La Paris La Défense Arena accueillera du 20 au 24 mai l’édition 2026 du Rocket League Paris Major - Psyonix
La semaine s’annonce animée à la Paris La Défense Arena. La plus grande salle de spectacle d’Europe accueille, à partir de ce mercredi et jusqu’à dimanche soir, l’édition 2026 du Rocket League Paris Major (RLCS). Sur les cinq jours de l’événement, organisé par Blast, trois seront accessibles au public : les vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 mai.
Les fans du jeu de football en voiture Rocket League pourront retrouver les équipes françaises avec la Karmine Corp, Vitality et Gentle Mates. L’événement d’e-sport opposera également des équipes internationales, avec Wildcard (USA), FUT Esports (Turquie), NRG (USA), MIBR (Brésil), Manchester City Esports (Angleterre), Five Fears (Australie), Twisted Minds (Arabie saoudite), Ninjas in Pyjamas (Suède), Shopify Rebellion (Canada), TSM (USA), Spacestation Gaming (USA), R8 Esports (Arabie saoudite) et FURIA (Brésil).
Ces seize équipes s’affronteront dans quatre groupes. Les deux premiers jours, qui ne seront pas accessibles au public mais à suivre en live, seront consacrés aux matchs de poule, puis le week-end aux éliminatoires et à la grande finale, qui se déroulera dimanche à 15 heures.
Les formations se partageront une cagnotte de 354 000 dollars. L’équipe qui remportera le tournoi repartira avec la somme de 102 000 dollars, la seconde 51 000 dollars et la troisième 36 000 dollars, tout comme la quatrième. Les cinquième et sixième places recevront 22 500 dollars, les septième et huitième 15 000 dollars, puis les neuvième à douzième places 9 000 dollars, et enfin les treizième à seizième places 4 500 dollars.
Le Racing 92 s’est imposé 43 à 28 contre Toulon - Defense-92.fr
Une victoire pour continuer à espérer une qualification. Le Racing 92 s’est imposé 43 à 28 face à Toulon, ce samedi à la Paris La Défense Arena, dans cette rencontre comptant pour la vingt-quatrième journée du Top 14. Lors du match aller, le RC Toulon avait dominé le Racing 92 sur le score de 45 à 21.
Au total, les Racingmen ont inscrit six essais (I. Diallo 08’, J. Tuisova 19’, G. Prisciantelli 24’, H. Kolingar 40’, N. Hughes 54’ et J. Tuisova 78’), dont cinq transformés (G. Prisciantelli 09’, 20’, 25’, 40+1’ et 79’), ainsi qu’une pénalité (G. Prisciantelli 16’). Les Toulonnais ont, de leur côté, marqué quatre essais (M. Jaminet 04’, G. Dréan 12’, P. Damond 45’ et J. Quere-Karaba 62’), tous transformés (M. Jaminet 05’, 13’, 45’ et T. Albornoz 63’).
Si les Ciel et Blanc restent bloqués à la septième place avec 65 points, cette victoire à domicile permet aux hommes de Patrice Collazo de continuer à croire à une qualification pour les barrages du championnat de France. Mais décrocher ce ticket pour les barrages s’annonce tout de même compliqué. Les Ciel et Blanc devront absolument s’imposer dans deux semaines face aux Auvergnats.
Le dimanche 31 mai, les Franciliens se déplaceront dans le Puy-de-Dôme pour affronter Clermont-Ferrand (actuellement sixième avec 67 points), avant de recevoir le 6 juin prochain le leader toulousain à la Paris La Défense Arena lors de la dernière journée de la saison régulière du Top 14. La billetterie pour cette ultime rencontre est déjà ouverte, avec des places disponibles à partir de 45,92 euros (35,92 euros pour les moins de 18 ans). Pour réserver vos billets, c’est ici.
C'est la quatrième fois qu'Alexis Landot grimpe la tour TotalEnergies - Defense-92.fr
Une ascension éclair. Alexis Landot a escaladé en solo la tour TotalEnergies (Coupole), ce samedi matin, signant sa quatrième ascension du bâtiment. Une performance que le sportif de l’extrême, proche de la légende Alain Robert, avec qui il a déjà grimpé cette même tour ainsi que la Burj Khalifa à Dubaï, a réalisée en moins de trente minutes.
