Le choc, particulièrement violent, ne lui a laissé aucune chance. Un homme de 64 ans est décédé dans la nuit de lundi à mardi après avoir été heurté par un VTC au pied des tours de La Défense, rapporte Le Parisien.
C’est vers minuit que le sexagénaire aurait surgi d’un bosquet sur le quai du Président Paul Doumer à Courbevoie, juste avant le pont de Neuilly, au niveau d’une bifurcation vers le tunnel de Nanterre – La Défense (A14). Un secteur particulièrement hostile aux piétons, où très peu d’espaces leur sont d’ailleurs accessibles. Le chauffeur, qui circulait en direction de Suresnes, n’aurait pas pu éviter l’homme et l’aurait percuté de plein fouet.
Une fonctionnaire de 33 ans du commissariat de Courbevoie, qui circulait juste derrière après avoir achevé sa journée de travail, s’est alors arrêtée sur les lieux de l’accident pour prodiguer les premiers secours à la victime, précise Le Parisien.
Mais l’homme n’a pas survécu à ses blessures. Son décès a été constaté à 0h29 par les pompiers intervenus sur place quelques minutes plus tard. Selon une source policière citée par Le Parisien, la victime pourrait être un sans-abri.
Le chauffeur du VTC, âgé de 35 ans, a été placé en garde à vue après l’accident. Les dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants se sont révélés négatifs, ajoute Le Parisien.
« On est très heureux de prolonger l’aventure. C’est une très bonne nouvelle », s’enthousiasme Antoine Roblot, fondateur et responsable du Zoo Art Show. Fort d’avoir déjà accueilli plus de 100 000 visiteurs depuis son ouverture, le Zoo Art Show commence à devenir un lieu incontournable pour les amateurs de graff et de street art en tout genre. « Nous avons des milliers d’avis positifs », ajoute Antoine Roblot, alias le « Maréchal Panda ». Et en effet, le Zoo Art Show peut se targuer d’obtenir une note de 4,8/5 sur Google et TripAdvisor.
Antoine Roblot exclut pour le moment l’extension de son musée, qui s’étend tout de même sur 4 000 mètres carrés répartis sur quatre niveaux et auxquels des centaines d’artistes ont collaboré. Mais le lieu va continuer à vivre avec « de nouveaux artistes très costauds », ainsi que quelques collaborations avec des pointures, comme cela vient d’être fait avec l’américain Rime.
Prévu désormais jusqu’à la fin de l’année, Antoine Roblot aimerait bien aller encore au-delà. Ici, ou ailleurs dans le quartier… « Nous avons très envie de rester à La Défense », confie le « Maréchal Panda », qui envisage un nouveau lieu définitif lorsqu’il faudra partir. « Notre ambition, c’est de créer notre flagship à La Défense », admet Antoine Roblot.
Et en plus du quartier d’affaires, le Zoo Art Show va retourner d’ici la fin de l’année dans sa ville natale de Lyon, mais aussi s’installer pour quelque temps à Marseille.
Le Zoo Art Show est ouvert du mardi au dimanche. Pour réserver vos billets, ça se passe ici.
Antoine Roblot est le fondateur et responsable du Zoo Art Show – Defense-92.fr
Vingt food trucks et deux Coffee trucks ont été sélectionnés par Paris La Défense pour les saisons 2024 et 2025 - Defense-92.fr
Les revoilà ! Après quelques semaines d’absence, les food trucks reprennent leur route sur la vaste esplanade du quartier d’affaires. Paris La Défense a dévoilé les vingt food trucks et les deux coffee trucks qui vont vous régaler cette année mais aussi en 2025. Choisis en décembre dernier par un jury composé de salariés, d’étudiants et d’habitants, cette offre pléthorique va combler tous les appétits avec des spécialités mexicaines, vénézuéliennes, thaïlandaises, africaines, italiennes, marocaine, anglaises, et bien sûr françaises.
Cette année, neuf nouveaux food trucks font leur apparition dans le quartier d’affaires : Aji Dulce (cuisine vénézuélienne), Aroma Food (mélange afro-caribéen), Chweet (fusion caribéenne-africaine-asiatique), El Camion (spécialités mexicaines), Holy Thaï (plats thaïlandais), Paradox Urban Smoker (viandes fumées cuites à basse température), Sanga Totem (bowls d’Afrique centrale), Savane & Mousson (fusion des cuisines d’Afrique et d’Asie) et Thaï at home (spécialités thaïlandaises).
Les habitués des food trucks de La Défense pourront retrouver au cours des deux prochaines années les crêpes de Chez Zaz, les fish and chips de Cabane Cap Cod, les tajines de Doda Truck, les grillades béninoises de Chachenga, le poulet croustillant de Krispy Korean Chicken, les burgers revisités de La Fourgonette, la paëlla du chef du Tapas Truck, les wraps XXL chez Le Trotter, la semoule de manioc et le poulet braisé de New Soul Food, les pizzas au feu de bois de Pizza del Popolo et les sandwichs au pain italien de Puccia.
Les vingt food trucks ne sont évidemment pas présents tous les jours au pied des tours de La Défense. Ils sont à retrouver selon un système de rotation quotidien. Huit food trucks sont à découvrir chaque jour du lundi au vendredi entre 11h30 et 14h30 à travers quatre emplacements de La Défense. Deux sont installés à La Grande Arche, deux sur le cours Valmy, deux sur la place de La Défense, et deux à proximité du bassin Takis.
