomac. C’est la « bête »,  avec ses pulsations, ses grognements, ses excréments. Une géante qui a un corps, et ce corps est vivant.

 

Finalement, La Défense c’est votre personnage central ?

Tout à fait. La Défense est beaucoup plus qu’un simple décor, aussi spectaculaire soit-il. Au delà de son gigantisme et de son caractère minéral, c’est un écosystème vivant. Une géante forte et fragile à la fois. Je reste persuadée qu’elle saura trouver une nouvelle jeunesse, se réinventer. Et que son avenir est tapis là, quelque part, dans les plis obscurs et cachés de ses entrailles. 

 

Avec ce roman, vous ouvrez des portes sans vraiment les refermer. Envisagez-vous une suite ?

Je ne l’exclus pas. J’ai quelques idées… Pour le moment je prépare un autre livre sur un tout autre sujet.

 

Et une adaptation à la télévision, au cinéma ou sur une plateforme, est-ce un rêve pour vous ?

J’aimerais bien… J’ai toujours trouvé que La Défense était hyper photogénique. Mais ce n’est pas à moi de juger si l’histoire est suffisamment forte pour intéresser un réalisateur ou un producteur.

Le personnage Igor Pipoderov est largement calqué sur Emin Iskenderov, le promoteur des deux tours Hermitage, un projet géant qui n’a jamais abouti – Defense-92.fr

Zoo Art Show transforme un immeuble de La Défense en temple du street art

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Zoo Art Show débarque à La Défense - Defense-92.fr

Une immersion inédite dans la culture urbaine. Après avoir conquis Lyon depuis 2018 avec plus de 200 000 visiteurs à travers plusieurs cycles d’expositions, le Zoo Art Show débarque dans le plus grand quartier d’affaires d’Europe avec son musée XXL dédié à l’art de rue.

En attendant une importante rénovation à venir, l’immeuble Maison de La Défense délaisse peu à peu ses bureaux pour se consacrer au street art en accueillant le Zoo Art Show. Bordant la place de La Défense, ce bâtiment du début des années 80, situé face au Westfield Les 4 Temps, se trouve à quelques mètres à peine de la sortie de la gare. Difficile de le manquer !

« Après Lyon, nous avions très envie de venir à Paris. Nous avons visité une douzaine d’immeubles en Île-de-France. La Défense nous a séduits car c’est un haut lieu historique du graffiti. Et le bâtiment est idéalement situé », confie Antoine Roblot, fondateur de Zoo Art Show.

Antoine Roblot est le fondateur de Zoo Art Show – Defense-92.fr

« L’idée, c’est d’investir des bâtiments inoccupés pour créer une œuvre monumentale. Ce sont des centaines de créations qui, réunies, n’en forment plus qu’une seule », assure Antoine Roblot, qui a réussi l’exploit de monter cette exposition en seulement dix semaines.

Ce musée éphémère vous immerge dans 4 000 mètres carrés de graffitis, peintures, toiles, tags et autres installations numériques et lumineuses. Réparti sur quatre étages, le parcours dévoile les œuvres originales de 500 artistes -dont 200 franciliens- sous la direction de Dize 156 (Paris), M.Panda (Nîmes) et Snake (Toulouse). On y retrouve notamment Darco, Jo Di Bona, Okuda, Gero, One Mizer, Bates, Zenoy, ainsi que des figures majeures comme JR, Kaws, Rime ou Revok, qui ont littéralement redonné vie à ces anciens bureaux austères de Regus.

Dès l’entrée, les Parisiens ne seront franchement pas trop dépaysés avec ces véritables portes de métro et de trains de banlieue qui viennent habiller les murs de l’ancien hall d’accueil. À chaque étage son univers. Alors que le second niveau avec « Art Show » se veut être un espace présentant des galeries d’art -où les œuvres sont à contempler et à acheter-, à l’étage du dessus, avec « Urban Playground » ce sont des œuvres immersives et numériques qui vous accueillent. Au quatrième, « Streetart Maze » vous propose un labyrinthe visuel retraçant la scène street art des années 90/2000, période où l’art urbain s’ouvre au grand public. Une fois monté au sommet, vous voilà immergé dans une ambiance d’urbex qui porte bien son nom. Des sols aux murs, en passant par les plafonds, dans l’espace « Vandal Squat », tout est recouvert de graffs et de tags. L’immersion dans un lieu livré à lui-même est totale.