Alexis Landot a escaladé sans la moindre protection et surtout sans aucune autorisation les 187 mètres de cette tour – Defense-92.fr
Sans la moindre protection et surtout sans aucune autorisation, le grimpeur de 26 ans s’est lancé peu après 9 heures par la façade nord du building. Torse nu et pieds nus, avec seulement quelques morceaux de strapp au bout des doigts et un peu de magnésie sur les mains pour limiter la transpiration et les risques de blessure comme des coupures, Alexis Landot a gravi la tour en s’aidant des rainures de la façade de verre et d’acier pour y glisser ses mains, et en prenant appui avec ses pieds sur les cadres métalliques. Avec une dextérité impressionnante, il n’aura mis qu’environ vingt-cinq minutes pour venir à bout du gratte-ciel.
Alexis Landot a escaladé en même pas trente minutes la tour TotalEnergies (Coupole) – Defense-92.fr
« C’était cool, je suis content. Les conditions météo étaient bonnes. C’était une très bonne expérience », nous a confié Alexis Landot à l’issue de son exploit, qu’il qualifie lui-même de « facile », même s’il admet qu’il ne faut « jamais sous-estimer les choses ». Au sommet, c’est la police qui l’a accueilli pour l’emmener au poste avant de le relâcher rapidement. Car aussi impressionnant soit-il, son exploit reste interdit (et oui, il y a un arrêté municipal qui l’interdit) et surtout dangereux. « Ce sont des choses à ne surtout pas reproduire », prévient Alexis Landot à ses admirateurs.
Alexis Landot arrivant au sommet du building – Defense-92.fr
Car Alexis Landot n’est pas un novice. Loin de là. Si son palmarès reste moins impressionnant que celui d’Alain Robert, pionnier de la grimpe urbaine, il a déjà gravi de nombreuses tours à La Défense et ailleurs. Dans le quartier d’affaires, la tour TotalEnergies (Coupole) est sa quatrième ascension. Il est déjà venu à bout des tours Franklin, Ariane, Opus 12 mais aussi Alto.
Alexis Landot a déjà grimpé de nombreuses tours à La Défense – Defense-92.fr
Les services de la tour Opus vont être entièrement rénovés - Defense-92.fr
C’est l’un des plus vieux gratte-ciels du quartier d’affaires de La Défense. Érigée au début des années 70 selon les plans des architectes Jean Dubuisson et Jean-Pierre Jausserand, la tour PB12 (c’est son nom de code), qui a abrité des bureaux du Crédit Lyonnais jusqu’au début des années 2000 avant de subir une lourde restructuration menée par le tandem Cogedim et Bouygues Construction, va de nouveau se mettre au goût du jour.
BNP Paribas Asset Management (AM), l’ex-AXA IM, vient d’enclencher la modernisation du building, dont la fin des travaux, menés par le groupe Legendre, est attendue au second semestre 2027. Pour donner un nouveau souffle à cette tour directement connectée à l’esplanade, l’asset manager d’Opus 12 s’est entouré du cabinet Valode & Pistre, déjà à la manœuvre lors de la première restructuration entre 2002 et 2004, ainsi que du spécialiste de l’aménagement Saguez & Partenaires.
Vingt ans après sa grande transformation, la tour Opus 12, rebaptisée simplement Opus, va adopter les standards actuels des immeubles de bureaux, sans toucher à sa façade. Pas de révolution pour ce projet donc, mais de nouveaux services vont être ajoutés. Opus va également davantage s’ouvrir sur l’extérieur.
Le socle d’Opus va ainsi évoluer, délaissant un peu son aspect minéral pour adopter une allure plus chaleureuse. Le hall et le vaste patio du bâtiment vont être repensés, tandis que la conciergerie, l’espace fitness et le business center seront également revus.
Le hall de la tour Opus va être entièrement repensé – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire
L’offre de restauration sera, elle aussi, totalement repensée. Deux nouveaux restaurants vont prendre place au rez-de-dalle d’Opus. Le « Rift » viendra remplacer l’ancien centre Point Vision, occupé auparavant par la galerie des projets de l’Epadesa, devenue Paris La Défense (ex-Epad), qui avait implanté son siège sur deux étages de la tour. Le restaurant s’ouvrira sur l’extérieur avec un petit jardin aménagé du côté de la place de la Pyramide. Le restaurant « Solé » viendra, lui, se nicher à l’étage supérieur. Le niveau -1 sera, quant à lui, dédié au restaurant « Le Ledge ».