Et tous les matins, du lundi au vendredi dès 7h30 et jusqu’à 14h30, deux coffee trucks sont à retrouver. Streetaly stationne sur le cours Valmy, tandis que Jh & Co vous attend sur la place de La Défense, tout près de la sortie principale de la gare.
Ils sont beaux, ils sont chaleureux, ils sont gourmands… Les Food Trucks de #ParisLaDéfense sont de retour pour une nouvelle saison aux saveurs du monde !
On reprend les bonnes habitudes : On déjeune où ce midi ? 👉https://t.co/DUiQcmrYfFpic.twitter.com/pDhSPUPhcf
Paris La Défense a retenu seize candidatures pour Empreintes, l’appel à projets urbains mixtes et bas carbone - Defense-92.fr
La Défense élabore son nouvel avenir. Lancé en mars dernier au Mipim, l’appel à projets urbains mixtes et bas carbone Empreintes est entré dans sa première phase concrète, celle des candidatures retenues pour participer à la seconde phase de l’appel à projets Empreintes. Sur les trente-quatre candidatures reçues, l’établissement public a dévoilé les seize retenues pour la transformation de cinq sites du quartier d’affaires à Puteaux et Courbevoie.
Le jury, conduit par Georges Siffredi, le président de Paris La Défense et du département des Hauts-de-Seine, et composé de représentants de l’État, des collectivités concernées, des usagers et de personnalités qualifiées, a ainsi proposé de retenir ces seize candidatures.
Pour le site de la Demi-Lune
Groupement Linkcity :
Opérateurs immobiliers : Linkcity et Crédit Agricole Immobilier
Architectes/urbanistes : AUC et Xaveer De Geyter Architects
Bureau d’études techniques : Ingerop
Spécialiste développement durable : ELAN
Groupement Unibail-Rodamco-Westfield :
Opérateur immobilier : Unibail-Rodamco-Westfield
Architectes/urbanistes : MVRDV, DVVD architectes et Agence AME
Bureau d’études techniques : Setec
Spécialiste développement durable : Franck Boutté Consultants
Pour le site Jean Moulin
Groupement Axa Investment Managers :
Opérateur immobilier : AXA Investment Managers
Architectes/urbanistes: PCA-Stream et Antonini Architectes & Associés
Bureau d’études techniques : Setec
Spécialiste développement durable : Alto Ingenierie
Groupement BNP Paribas Real Estate :
Opérateur immobilier : BNP Paribas Real Estate
Architectes/urbanistes : Rogers Stirk Harbour & Partners, et AREP Architectes
Bureau d’études techniques : Ingerop
Spécialiste développement durable : EODD
Groupement Nexity :
Opérateur immobilier : Nexity
Architectes/urbanistes : Studio Gang, Lafayette, Septembre et New South
Bureau d’études techniques : Setec
Spécialiste développement durable : Zefco
Groupement Réalités :
Opérateurs immobiliers : Réalités et Immobel
Architectes/urbanistes : Archikubik, White Arkitekter et Lina Ghotmeh Architecture
Bureau d’études techniques : BG-21
Spécialiste développement durable : Franck Boutté Consultants
Pour le site Liberté
Groupement Bouygues Immobilier :
Opérateurs immobiliers : Bouygues Immobilier et Quartus
Architectes/urbanistes: Baumschlager Eberle et Itar architectures
Bureau d’études techniques : Inex
Spécialiste développement durable : Artelia
Groupement Giboire :
Opérateurs immobiliers : Giboire et Aire Nouvelle
Architectes/urbanistes : Atelier Pascal Gontier et Coldefy
Bureau d’études techniques : Tractebel Engie
Spécialiste développement durable : ARP Astrance
Groupement Groupama Immobilier :
Opérateur immobilier : Groupama Immobilier
Architecte/urbaniste : Chartier Dalix
Bureau d’études techniques : Egis
Spécialiste développement durable : Franck Boutté Consultants
Groupement Icade Promotion :
Opérateurs immobiliers : Icade Promotion, Sogeprom et Urbain des bois
Architectes/urbanistes : Clément Blanchet Architecture et Christophe Rousselle
Bureau d’études techniques : Arcadis
Spécialistes développement durable : TRIBU et Biocenys
Pour le site Ségoffin
Groupement GCI :
Opérateur immobilier : GCI
Architectes/urbanistes : Triptyque et Studios Architecture
Bureau d’études techniques : Ingerop
Spécialiste développement durable : Greenaffair
Groupement Legendre :
Opérateurs immobiliers : Legendre et Aire Nouvelle
Architecte/urbaniste : NP2F
Bureau d’études techniques : Tractebel
Spécialiste développement durable : SOLER IDE
Groupement Pitch Immo :
Opérateurs immobiliers : Pitch Immo et GA Smart Building
Architecte/urbaniste : Alfonso Femia
Bureau d’études techniques : CET Ingénierie
Spécialiste développement durable : ELIOTH by Egis
Groupement Sogeprom :
Opérateurs immobiliers : Sogeprom et REI Habitat
Architecte/urbaniste : Lina Ghotmeh
Bureau d’études techniques : Setec
Spécialiste développement durable : Milieu
Pour le site Gambetta
Groupement Bellevilles :
Opérateur immobilier : Bellevilles
Architecte/urbaniste : Moon Architecture
Bureau d’études techniques : High Six
Spécialiste développement durable : Lab Ingénierie
Groupement Watel AM :
Opérateur immobilier : Watel AM
Architecte/urbaniste : Office Muto
Bureau d’études techniques : Vestack
Spécialiste développement durable : EVERWATT
« La qualité des candidatures que nous avons reçues témoigne de l’intérêt croissant des opérateurs en matière d’immobilier bas carbone et innovant. La solidité des groupements et la diversité des profils nous permettent d’espérer des projets à la hauteur de nos ambitions. Empreintes permet de renouer avec l’esprit pionnier du quartier d’affaires et d’inventer des projets immobiliers et urbains en phase avec les impératifs climatiques actuels », indique Georges Siffredi.