Mais alors, dans quel sens faut-il déambuler dans Zoo Art Show ? « Il faut se balader comme on veut. Tous les étages sont complémentaires les uns des autres », répond Vladimir Paszkiewicz, manager général du Zoo Art Show de La Défense. Il est possible de commencer son périple par le « Vandal Squat » pour terminer dans les galeries d’art. Ou l’inverse. C’est à vous de choisir !

Le musée prévoit tout au long de son ouverture des soirées avec DJ sets. Une offre de restauration est également proposée et une boutique de souvenirs est disponible en plus des galeries d’art. Zoo Art Show, c’est aussi près d’un millier de mètres carrés d’espaces privatisables pour des événements professionnels.

Et l’art urbain pourrait même s’étendre au-delà des 4 000 mètres carrés. « On a la possibilité, pourquoi pas, d’agrandir l’exposition. On verra en fonction de ce qui se passe », rajoute Antoine Roblot.

Pour l’instant, Zoo Art Show est ouvert jusqu’au 10 août. Après une courte pause estivale, le musée retrouvera ses visiteurs dès la rentrée et restera visible jusqu’à la fin de l’année, voire au-delà si le succès est au rendez-vous. « On verra », glisse le fondateur.

Ouvert les mardis, mercredis, jeudis, samedis et dimanches, le Zoo Art Show vous accueille au 4, place de La Défense. Les visites se font par sessions de 90 minutes réparties sur différents créneaux horaires dans la journée. Le billet classique est proposé à 16 euros pour les adultes, 9 euros pour les enfants de 4 à 12 ans, et 54 euros pour le pack famille (deux adultes + trois enfants). Attention : aucun billet n’est vendu sur place. Tout se fait en ligne, et il est fortement recommandé de réserver en amont.

Ce n’est pas la première fois que le graffiti s’invite dans l’immobilier. En 2020, un immeuble de bureaux à Nanterre en attente de rénovation avait déjà servi de terrain d’expression pour les artistes. Un an plus tard, à l’été 2021, un petit bâtiment à Puteaux, à deux pas de La Défense, avait lui aussi été investi avant d’être démoli.

Top 14 : le Racing 92 affronte Toulon ce samedi à la Paris La Défense Arena

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Le Racing 92 affrontera Toulon ce samedi 16 mai à la Paris La Défense Arena - Defense-92.fr

Alors qu’il ne reste plus que trois matches à disputer dans cette saison régulière, les Ciel et Blanc n’ont plus le droit à l’erreur. Pour cette vingt-quatrième journée du Top 14, les Racingmen recevront, ce samedi 16 mai à la Paris La Défense Arena, les joueurs du RC Toulon. Le coup d’envoi sera donné à 21 heures sur la pelouse synthétique couverte de la plus grande salle de spectacle d’Europe.

Septièmes au classement, les Racingmen vont devoir absolument s’imposer face aux Toulonnais, neuvièmes, afin d’espérer intégrer les six premières places et ainsi se qualifier pour les barrages en vue de la finale. Les Ciel et Blanc devront également éviter de chuter au-delà de la huitième place s’ils veulent décrocher une qualification pour la Champions Cup.

Les places pour cet affrontement sont proposées à partir de 19,92 euros (9,92 euros pour les moins de 18 ans) et jusqu’à 92,92 euros, selon les différentes catégories. Pour réserver vos billets, c’est ici.

Une nouvelle aire de jeux pour le quartier Boieldieu

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L’aire de jeux du quartier Boieldieu a fait peau neuve - Defense-92.fr

Les rires et les cris des plus jeunes résonnent de nouveau dans le quartier Boieldieu. Après plusieurs mois de chantier, l’aire de jeux a rouvert dans un espace entièrement modernisé. Les enfants peuvent désormais profiter de nouveaux équipements ludiques, parmi lesquels une balançoire, un grand toboggan et de petits trampolines. Cette aire est accessible aux enfants âgés de 1 à 15 ans. Une table de ping-pong destinée aux enfants comme aux adultes a également été installée.

Cette refonte de l’espace, menée par Paris La Défense, a également permis d’augmenter les surfaces végétalisées du jardin Marceline Sebalt et de réaménager les abords du parc avec un nouvel espace planté d’iris, offrant ainsi des floraisons étalées sur plusieurs périodes de l’année.

« Lors de la phase de travaux, des pratiques responsables ont été intégrées au projet, comme la réutilisation de matériaux », indique Paris La Défense, qui précise que le site a aussi évolué avec davantage de sols perméables afin de favoriser l’infiltration des eaux de pluie et de limiter les risques d’inondation.

Cette aire est accessible aux enfants âgés de 1 à 15 ans – Defense-92.fr