Au sommet d’Opus, le vingt-sixième étage de bureaux sera transformé. Le Twenty-Six y sera aménagé, avec un skybar et une terrasse végétalisée de 275 mètres carrés.
Le patio sera également entièrement rénové – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire
Un business club est également projeté au sommet, avec cinq salles de réunion accessibles à l’ensemble des occupants du bâtiment, dont une salle d’une capacité de vingt-cinq personnes bénéficiant d’un accès direct à la terrasse.
Opus va également conserver ses espaces de mobilité. Le building intègre à sa base un parking de 139 places ainsi que 84 emplacements pour les vélos.
Cette refonte du building va également permettre de remplacer d’anciens équipements techniques, comme des modules CTA, et d’améliorer les performances énergétiques de l’édifice.
Un nouveau restaurant sera aménagé au sommet de la tour – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire
Avec tous ces nouveaux espaces, les propriétaires d’Opus espèrent bien conserver les actuels locataires (Attijariwafa Bank, Albioma, Deloitte, Deodis, Moody’s, Yara…), qui resteront durant les travaux, mais aussi en attirer d’autres afin de remplir les quelque 11 000 mètres carrés d’espaces de travail vacants dans ce bâtiment d’environ 34 000 mètres carrés (dont près de 30 000 mètres carrés de bureaux), réparti sur vingt-six étages et quatre niveaux en infrastructure. BNP Paribas Asset Management (AM) y occupera d’ailleurs 6 200 mètres carrés.
Une terrasse sera également créée au dernier niveau du building – Valode et Pistre / Saguez et Partenaire
Pour cette première phase, une grue mobile sera installée sur la rue de la République afin de déposer des bungalows et de ramener de cinq à trois niveaux la base vie actuelle. Si les opérations de démontage seront réalisées uniquement en journée, la chaussée sera fermée en continu du lundi 18 mai au mercredi 3 juin.
La rue de la République sera ainsi fermée à la circulation à partir du rond-point de la Liberté. Pour rejoindre le pont de Neuilly, une déviation sera proposée par la D21. L’arrêt de bus Bellini ne sera plus desservi par les lignes 73, 174 et N24.
Keïta Janota avait remporté le Prix d’instrumentiste en 2025 - CD92 / Stéphanie Gutierrez-Ortega
C’est un peu un retour aux sources. Si l’édition 2026 de La Défense Jazz Festival n’aura finalement pas lieu, son concours, lui, est bien maintenu. Le département des Hauts-de-Seine, qui a renoncé à organiser cette année le festival pour des raisons budgétaires, a choisi de conserver ce tremplin musical créé en 1977, soit quinze ans avant la naissance du festival en 1992.
Organisé par le département, le Concours National de Jazz de La Défense reviendra ainsi cette année pour une 49e édition. Considéré comme une référence du jazz français, il accompagne depuis près d’un demi-siècle l’émergence de nouveaux artistes et l’évolution des esthétiques jazz.
Le concours s’adresse aux groupes et artistes de toutes nationalités résidant en France, sans limite d’âge, engagés dans une démarche professionnelle. Les candidats ne doivent pas avoir commercialisé d’EP ou d’album plus de cinq ans avant le dépôt de candidature et devront présenter un répertoire live d’au moins trente minutes.
Depuis sa création, le concours a révélé plusieurs artistes devenus des figures du jazz français, parmi lesquels Thomas de Pourquery, Youn Sun Nah, Julien Lourau, Pierre de Bethmann, Erik Truffaz, Paul Lay, Leïla Martial ou encore Airelle Besson.
Deux distinctions seront attribuées : le Prix du Concours National de Jazz de La Défense et le Prix d’Instrumentiste. Les lauréats bénéficieront notamment d’une aide financière, d’une résidence de création à La Seine Musicale et d’un accompagnement personnalisé.