Après cette première phase, les groupements vont pouvoir réellement plancher sur leurs projets jusqu’à mi-2023 pour les sites Ségoffin et Jean-Moulin et jusqu’à la fin de l’année prochaine pour les autres. C’est à ces deux échéances que le jury sélectionnera alors un groupement pour chacun des sites.
Seize ans après le Plan de Renouveau de Nicolas Sarkozy, -qui était alors en 2006 le président de l’Epad, l’ancien aménageur du quartier-, Paris La Défense entend redonner un nouveau souffle, plus vert et écolo cette fois-ci au quartier d’affaires. « Exemplarité environnementale, contribution à la vie de quartier, pérennité et innovation technique en sont le fil rouge », promet Paris La Défense avec son appel à projets Empreintes.
Le projet Odyssey se composera de trois tours - L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio
C’est l’un des projets les plus importants de l’histoire de La Défense que Primonial REIM France s’apprête à lancer. L’ensemble des Miroirs érigé du côté de Courbevoie au tout début des années 80 par le célèbre promoteur Christian Pellerin va bientôt s’effacer. A la place de ce bâtiment occupé partiellement par Saint-Gobain jusqu’au début de l’année dernière, Primonial REIM France, projette de bâtir un projet se voulant « résolument urbain et humain », afin de s’inscrire parfaitement dans « la stratégie territoriale et durable » de Paris la Défense et de la ville de Courbevoie, et qui entend « pousser les limites des standards actuels ».
Un complexe inédit qui sera précurseur pour La Défense à plusieurs égards en matière d’architecture, de construction, mais aussi d’engagements environnementaux. D’abord sur l’aspect architectural. Pour la première fois dans l’histoire du quartier d’affaires, deux femmes architectes vont signer chacune un bâtiment dans cet univers très masculin. L’autre point novateur sera la mixité du projet et la faculté de ce projet à épouse « les évolutions sociales, et les attentes des utilisateurs et des riverains ». Ce complexe baptisé « Odyssey » va abriter sur environ 130 000 mètres carrés utiles, des bureaux, un hôtel, des hébergements, des commerces, des services et restaurants et même un rooftop accessible à tous, ou « chaque destination sera mutualisée, ouverte et inclusive ». « Nous avons appelé ce projet Odyssey car c’est une invitation au voyage », assurent les développeurs du projet.
Le socle des trois tours sera vivant et s’ouvrira avec des commerces et restaurants sur près de 5 800 mètres carrés – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio
Odyssey s’articulera autour d’une vaste place centrale ouverte au public et avoisinant les 3 900 mètres carrés imaginée par le paysagiste belge Bas Smets pour s’adapter selon les cycles de la journée et proposer différents usages (terrasses, animations éphémères). Trois tours borderont l’espace, se voulant être un véritable lieu de vie, une place de village.
Un projet composé de trois tours : « O/ », « D/ » et « C/ »
Les tours prendront les noms de « O/ », « D/ » et « C/ », qui dits phonétiquement en anglais forment le mot Odyssey. « Faire que les trois bâtiments distincts fonctionnent mieux ensemble que séparément, notre collaboration entre architectes repose sur ce dialogue », disent, conjointement, les trois architectes.
Le projet Odyssey pourrait voir le jour pour le début de l’année 2026 – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio
« O/ », la première a été imaginée par Jean‑Luc Crochon le fondateur de Cro&Co Architecture, à l’origine de Trinity. Culminant à 170 mètres environ, le bâtiment de 33 étages totalisera 62 000 mètres carrés. En son socle seront aménagés sur près de 3 400 mètres carrés, des commerces mais aussi et surtout l’offre de restauration de l’ensemble du projet. Pour Odyssey, Primonial REIM France entend casser les codes du traditionnel Restaurant Inter-Entreprises (RIE) à la faveur d’un grand food court ouvert à tous.
42 000 mètres carrés de bureaux seront aménagés dans les deux-tiers du building jusqu’au vingtième étage. L’immeuble sera doté de grandes loggias et de balcons ouverts sur l’extérieur. Au-dessus, dans un prisme de verre d’une petite dizaine d’étages on retrouvera un hôtel à trois ou quatre étoiles de 13 000 mètres carrés pouvant accueillir entre 280 et 350 chambres selon l’enseigne qui sera choisie « en cohérence avec l’esprit communautaire du projet ». Enfin un vaste rooftop de 3 500 mètres carrés dominera l’édifice. Sur quatre niveaux il abritera restaurants et bars ainsi qu’une immense terrasse de plus de 500 mètres carrés. L’espace sera accessible librement, aussi bien aux clients de l’hôtel, aux salariés du complexe qu’au public extérieur.
Deux femmes architectes pour Odyssey, une première à La Défense
Le bâtiment « D/ » a été conçu par Nayla Mecattaf de CroMe Studio. Avec ses 12 200 mètres carrés répartis sur vingt niveaux il sera le plus petit des trois immeubles. Si ce n’est pas sa hauteur qui le distinguera (110 mètres environ), ce sont bien ses duplex, ses balcons, ses loggias et surtout son usage évolutif. L’édifice sera facilement réversible et pourra abriter des bureaux pour petites entreprises ou des hébergements de courte durée. Pour l’heure les développeurs du projet n’ont pas encore décidé de son exploitant, mais « D/ » sera résolument mixte.