Le jury sera composé de journalistes, programmateurs, diffuseurs et tourneurs spécialisés. Des aides complémentaires pourront également être attribuées à d’autres groupes sélectionnés.
Un Super Puma, semblable à celui visible sur cette photo, hissera plusieurs éléments de grue au sommet de la tour Opus - Defense-92.fr
Un chantier qui promet d’être aussi impressionnant que bruyant. Un Super Puma (H215) va venir perturber la quiétude du quartier d’affaires de La Défense ce samedi matin. Le spécialiste SAF Héicoptères va réaliser un héliportage au sommet de la tour Opus, qui vient d’entamer une grande modernisation menée par le groupe Legendre.
L’aéronef immatriculé F-HRTS fera son arrivée dans le ciel de La Défense vers 9 heures ce samedi 16 mai. Il aura pour mission de hisser au sommet du building, à l’aide d’une élingue de quatre-vingts mètres, les éléments d’une grue Liebherr Derrick ainsi qu’une mini-grue araignée. Six rotations sont prévues durant une trentaine de minutes.
C’est au sommet de la tour Opus que seront héliportés les éléments de la grue – Defense-92.fr
L’appareil de l’avionneur Airbus arrivera la veille d’Albertville, en Savoie, pour se poser à l’héliport d’Issy-les-Moulineaux. Si le Super Puma ne se posera pas au pied des tours de La Défense lors de sa mission, un vaste périmètre de sécurité sera mis en place et assuré par AIDF. Concrètement, l’accès à la place située devant la Fontaine Agam sera interdit au public. Un passage piéton sera cependant maintenu le long de l’ensemble Cœur Défense. Les différentes charges seront quant à elles positionnées sur la place avant d’être héliportées au sommet de la tour.
Un large périmètre de sécurité sera mis en place à l’intérieur du tracé rouge. Un second, plus petit, sera également installé sur la place de La Défense – Defense-92.fr
Les enseignes du Westfield Les 4 Temps et du Westfield Cnit seront ouvertes pour ce jour de l’Ascension - Defense-92.fr
Pour certains ce sera un long weekend de quatre jours et pour d’autres un simple jour férié. Les centres commerciaux Westfield Les 4 Temps et Westfield Cnit seront ouverts ce jeudi 14 mai, jour de l’Ascension, de 10 heures à 20 heures.
Au Westfield Les 4 Temps, l’hypermarché Auchan sera ouvert de 9 heures à 20 heures (le service de livraison sera fermé) et l’Apple Store entre 11 heures et 19 heures. Au Dôme et à la Clairière, les restaurants gardent leurs horaires habituels, à savoir de 10 heures à 23 heures, de même pour le cinéma UGC, qui proposera des séances toute la journée (les horaires sont à retrouver sur le site ugc.fr). La salle d’arcade, La Tête dans les Nuages sera ouverte entre 10 heures et 23 heures.
Du côté du Westfield Cnit, la Fnac sera ouverte de 10 heures à 19 heures, le Monoprix (pas de service de livraison) de 10 heures à 19 heures, la boutique Nespresso également entre 10 heures et 19 heures, le Decathlon de 9h30 à 20 heures et le Carrefour City de 9 heures à 20 heures.
Dans la gare RER de La Défense, le Carrefour City sera ouvert pour entre 9 heures et 20 heures.
Enfin, au Faubourg de l’Arche, le Monoprix sera accessible de 9 heures à 20 heures et le service de livraison sera fermé.
Un groupe de cinq investisseurs a dessiné l’image de La Défense en 2050 - MaudCaubetArchitectes / myluckypixel
Quinze grandes mesures pour éviter le déclin du quartier d’affaires. Quelques mois après la présentation de l’étude choc de Deloitte, portée par l’AUDE (l’Association des utilisateurs de La Défense), cinq grands investisseurs représentant près de 15 % des actifs du quartier ont révélé leur vision pour 2050.
Réuni sous la bannière « La Défense 2050 », ce groupement, composé d’Allianz France, Axa IM Alts, Groupama Immobilier, Société Générale et Unibail-Rodamco-Westfield, a présenté quinze propositions pour redynamiser le plus grand quartier d’affaires d’Europe d’ici à 25 ans. « Nous avons investi cinq milliards d’euros à La Défense au cours des dix dernières années », affirme Roland Cubin, directeur général délégué chez Groupama Immobilier. De quoi affirmer publiquement leur poids et envoyer un message aux décideurs publics.
Pour dépasser la monoactivité des bureaux et revitaliser le quartier, l’étude propose de créer deux pôles européens d’excellence : l’un centré sur l’intelligence artificielle, l’autre sur le climat et les énergies vertes, à l’image du « Campus Cyber » dédié à la cybersécurité, inauguré en 2022. Pour accompagner l’implantation de grandes écoles et centres de formation, l’étude envisage 115 000 mètres carrés de résidences étudiantes, des espaces de restauration, des lieux d’apprentissage partagés, des zones festives, des installations sportives, un incubateur spécifique au quartier et une marque « Campus La Défense » afin d’attirer des universités étrangères.
Les cinq investisseurs espère la mise en place un dialogue public-privé dans le cadre des nouvelles instances : Conseil de développement de La Défense, Atelier des territoires et une voix consultative au conseil d’administration de Paris La Défense.
Considérée comme l’une des plus strictes au monde, la réglementation incendie est perçue comme un frein par les investisseurs, qui réclament un assouplissement des règles, notamment sur les distances entre escaliers, l’élargissement des missions des agents SSIAP au gardiennage et à la maintenance, ou encore l’autorisation de nouveaux matériaux en IGH avec un sprinklage.
Le groupement souhaite également convaincre le législateur de simplifier la réglementation et d’établir une réglementation environnementale spécifique (RE 2020) pour les Immeubles de Grande Hauteur (IGH), en prenant en compte l’impact carbone de l’excellente desserte de La Défense. Il plaide aussi pour une fiscalité écologique incitant à la restructuration des tours plutôt qu’à leur démolition-reconstruction.
Une vision du réaménagement du parvis voulue par Christian de Portzamparc – 2Portzamparc / myluckypixel
Alors que le taux de vacance avoisine actuellement près de 14 %, le groupement estime qu’il faudrait convertir 275 000 mètres carrés de bureaux en nouveaux usages sur dix ans, notamment en hôtellerie, enseignement supérieur ou encore en offres de loisirs et commerces. « Le taux de vacance est une opportunité. La vacance permet d’envisager une mutation et une évolution des usages », estime le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.
Les investisseurs plaident donc pour une simplification des autorisations administratives afin de favoriser la transformation des bureaux vers d’autres usages et encourager « toutes formes d’expérimentations ». Une vieille chimère qui revient régulièrement sur le devant de la scène, mais qui n’a jamais été mise en œuvre dans le cœur historique du quartier, même si en périphérie de La Défense, des bureaux ont déjà été transformés en logements, notamment à Courbevoie.
Une idée forcement partagée par le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense, Georges Siffredi. « Il faut embarquer l’État avec nous. Nous devons adapter certaines règles fiscales. La vente de charges foncières, à terme, ne sera plus suffisante », estime-t-il. « Il faut une loi d’exception pour La Défense. Nous ne pouvons pas nous limiter aux règles d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU) intercommunal. Nous espérons un texte de loi au plus tard en septembre. Il nous faut un nouveau cadre réglementaire, un règlement d’urbanisme adapté, et pourquoi pas d’autres ajustements fiscaux et budgétaires pour Paris La Défense », ajoute-t-il.
« L’État a reçu le message cinq sur cinq. Il prendra sa part dans la transformation de La Défense », a assuré Alexandre Brugère, promettant « l’intérêt personnel » du Premier ministre François Bayrou et de la présidence de la République pour le sujet. « Le modèle de La Défense est d’être décentralisé. Il ne s’agira pas d’installer un ministère de La Défense. La Défense est gérée par les élus locaux », rajoute le préfet.
Pour éviter que des « fonds vautours » ne s’emparent d’actifs vieillissants ou que des gratte-ciels ne se dégradent, Paris La Défense envisage la création d’une foncière. « Une intervention foncière publique pourrait faciliter les opérations de reconversion », confie Pierre-Yves Guice, directeur de Paris La Défense.
Avec cette vision, les changements les plus spectaculaires passeraient par une transformation profonde de l’axe historique. De la Seine au pied de la Grande Arche, quatre cabinets d’architectes ont imaginé une dalle plus verte et plus accueillante. « Cette vision n’est pas un projet », prévient cependant Roland Cubin.