Trois architectes collaborent dans le projet Odyssey – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio
Le bâtiment « C/ », dont les 57 300 mètres carrés seront entièrement dévolus à des espaces de travail sera certainement le plus visible. Sorti de l’imagination de Jeanne Gang, de l’agence Studio Gang, en collaboration avec Crome Studio, il dominera le complexe du haut de ses 190 mètres. L’architecte américaine, auteur de plusieurs tours emblématiques notamment à Chicago, a dessiné un bâtiment aux formes arrondies où chacun des 42 étages sera encerclé d’un balcon filant alliant des largeurs évolutives arboré de végétaux. Pour donner vie à cette tour, l’architecte a fait s’épouser, à plusieurs des niveaux, les balcons afin de former des espaces alternatifs, en proue, permettant une grande palette d’usages collectifs.
L’espace public sera fortement repensé. La passerelle Iris enjambant le boulevard circulaire depuis le pied des tours CB21 et Saint-Gobain sera reconfigurée. Deux grands escaliers situés au pied des trois tours s’ouvriront vers Courbevoie, au niveau de la rue d’Alsace. Des ascenseurs ouverts au public seront aussi installés. Le socle des trois tours sera vivant et s’ouvrira avec des commerces et restaurants sur près de 5 800 mètres carrés.
Un vaste rooftop de 3 500 mètres carrés dominera l’hôtel – L’autre Image / Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio
L’approche environnementale est tout aussi innovante. Au-delà des labels et certifications d’excellence qu’il visera (« HQE Bâtiment Durable », « BREEAM WELL », « R2S » et « WIRED SCORE »), les concepteurs et investisseurs ont mis en place un monitoring carbone permettant de quantifier et d’influencer chacune des décisions de conception, au-delà de leur coût, ou de leur consommation énergétique. C’est ainsi que chaque élément programmatique est conçu pour servir au plus grand nombre, sur des plages élargies d’exploitation, cette chronotopie permettant de réduire les mètres carrés construits pour un même besoin, surtout dans un environnement de mixité et de diversité des usages. Côté chantier, plus de 78 % des déchets seront réemployés dans le projet ou recyclés dans des filières vertueuses.
Odyssey devrait voir le jour à l’aube de l’année 2026
Développé depuis quatre ans dans le plus grand secret par Primonial REIM France, Orfeo Développement, et BNP Paribas Immobilier, le projet Odyssey, -dont le montant de l’opération n’a pas encore été dévoilé- pourrait se concrétiser rapidement. Le permis de construire en cours d’instruction va donner lieu dès le lundi 25 octobre à une « Participation par voie électronique », une procédure qui remplace désormais les enquêtes publiques dans certains projets, celui-ci en l’occurrence. Et si le projet décroche son précieux permis de construire attendu pour le début de l’année prochaine, tout devrait alors aller très vite. Le chantier de démolition des Miroirs pourrait être lancé à la fin du premier semestre 2022. D’ici là les dernières entreprises occupantes des Miroirs feront leurs cartons comme B2V qui va s’installer en face, dans la tour Alto. Après quatre années de travaux, Odyssey devrait ainsi voir le jour à l’aube de l’année 2026.
Le projet Odyssey se composera de trois tours, haute d’environ 95, 150 et 180 mètres – Studio Gang / Cro&Co Architecture / CroMe Studio
Le projet du site Jean Moulin devrait voir le jour d'ici 2029 - Metrochrome
L’appel à projet Empreinte révèle sa seconde équipe lauréate. Après avoir dévoilé en septembre dernier l’équipe gagnante du site Ségoffin, Paris La Défense vient de divulguer, en marge du Simi, le Salon de l’immobilier d’entreprise, le groupement lauréat du site Jean Moulin.
Pour redonner une nouvelle vie à ce site enclavé, c’est l’équipe menée par BNP Paribas Real Estate, accompagnée par Spie Batignolles Immobilier et les architectes RSHP et AREP Architectes qui a remporté la mise face à deux autres concurrents.
Véritable symbole de l’urbanisme de dalle et d’une époque du tout-voiture, le site Jean Moulin est depuis son aménagement dans les années 70 un canyon de béton, difficilement franchissable et surtout peu accueillant. Pour gommer cette cicatrice urbaine et relier au mieux les quartiers Boieldieu et Villon, le groupement propose un programme mixte, bas-carbone et horizontal.
Le groupement a imaginé un ensemble immobilier d’environ 19 000 mètres carrés venant enjamber les sorties des parkings Centre Grande Arche et Villon et connecter de façon plus douce la dalle du nouvel immeuble Altiplano à l’avenue Jean Moulin. L’axe routier perdra ainsi son aspect d’autoroute au profit d’une voie urbaine apaisée.
« Notre première ambition est de reconnecter les espaces et les activités, en facilitant les déplacements quotidiens entre Puteaux et le quartier d’affaires, en s’appuyant sur l’avenue Jean Moulin de demain », promet Stéphen Barrett, architecte associé chez RSHP.
Le projet Jean Moulin doit comporter un immeuble de bureaux tourné vers la ville de Puteaux. D’une petite dizaine d’étages et d’une superficie d’environ 10 000 mètres carrés, l’édifice sera doté d’une structure à dominante bois. Cette édifice intégrera la notion de réversibilité, assurant la flexibilité d’usage en cas d’évolution des besoins tout au long du cycle de vie de l’immeuble. Avec des plateaux divisibles grâce à deux noyaux d’accès, il pourra accueillir tous types d’occupations (espaces ouverts, bureaux individuels, coworking) et toutes sortes de structures (start-up, PME, acteurs de l’ESS, grands groupes…). L’ensemble immobilier promet de se distinguer du paysage urbain grâce à sa façade rythmée et articulée par des vides et des pleins, ainsi que par la végétalisation massive de ses toits et balcons. Trois grandes terrasses couronneront les gradins du bâtiment, offrant détente et vue panoramique. Une partie de ces terrasses sera destinée à accueillir une réserve de biodiversité.