Christian de Portzamparc propose de percer le parvis pour créer un vaste puits de lumière vers la gare de La Défense, accompagné d’un verdissement de la dalle. Un projet ambitieux dont le coût pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros. « N’ayons pas peur des chiffres », relativise Roland Cubin, qui estime le coût plus modéré.
Christian de Portzamparc envisage d’ouvrir le parvis de La Défense – 2Portzamparc / myluckypixel
Avec cette proposition, la gare de La Défense s’ouvrirait magistralement sur le parvis – 2Portzamparc / myluckypixel
De son côté, le cabinet Syvil Architectures imagine « Le Forum », un espace situé à l’emplacement de l’ancien rond-point historique de La Défense. L’actuel patio verrait sa surface tripler pour atteindre 9 000 mètres carrés. Réparti sur trois niveaux, ce forum serait connecté par des liaisons en pente douce et des jardins en cascade.
Syvil Architectures propose « Le Forum » – Syvil architectures -/ myluckypixel
Ce forum serait connecté par des liaisons en pente douce et des jardins en cascade – Syvil architectures -/ myluckypixel
Alors que Paris La Défense s’apprête à lancer son projet du « Parc » conçu par Michel Desvignes pour végétaliser l’esplanade, l’Atelier Soil propose une version encore plus verdoyante.
L’Atelier Soil propose une version verdoyante de l’esplanade – Atelier SOIL / myluckypixel
Alors que Paris La Défense s’apprête à lancer son projet du « Parc » signé Michel Desvignes, l’Atelier Soil en propose une version plus verdoyante – Atelier SOIL / myluckypixel
Enfin, Maud Caubet et son cabinet souhaitent reconnecter La Défense à la Seine avec la création de quais piétons sur les berges du fleuve. Peu accueillants actuellement, ces espaces bénéficieraient d’une passerelle dédiée aux circulations douces, recouvrant une partie du pont.
Maud Caubet aimerait transformer les bords de Seine et poser une passerelle piétonne par-dessus le pont de Neuilly – MaudCaubetArchitectes / myluckypixel
Maud Caubet projette de poser une passerelle piétonne sur le pont de Neuilly – MaudCaubetArchitectes / myluckypixel
Une seule de ces visions pourrait voir le jour. « Il faut accepter d’être sobre et modeste dans l’espace public. Ces propositions sont des inspirations qui nourrissent des réflexions sur l’avenir », nuance Pierre-Yves Guice.
« Plus que jamais, nous croyons en l’avenir de La Défense. À ceux qui pensent que La Défense est en déclin, je dirais que son histoire ne fait que commencer. Le potentiel de transformation est absolument exceptionnel », s’enthousiasme Roland Cubin.
Le choc, particulièrement violent, ne lui a laissé aucune chance. Un homme de 64 ans est décédé dans la nuit de lundi à mardi après avoir été heurté par un VTC au pied des tours de La Défense, rapporte Le Parisien.
C’est vers minuit que le sexagénaire aurait surgi d’un bosquet sur le quai du Président Paul Doumer à Courbevoie, juste avant le pont de Neuilly, au niveau d’une bifurcation vers le tunnel de Nanterre – La Défense (A14). Un secteur particulièrement hostile aux piétons, où très peu d’espaces leur sont d’ailleurs accessibles. Le chauffeur, qui circulait en direction de Suresnes, n’aurait pas pu éviter l’homme et l’aurait percuté de plein fouet.
Une fonctionnaire de 33 ans du commissariat de Courbevoie, qui circulait juste derrière après avoir achevé sa journée de travail, s’est alors arrêtée sur les lieux de l’accident pour prodiguer les premiers secours à la victime, précise Le Parisien.
Mais l’homme n’a pas survécu à ses blessures. Son décès a été constaté à 0h29 par les pompiers intervenus sur place quelques minutes plus tard. Selon une source policière citée par Le Parisien, la victime pourrait être un sans-abri.
Le chauffeur du VTC, âgé de 35 ans, a été placé en garde à vue après l’accident. Les dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants se sont révélés négatifs, ajoute Le Parisien.
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