Situé au pied de la tour Atlantique, le bâtiment voisin, d’une quinzaine de niveaux, également en ossature bois, ambitionne d’accueillir environ 200 chambres pour étudiants et jeunes travailleurs. Proposées par Studélite, les surfaces iront du studio au deux pièces. Cette résidence sera ouverte à la fois sur la dalle Altiplano et l’avenue Jean Moulin. Dans un tissu urbain particulièrement dense, la rotation du bâtiment de 45 degrés vise à minimiser les vis-à-vis avec les tours voisines et à maximiser l’apport de lumière naturelle. Les résidents bénéficieront d’une gamme étendue de services : accueil, laverie, espaces de coworking, de détente et de projection (TV, baby-foot…), cafétéria, connexion internet, prêt de petit matériel, animations (soirées, événements…) et parking à vélo. La création d’un rooftop panoramique sera étudiée afin de compléter l’offre, envisageant l’accueil d’activités maraîchères et apicoles ainsi qu’une programmation festive et culturelle pour les résidents ».
Le programme embarquera des bureaux, une résidence étudiante, une salle d’escalade mais aussi une halle gourmande – Metrochrome
Un tiers-lieu, « le Pavillon », de 250 mètres carrés, doit accueillir les acteurs locaux de la vie culturelle, solidaire et sociale de Puteaux. « Ce pavillon sera l’entrée du projet. Il fera le lien entre la ville de Puteaux et l’esplanade. Sa programmation sera imaginée par les habitants et il s’agira d’un espace pour les habitants », assure Carole de Matharel, directrice générale adjointe développement promotion grand projet mixte chez BNP Paribas Real Estate. Il serait possible d’y trouver, par exemple, un café associatif, un espace d’exposition ou encore des ateliers pédagogiques.
Une halle marchande de 1 400 mètres carrés viendra étoffer l’offre de services dans le quartier. L’entreprise basque Biltoki, associée au projet, proposera, comme avec sa halle d’Issy-les-Moulineaux, une offre mêlant commerces de bouche (de la boulangerie à l’épicerie fine) « valorisant les savoir-faire artisanaux et les produits en circuits-courts ». Sa terrasse au Sud, sur le toit du Pavillon, offrira des vues sur le paysage de Puteaux.
En plus de faire vivre l’ensemble en journée, les acteurs du projet Jean Moulin promettent un lieu animé les soirs et les week-ends. Une salle d’escalade de 840 mètres carrés, exploitée par Climbing District, doit venir dynamiser le socle du bâtiment de logements étudiants.
« Le but, c’est de montrer que l’on peut construire des immeubles différemment à La Défense, sans renier les qualités d’attractivité économique et centrale du quartier », a ajouté Pierre-Yves Guice, le directeur général de Paris La Défense.
Le projet du site Jean Moulin en est pour l’instant à ses prémices. Si tout va bien, les travaux pourraient débuter en 2026, avec pour objectif d’ouvrir le programme vers 2029, marquant ainsi le renouveau de la frange Sud-Ouest du quartier d’affaires.
Les trois autres projets d’Empreintes, « Liberté », « Gambetta » et Demi-Lune », devraient être révélés l’année prochaine, à l’occasion du Mipim. Avec son appel à projet Empreintes lancée en 2022, Pierre-Yves Guice assure ne pas vouloir « densifier le quartier à l’extrême » ni faire « fortune en charge foncière », mais plutôt reconvertir des friches routières et « produire des démonstrateurs ».
L’ensemble de 19 000 mètres carrés promet d’être bas-carbone avec une structure majoritairement en bois – Metrochrome
Le Toit de la Grande Arche a fermé définitivement ses portes - Defense-92.fr
Une fin brutale pour le Toit de la Grande Arche. Après six années d’ouverture, le Toit de la Grande Arche, le plus célèbre des rooftop de La Défense a définitivement fermé ses portes ce vendredi 28 avril, a indiqué son exploitant City One.
« Nous regrettons fortement cette situation et nous fermons le Toit malgré nous, à un an des Jeux Olympiques Paralympiques, mais avec le sentiment du travail accompli. Nous recevons déjà des témoignages de clients déçus, le toit avait réussi à se faire une place dans le paysage culturel du Grand Paris », indiquent dans un communiqué Nicolas Lixi, le président du groupe City One et Corinne de Conti, la présidente du Toit de la Grande Arche.
Mais les six dernières années n’ont pas été faciles. City One a dû affronter plusieurs difficultés dont la crise sanitaire en 2020 qui a stoppé net le tourisme mondial. Mais ce n’est pas tout. Asphyxié d’une perte d’environ un million d’euros, City One a eu beaucoup de mal à rendre viable financièrement le Toit à cause des très importantes charges d’exploitation. « Ce lieu unique cumule les dispositifs de sécurité d’Immeuble de Grande Hauteur (IGH) et d’Établissement Recevant du Public (ERP), rendant ainsi les cahiers des charges de la sureté et de la sécurité, de l’entretien, de la maintenance des ascenseurs panoramiques pour ne citer que quelques exemples, excessivement contraignants et par conséquent très onéreux sans bénéficier d’aucune aide », explique City One, affirmant n’avoir jamais bénéficié de subventions publiques.
« Des exploitants privés ne peuvent supporter de tels coûts quotidiens et des cahiers des charges si contraignants que tout événement devient un casse-tête à organiser, et décourage de nombreuses initiatives qui voient le jour ailleurs », estiment Nicolas Lixi et Corinne de Conti pour qui « la situation n’était plus tenable dans ces conditions », surtout sans l’apport d’une aide économique extérieure venant notamment de l’Etat.
Une fermeture brutale et surprise, d’autant que les touristes semblaient enfin de retour après deux années de Coronavirus. « Si des négociations ont été initiées à notre demande pour envisager une participation financière de notre bailleur et, ou de l’État pour maintenir ce lieu ouvert, elles n’ont malheureusement pas abouti », rajoutent Nicolas Lixi et Corinne de Conti sans apporter de précision sur le devenir des 53 salariés qui travaillaient sur le Toit.
Cette seconde fermeture, treize ans après la précédente est un coup dur pour le plus grand quartier d’affaires d’Europe, au moment où la France et Paris retrouvent leurs touristes venus des quatre coins du monde. En attendant une potentielle réouverture du Toit avec un nouvel exploitant, il est toujours possible de grimper sur les deux autres rooftop publics de La Défense : celui du bar de l’hôtel Meliá et celui de l’hôtel Mama Shelter.
Le quartier Diderot-Audran va être complètement transformé d’ici à 2029 - Defense-92.fr
Une nouvelle page va s’ouvrir pour le quartier Diderot-Audran, rebaptisé « Seine-Europe ». Aménagé à partir des années 80, ce quartier de Courbevoie situé en lisière de La Défense et de son boulevard Patrick Devedjian (ex circulaire) va entamer une profonde transformation.
Le département des Hauts-de-Seine, la ville de Courbevoie et Paris La Défense sont actuellement entrain de plancher sur ce secteur d’une vingtaine d’hectares composé d’une école élémentaire, d’un collège, d’un gymnase, d’immeubles de logements et de bureaux, le tout s’articulant autour d’un parc d’un hectare créé en 1994 par le paysagiste Allain Provost et rénové en 2016.
Le nouveau quartier « Seine-Europe » doit être achevé d’ici à la fin de la décennie – DR
Devenus vieillissants, les bâtiments abritant l’école, le collège et le gymnase vont s’effacer pour laisser place à des nouveaux équipements plus modernes et adaptés. Autour du parc Diderot qui sera agrandi, le collège des Renardières d’une capacité de 600 élèves s’installera à la place d’une partie de l’école élémentaire André Malraux (300 élèves) qui sera elle entièrement reconstruite juste à côté. L’école Européenne (1 200 élèves) viendra remplacer une partie de l’actuel collège. Le gymnase des Renardières va lui se déplacer à la place de l’ancienne école maternelle de la Corvette, rue du Général Audran. Le nouvel équipement sportif conçu par les cabinets Ateliers Ferret Architecture et Ligne 7 Architecture sera doté d’un gymnase, de quatre salles (Dojo, tennis de table, danse) et d’une salle de musculation.
Le nouveau gymnase des Renardières verra le jour d’ici à 2025 – Ateliers Ferret Architecture / Ligne 7 Architecture
Un jeu de chaises musicales que le département, la ville et Paris La Défense espèrent achever pour la fin de la décennie. Quant au transformateur EDF jouxtant le boulevard Patrick Devedjian, son sommet devrait être végétalisé. Enfin la rue du Général Audran sera réaménagée tout comme la rue Louis Blanc.
Pour financer ce vaste réaménagement de l’espace urbain, Paris La Défense compte s’appuyer sur les droits à construire issus du projet des tours Odyssey mais aussi d’un nouveau gratte-ciel prévu à l’emplacement de l’actuel gymnase et d’une partie du collège des Renardières. Cette tour « Alsace » dont l’usage n’a pas encore été défini tout comme son équipe de développement devrait être érigée à l’horizon 2030.
L’avenue Gambetta va accueillir pour trois années scolaires les bâtiments provisoires de l’école élémentaire André Malraux et du collège des Renardières – DR
Les travaux du nouveau gymnase devraient débuter dans les prochains mois pour s’achever dans le courant de l’année 2025. Dans la foulée suivront alors les travaux des trois équipements scolaires. Durant les travaux qui dureront au moins trois années scolaires, le collège (400 collégiens) et l’école élémentaire (310 élèves) vont être déplacés sur le terre-plein central de l’avenue Gambetta occupé depuis 2016 par les travaux d’Eole. Dès la rentrée 2025 et jusqu’aux vacances d’été de 2029, la ville de Courbevoie et le département des Hauts-de-Seine aménageront les deux établissements scolaires dans des bâtiments provisoires, sur une emprise d’environ 6 000 mètres carrés. Un projet d’implantation temporaire qui a suscité l’inquiétude et la réticence de certains habitants et de l’opposition. Mais la municipalité se défend de ce choix qualifié de « meilleur » pour répondre à de nombreux critères techniques.
Le réaménagement définitif et complet de l’avenue Gambetta devra donc attendre la fin de la décennie. « La requalification démarrera prochainement dans les zones latérales de l’avenue (réfection des trottoirs, espaces verts et pistes cyclables) pour une réalisation dès 2024 », assure la ville de Courbevoie. Il faudra ensuite attendre 2029 pour que le terre-plein central ne retrouve son image d’avant les travaux d’Eole.
Les travaux de rénovation de la tour Ariane doivent s'achever au premier semestre 2025 - Nouvelle AOM / Artefactory
Une nouvelle vie pour la tour Ariane. Inaugurée en 1975 d’après les dessins des architectes Robert Zammit et Jean de Mailly, la tour Ariane haute de 152 mètres pour 36 étages s’offre depuis la fin de l’année dernière une véritable cure de jouvence. Iconique avec sa façade en aluminium blanc entourant les fenêtres, cette peau s’est effacée pour faire passer le building dans une nouvelle ère, plus moderne mais très classique. Le gratte-ciel à la forme rectangulaire occupée par la Société Générale jusque dans les années 90 s’habille progressivement d’une nouvelle façade de verre en double-peau.
La tour Ariane s’habille progressivement d’une nouvelle façade – Nouvelle AOM / Artefactory
Orchestrée par Redman et imaginée par La Nouvelle AOM (Franklin Azzi Architecture, ChartierDalix Architectes et Hardel Le Bihan Architectes) pour le fonds souverain singapourien GIC (qui a acquis le building en 2018 pour 465 millions d’euros auprès d’Unibail-Rodamco-Westfield) représenté par BauMont Real Estate Capital et Aquila Asset Management via la SAS « Euro Ariane », le chantier ne porte pas seulement sur la façade mais aussi sur les espaces de vies du bâtiment. L’opération vise à offrir un nouveau pavillon d’entrée ainsi que la création d’un business center et d’un auditorium.
Cette transformation réalisée en site occupé constitue une première pour un immeuble de grande hauteur à La Défense. Contrairement aux autres chantiers dans le quartier d’affaires, la tour Ariane et ses 70 000 mètres carrés conserve durant tout le chantier ses seize locataires dont Metlife, Marsh, Iberdrola et In’li.
Durant les travaux de rénovation, la tour Ariane continue d’héberger ses nombreux locataires – Nouvelle AOM / Artefactory
« Le principal enjeu qui s’est imposé à nous pour mener à bien la rénovation d’un édifice aussi emblématique que la tour Ariane, c’est notre capacité à innover pour organiser un chantier de cette ampleur en site occupé. C’est une première en Europe à cette échelle et l’équipe parisienne de Nicolas Decloquement a tout mis en œuvre pour assurer le confort des utilisateurs durant toute la durée des travaux. La réhabilitation fait partie de notre ADN depuis nos premiers projets il y a quinze ans et nous sommes particulièrement fiers de participer à la transformation énergétique du quartier de Paris La Défense », indiquent Matthias Navarro et Nicolas Ponson, CEO et co-fondateurs du Groupe Redman.
Le hall de la tour Ariane va être complètement modernisé – Nouvelle AOM / Artefactory
« L’opération intègre d’une part, le renouvellement de la façade qui permettra à l’édifice de répondre aux nouvelles normes environnementales », indique les porteurs du projet. Ce chantier qualifié d’inédit a pour ambition de donner une part belle au réemploi de 220 tonnes de verre qui seront recyclées dans la filière bâtiment. Quant aux boucliers en aluminium de la façade, ils seront soit réemployés pour une composition artistique qui sera installée dans le nouveau lobby, soit recyclés dans la filière bâtiment.
Une rénovation thermique pour moins consommer
« Il faut prendre la pleine mesure de ce que représente une rénovation de cette ampleur à l’échelle d’un bâtiment aussi iconique que la tour Ariane. C’est une responsabilité immense que nous prenons vis-à-vis des utilisateurs, mais également pour les riverains du quartier de Paris La Défense qui entretiennent une relation particulière avec cet élément incontournable du skyline parisien. Avec la nouvelle AOM, les architectes du projet, nous avons élaboré une approche architecturale respectueuse, afin de préserver cette signature emblématique des années 70 tout en répondant aux enjeux de performances énergétiques et de durabilité du parc immobilier », estime pour sa part Nicolas Decloquement, directeur Ile-de-France de Redman Promotion.
Le chantier du socle sera terminé à l’automne 2023 – Nouvelle AOM / Artefactory
Rénover plutôt que démolir, un choix s’inscrivant dans la raison d’être de Paris La Défense qui s’est fixé de réduire de moitié, d’ici à 2030, les émissions à effet de serre (GES) du premier quartier d’affaires européen. « 30 % des émissions de gaz à effet de serre du territoire sont le fruit de la construction neuve de bâtiments. La restructuration des tours, à l’instar de ce qui est fait pour la tour Ariane, est un élément clé de notre stratégie de décarbonation de La Défense. Nous organisons d’ailleurs jusqu’au mois de juin, les Etats Généraux de la transformation des tours afin de faire émerger des solutions permettant d’allonger la durée de vie des immeubles de grande hauteur du quartier. » précise Pierre-Yves Guice, Directeur général de Paris La Défense », confie Pierre-Yves Guice, le patron de l’établissement public.
La tour Ariane a déjà fait l’objet de plusieurs rénovation dans le passé – Nouvelle AOM / Artefactory
La rénovation d’Ariane doit également permettre au building d’être moins gourmand en consommation d’énergie. La position de la nouvelle façade, en avant par rapport au béton d’origine, permettra de réaliser une isolation thermique par l’extérieur, d’améliorer la transmission lumineuse, tout en conservant l’aspect seconde peau caractéristique du bâtiment. Au total ce sont 23 320 mètres carrés de façade qui vont être rénovés, soit 2 240 fenêtres, permettant de respecter les critères de la RT2012-30%. A l’issue des travaux, Ariane sera labelisée BREEAM RFO 2015, niveau Very Good et BREEAM IN USE niveau Very good.
Pour mener les travaux de transformation de la façade, « Euro Ariane » a choisi l’entreprise de construction Goyer, filiale du groupe Eiffage, renommée pour ses contributions à la réalisation de projets remarquables par leur technicité et leur style architectural. Le chantier du socle (où l’on retrouve la Société Générale et un restaurant Exki) sera terminé à l’automne 2023 et la rénovation de la façade quant à elle sera achevée pour le premier semestre 2025.
La tour Ariane va être recouverte d’une nouvelle façade en verre – Nouvelle AOM / Artefactory
La construction de l'ensemble doit s'achever en 2027 - Diorama
Le bois structure désormais La Défense. Paris La Défense a dévoilé le premier des cinq lauréats de son appel à projets urbains mixtes et bas carbone Empreintes lancé en mars 2022. Et quoi de mieux que le Sibca, le Salon de l’Immobilier Bas Carbone, pour révéler « Synapses », le projet porté par Pitch Immo et le groupe GA Smart Building, associé au cabinet d’architecte Atelier(s) Alfonso Femia pour le site Ségoffin.
Situé à Courbevoie, Synapses va venir épouser le boulevard Patrick Devedjian (anciennement boulevard circulaire) sur une emprise de 2 800 mètres carrés. Pour l’emporter face aux deux autres groupements, Pitch Immo et GA Smart Building ont proposé un ensemble de coliving (une offre de séjour en longue durée, à mi-chemin entre un hôtel et un apart-hôtel) en bois avec un faible bilan carbone inférieur à 525 kgCO2eq/m².
Synapses embarquera 220 chambres – Diorama
Le projet Synapses c’est deux tours, la Serpentine et la Ségoffin culminant respectivement à 45 et 39 mètres, séparées par une faille végétalisée pour offrir « un dialogue » avec la résidence des Dauphins. Pour opérer l’ensemble des 8 000 mètres carrés, composé sur 6 100 mètres carrés de 220 chambres d’une surface moyenne de vingt mètres carrés le tout rythmées par une série de terrasses et de balcons, Colonies sera à la manœuvre. Les résidents de cette résidence en coliving pourront profiter de très grands lieux de vies commun (cuisines, salons, salles à manger,…) mais également d’un rooftop trônant en haut de la tour Ségoffin, « véritable havre de paix » qui accueillera du mobilier et une pergola agrémentée de plantes grimpantes…
Un commerce, un restaurant et une salle d’escalade viendront animer le socle de Synapses – Diorama
Le socle commun sur deux niveaux accueillera des commerces et services de proximité. Une supérette de 300 mètres carrés viendra remplacer l’actuel Franprix provisoire implanté au pied de la tour Gambetta et une offre de restauration de 400 mètres carrés s’y ajoutera. Une salle d’escalade Blocbuster de 600 mètres carrés viendra compléter l’ensemble ainsi qu’un tiers-lieu.
« Avec Synapses, nous allons doter le quartier d’une réalisation innovante, ouverte, respectueuse et surtout créatrice de liens. Le groupement a, en effet, imaginé Synapses à travers deux idées fortes : des espaces à la fois relationnels et sensoriels, valorisés par la nature et des rez-de-chaussée animés », indique Stéphane Pons, directeur général délégué, Pitch Immo.
Schéma de principe du projet Synapses – DR
Premier immeuble intégrant une structure bois à être érigé au cœur même de La Défense, le chantier Synapses va se distinguer par une méthodologie inédite. Pour assembler les 220 chambres, les investisseurs vont opter pour une construction en bois 3D modulaire industrielle, une première en France. Le montage des chambres reprendra le principe des bateaux de croisières où les cabines sont construites directement en usine avant d’être déposées sur le navire. Les différents modules de chambres seront ainsi produits dans les usines française d’Ossabois, transportés par camions puis assemblés sur le site du chantier tel un jeu de Lego. Le béton sera quant à lui « bas carbone », promettent les porteurs du projet.
Cette méthodologie imaginée en un an devrait permettre de réduire la durée du chantier à « seulement » à dix-sept mois avec jusqu’à huit modules posés quotidiennement. « L’avantage du montage en hors-site est de limiter les nuisances pour les riverains mais aussi de réduire drastiquement l’empreinte carbone et de limiter les camions », assure Sophie Meynet, directrice générale immobilier résidentiel chez GA Smart Building.
La résidence Synapses se composera d’une structure en bois – Diorama
Avant le lancement des travaux espéré pour le courant de l’année 2025, les porteurs de Synapses vont devoir obtenir le précieux permis de construire. D’ici là, Paris La Défense devra remanier le carrefour Ségoffin et modifier l’entrée du parking Coupole-Regnault. L’ambition pour Pitch Immo et GA Smart Building est de livrer Synapses en 2027. Le montant global de l’investissement n’a pas été révélé par le groupement.
Cette évolution vers un quartier d’affaires moins gourmand en énergies et plus sobre, s’inscrit dans la Raison d’être de Paris La Défense qui vise à réduire par deux l’empreinte carbone d’ici à 2030. Avec « Synapses », Georges Siffredi, le président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense voit une « excellence » environnementale venant créer « une couture urbaine » avec la ville de Courbevoie.
Quant aux quatre autres sites (Demi-Lune, Jean Moulin, Liberté et Gambetta) d’Empreintes, les lauréats devraient être révélés dans le courant 2024, probablement en marge du Mipim, le salon des professionnels de l’immobilier, programmé du 12 au 15 mars prochain à Cannes.
La résidence Synapses va venir épouser le boulevard Patrick Devedjian – Diorama
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